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à croire, que «les trafiquants ont introduit l'écriture sur la côte au vi siècle avant J.-C. +; la limite des temps historiques par le milieu du vu siècle; deux faits la caractérisent : « le dévet du commerce maritime et la diffusion d'une connaissance de l'art d'écrire, » M. Smith se contente de renvoyer à des autorités. tables. Amicus Plato, sed magis amica veritas. Les faits réels sont fragiles pour porter deux aflirmations aussi lourdes de croate Htakarmcont (IV, x rene d'un corbeau et d'un paon que des marchands alèrent ve à Bäveru: “en ce temps-là, le corbeau c'était Nigantha Nâtaputta [un adversaire du Bouddha]; le c'était le Bouddha lui-même. SBéeara pet rabsonnablesnent tre BUslons (Babe) Et comme le Bouddha n'a pu, sans doute, être un paon qu'au vur siècle avant J.-C., le pauvre petit conte se transforme en document politique, économique et chronologique. Pour l'écriture, le cas est plus embarrassant encore. Les témoignages contradictoires des contemporains d'Alexandre laissent le débat ouvert. L'épigraphie ne s'ouvre qu'avec les Mesa répandues sur toute la surface de l'Inde: elles ne portent pas de date. il est vrai; mais les rois grecs qu'elles mentionnent {Ptolémée , Antigone, Magas, etc.) leur assignent, en sureroit de tous les autres indices, le milieu du n° sr Açoka de deux écritures; au Nord-Ouest de l'Inde, il se sert de l'écriture kharos- {ri, copie à peine altérée de l'écriture araméenne, introduite probablement par les scribes perses entre la conquête de Darius et le passage d'Alexandre, Mais la kharostri ne dépasse pas le Penjab. Dans l'Inde propre, Açoka se sert partout de l'écriture érähmi, dérivée d'un'type.s£mitique, mais de provenance incertaine, et modifiée au point d'avoir même renversé (comme l'écriture grecque) sa direction originelle. Les combinaisons partiales des philologues allongent ou raccourcissent arbitrairement l'intervalle nécessaire à ces transformations: en fait, nous ne savons rien du point de départ.
M, Smith, cependant, signale et reproduit même une ins) ‘en brâhmi, « qui peut dater d'environ 450 avant J.-C. », C'est l'inscription d'un reliquaire exhumé en janvier 1898, au cours d'une excavation mé: thodiquement conduite, à Piprawa, sur la lisière du Téraï, au Nord de Gorakhpur. Une ligne circulaire; tracée en caractères exactement pareils à ceux d'Acoka, et dans un didecte voisin du sanscrit, peut se traduire littéralement ainsi eo latin : « Hlud corporis depositam Buddhae sanoti sakiyorum sukiti-fratrum cum sororibus eum filüis uxoribus. » J'ai donné à dessein une traduction latine pour reproduire fidèlement l'équivoque du texte avec son enfilade de génitifs. L'interprétation couramment ;
L'INDE ANCIENNE. EU écarté résolument cette équivoque et reconnaît dans ces reliques la part: authentique des restes attribués, après la crémation du Bouddha, FR frères de clan les Gäkyas. La seule divergence essentielle porte sur le mot sukiti: on Va traité en général comme l'équivalent du sañserit sakérts. « glorieux »} êt on en a fait soit un nom propre: » [est la : où est la dédicace] de Sukirtiet ses frères » soit un adjectif: des glorieux frères»: M. Pischel, préoccupé de dissiper l'amphibologie , a ru trouver dans sukiti équivalent, parfaitement légitime, du. sansorit suhkyti, et il a tra duit + « Ge pe Ph mo na
