CHAPITRE SEPTIÈME
I) calealait ses besoins d'après l'étendue des fortifications qu'il avait à attaquer au lieu de les établir sur la force de la garnison qui devait les défendre.
Le 11 mai, la colonne de six bataillons que le général en chef avait envoyée à Barcelonne, était de retour, après en avoir laissé un dans cette place; et nous avions appris l'agréable nouvelle que le gouvernement français, ayant enfin accédé en partie aux demandes tant de fois réitérées du général en chef, de faire transposter par mer et par la marine militaire de Toulon, les subsistances et les munitions nécessaires pour la défense de cette place, si elle était attaquée, y avait envoyé Tescadre du contre-amiral Cosmao, qui, après y avoir débarqué des farines et des poudres, en était r<*partie au bout de vingt-quatre heures sans accident fâcheux.
Les craintes, sur ce que le manque de subsistances et de munitions pouvait amener à Barcelonne, étant évanouies, legénéral en chef ne s'occupa plus que de hâter le commencement du siège de Gironne; il fit partir, le 12, le général Lechi pour aller communiquer de nouveau avec le général Reiile, que Ton supposait être alors devant
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cette place et au moment d'en commencer le siège. Le général Lechi était chargé, en outre, de faire la reconnaissance du pays; de s'assurer des ressources que l'on pourrait y trouver, et des positions que l'on pourrait occuper dans le cas où les circonstances nécessiteraient le rapprochement permanent ou momentané de tout ou partie des troupes placées à Yich et dans ses environs. Lechi était chargé aussi de presser Reille de commencer
ses opérations, et il lui était enjoint de revenir de suite, parce que les généraux Coupigny et Blake, successeurs de Reding, qui venait de mourir à Tarragone, rapprochaient leurs troupes des positions occupées par Souham et Pino, et semblaient vouloir y essayer leur nouveau commandement. Les attaques et les tentatives qu'ils faisaient faire depuis plusieurs jours sur les postes de Centellas, Gollsespina et Santa Eularia, annonçaient l'intention de déboucher dans la plaine.
Par le retour de Lechi on apprit le départ de Napoléon de Paris pour l'Allemagne ; la remplacement, en Catalogne, du général Gouvion St-Gyr, par le maréchal Augereau, et l'arrivée, en Lampourdan, du général Verdier, ancien aide de camp du maréchal, pour remplacer le général Reiile.