‹ Journal des opérations de l'armée de Catalogne, en 1808 et 1809, sous le commandement du général Gouvion Saint-Cyr; ou, Matériaux pour servir à l'histoire de la guerre d'EspagneChapitre 55 sur 120 · CHAPITRE SEPTlàME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTlàME

ral Lechi se dirigea par Roda, Esquirols, Nostra Sénora de la Salud, San Feliu de Pallerols, San Aniol de Finestras et Mieras sur Besalu, etc. Cette colonne fut attaquée à plusieurs reprises, dans les passages les plus difficiles, et très-sérieusement près de San Feliu. Les balles des insurgés atteignirent et tuèrent quelques prisonniers espagnols, et en blessèrent d'autres ; mais il n'y avait pas moyen de les soustraire à ce danger. La colonne était attaquée en queue 6t sur les flancs, aussi bien qu*en tête ; on les avait placés au centre» et dans cette longue file que les mauvais chemins, ou mieux, les mauvais sentiers que Ton suivait à travers de si rudes montagnes, exposaient aux feux des miquelets et des somatènes, les uns et les autres étaient frappés indistinctement. Du reste, il n'arriva à la colonne aucun événement plus f&cheux ; son retour nous apporta les nouvelles les plus importantes qui n'avaient pas pu parvenir jusqu'à nous : l'arrivée de Napoléon à Paris et la certitude d'une nouvelle guerre contre r Autriche*.

* Pour se former une idée des difilcullés de tous genres que présentait celte guerre, il faut observer que, depuis cinq mois t\ne le corps d'armée avait passé la Fluvia pour s'enfoncer dans

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Nous apprîmes aussi que rien n'était encore prêt pour le siège de Gironne : le général Reille avait bien regu une division de troupes allemandes, mais il ne croyait pas en avoir encore assez pour tenter cette opération. Il voulait en faire un blocus complet, ce qui eût été impossible, même avec le double de monde qu'on ne lui en destinait, vu l'immense étendue des points fortifiés autour de Gironne, qui forment une réunion de plusieurs places indépendantes les unes des autres.

rintérieur de la Catalogne» il n'avait reçu que trois fois des nuovelles du gouvernement ou du major général, et cela, sealemeni par le retour des aides de camp que le général en chef avait expédiés par mer, au travers de Tescadre anglaise et des corsaires espagnols qui couvraient la côie, et qui lui avaient rapporté ita leUres que Ton conservait à Perpignan et à Figuières pour ci*s rares occasions; de plus, que ce moyen, tout incertain qo'if étaiiy se trouvait cependant le seul possible, et que Tempereor, malgré Péiendue de ceux à sa disposition^ ne réussit pas à fairt parvenir directement un ordre au commandant du septième corps^ dont une des divisions avait été laissée dans le Lam}K)iirdaii, pour favoriser ses communications avec la France. Mai^ les dii&cultés augmentaient en raison de Féloignement; de sorie que si deux bataillons §uflisaient pour aller, avec quelque sécuriié, porter une lettre ou accompagner un convoi de Figuières à Bellegrade, il en fallait trois de Gironne et huit de Barcelonne ou de Vieil à Figuières ; de manière que la division Lechi ai assez de peine à conduire le sien jusqu'au dolà de la Fiu%ia.

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