devrait s'insérer. ‘entre “bhagavate (sancti) et. nn he Fa bhatinam {fratrum) et sabhaginikanam (cum pr turn un air de-gaucherie qui exelut la vraisemblance. J'inclinerais ; Ér à chercher la solution sur la voie même qu'a indiquée M. Pschel, me rapprochant de fa première interprétation telle que d'instinet de la re l'avait suggérée à Bühler, à Führer, à Subhüti, à Rhys Davids- Sukiti peut représenter, aussi bien -que de substantif sukyté, l'adjectif sukrtin, dont l'usage et li valeur sont clairement établis. 1 sir “qui a commis dé bonnes actions, qui a acquis des mérites, pieux, ver: tueux », et par un développement naturel, il prend,comme ses synonymes pünyavat, dhanya (Am. K: II, 1,34 Hém. 489), le sens de: «heureux, bienheureuxs. Le même ADS on ‘sens se constate avec-plüs de! netteté lencore pour le :simple:sukrt, si éomimunt dans Ju, ra 8 -des Védas. Bühtlingk et Roth, dans leur Dictionnaire observent rence sont par excellence les Pères nm D net BA ‘autre monde, dans le monde des vertueux, des récompenses méritées leurs bonnes actions ». Une idée de ce genre devait nécessairement s'attacher au clan des Çäkyas, que le Bouddha avait sanctifié en le choisissanL après mûr examen, pour y naître. Que de!mérites n'avait-il. ges fallwaocumuler pour naître dans le même clan que le Bouddha. de n'aborderai pas ici lu question de sayoir si de reliquaire contient Fe restes du Bouddha attribués en partage à ses frères Çâkyas, ou s'il est: consacré plus. modestement aux proches. parents du: Bouddha. Le texte comporte aussi bien la seconde interprétation. On aurait hatürellerient mis en tête le nom saero-saint du Bouddha; mais ce premier génitif serait grammaticalement subordonné (comme c'est l'usage) aut i de suit :« C'est ici des reliques des Cäkyas, frères bienheureux du saint Bouddh, avec leurs sœurs, leurs fils et leurs fernmes. » Nous savons de fit, par de témoignage de Hiuen-tsang (11, 306 et1317), que les rostes des
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Câkyas, recueillis après Je massacre général ordonné par l'impie Virûdhaka, avaient été déposés sous des stüpas. Mais eussions-nous affaire auxreliques du Bouddha lui-même,
1 jière antiquité de l'inseription:
a ape re a mr ler
ri mé 2 Mt: paris, dure sous huit rt à
corps À pa ne met honcmd de etpa du vase
ones et Ajâtaçatru, il se mit en possession des reliques,
rss au lieu d'où il les avaititirées; let au-dessus
de chacune des portions qu'il en fit, 7 rap : d'où ilenleva lesre
L dans de [nouveaux] rs [Le huitième stûpa,. à , seul ne se laissa pas forcer. ] » Le est malbeureusement obseur et corrompu dans le texte sanscrit, M Hi Rhys Davids tient l'ensemble pour suspect, Mais nous avons la/chance de: posséder deux irkdactiond chin chinoises de l'Açoka-avadäna ; l'une (éd. Tokyo, XXIV, 10: Nanjio, 1459), exécutée entre 281 et 306 de J.-G,, par Ngan Fa-Kin, porte le titre de Vgo-ya wang tch'oan; l'autre (éd. Ti 0, ibid. , Nanjio, 1343), datée de 512, et due à Sañghapâla, est intitulée : Ngu-ya wang Le me pr be col. 3 et suiv.) dit : » Ensuite Acoka s'en alla à la
de Räjagrha recueillir les quatre boisseaux de reliques que le: roi Mn it ni Pa ct mé le à onda migrard stûpa. Ainsi du second, etc. jusqu'au septième; les reliques qui yétaient enfouies, il les recueillit toutes. » La seconde {p. 32°, col. 18 etsuiv.) dit un peu différemment :« Le roi désira multiplier les fondations de stüpas. Ayant équipé une armée en quatre corps, il s'en alla au stûpa fondé par le roi Ajâtaçatru et nommé Teou-lou-na {qui signifie : vase [sansorit drona]); y étant arrivé, il fit renverser le stüpa et reeueillit les reliques du Bouddha. Et ainsi de suite jusqu'au septième stûpa; il en recueillit toutes les reliques.» L'érudit Seng-you, qui compila, vers 500, un mémoire sur les Câkyas, le Cheu-hia por (éd. Tokyo, XXXV,01:; Nanjio, 1468), y cite (67°, col. 10) une rédaction différente du Ngon wang teh'oan : + Alors le roi désira fonder des stüpas de reliques. À lu tête d'une armée en quatre corps, il alla à Räjagrha; il recueilli les
