‹ Journal des savants (volume 2)Chapitre 34 sur 130 · DEUXTÂHS ET DERNIER ARTICLE · texte numérisé non relu

DEUXTÂHS ET DERNIER ARTICLE

III. Dans la seconde moitié du vi' siècle , aux environs de l'année 5 5o , la sctdpture prend une physionomie nouvelle. Tout change, les types,

t*) Henri Lechat, Au Musée de avant Phidias, 1 volume in-S"*, Paris,

l'Acropole, 1 volume in-8', Lyon, A. Fontemoing, 1904. — Voir le pre-

A. Rey. Pari», A. Fontemoing, igoS. mier article dans le cahier de mars

— Henri Lechat, La scalptare altiqae igo6,page lai.

le style, la technique, et jusqu*à la qualité de la matière employée, car les Âttiques délaissent le médiocre marbre de THymette pour celui que fournissent les carrières de Pàros et de Naxos. Ce brusque changement est dû À Tinfluence de Tart ionien et, en particulier, de fécoie de Ghios, qu*illustrent trois générations de sculpteurs habiles à travailler le marbre , Mikkiadès, Archermos, et ses deux fils, Boupalos et Athénis. Avec eux, Tart ionien prend possession de TAttique. Ce qu^est cette école de Ghios, vouée à la recherche de Télégance, quelle réalise surtout dans les types féminins, M. Lechat le définit très heureusement; il en reconnaît des œuvres caractéristiques dans laNiké de Déios, et dans un torse de femme trouvé à Ghios; ce dernier est fort instructif, car il nous apprend comment, dès le début du vf siècle, les sculpteurs traitent ce type de la femme vâtue du costume ionien , qui va faire dans fart attique une si rapide fortune. M. Lechat aurait pu y joindre une statue trouvée près de Priène, sur le mont Mycale^^^; elle a son intérêt pour Tétude de la formation de ce type féminin qui trouve son expression la plus complète dans le groupe des statues de Délos, dues à ia plus jeune génération des sculpteurs chiotes.

Personne ne contestera le rôle que M. Lediat attribue à Técole de Ghios. Mais fauteur a peut-être trop laissé dans fombre les écoles des Gyclades, ces ateliers si actifs de Naxos et de Paros, où il ne voit que « des succursales » de ceux de Ghios. On peut aussi trouver qu^il n a pas suffisamment spécifié ce qu'il entend par ces mots « les sculpteurs ioniens ». Il y a en effet, à mon sens, plusieurs écoles ioniennes, ayant bien des traits communs, mais offrant cependant des caractères assez distincts. Gelles du continent asiatique, dont relèvent les statues des Branchides et les sculptures de Hiéronda, ne se confondent pas absolument avec les écoles insulaires ^'^ Les sculpteurs de ces régions ont un goût plus marqué que leurs confrères des îles pour les formes lourdes et tassées et n ont point la même virtuosité de style. Une statue de femme drapée trouvée à Glazomène, et appartenant au Louvre, atteste qu'ils ont parfois travaillé la pierre tendre (^^ En la publiant, jai essayé de montrer comment elle s oppose , par un parti pris évident de simplification , aux statues de femmes de Délos qui offrent le même type, traité par des artistes des iles. Je crois, pour ma part, que les caractères auxquels M. Lechat reconnaît avec raison le style ionien, virtuosité, raffinements de technique, re-

<*) Wiegand et Schrader, Prime, sous les noms d écoles de Milet et de

p. 470, fig. 576-677. Sainos; Histoire de l'art, VIII, p. 268

^^ La différence û été nettement et suivantes,

marquée par M. Perrot, qui les groupe t*^ Revue mxk. , 1900, II, p. 373-379.

190 MAX. €OLLIGNON.

cherche d*éléganoe, appartiennent surtout aux écoles desîies, où les sculpteurs -se sont formés de longue date au travail du marbre. Que Técoie de Chios soit à la tète de ce mouvement d'art, on ladmettra sans peine. Mais nous savons aussi que les sculpteurs pariens y jouent leur rôle, et qu'un maître de Paros, Aristion, travaille à Athènes dans la seconde moitié du vi"* siède. Cest bien , semble- tnli , Tionisme insulaire qui fait la conquête de TAttique.

