AFFAIRE DU H NOVEMBRE
Beimiim^ firmuçaiMê^ emùrmit^ du Journal de Bmredomm^ Ai é3.
L'armée des insurgés avait successivement reçu de l'intérieur du royaume, des renforts de cavalerie et d'infanterie débarqués à Tarragone : les troupes espagnoles qui étaient en Portugal sont encore venues s'y {oindre. Alors le nouveau général en chef a cru que le mpment était veou de nons enfermer dans les murs de cette capitale,
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et de se rendre maître de la beUe plaine dans imqmeBe eUe est située. Le 8 du courant, noos avons étS attagnr^ sur tous les points : le général Gonllos, qoi commandai: notre droite, avec douze cents honimes du septième régiment, et deux cents chasseurs à cheval, avait à repousser une colonne de trois mille hommes de troupes de ligne, deux cents chevaux, cinq pièces d'artillerie et qnatiY mille miquelets. L'ennemi s'est avancé avec beaucoup d'impétuosité, et s'est emparé du village de San-Andrfe. Le général Goullus a voulu que ses soldats reprissent le village^ ce qui a été fait aussitôt par une charge à la baïonnette; nos chasseurs, commandés par l'a^jadanK commandant Devaux, ont exécuté une charge hriOante qui a coûté environ cent cinquante honunes à l'ennemL Le général Goullus se soutenait avec avantage dans sa position, lorsqu'il reçut du général en chef l'ordre de se concentrer davantage derrière le village de San-Andrés, et de lui envoyer sa réserve ; dans ce même temps notre gauche était attaquée par deux fortes colonnes d'environ cinq mille hommes de troupes de ligne, et d'autant de miquelets soutenus de cinq pièces d'artillerie et de trois cents hommes de cavalerie : l'une de ces colonnes s'avançait par le chemin de Molino del Rey, tandis qoe l'autre, après avoir traversé le Uobregat, marchait sur Hospitalét. Le général Millossewitz, qui n'avait qu'on bataillon napolitain, douze cents hommes du cinquième régiment italien, et cent cinquante chasseurs du régiment italien du Prince, voyant son flanc gauche me-
naeé par cette deuxième colonne, jugea nécessaire, de se reidiei ; l'ennemi le poursuivit avec ardeur et pénétra dans le village de Sans. Sur ces entrefaites le général en chef arriva, et sans attendre l'arrivée de ses réserves, il fait commencer l'attaque par les mêmes troupes ; il donne ordre à la cavalerie de s'élancer sur l'ennemi, ce qu'elle exécute de la manière la plus brillante, ayant à sa tête le major Hambourg. Sans est repris, nos soldats poursuivent l'ennemi jusqu'aux positions qu'il occupait le matin. Une pluie afireuse fit cesser le combat de part et d'autre. Vers trois heures après midi, la pluie s'étant un peu ralentie, le général en chef ordonna que le général Lechi, qui avait dépassé le village de Sans, et l'adjudantcommandant De vaux, qui était venu par une autre direction» attaquassent de nouveau l'ennemi. Celui-ci n'osa point les attendre, et sa retraite fut tellement précipitée, qu'il laissa en notre pouvoir plusieurs chariots de biscuit et de munitions.
Notre perte est de dix hommes tués et quarante-cinq blessés. Celle de l'ennemi est plus considérable : nous lui avons fait trente ou quarante prisonniers.
Vingt-cinq voltigeurs du septième qui, avec un officier, avaient été coupés dans le village de San-Andrés, ayant été obligés de se rendre, ont été égorgés, après le combat, de la manière la plus atroce.
Pendant que les deux attaques principales avaient lieu du côté du Llobregat et du Besôs, des bandes do miquelets descendaient de tontes les montagnes environnantes.
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Le poste de San-Pedro 8*est tu cerné et attaqné de tom les côtés : les troupes chargées de défendre ce poste ont repoussé tontes les attaques et montré la pins grande ^eor.