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Pourquoi donc pas le sens si impérieusement suggéré par les éléments de la composition ? Les mûradevâs sont des gens « qui ont pour dieu une racine », d'affreux sauvages fétichistes, partant, dans la pensée de TAtharvan, des impies, des sorciers-démons; et Ton prie les vrais dieux de les anéantir sahàmûràn, «eux et leur racine », qui est Tabominable instrument de leurs maléfices ^^K
VIII. 6. 1 3«=p. 496, « they who, putting their excessive self on the shoulder, carry it ». J'avais écrit : « Los géants qui se chargent et S(» portent eux-mêmes sur leur propre épaule ...» Est-ce le même sens qui se cache sous l'expression un peu ambiguë de VVhitney? Je serais heureux de m'être rencontré avec lui sur cette monstruosité paradoxale ^^^.
iX. 1 « p. 5 1 7 sq. , on attendrait un mot d'explication sur le « honeywhip». Sans doute, puisque c'est le fouet des Açvins, il est en relation intime avec la rosée; mais il est nianifeste, d'autre part, que la rosée s'est ici confondue avec une îiutre entité humide , la pluie d'orage. Les allusions à l'orage fourmillent dans ce cmneux morceau : « le tonnerre est ta voix, ô Prajâpati » (st. 10 et qo), etc., et il se termine par une recette destinée à prévenir le funeste augure d'un coup de tonnerre en ciel serein. On ne peut donc douter que « le fouet de la liqueur » ne soit l'éclair qui fouette les nuées et leur fait dégorger leur eau (« d'or est la mèche du fouet », st. 2 1).
IX. 10. 1 7 = p. 559, « seven half-embryos . . . » Je voudrais bien que ces absurdes demi-embryons disparussent de fexégèse védique qu'ils encombrent sans profit. Est-ce que la correction saptà rksagarbhâ{s) « sept oursons » (la (irande ou la Petite Ourse), au lieu de saptàrdhagarbhâ{s) , ne s'impose pas irrésistiblement? Avec elle tout s'éclaire, et tous les mots concourent à fain» deviner l'énigme ^^^
Parmi les hymnes du livre X, ceux du Purusa et du Skambha (2, 7 et 8) mériteraient par leur importance une mention particulière; mais ils sont trop touffus pour être envisagés d'ensemble et beaucoup trop longs pour comporter un examen de détail. Je ne veux pourtant pas dissimuler que VVhitney ne me parait pas avoir fait suffisamment ressortir tous les
^'^ Dans le même hymne (ai = p. 434 ) , « hoof - breaking sorcerers » , qu'est ce à dire ? • Qui brisent le sabot » n'a guère de sens : disons « au sabot fracasseur » ; ces démons , comme le diable de notre folklore, ont un pied de cheval.
^'^ Même page (st. 17), la correction du P. W. , acceptée par les autours
[spnndanà au lieu de syandanà)^ est insuftisanle, car le vers reste faux. J'avais proposé khandanâ.
'^ Je m'abstiens, et pour cause, de tout commentaire sur les /19 autres devinettes des hymnes IX. 9-10 : elles ont fait et feront encore couler des flots d'encre; mais ce n'est point ici le lieu de redire tout ce que j'en pense.
larMMKftlB HATIOSALI.