A quelle date et comment les influences ioniennes se font-eiles sentir dans la sculpture attique? M. Lechat répond à cette question dans un chapitre tout à £iit nouveau et qui montre ime fois de plus avec quelle sagacité il sait analyser les monuments. Ce serait une erreur de croire que les travaux entnepns sur l'initiative de Pisistrate provoquent cette ti^ansformation de Tart attique. La période vraiment féconde du gouvernement de Pisbtrate ne commence pas avant sa troisième tyrannie, c'est-à-dire avant 5ào. Or, antérieurement à cette date, les maîtres ioniens ont déjà pris le contact avec Athènes , et les monuments sont ià pour en témoigner. La tête Ramfdn^ la petite tête au polos (fig. i3), les deux sphinx du Musée de TAcropole sont des œuvres qui se placent entre 55o et 54o; elles montrent que les Attiques subissent déjà 1 action des modèles ioniens, et associant au style indigène les raflineménts délégance qu'ib leur emjMmnteBt Ce qu*on peut appeler « Tionisation » de f Attique a donc commencé avant 54o. Mais quand Pisistrate, défmitiver ment maître du pouvoir, va donner à Athènes de longues années de prospérité matérielle, le mince fdet dionisme qui s y était infiltré va devenir rapidement un large flot, qui laissera subsister peu de chose des anciennes traditions de lart indigène.

Nous ne pouvons, faute* déplace, suivre M. Lechat dans Tétude des oeuvres oii se marque 1 influence ionienne, statues deCorés, statues du type viril, bas-reli^, ni analyser les pages qu'il consacre à l'évolution de la polychromie. B faut seulement renlarquer qu'il ne cède pas à la tentation de simplifier, outre mesure, et que jsa méthode d'analyse garde toute sa rigueur. Dans la troupe des Corés de TAcropole, il distingue fort justement trois, groupes, qui, pour être apparentés d assez près, ne se coi^ond^t cependant pas : les Ioniennes de pim race, œuvres des sculpteurs des des ou des artistes attiques qui se bornent à les copier; les Ioniennes de sang mêlé, pour ainsi dire, qm restent, par certains traits, des Athéniennes; enfin celles qui relèvent de l'ancien art indigène et « affirment avec tine firanchise simple leur origine et leur famille véritables ». Telles sont les Corés reproduites par les figures 9 et 33 [aa MvLsée de F Acropole); telle encore celle qua signée Anténor et qua con-

LA SCULPTURE ATllQUE AVANT PHIDIAS. 191

sacrée Néarohos, «ceruvre largement conçue et largement exécutée, travail d*un ciseau trop vaillant et trop r^sUement fort pour s amuser pins que de raison à des o^ificbets » et où Tartiste est porté, « par sa nature pm^onnelle et les traditions de son école, vers la noble simpiicité d un art' à caractère monumental ».

C'est en effet dans la sculpture monumentale que se marque le imenx la persistance du vieil atticisme. Nous en connaissons un spérânen important pour la seconde moitié du vi* siècle : ce sont les débris des grands frontons du nouvel HéccUornipédan, celui des Pi»stratides. Si rien n*in-^ dique la date précise où l'ancien temple d'Athéna fut embelli et renouvdé, où les frontons de tuf firent jlace à des frontons de marbre, tout porte à croire que ces ti^avaux sont dus aux Pisistratides , jadoTix d'éclipser, parla réfection du temple attique, la famille rivale des Aicméonides, qui, au même moment, reconstruisait à Delpiies le tempie d' Apollon. En faisant la part du temps qu'ont duré les travaux, les sculptures des frontons prendraient place entre tes années Sic et 5io. Il reste du fronton oriental quatre figures, qui appartenaient à une Gigantomackie : Athéna combattant, un géant terrassé par die, Enkeiados, sans aucun doute, et deux autres figures de géants qui occupaient diacune un des angles. M. Lechat s'en tient à la restitution de M. Schrader ^^^, qui est en effet indiscutable dans ses grandes lignes, et d'après laquelle Athéna occupe le centre du fronton. lliL Furtwaen^er a o^>endant proposé d'y introduire quelques modifications^^. Il recule vers la droite le géant tombé , qui devient ainsi l'adversaire de l' Athéna; la lutte se poursuit^ et la ditsse, au lieu de msir le cimier du casque du vaincu, comme dans la ftatîtution généralement adoptée , étend son égide vers le géant. Les deul autres combattants divins seraient Héradès et Zens, et la composition wmpterait ainsi huit personnages. Que 1 on conteste ou non ces conclustens, il n*y a rien à changer aux remarques de M. Lechat sur le style de ce» sculptures. Il y fait avec raison la part de l'ancienne tradition attique et Cille des influences étrangères qui se manifestent par un sentiment plus vif 4e l'élégance des formes.

