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LA VIE ET L'OEUVRE DE JACOBL

Jacobi étudiait directement les œuvres de ces hommes de génie.

H semble, dit Lejeune-Dirichlet, quil ait suivi peu de cours : ceux qu*on faisait alors dans les Universités étaient trop élémentaires pour pouvoir intéresser Jacobi , qui avait déjà approfondi quelques-unes des œuvres principales d'Euier et de Lagrange, n mit d* autant plus d*ardeur à »e rendre maitre du trésor scientifique contenu dans les collections académi(|ues.

A cette époque , en dehors du grand Gauss , il n y avait personne en Allemagne qui pût exercer une force d attraction sur le jeune étudiant. Cest pour cette même raison que Dirichlet alla à Paris de 1822 ^182-7, pour entendre et fréquenter le^ grands maîtres qui s'appelaient Laplace , Legendre, Fourier, Cauchy, Lacroix, Biot, etc.

Au bout d'une année de travail, Jacobi, à peine âgé de qo ans, se présenta à l'examen d'Etat, après avoir réussi à lever les difficultés que les préjugés religieux et sociaux de son temps opposaient à l'admission d'un israéhte, même converti, dans un poste de l'État. Il subit J'examen avec succès et reçut le brevet d^Oherlehrer, lui accordant la faculté d'enseigner le Jatin et le grec dans les hautes classes, l'histoire ancienne et moderne jusqu'à la seconde inclusivement :

En mathématiques, dit le brevet, il possède des connaissances exceptionnelles et un talent remarquable, de telle façon que Ton peut, sans aucune hésitation, lui confier l'enseignement de cette science dans les classes les plus élevées.

En juin 1825, Jacobi déposa en vue de l'examen de doctorat un travail intitulé Meditationes analyticae, puis le i3 août il soutint publiquement ses thèses, se i^ttachant principalement à des travaux de Lagrange, et il obtint le diplôme de docteur « postqimm examen phibsophicam cum laude sastinuerat^t dissertationem doctam de fractionibus simpticibus publiée dejenderat ...»

fia troisième période est relative à Jacobi « Privatdozent » à l'Université de Kœnigsberg, de Pâques 1826 à décembre 1827. Ici commencent les travaux de Jacobi et les analyses techniques qu'en donne M. Léo Kœnigsberger. Nous sommes tenu d'en parier d'une façon très sommaire et de nous limitera des indications sur les œuvres fondamentales, dans une publication qui s'adresse à des savants de toutes les spécialités. Nous insisterons sur quelques faits d'un intérêt général. C'est ainsi que nous devons signaler, dans cette période, la fondation , par Crelle, d'un Journal de mathématiques, qui a recueilli les premiers travaux d'Abel et de Jacobi, et qui forme, à l'heure actuelle, un monument sans rival pour le développement et l'histoire des mathématiques au xix" siècle. Un des premiers travaux de Jacobi , publié dans ce journal , se rapporte aux pro-

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