V. HENRY
entre deux formules. De ce type de variante éventuelle (àha), TAtharva- Véda, en sa qualité de rituel essentiellement pratique, offre plus d'im autre exemple ^^K
VII. 72. i=p. i436, laccentuation ne permet mdheureusement pas de décider si les deux verbes jahôtana et mamàttana sont en proposition principale ou subordonnée; mais, considérant les variantes çràtàm et àçràtam comme leurs compléments, je les ai traduits en dépendance de yàdi, et je crois avoir obtenu ainsi un sens très raisonnable, que Ion n'obtient, dans lautre alternative, qu'en forçant de la façon la plus invraisemblable le sens du second verbe; car où vit-on jamais que la racine mad tt s enivrer» pût signifier «se hâter» (Grassmann) ou «attendre» (Whitney)?
VII. 73. 5 = p. 438, svàhotâ, non pas « its own invoker », mais « qui possède un invocateur à lui propre » , comme le veut l'accent et l'entend le commentaire.
VII. 88. 1 = p. 453, Whitney n'a pas compris, non plus que je n'avais compris moi-même sur ce passage, le sens détourné de la bizarre formule curative « de poison tu as imprégné le poison ». J'y suis revenu sur un passage ultérieur et similaire ^^^ : « empoisonner le poison » , c'est le tuer, ou du moins l'engourdir, le rendre impuissant; tel est le mérite que le médecin assigne à son herbe et à son geste.
VII. 89. 1-2 = p. 453 sq. ; ayant presque constamment traduit v(irca^ par « éclat », je n'ai rien à objecter contre l'équivalent anglais « splendor »; mais il faudrait avertir, une fois pour toutes , que vàrcas , partout où il se présente, est une sorte de terme technique qui désigne « l'éclat » du teint , signe de bonne santé , et que par conséquent ce mot est le synonyme exact de « santé » dans les conjurations de longue vie où il se répète à satiété/^^.
Whitney traduit màradevàn (VIII. 3. 2 «»p. 48 1) par « false-worshippers» et sahàmârdn (VIII. 3. i8 = p. 484) par « together with their dupes ». C'est divination arbitraire et méconnaissance du rapport intime qui relie évidemment ces deux termes employés dans le même hymne.
^*^ Dans son introduction à VIIL 8 (p. 5o3), M. Lanman admet un ûha pour une stance (la 3') où je ne Tavais pas aperçu , et je crois qu*il est dans le vrai. Mais il n*en mentionne point pour XL 2. 7 (p. 6a 1), ni pour Ail. 1. 5i (p. 670), où la variante facultative m'a paru sauter aux yeux, soit respectivement
ardhaka- et adhvaga- , pravdm et upavâm.
t*) .4. V., X-XIl,p. 6a I. n.
t'î Voir, par exemple, XIX. 87. i-a (p. 956), où il prend nettement cette signification dérivée sans aucun arrièresens d'éclat : ■ splendor set thou in my body, power, force, vigor, strength»
(s'adresse à une amulette).