CHAPITRE SEPTIEME. i
qui ont été commises dans ce siège, Ton concevra aisément qu'il ait duré aussi longtemps qu'un blocus, et que la ville ne se soit rendue définitivement qu'après avoir épuisé tous ses moyens de subsistances.
On a dit plus haut que le marquis de Goupigny avait succédé, dans le commandement de l'armée espagnole en Catalogne, au général Reding, mort à Tarragone de la maladie qui y régnait et de ses blessures ; mais le gouvernement provisoire venait de faire de nouvelles dispositions, en donnant au général Blake le commandement de ce que l'on appelle en Espagne la Coronilla, ou la réunion sous le même chef, de la Catalogne et des royaumes de Valence et d'Arragon ; il se promettait, et deyait en effet se promettre de cette mesure les meilleurs résultats, par l'ensemble qu'elle devait apporter dans leurs opérations, et par l'avantage qu^elle leur donnait sur les armées françaises en Arragon et en Catalogne dont les commandements étaient divisés : le général Blake, Irlandais de naissance, qu'il avait nommé, paraissait un bon choix. Un petit événement heureux qui lui arriva, près d'Alcany, au moment de son début, sembla d'un bon augure aux Espagnols, et comme ils s'exaltent au
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moindre avantage, un peu de confiance succéda, parmi eux, à rabattement qui y régnait depuis quelque temps*.
Le général en chef Blake eut un moment l'espoir de faire évacuer Sarragosse aux Français, et malgré les raisons puissantes qui appelaient toute son attention et ses efforts en Catalogne, il se livra momentanément à cette espérance, continua son faux mouvement sur le troisième corps, qui s'étant réuni et concentré, le battit, et dissipa ainsi les illusions qu'il s'était créées. Il revint dans cette province après avoir essuyé des pertes considérables en Arragon.
Un faux mouvement, dans une armée, s'il n'est pas bien jugé, en occasionne souvent un autre dans celle qui lui est opposée.
1 A peu près dans le moment où il arriva ^ TarragQne, prendre possession de son nouveau commandement, le cinquième corps, qui, depuis l'entrée de Napoléon en Espagne, élail employé dans TArragon avec celui du général Sucliet, reçut une nouvelle destination et quitta cette province ; le troisième corps, resté seul, se trouva naturellement plus disséminé^ ce qui facilit:i aux ennemis quelques attaques partielles. Huit compagnies (l'élite furent prises le 21 mai aux environs de Monçon ; elles avaient passé la Cinca en avant de leur division et ne purent la repasser, le partisan Perenna leur ayant enlevé les barques sur lesquelles elles
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Le scaéral ea chef lui avait fait observer que le teptième corps Q*avait jamais eu de rap|H)rt8 avec kl autres armées françaises en Ks(vijirne; que SCS opéffatioos n'avaient jamais ^t^ ooncorU^^s net elks ; qa*il était chargé seulement ol seul jitsqu^a ee moment, des opérations tondantos à feamettie k Catalogne; que Napoléon avail jug-é qu'il mvait assez de cette tftcho, sans lo rharffor de veiller sur les autres corps, ot qu'il était probable que pendant longtemps encorn il Hornil assn occupé pour que Ton ne pût pas conipli^r 9vr loi pour les secourir.
n était évident pour tous ceux qui voiilttiiuil Ui
tnwerté cette rivière; élUm m* lfMiv4«r«'nt rémp^i'i^ lU* W«r étnàon, furent enlevées et nieo^^^ k T«rniy^#fM* fftmr Mrt» JMir ^ peuple et Tarmée d'an «p^^Uu'U; di»v^riii riêrê» ; fmr tmf fsfktt #06lentation, on en prop^na IVdisiftie^ m» tmntmmUfii ^a cbef dtt septième corp» i|iii l'atfsMfpto^
voir, que si le troisième corps était un peu et momentanément harcelé; c'était à la retraite du cinquième dont les opérations se liaient avec lui, et non pas à celle du septième qu'il fallait l'attribuer; et, si un de ces corps d'armée devait être utile à l'autre, c'était le troisième qui, depuis la prise de Sarragosse, uniquement occupé, en Ârragon, du soin de sa propre conservation, et de maintenir la tranquillité dans la province, devait aider le septième : du moins, c'est ainsi que Napoléon Ta jugé un peu plus tard, ou pour mieux dire un peu trop tard ; car en ordonnant que le troisième corps serait chargé d'une partie des sièges de la Catalogne, il reconnaissait de la manière la plus formelle la nécessité d'aider le septième, chargé d'opérations trop au-dessus de ses forces. D'un autre côté, Verdier réclamait avec beaucoup plus de raison notre rapprochement de Gironne; et le ministre de la guerre, pour arranger tout le monde, voulait à la fois que les troupes réunies à Vich couvrissent de plus près le siège de Gironne, et se liassent, en établissant leur droite sur la Sègre, avec la gauche de celles qui occupaient l'Ârragon. On se borna à faire ce qui était nécessaire et possible.