‹ Journal des opérations de l'armée de Catalogne, en 1808 et 1809, sous le commandement du général Gouvion Saint-Cyr; ou, Matériaux pour servir à l'histoire de la guerre d'EspagneChapitre 74 sur 120 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

Le 1" septembre avant le jour, la division Souham était réunie sur la rive gauche de FOfta, à la hauteur de San Dalmay et Salitja; sa gauche sur la route de Barcelonne, à la ferme d'Hostalnou: à 8 heures, la première brigade de Pino était établie, la droite touchant cette route, et la gauche se prolongeant dans la direction de TOfta en arrière de Riudellots.

La seconde brigade était encore en marche pour se rendre sur la ligne; les troupes qui la formaient y arrivèrent successivement, et la di« vision Pino était entièrement rassemblée dans l'après-midi. Derrière les divisions Souham et Pino, étaient placées en réserve les troupes que Verdier avait amenées, conformément à ce qui était convenu la veille, et à Tordre qui en avait été donné. (Voir la planche n* X.)

On avait voulu d'abord que Verdier amenât aussi avec lui la division Lechi, ce qui l'aurait renforcé d'environ deux mille hommes; mais on changea d*avis, pensant qu'elle serait plus utile à Sait : Claros et Rovira étant sur la rive gauche du Ter, on devait prévoir le cas oh l'arrivée d'un renfort les mettrait à même de tenter quelque chose sur Saria ou les attaques de Gironne ; la

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diviaion Lechi, passant alors le Ter, aurait opéré avec succès sur leurs derrières ou leur flanc droit : enfin , dans l'affaire générale que Ton pré* voyait devoir avoir lieu, on pouvait, en raison de 88 proximité» en disposer comme d'une réserve : dans tous les cas, la vallée du Ter et le débouché d'Angles devaient être observés. Ce fat pour remplir ce double but qu'on renonça au projet de l'employer d'abord, et qu'on la laissa à Sait pour la faire agir selon les circonstances. Les Westphaliens étaient restés dans leur camp, près San-Pons, et devaient, en cas d'attaque sur Saria, s'^y réunir en abandonnant momentanément les batteries désarméeis de Casa den Ro€a, pour renforcer le point le plus important, celui qui couvrait nos établissements de si^e : ces troupes ainsi échelonnées devaient communiquer avec celles laissées pour garder les attaques de Gironne, les parcs, etc.; rester en observation et en intermédiaire avec les autres troupes du siège amenées par Verdier; garder le pont de Sait que ce général avait passé, et par oix il devait retourner à ses positions sur la rive gauche du Ter après l'affaire, si elle avait lieu sans qu'aucun incident nécessitât ce retour, ou pan-

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