‹ Journal des savants (volume 2)Chapitre 78 sur 130 · LA MINERVE DE PHIDIAS · texte numérisé non relu

LA MINERVE DE PHIDIAS

trop souvent les philologues qu un membre de phrase embarrasse : c'est de déclarer, comme on Ta fait pour ce passage, que les mots (juum imcribere non Uceret étaient une glose marginale, qui avait passé dans le texte ^^^. Au lieu de corriger le texte du manuscrit, mieux vaudrait essayer de l'expliquer, et la chose ne me semble pas impossible. Inscribere a un complément : c'est speciem. Le verbe ne signifie pas seulement inscrire, mais aussi graver sur ou dans» Je traduirais donc : « I^es artistes veulent être illustres après leur mort. Car pour quelle raison Phidias a-l-il introduit son portrait dans le bouclier de Minerve, quoiqu'il ne lui fût pas permis de le graver à cette place ?» Le raisonnement de Cicéron me parait y gagner de la force. «Tel est, dit-il, le dé^ir de la gloire que, pour faire passer ses traits à la postérité , Phidias n'a pas craint d'enfreindre une défense et de s'exposer à un châtiment. » Nous avons vu en efiet que, suivant Plutnrque, ce fut un des gros griefs que ses ennemis firent valoir contre lui et peut-être la cause déterminante de sa condamnation.

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