SYLVAIN LÉVI
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de pans bn der. ad ere roi uvà et positifs, ila pris Dit Gr A nettes et tranchées, qui jure Mae et le flou des dre da mais qui seul
ms le courage borde es vastes ensembles, ‘Histoire ancienne de l'Inde s'ouvre en 600 “rer nes et s'achève avee le xn° siècle de l'ère chrétienne; elle couvre dans ses 350 pages de texte un espace de dix-huit cents ans. La matière est loin d'être uniformément one des trois premiers siècles tiennent en vingt pages; la campagne d'Alexandre en occupe plus de soixante; la dynastie des Mauryas (321 à 184 av. d.-C. environ) un nombre égal,-et sur ce total Açoka seul compte pour près de quarante pages. Nous avons atteint le milieu du volume, il ne reste plus que cent soixante-quinze pages pour les quatorze siècles suivants. Le défaut de proportion On n'est pas moins surpris de voir les royaumes du Deccan et du Midi réduits à unetrentaine de pages, C'est que M. Smith est un homme du Nord; il a fait sa carrière dans l'Hindoustan, et l'Inde dravidienne ne lui dit rien qui vaille, Ramenée à ses grandes lignes, l'histoire de l'Inde dans cette période de dix-huit siècles ne manque pas de quelque teneur. Vers le début du vi sièele avant J.-C, les vallées du Gange et de l'Indus sont occupées par une multitude de petits États organisés soit en monarchies, soit en républiques, soit en fédérations. Plusieurs grandes cités s'imposent à l'Inde entière comme les capitales du savoir ou de la richesse : Toksacilà dans le Penjab; Vaicâli et Grâvasti vers l'Est, entre le: Gange et l'Himalaya, Ujjayini au Sud-Ouest. Vers 500, Darius annexe à ri pire Achéménide. deux provinces de l'Inde, et introduit Inde ; instant dans l'histoire de du monde. Sur le Gange, une ville nouvelle, Pâtaliputra (Palibothra des auteurs classiques), réussit à imposer sa suprématie : les dynasties qui sy succèdent ME 2 8 À mandent à un immense empire. Alexandre, héritier des A nides qu'il a renversés, pénètre dans l'Inde par le NordOuest; une saie ininterrompue de campagnes victorieuses, mais harassantes, le conduit à l'extrémité orientale du Penjab, puis aux bouches de l'Indus; à doit renoncer à entamer la vallée du Gange, et son œuvre se borne à préparer a politique de l'Inde en brisant tour à tour sur sa route les menus ss pe rencontre. Un usurpateur de génie, Candra gupta le Maurya, ee le surle trône de Pâtaliputra, soumet le Penjab à son autorité,
L'INDE ANCIENNE. 537 obligé même les Grecs à reculeren dech de l'Indus et di Caucase indien. Son petit-fils, Acoka , maitre de d'Inde tout entière, préche en de longs édits la morale à ses sujets, et inscrit son nom pour l'immortalité dans les fastes de l'Église bouddhique, qu'il à élevée au faite du Après lui, l'empire se disloques là ie Guñga, qui à sup, Mauryas, ne domine plus que sur un territoire restreint, Le Deccan, de gré ou de force, reconnait l'autorité des Çâtakarnis, (qui maintiennent eg durant quatre siècles et plus. Sur les confins du monde
hellénique surgit un royaume indo-grec qui menace la Syrie et l'Inde; rs er ro ep plus heureux qu'Alexandre, les Démétrius et les Ménandre poussent jusqu'au Gange: Soudain les va gues tumultueuses dés hordes barbares, soulevées par un ouragan for: midable qui a traversé l'Asie Centrale, viennent balayer la frontière de l'Inde; des précurseurs de Gengis et de Tamerlan règnent du Turkestan jusqu'au cœur des pays brahmaniques; un Turc, Kaniska, arrive à balancer la gloire. d'Açoka dans les traditions du bouddhisme indien. Des satrapes seythiques ident à la renaissance de ‘la littérature sanserite, tandis que les marchandes de la mer Rouge viennent trafiquer le long des eôtes. Mais l'Inde finit par absorber ses conquérants et recouvre son autonomie. Un petit prince-des rives du (ange ses armes victorieuses à travers la péninsule; la dynastie des: Guptas recueille l'héritage, depuis longtemps vacant, des Mauryas. Une nouvelle poussée des barbares les renverse; les Huns déchainent Jeur fureur sur l'inde; mais leur élan brutal s'épuise en nains at l'aube du vf siècle voit naître deux grands empires qui se partagent le monde bindou : au Nord, Harça est le suzerain de J'Hindoustan; au Sud, Pulikeci, du Decean; l'un échange des ambassades avec la Chine, l'autre avec la Perse. L'Inde est rentrée dans la politique générale de l'Asie. Encore une fois; les barbares dressent unetbarrière: qui isole; à l'Ouest, lés Arabes; au Nord, les Tibétains. Désormais, l'Inde, semble avoir épuisé ses forces vives; l'unité indigène. ést à jamais rompue; de l'Himalaya au cap Comorin, le sol n'est plus ‘qu'une mosaique ‘instable de petits États toujours en voie de décomposition, jusqu'au jour où ds rude main des envahisseurs musulmans doit créer l'empire de Délhi,
