‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 114 sur 151 · LES BALLADES DU DÉGAMÉRON · texte numérisé non relu

LES BALLADES DU DÉGAMÉRON

lités en un môt, qui ont fait de Jui l'observateur à la fois passionné et malicieux de la femme, fragile, légère, ardente, dont les moindres enr ner ne

Ldéo de ter sous forme de ballades, ees thèmes très simples de amoureuse dut lui être fournie par les traditions de la poésie ire. On sait À caen En RL dérante dans l'ancienne lyrique romanetD »; nous en connaissons des variétés : la chanson d'adieux au point du jour, où celle qui décrit la réunion des amants, la chanson, de li jeune fille qui demande un mari, et celle de la mal mariée, la: chansan d'absence ou d'abandon, Les poètes italiens du xm°et du xiv siècle, Guido Cavalcanti en partieulier 4, ont introduit nombre de thèmes populaires dans la poésie savante, et Boccace n'a pas fait autre chose que d'en: quelques-uns, où d'en imaginer d'autres analogues; ses trois ballades allégoriques ellesmêmes sont en somme des monologues de femmes ; la coquette, l'amante heureuse, la veuve mal remariée,

I faut ajouter que Boceace a ciselé ses ballades avec un soïn particulier; il a voulu que la Le PAL en ÿe itur) et pour cela il a eu recours à des artifices qui né communs dans | la poésie de son temps : dans la pee par Be content de ramener à la fin de chaque strophe les deux dernières Berg n Are

gêne de répéter toujours les mêmes mots “

dans la même pièce on découvre quel De MM Pos

ballade offre un exemple curieux = can de mots, qui constituent

une sorte de lien entre les strophes sucerssives et dont on

nablement peur er Si l'on én outre aux SRE AE ENERGIE À DE à

du caraetère étudié, raffiné même, de ces poésies. sf De tu ee rer qe etr di été a dans s vers

0 As Jeanrog; Le Origi dote pair iorlendeter diet do pe L Ets Cho rare de

D 4 Ÿ [ C conforta (1 Vers 3, 74 14, 153 04. a 4 et de ln 5° strophe. : L'envoi 42 Amare, a ba fin di refrain et sa (strophe finale)rest restéren dehors de premier vers de la première strophe: ces combinaisons. conosco , fin de la 1° strophe: conosoente , 8) Voir en: particalier Ja ms visa début de la a; euecialofaore, fin dela a"; praggio dans la ballade X + m

LIVRES NOUVEAUX. * 50l

fidèle; notes abondantes et éradites. Néanmoins, elle était encore Join d'être parfaite. et nombre de . évidemment corrompus, demeuraient toujours dé vérilables énigmes. If faut dune savoir gré à M. Grünhut qui a entrepris de nous donner une nouvelle édition de la relation de Bénjamin de Tudèle, texte hébreu et version allemande, en utilisant des manuscrits de ses devanciers : un manuscrit de la collection Epstein, de 1328; un outre du British Museuni, sur ln date duquel on n'est pas d'accord — les uns l'attribuant au xvi siècle, les autres su xx — mais qui, en tout as, contient d'excellentes s: an troisième, le Casanatensis de Rome, du x1v* siècle; enfin, pour mémoire, le n° 216 du catalogne Sacerdote, de date indétegminée et de nlarfiatétesnaole: Le plus ire portant de ces manuscrits semble être celui du British Museum, dont M. Adler — M. Grünhbut aurait dû le: dans sa préface — nous avait déjà donné un avant PRES p.288-300) du Palestine Ex- Dre Te Fand, uné traduction anglaise de la partie relative à ln Terre-Sainte #t à ln Syrie. ' “

On est quelque peu surpris que, disposant de telles ressources, M, Grünhut n'en ait pas tire un meilleur parti. 1] nous présente un texte fautif comme à plaisir. Méme lorsqu'elle est — trop rarement — rectifiée dans sa traduction, l'ancienne et mauvaise leçon est systematiquement maintenne dans le texte, tandis que In nouvelle et la bonne est rejetée au bas de ki page. Quand, par hasard, ln tradue: tion fait état de la variante correcte, il n'y a encore que demi-mal, bien que ce

ne soit guère conforme aux exigeness d'une critique rationnelle, Mais trop souvent l'éditeur a passé à côté de la vérité sans s' ir que les variantes dédaignées par lui contenaient la solution de -qui ont, jusqu'à ce jour, arrété tous les commentateurs de Benjamin de Tudéle, Heureuse: iment.que, dans presque tous les cas, il nous fournit lui-même — et en cels il faut le louer sans réserve — les moyens de suppléer à ses défaillances par le soin soru-

deux volumes, Il est probable qu'un examen res [Traduction p. amende pu 23]. — Antioche est dite être située sur le Pir ER Strome Pir»). H s'agit évidemment de l'Oronte, que Benjamin appellé aussi Yabok (ce de phrase à été santé par le traducteur; cf. d'ailleurs p. 44 = 45) le confondant avec Le véritable Yabok, rivière de là Transjordane. Mais qu'est ce nom bizarre, Pir, écrit dans les manuscrits : 299,18 et m9 (édition Asher)? M. Grünhut, non plus qu'Asher, n'a « à cette question. En réalité, il faut dire Phor et y voir ln iption fidèle du mot français Fer, l'Oronte étant appelé couramment par les Croisés «le fleuve de Fer (cf. Guillaume de Tyr, Hist. ace. des Crois., 1, p. 164: «fuvius autem.. , Orontes appellatur verbo valgari Fer

dic tuss), 1 - SL] di sa la = .

“ir Cf 25]. — Les Assassins du Vieux de la Montagne sont craints partout Br OU luent les rois avec da scie (« mit der Säges}». Voilà vraiment an mode bien singulier, Je serais tenté de paléographiquement 7500 (var.

. MOD) en n'en (m3 0H ).et de. dre à « ‘ils tuent les rois en 1 (ons) EE ir er

FN ri er Pp Diable pile. 20 A moi 4 =p 1 —. fl neur y s( is (4 il a VAE Lido Ashee MR HER mm ES D rer corrigé en Gaillelmns. I avait raison; c'est ce que montrent des lecons DIN73,

LIVRES NOUVEAUX. 505 \ ‘il ne faut pas toucher à l'ordre des mots et | Je crois qu'il ne Es ncser ‘que la solution du pro-

blème nous est fournie par Y Mn men me om RD A

Mahumeriu nuneupatur +, EbBiré, à environ 14

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Degree conan explique suffisamment l'origine réelle. C£ un loin (p.34 = ren tn inscrivant leurs Mn 3. F is . Q

pe 39} — degT manie tous les commentateurs. Pas. Lee Nr FN pre ee its contensient tous

eniginatique qui et cela une bonne raison : elle est Le texte d'Asher RES mobs is eme ae De came 'eit AA G haut, à escamoter les mots embarrassants m9#0 17%, proprement : « jusqu'au Moriah », en nl ar no enr Dati ent

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