CHAPITRE NEUVIÈME
eorps. On vit par cet état^ que. dans le moment où Ton réclamait, avec tant d'instances, des secours devant Gironne, il y avait dans cette place environ cinq mille hommes qui auraient été d*une grande utilité le 19, si, comme cela devait être, on les avait renvoyés à leur division aussitôt leur rétablissement.
Nous nous trouvions alors dans le mois de septembre, époque où les fièvres endémiques régnent avec le plus de fureur. Les divisions Souham et Pino, réunies, qe pouvaient plus présenter au combat Teffectif qu'elles avaient encore au 1*' de ce mois, à Hostalnou. Le nombre de leurs malades augmentait tous les jours ; leurs camps en étaient encombrés, et offraient plutôt l'aspect de vastes hôpitaux que celui d'une armée. Cet état rendait impossible un mouvemelit des troupes un peu éloigné de leurs baraques.
Ce que nous venons de dire des cinq mille hommes, déjà assez rétablis pour reprendre les armes, qui se trouvaient à Perpignan, peint mieux que nous ne pourrions le faire la situation déplorable dans laquelle se trouvait le 7* corps, et Tavantage que nous eût donné, le 19, un aussi
« Voir pièces jusliticsilives, n* 45.
puissant renfort. En effet, avec un tel secours, on aurait pu se passer de la coopération des troupes de Pino, qui auraient offert bien pins de sécurité, placées en observation avec la division Souham. Cette dernière eût été réellement trop faible pour contenir à elle seule Tarmée espagnole, si son général avait voulu, par un léger effort, tenter la délivrance de Gironne, dans un moment aussi favorable et qu'il pouvait rendre décisif pour le sort de cette place, dont il devait apercevoir de son camp les signaux de détresse.