Est-ce là tout ce qui nous est parvenu des sculptures du nouvel Héeth tompédon? Depuis que le livre de M. Lechat a été publié, M. Schrader a fait au Congrès archéologique d'Athènes une fort<intéres8ante communication sur ce sujet^^ D a reconnu des fragments de la frise de la cella

(^} Athm. Miukml., XXIK 1897, tompedàn mmf der Akropùîù zu Aîken,

pi. III V. Cf. Wi^and, Pmrtè-Artku Siêzmngsbêr. dêr htgyrr. Akad., 1906,

«dltiir, ^. XVI et XVII. p:&58 et nvrantes.

^') Die Giebelgrappen des alten Bwkm* <*> Elle eit résumée très sommaîre-

dans une suite de bas-reliefs dont deux sont depuis longtemps connus et publiés, è savoir le : basirelief que M. Lechat désigne, sous le nom de Déesse montant en char, et celui du prétendu Hermès. D autres fragments appartenant à la même série sont conservés au Musée de fAcropoie et ont jusqu'ici passé presque inaperçus^^^. On considérait généralement ces sculptures comme ayant appartenue la base d*un grand monument votif. M. Schrader a démontré quelles proviennent du nouvel Hécatompidon; ce sont les débris de la frise de la cella , et ils offrent d autant plus d'intérêt que la composition représentait la fête des Panathénées; il y a là comme une première esquisse de la frise du Parthénon. Le travail de M. Schrader conduira sans doute M. Lechat à modifier sur plusieurs points son opinion. La dénomination de Déesse montant en char doit être abandonnée, comme on favait déjà pressenti, car le personnage en question est un aurige qui prend part à la course des chars. Le personnage au pétase n est point un Hermès , mais un Athénien faisant partie du cortège. Surtout il y a lieu de reculer la date que propoj^ M. Lechat, car ces bas-reliefs, contemporains des frontons, ne sauraient être postérieurs à 5oo. U n est dailleurs pas surprenant que le style en soit attico-ionien, et le fait sexplicpie sans peine par des raisons que M. Lechat a lui-même indiquées.

On lit avec un vif intérêt les remarques de fauteur sur les résultats de finfluence ionienne, qui prévaut sans rivale jusque vers 5io. Au contact des maîtres insulaires, fart attique a perdu sa rudesse primitive; il a appris toutes les ressources de la technique du marbre; en traitant avec prédilection ce type de la Coré qui lui est devenu familier, il a acquis une véritable science de la draperie ; enfm il s'est pénétré d'un sentiment plus vif de la grâce et du charme, au risque de tomber parfois dans la mollesse et dans l'afieterie. Mais ce n'est encore là qu'une étape sur le chemin qui conduit aux sculptures du Parthénon. Pour que la sculpture attique arrive à son parfait épanouissement, il faut que d'autres influences viennent combattre ce que l'enseignement des Ioniens contient de dangereux et l'orientent vers un idéal plus viril. L*étude de ces influences remplit la dernière partie de l'ouvrage.

IV. C'est bien, en effet, un idéal nouveau qui apparaît avec toute une série de sculptures dont le caractère « anti-ionien » est manifeste. La

ment dans les Comptes rendus du Congrès AthenalempeU ', Athen. ' Mitlheii , XXX ,

internatioiud d'archéologie , i ^o5 , p. i o j. 1 906 , p. 3o5-33a.

Le mémoire de M. Schrader a été ré- ^'^ M. Lechat. les signale page 4i3«

cemment publié : Dtr Cellafrics des alten • note 3.