L'INDE ANCIENNE, 543 reliques dans le stûpa du roi Aj : Ensuite il restaura ee stüpa exaetément tel qu'il était avant. Et ainsi de suité ilyrécueillit les reliques dans sept des D 2 A comme le texte sansorit ét comme ka version de Ngan représente l'opération no te lèvement, et non comme une spoliation intégrale. I emprunte un excès de reliques aux anciens sthpas pour en fournir aux nouveaux. Qu'on ait, au cours de ces manipulations, gravé comme. un,certificat d'authenticité sur l'urne qu'on remettait en place, rien n'est . La sence d'une M nr ok pa l'elle-mêèm e
de dater ce reliquaire por pate d'Açoki; peer pare ro à lui assigner cette date. J'ai éru-nécessaire d'insister icisur ce point pour à un fantôme qui prend corps avec une ù
PS piller dure séance d'apparat, que nous avons maintenant «ünein qui tombe dans l'année même de la mort du Bouddha, vers 480 de J.-C. , éù tout près de là, et quia été trouvée dans latombe même de ce grand fondateur de religion »! L'indianisme est assez encombré de difficultés, d'obscurités, d'obstacles pour qu'on n'aille pas à la légère l'embarrasser encore d'affirmations husardeuses ne LS par per res de foi. 11 In COLE RTC ORNTTTE ET LEE (|
Ge n'est pas persan gd PR a er
: M: Smith l'oublie parfois, et- me A re dr de. euses revanches. Faute: de j consulter soigneusement des textes, M. Smith écrit deux PONT are chez un chrono-
logiste, et qui substitue à la désignation d'un des âges du monde de nom de la grande déesse, épouse de Giva; il présentetcomme des varidntes du même nom Säketam et Säketa (p: son hs qui sont simplement l'un la forme fléchie, l'autre la forme thématique: il classe comme une traduction latine. du drame Mélavikägnimitra l'édition du texte donnée par Tullberg (qu'ilimprime Juliberg); ilmentionne une traduction allemande de -Hiuen-tsang (pe na SAR LE 6 nest et dont je ne retrouve aucune mention à la bibliographie «des “chinois (p. 20-23). Hutilise PA aber men historique une comédie h6roïque | RE PE M TR 193), à es Pom sonnages, le. témoignage de d'excellente traduétion de
Schiefner, pour lui de résumé ambigu dus flo te À Wassiief dan eue eh citant de plus sous ca do de
5aû * SYLVAIN LEVI.
Jassilie{la misérable version en français, due à La Comme « médaillé de Sie Hdi us qui ie comme À l'œuvre même de Wassilief. 11 suffi sait pourtant de se reporter au texte libétain , édité par Schiefner méme, pour reconnaître la parfaite exactitude de son interprétation : ne PT AE SE litéralement, en sanscrit #0
dm tre Fa an Pop an A+ | Ce goût des. Éd Mau sos arhiqir ce cas à senure need ral Ce entreautres à propos du pays de Mélava et de son his-
toire, M. se flatte d'une heureuse trouvaille, et pour l'exposer avec plus de détails, il l'a reprise ultérieurement dans le Journal de la Société
Asiatique allemande. Le Brera visitant vers 640 le pays au Nord de are Rte Barygaza du commerce | rie Ver it environ di au Nord-Ouest, et
arriva au royaume de Mo-la-p'o. Julien | y a jen oil “727 verve le Mälava sansorit, dont le nom survit jusqu'aujourd'hui dans le Malva, ét la restitution de, Julien a été unanimement admise. Tout paraît lu Lena raies signale comme les traits caractéristiques. du
es LEE Mie ee a, PE SE rable | pr des. “TpeRs et des pandits. HS par Hiuen-
raire semble rectifier cette erreur; mais par malheur Julien a traduitsur un texte défectueux , et sa version a augmenté la confusion. « Enpartant , ditil (Mémoires, I, p.160), de ce royaume, au Sud-Ouest, il arriva ain confluent de deux mers, fit ensuite deux mille quatre à cinqeentsdi au Nord-Ouest, et parvint au royaume de O-teh'a-li. » Pourtant la Vie de Hiuen-tsang (p. 205), traduite antérieurement par Julien, disait simplement : « De là il fit de deux mille quatre cents à deux millercinq cents li au Nord-Ouest, et arriva au royaume de O-th'a-li, » Géographes et archéologues se sont escrimés sur ce bizarre « confluent de deux mers.
js