CHAPITRE SEPTiillE
lunit voir bien plus felairement encore qu*au commencement de cet^e campagne les fruits qu'il retirerait de ses travaits, et du zèle le plus soutenu. Du moment où son cl)bimandement était devenu provisoire, et son autorité diminuée par ce fait au point qu'il lui était impossible d'obtenir désormais le moindre résultat heureux, il aurait dA insister pour se retirer; il aima mieux se résigner à tout ce que ottte position avait de àé^ savantageux, persuadé que Mtle maréchal Auge* reau ne tarderait pas à y .mettre un terme en venant prendre son commandement : un accès de flfoutte se termine souvent en peu de jours; et la main du maréchal «Hant seule atteinte, ses souf-< rrances pouvaient devenir assez supportables pour laisser un libre cours 4 son zèle«
Après la prise des trois redoutes en maçonnerie, on chemina sur le Monjuich, en dirigeant l'attaque sur le bastion B (voir plan n" YIII). On marchait avec une confiance trop grande et qui avait trop rapidement succédé à la timidité qui avait fait ouvrir la tranchée à six cents toises d'un petit ouvrage si éloigné du corps de la place. Lies directeurs de ce siège espéraient qu'une batterie assez considérable établie à deux cents toises du
bastion, suffirait pour fair% rendre le fort àû Monjuich, comme les bftttepîeç n"* 1 et 2 avaient fait rendre les redoutes. Un owge survint le- 28 juin, et endommagea les 'matériaux préparés pour cette batterie, nommée impériale : cet accident fut regardé par les assiégeants comme un événement très-malheureux qui retardait de quelques jours la prise de la forteresse ; mais iLy avait à essuyer bien d'autres contre^temps sur lesquels on ne comptait pas.
Dans les derniers jours de ce mois, oipi arrêta plusieurs émissaires de l'ennemi, portant aux généraux Blake et Coupigny une lettre qui leur était
expédiée en triplicata par la Junte de 6iionne« pour leur faire part de la détresse de cette ville, et les conjurer de venir, sans perdre de temps, à son secours. Le siège était à peine commencé, et déjà les habitants réclamaient avec instance qu*on vint les délivrer ; ils l'avaient été si promptement dans les deux tentatives de 1808, alors qu'ils n'avaient point encore d'armée réglée en Catalogne, qu'ils ne pouvaient concevoir, connaissant les grands moyens mis à la disposition de leurs généraux, les motifs capables de les retenir. Peu à peu les troupes espagnoles se rapprochaient de nous, mais