Coré d^Euthydikos y dont le costume et la coiffure simplifiés , lexpression un peu morose, contrastent avec la parure coquette et Téternel sourire de ses sœurs icHiiénnes, la belle làte de YÉphèbe blond, dont les traits sont découpés avec tant de fermeté, le bas-relief du Mcuire potier, sont des œuvres inspirées par un esprit tout diSérent de celui qui a prévalu jusque-là. Un goût marqué pour la simplicité dans le rendu des accesr soires et du costume, une réaction très sensible contre la virtuosité du style, la volonté de donner aux figures, par la suppression du sourire, une beauté plus sévère, voilà ce qui caractérise le changement dorien tation dont il reste à déterminer les causes. Or des indices certains nous apprennent que 1 art attique « saturé d'ionisme » se tourne vers d autres modj^es. et les cherche dans les écoles doriennes, qui supplantent à Athènes les écoles insulaires. Les bronziers péloponnésiens viennent à leur tour y jouer leur rôle d'éducateurs. Us y trouvent la même faveur qui accueillait naguère les artistes de Chios. Les fouilles de TAcropole nous ont livré des signatures des Ëginètes Gallon et Onatas, du Laconien Gorgias; un maître illustre de 1 école argienne, Hagéladas, travaille pour Athènes. Les monuments confirment d ailleurs lés renseignements que nous devons aux textes épigraphiques. Parmi les œuvres d art exhumées sur TAcropole , certains bronzes , comme une tête de jeune homme qui est un pur chef-d'œuvre de technique (Musées d'Athènes, pi. XVI), trahissent nettement leur origine dorienne. Ainsi mise en contact avec les sculpteurs péloponnésiens, Técole attique se renouvelle à la fois au point de vue du style et à celui de la technique ; elle apprend deux les ressources de fart du bronze; elle apprend aussi « le mérite des contours nets , du dessin ferme , de la composition une et serrée b.

Je* paitage complètement, pour ma part, les idées de M. Lechat, et il me sera permis de rappeler que j'avais été conduit aux mêmes conclusions^*^. Il n'était pas inutile de reprendre en détail la démonstration, et de faire ressortir avec force le rôle des écoles doriennes. Des théories récentes en avaient, en effet» contesté jusqu'àl'existence. Le « tout à l'ionisme » a trouvé des partisans décidés pour qui les mots d'école argienne ou sicyonienne ne répondent à aucune réalité ^^K M. Léchât remet les choses au point, et il faut l'en remercier. Il se garde d'ailleurs de verser dans

'^*^ HisU de la sculpture grecque, I, v* siècle ,« dans toute U Grèce , les sculp-

p. 365. M. Perrot se prononce égale- teurs étaient tous des Ioniens ou des

ment dans le même sens, //i5(. (& r^ir/, disciples des loniensi ; La sculpture

Vni,p. 6.8o. grecque entre les guerres nifdiqaes et

^*^ Dans un ouvrage publié en igoi, Vépoqne de Peridès, p. 34. M. Joubin admet qa*ait déb«l? du

l«r«IHKIllC XATIOIAU.

yexcè* coniratlre, et fl n oublie pas qae, danf ce dâicat tnrratl par lequel la ceilkfae démêle te jea complexe des influences, toote théorie trop ab- 9olae e^ tine cause d'erreur. Gia^ par sa sdre méthode d'anal^, à sait distinguer ce que lea Attic[Ues ont gardé de leur éducatiaii ionieraie, ee qu*îls j ont ajouté en prenant contact are^ les mahres du Péiopoimèae, et B montre fort bien comment tous ces éléments concourent k la finr* mation d*un attidsme qui associe dan» la |rfus juste mesure f âégance et la fermeté, le sens de la grâce et cehxî de la «nîplicité, et qui trouve son eipression la plus adievée dans les scolptures du Tré$or âe$ AÛUmenê h Delphes.

Nous connaissons maintenant les deux courants entre lesqueb Téeole attique, de A8o à kbo, continue à. se partager* C'est en eflEet un des points essentiels de la théorie dérdoppée par ML Léchai, que les guerres médiques n'apportent point un grand changement k la situation antérieure. Les conséquences de Tinvasion perse n'ont point la portée quVai leur a parfois attribuée. La victoire de Platée ne donne point le signal d'une « Renaissance «, et la période qui suit immédiatement la rentrée des Athéniens dan» feur ville saccagée n est point marquée par im extraordinaire essor de f actiirité artistique. Le» ruine» laissées par les Perses ne se réparent que lentement Avant de songw à réédifier les lemfde» détruits, à en construire de plus beau%, il faut courir au plus prrâié. Thémistoc^ et Cimon se préoccupent surtout des travaux de défense; ils relèvent et complètent le» murs de la ville et de TAcropole. Cimon remet TAgora en état; s'il élève deux petits sanctuaire», lliérôon de Thésée et XAnahém, m Peisianax bâtit à se» frais le Poecde, l'État n'entreprend aucune de ces grandes construction» qui eadgent le concoiu*s de la sculpfure monumentale. C*est seulement après 45o, lorsque Athènes est maîtresse de la caisse fédérale, que Péridès peut dresser un programme plus ambitieux et le réaliser. Sans doute le» atdier» de sculpteur» ne restent point absidument inactife. Mais si Ton eiamine le» œuvres datant de cette période, le groupe de» Tjranno€Ume$^ YÉphAe de f Acropole (n*" 698), le relief de» Cluaites, on ne voit point que la sculpture change brusquement de caractère. Elle poursuit assurément le progrès commencé, mais toujours dans la même direction. ËHe accumtde les réserves de force qui préparent répanouissement prochain.