Je me suis gardé, dans ce tableau RP de id date positive; le lecteur qui consultera l'ouvrage’ de M:Smith n'en verra pas moins lés noms et les faits datés, en général, avee une précision surprenante. C'est que M. Smith a sa chronologie, et qu'il a foi en elle, Mais à part les campagnes d'Aléxandre et le point de départ-de l'ère fondée par-la dynastie Gupta (819 de: J-G:), iln'est guère de date qui ne prète
SAVANTS, 6g
CICECCTENTELTTCE
538 “SYIWAIN LÉVE :
même n'est qu'une isition toute récente, [y a vingt ans ‘encore, ARR en on Data de MaFhet à
Gupta oscillait,au hasard des combinaisons arbitraires, ne et le wv° siècle de l'ére chrétienne, Même en 1885, un archéologue d'incontestable valeur écrira quais théotnde Coral one ha hérite pa -C:, * avaittoutes les chances de rencontrer l'assentiment universel , et de devenir le verdict définitif des recherches historiques », et que Thomas en fixant à l'an. 319 deJ.-C. la fin des Guptas, « avait posé un de ces repères historiques dont la vérité west plus aucunement mise en question ». Quatre ans plus ee ne restait rien de ces belles combinaisons. La dynastie scythique Ep orne autour. .de, qui pivote d'histoire ancienne de l'Inde, nous ménage (online Ces. marquent une époque décisive dans la politique, dans la rss cran dans l'art de l'nde ; occupent dans la chrônologie de M. Smith une situation très nette. M. Smith n'a pas hésité même à les combiner en synehronismés continus avec les empereurs romains. Kaniska, le plus célèbre de tous, monte sur le trône vers à 23, à d' où l'empereur Adrien réside à
esten guerre avecles Juifs ; sa conversion au bouddhisme précède à: l'avènement d'Antonin le Pieux (1 38). Si M. Smith avait écrit son Fr dix ans plus tôt, il se serait incliné devant le dogme, alors universellement admis, qui fixait le sacre de Kaniska à l'an 78 de J.-G.; c'est sous cette date qu'on le trouve encore classé dans les excellents tableaux de Mabel Du (The of India, the earliest times to thel of the Ras mt eme Jamais date n'avait ocre À fermement établie dans le passé de l'Inde; elle servait de clef de voûte à toutes les constructions. Qui donc songe à la défendre aujourd'hui ? Mais tündis que Kaniska, délogé de l'an! 78, se voit porté par M: Smith à Yan 123, d'autres savants le promènent plus loin encore à travers les temps. M. Fleet, à qui revient l'honneur d’avoir fixé l'époque des Guptas, rattache le sacre de Kaniska à l'origine de l'ére vikrama., en 5 avant J.-C; et M. Bhandarkar est convainou que le méme sacre se place en 278 après J.-C. Je me dispense de signaler toutes les solutions intermédiaires. Qu'on s'imagine ce que serait l'histoire grecque si Périclès passait
un contemporain tantôt de Pisistrate et tantôt d'Alexandre! La comparaison n'a rien d'excessif, car l'empereur Kaniskan'ést point uni médiocre personnage. Ses domaines: s'étendaient idu Fleuve Jaune aux rives du Ganges il avaitpour conseiller un des plus grands docteurs de l'Église
L'INDE ANCIENNE. 539 bouddhique, un des grands poètes de la littérature sanserite; son médecin est le chef rar à classique ; la: pe rue D ‘souvenir berne vtr en Mongolie; nous possédons un certain sous son règne, et des phases de son monnayage, fe en caractères grecs, avéc des divinités emprüntées aux panthéons de YInde, de lran ; rm et: ee ‘doit. IIS ue Dns-vire: a spl id ‘n'est pas encore
oreilhe Sri vogint TS des siècles wird Thée bre encre tmted trie les ténèbres s'épaississent encore avec l'époque qui précède: Alexandre!
Londres, nr Mais, pour peu qu'on à ne de pis mr 4 que les éléments de ce tableau sont empruntés soit aux Stras, soit au Jétaka, Libre aux âmes pieuses d'admettre comme un spa rse haute antiquité des recueils canoniques et la fidélité scrapuleuse des traditions écrites et orales depuis l'époque du Bouddha! M:Smith y croit, comme M; Rhys Davids + Le Jâtaka, dit-il, contient nombre de références à la condition politique de l'Inde au y’ et au vi siècle avant J-C,s En ve vanche, M: Smith réserve sa sévérité pour les chroniques singhalaises, «dont la valeur, souvent surfaite, réclame une critique Me», J'ai peine à souserire à lun-et à l'autre jugement. Person t; j'ai eu l'occasion de confronter avec les données positives des Annales chinoises le récit du Mahâvamsa entre le v' et le vint siècle de l'ère chrétienne et j'ai dû constater la valeur « solide, sinon impeccable» de la chronologie singhalaise, tout au moins à partir du ry®siècle. Pour de Jâtaka, qui raconte les aventures du futur Bouddha à travers les transmigrations, l'est un recueil de contes populaires adoptés par l'Église, et adaptés, souvent assez mal, à l'édification des fidéles. Les stances qui servent “qu Due au récit peuvent étre anciennes ; mais la rédaction en = née dit est, A n'en pas douter, d'une d'après le Jâtakn ie de de: one | c'est conter ‘d'Alexandre d'après le Pseudo-Callisthène. 0:
ere usions de M. Smith sur la valeur historique du Jétaka tiennent
pour une bonne part à ses idées sur l'âge de l'écriture dans l'Inde. H est