‹ Journal des opérations de l'armée de Catalogne, en 1808 et 1809, sous le commandement du général Gouvion Saint-Cyr; ou, Matériaux pour servir à l'histoire de la guerre d'EspagneChapitre 9 sur 120 · CHAPITRE PEBXIBB · texte numérisé non relu

CHAPITRE PEBXIBB

les deux bataillons d'infanterie napolitains aux ordres du général Chabot.

Ces renforts se composaient de conscrits français, de troupes italiennes de quelques années de formation, de nouvelles troupes napolitaines, de Génois, de Toscans, d'un bataillon valaisan et d'un bataillon des troupes du pape'.

L'armée de M. de Vives avait d'abord été orga* nisée par le marquis del Palacio, avec les nombreux tercios de miqnelets de la province, avec les troupes venues de Mayorque et Minorque, de Valence, d'Andalousie sous Reding, et de Portugal aprte l'évacuation de ce pays par le duc d'Abrantès; plus la division du marquis de Lazan, arrivée de Sarragosse, le tout formant cent dix bataillons et trente-deux escadrons*. Le principal but des opérations du septième corps étant la conservation de Barcelonne, on devait prévoir, dès le 1*' novembre, qu'il serait forcé, un peu plus tôt ou un peu plus tard, de se porter sur cette place pour faire lever le siège, dont on commençait déjà les apprêts, ou pour protéger le ravitaillement, qui ne pouvait avoir lieu que par mer, tant que les

1 Voir pièces jusUficatives, n* 9.

s Voir pièces joslificaiives, n* 10.

forteresses de Gironne et d'Hostalrich ne seraient pas au pouvoir des FranQaîs.

Le général en chef se décida à faire commencer de suite le siège de Roses, cette place étant de la plus grande importance pour les opérations en Catalogne, par la magnifique rade qu'elle protège, et qui abritait les vaisseaux ennemis dans toutes les saisons. Une escadre anglaise y était établie, et tant qu'elle aurait pu s'y maintenir, il devenait presque impossible de ravitailler Barcelonne par mer ; par conséquent cette place devait tomber au pouvoir des Espagnols vers la fin du mois de décembre, ainsi que Duhesme l'écrivait au majorgénéral', si, d'une manière ou d'autre, on n'y

faisait parvenir des approvisionnements pour cette époque.

On adéjà fait observer qu'ion ne pouvait conduire

de voitures ni de vivres par terre à Barcelonne

qu'après la prise de Gironne et d'Hostalrich, et

Ton était bien loin d'avoir le temps et les moyens

de les assiéger. D'ailleurs ces opérations n'auraient

point dispensé du siège de Roses : le snccès eût

donné un chemin, il est vrai, mais voilà tout : car

si ron ne pouvait seulement approvisionner Fi-

« Voir pièces jssUicilives, a* II.

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