La thèse de M. Lechat va donc à lencontre de la théorie suivant laquelle fart attique , pénétré d'un esprit nouveau, réalisant tout d un coup un idéal qui lui est propre » aurait imposé à toute la Grèce sa supériorité. Il y avait sans doute lieu de réagir contre ce» idée» trop alisolues; M. Lechat le démontre par une argumentation très précise et très serrée.

LA SCULPTURE AïTiQUE AVANT PHIDIAS. i9b

Mais ne se laisse-t-ii pas parfois entraîner au delà du but^^ Cette période des « années maigres • a-t-elie été aussi stérile qu'il Taffirme? Si les grandes constructions font éétàxH, n le plan du premier Parthénon, commencé avant 680, ne doit plus être mis à lactif de Gimon, faut-il refuser à la i période «imomenne • rhonneor d*tnie certaine reprise de 1 activité artîstîqœ? On reslatire œrlniieiiient, à cette date, des statues de cuite, des ex-voto publics détruits par les Perses, témoin ie groupe des Tyrannoclones. Les ex-voto commémoratifs de Marathon ne doivent pas manipier. Les Athénmis consfitterent  JMphes un ffoofe céièèire^ cekd-là méflae watifad on a proposé de rattacher YApolim du Ifusée des Thermes ^^^. Les peintures du Tkéséiom, de VAtÊokéion^ éa PàeeUe, ne soni; pas sans esKroer ^fodque influenee sur la piasdque et sor la scuiplure monamenlaie po^érieore à 45o. Enfin^ cest par nne simple hypo* thèse que M. Lediei sappoêe nn exode des artbtes athéniens, en quèie de invail, dans les viHes voisines. Le ba&relief de Hiasos, qoil attrîbae À un de ces artistes émigrés, me aerahie relever trh direetement de ia tradition ionienne^ et sans donie de Téoole de Paros*

Si ion peut formuler quelques réserves stu* œ pomt, M. Lechat n'en a pas moins retiaoé^ avec une grande sûreté, f histoire cle Tiévolutîon ifM aboutîi k iiépanontssement eompiel de fart attîqne, avec les seidp* tures du Parthénon* I^ndias est un « Attko-Dorien : fl féaike i'éqailibre parfait entre ies qualités tfu oonstîtaent pour les Attiepies « nn hélîÉige indigène»^ et eeUes qu'au début du y sièeie ik ont acquises par ie contact avec les œaitnes lioriens* Lart da Parthénon représente, dans oneoBuvre unique, iaceonl harniooieox<de «ces éléments, tandis que se poursuit, avec Callimaque, cette tradition attico-ionienne à laspieile nous derostf la Vémas de «Fiiélus et Je ^oupe des D(mêeate$ de Delphes.

J'ai diù me hanaer à indiquer i» idées easenliefles <fun livre où abondent les aperçus nouveaux, les remarques personneUes^ et oà Tauteur associe &rthe(umufenient la finesse d*un goât eseroé aviec ia fermelé de ia critique et lindépendance du jogement. Je ne levieadrsî pas Sf«r leen)érit£sdustjffe. £ntenninantoe eomple rendu, je itieweefi^^ à dire que Tonvra^ de M. Lechat est dun eneelient «aemple, car s^il se reeocnnMndeàiafois pariesiaresqndlitésde lafarmeetparrâenduede rérudition , c estaouai un asodcéede fomitimfm et <ie prohiiié aeienitifiqne.

JUUi. COLUGNOM.

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