‹ Journal des opérations de l'armée de Catalogne, en 1808 et 1809, sous le commandement du général Gouvion Saint-Cyr; ou, Matériaux pour servir à l'histoire de la guerre d'EspagneChapitre 80 sur 120 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Avant de recommencer les travaux du siège, le général Verdier adressa de nouveau au général en chef diverses réclamations, se plaignant des vivres et des troupes entrés dans la place le i*' septembre; mais on n'y pouvait rien : d'ailleurs ce peu de vivres était consommé depuis longtemps, et le renfort de troupes, en supposant que ce fût un avantage pour les assiégés.* trouvait bien sa compensation dans la réunion, aux forces employées au blocus, d'une grande partie de la division Pino ; ainsi les choses n'étaient pas dans

une situation plus défavorable pour les assiégeants ^

Le 13, à cinq heures du matin, les batteries du Monjuich reprirent leur feu sur les brèches commencées.

Le 15, la garnison fit une vigoureuse sortie, attaqua les batteries de brèche, et réussit à en prendre une, dont elle encloua quelques pièces ; mais les réserves s'étant réunies, la reprirent, et les Espagnols n'eurent que le temps de regagner la porte Saint-Pierre par laquelle ils étaient sortis, laissant sur la place un bon nombre des leurs et emmenant beaucoup de blessés.

« Voir pièces juslificatives, n*" 42.

Le 18, Yerdier écrivit au général en. chef, en lui envoyant le rapport du génie et de ^artillerie^ pour le prévenir que les batteries de brèche, ainsi que celles destinées à éteindre les feux des flancs, avaient tellement rempli leur objet, qu*9 était d'avis de livrer l'assaut à la place ; et pour lui demander de faire remplacer, par une partie des divisions d'observation, celles de ses troupes qui occupaient le Monjuich, la plaine de Sait, le couvent de San Pons, la côte de San Madir, Montagut, Costa Rossa et la chapelle de San Daniel.

Le général en chef s'empressa d'obtempérer à cette demande, et de plus commanda aux divisions Souham et Pino de se tenir prêtes, pour pçu que l'ppération fût jugée exécutable, à monter successivement sur les mêmes l(ràche8, dans le cas où, contre toute attente, les troupes du siège qe réussiraient pas, soit par qianque de vigueur, soit par toute autre cause provenant de

leur fait.

Le général Verdier fut invité à se rendre au quartier général de Fornells, dans l'après-midi du 1 8, après qu'ail aurait reçu les rapports détaillés du génie et de l'artillerie du siège, sur les

f Voir pièces justificatives, ii^ 43.

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