‹ Journal des savants (volume 2)Chapitre 76 sur 130 · LA MINERVE DE PHIDIAS · texte numérisé non relu

LA MINERVE DE PHIDIAS

iv TOI ÈxaTOfÀv]éSojt hnekès [xajrà t^v \(j1ri\'kriv [t^v] )(jihiiiv trjv iv t5Ji TiaLpBevûvt \byL\o\oyoyiizvov^^\ La même mention se retrouve dans le troisième inventaire, qui est de Sai, avec quelques variantes; on lavait subdivisée en trois chapitres : la statue même , le bouclier, la base , et on n avait plus jugé utile d'ajouter une épithète aux mots iyàXfia et (rTrfXti. La restitution de Koehler est certaine : \kyaXfÂa rà èv t&i ÉxJaTOVTr^ûw xal >) à[(niiç xai rà /Saôpov] èvTskrj xatà tïjv ^7[i/Xi7v] ^^l Voilà la stèle dont parie FÎutarque. C'était une plaque de bronze sur laquelle on avait gravé la description de toutes les pièces dont se composait TAthéna chryséléphantine, avec l'indication du poids. Lorsque les dix trésoriers de la déesse sortaient de charge , ils remettaient à leurs successeurs les richesses sacrées dont ils avaient la garde et , en première ligne , la statue d'Athéna ^^^ Pour celle-ci , les deux collèges procédaient à l'inventaire et constataient avoir reconnu, d'un commun accord, que toutes les pièces énumérées dans la stèle étalent au complet : èvtekks dfÀoXoyovtievov KCLià tyjv (xltlXfiv. Reste encore un point à éclaircir: a quelle place et sous quelle forme le nom de Phidias figurail-il sur la stèle de bronze? Nous pouvons en prendre une idée par une inscription du v* siècle où sont décrites deux Victoires en or, formées, comme l'Athéna chryséléphantine , de pièces démontables. Les épistates qui les avaient fait fabriquer décrivaient ainsi l'une d'entre elles dans le compte rendu de leur gestion : [N/x^y XP*^^

fî\v TifjLéStffJ^os ê7r6ti(revy (rlaOfibv Ayet Ka[6' ixarrlov ] àalépe, x^Jp

àpialepdy dfi^tSéay isrovs d[pta1sp6f x^ip Se]^io[j dfi(piSéay iKpùnrf-

piov, ...... [(Txj^i; Sio. Pour l'autre, la mention de l'artiste, quoique

incomplète, est reconnaissable : [NAf»7 XP^^ ^^] ^^^^ èTrôvo'evy

(riaôfihviyei xaô' ëxacrlov^^^De même, dans l'inventaire de la statue d'Athéna, il devait y avoir, au commencement, une formule analogue, quelque chose comme : ÂOnvas (fyaXfxd xpvaovv &<I>ei^/a; êno^vo-e, puis l'énumération de tous les morceaux d'or et d'ivoire, avec les indications nécessaires pour en établir l'identité et le poids. C'est là que Phidias était nommé , et il l'était , parce que telle était la rédaction en usage dans cette classe d'inscriptions, nullement pour rendre hommage au mérite extraordinaire du sculpteur, encore moins pour satisfaire à un prétendu droit qu aurait eu l'arfiste de signer son œuvre. En résumé, Plutarque a voulu dire que le nom de Phidias était inscrit sur la stèle de bronze où

^'^ Corpus inscr. altic, t. II, 667, uà<7(Jtov xai rà yjpn/fyitna ivavriov rffs

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