AVA?(T
llir»llll»IB lATIOSALB.
Le savant rosse auquel ce vofaune est dédié offre le rare exemple d*ane carrière poursuivie tout entière dans le même milieu et dans la même direction. Né en i833 à Saint-Pétersbourg, M Vladimir Ivanovitch Lamansky n'a jamais quitté cette viUe. Professeur de langues sJaves à TUniversité depuis i865, u a groupé autour de sa chaire de nombreuses générations d'élèves qui sont restés fidèles au souvenir de ses enseignements et qui ne négligent aucune occasion de lui témoigner leur reconnaissance. En 1899, i* Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg Ta appelé à siéger dans la Section de langue et de littérature russes. En i883, suivant im usage qui n*est guère en honneur chez nous , quelques-uns de ses principaux élèves ont
Sublié, pour fêter le a 5* anniversaire de son activité littéraire, un volume de lélanges qui est aujourd'hui fort recherché. Des dix-neuf savants dont les travaux constituent ce volume, un seul a été enlevé par la mort, et les autres, que nous retrouvons presque tous dans ce nouveau recueil, ont tenu à associer leurs propres élèves au témoignage de leur reconnaissance. Le nombre des collaborateurs s*est ainsi élevé de dix-neuf à vingt-neuf. Le professeur septuagénaire reçoit les hommages de deux générations qui se souviennent de son enseignement. Autour de son portrait on a groupé celui de ses élèves directs ou indirects, qui lui constituent comme une vaste famille intellectuelle. Tous les collaborateurs du volume ont fourni une bibliographie détaillée de leurs œuvres qui ont subi directement ou indirectement l'influence du maître vénéré.
Je vois mon nom figurer à deux reprises dans la liste des notices ou travaux aux-
Ïaels M. Lamansky a donné lieu en Russie ou à l'étranger. Etant donné la piété ont ont fait preuve les disciples du savant mattre , je tiens à leur signaler 1 nommage que je lui ai rendu dans la Notice sar la bibliographie de VÉwuigéliaire de Reims (Reims, Michaud, 1899, F* ^^)* P^^^ lacpielle M. Lamansky, avec son zèle et son obligeance habituels, m*a fourni de précieuses indications. Je ne puis songer à donner ici une idée ni des ^71 travaux relevés dans la bibliographie des oeuvres de M. Lamansky, ni des 39 dissertations auxquelles j'ai fait allusion tout à l'heure. Il en est une que je signalerai cependant, c'est celle de M"* Tourdeva Tsereteli, élève indirecte de M. Lamansky, qui a tenu à lui dédier un travail sur la vie ecclésiastique de la Russie occidentale au xvi* siècle. Sur certaines questions d'histoire politique et religieuse je ne serais peut-être pas toujours d'accora avec M. Lamansky. Je n'en saisis pas moins avec empressement cette occasion de lui témoigner ma sympathie , et je suis heureux de le féliciter de l'action qu'il a exercée sur ses élèves et des sentiments de gratitude qu'ils lui témoignent d'une façon si touchante.
Louis Léger.
CHRONIQUE DE L4NSTITUT.