‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 131 sur 151 · Æ: POTTIER · texte numérisé non relu

Æ: POTTIER

barbare. Plutôt que d'imaginer les vaisseaux crétois lancés à travers la Méditerranée et découvrant Ÿ . longtemps avant les Phéniciens et les Grecs, il faut se demander si les modèles céramiques n'ont pas Dinde do rome à époque plus tardive. a ris en ui-même des ressemblances caractéristiques entre les poteries celles que M. Orsi a trouvées en Sicile (p. 127). En effet, la Sicile a dù être une des étapes commodes que 1 e’cabotage rencontra devant lui avant de se hasarder dans la mer inconnue de l'Occident. Or le des poteries sicules a une chronologie assez bien établie, basée sur la structure des tombes et sur la nature du mobilier funéraire, M: Orsi ne fait pas remonter au delà du vur siècle les séries assimilables aux fragments d'Espagne. D'autre part, des travaux importants comme ceux de M. Wide sur la poterie géométrique d'Athènes, de M. Boechlau sur la céramique de Samos et de Rhodes, ont démontré la survivance du style mycénien en pleine période dorienne, et surtout du côté des pays ioniens, que l'on s'accorde maintenant à considérer comme des héritiers directs de la civilisation es Ni en résulte que, dans l'état actuel de nos connaissances, la floraison d'un système géométrique curviligne, fondé sur les souvenirs du mycénien et répandu dans le bassin méditerranéen durant le vi siècle, ne choquerait aucune vraisemblance; Or c'est précisément 1 pepe eq | à pousser des pointes hardies du côt£ des Colonnes d'Hercule. Strabon dit Lu p- 654) qu'avant même le abut des Olympiades {c'està-dire dès le commencement du vu 9 navires rhodiens avaient touché l'Es, et colonisé les iles res. Le voyagé du Samien Goléos est du siècle suivant (Hérodote, IV, 152). En somme, la colonisation grecque de l'Espagne doit coïncider avec celle de la Sicile. Il n'est pas étonnant de rencontrer dans les deux pays des produits similaires et il n'y a pas de raison de les séparer chronologiquement. Qu'on songe d'ailleurs quel énorme hiatus on introduit entre-la céramique ‘égéenne d'Espagne, si elle est du x où du xn siècle, et les premières importations grecques qui donnent le: branle aux autres industries artistiques. Comment admettre que durant cinq ou six siècles les Ibères aïent fait du mycénien, sans jamais faire autre chose? Al me semble que les choses ont dû marcher du même pas. L'architecture funéraire en coupole et la céramique pseudo-mycénienne sont sans doute les prodromes de l'invasion hellénique dont les loniens ont été les agents les plus actifs à partir du vur siéelé et durant le vn®: Les produits phéniciens, peignes d'ivoire gravés, bijoux, prennent place en même temps. Plus tard ,da grande sculpture se forme et se développe, sous

L'ART ANTIQUE EN: ESPAGNE. 585 l'influence des modèles du vi et du v' siècle, dont elle conserve jusqu'à Ja fin les formes graves et rigides, sans perdre de vue le type local des Na et des costumes. L'histoire artistique d'Espagne apparaît ainsi

ere À plus courte et plus ramassée,, plus logique aussi que ne l'a conçue Paris. Enfin j'ajouterai des découvertes récentes, faites près de Narbonne par M: Rouzaud, Dit Lee avaite pénétré en Gaule: I me: parait à im faire remonter ces importations au delà du premier millénaire etre. Elles sont, au contraire, vraisemblables à d'époque où les colonies pee BE dans tout de bassin occidental dé UN OT [TN

Les figurines de bronze; qui sont nombreuses dans épars sinon métaux, ne déméntent. pas ke 0 impression. La plupart, dans leur rudesse native, dret petites idoles recueillies en Gaule et en Germanie.) C'es Fe spontané », qui répond à des besoins religieux communs à co les peuples: Quand on y saisit.une Le: savante, un modelé plus soigné, on est déjà à une époque qui

M à à celle des sculptures du. Gerro, c'est-à-dire dans} une

d'archaïsme qui avoisine le v'siècle (pl. Il), Les premiers débuts ne doivent done pas dépasser le ii où le vint siècle. On peut les comparer aux petits bronzes primitifs trouvés à Olympie. qui sont de. cette époque: Nulle part, je ne: vois de raison séricuse pour remonter plus huut: La présence des DE (MES sens on à DE a aps Espagne

de très beaux spécimens, dune Fa dr tion très soignée, Andique board pa ae dre autant des nombreux animaux, taureaux, cheval qui figurent dans cette Série et qui gere aussi la. sv aa à gerie » d'Olympie. Je n'en sépareräis pas non s: les trois grandes têtes de taureaux, découvertes dans File de a jé ce M. Paris a eonsacré une longue étude (ti Ip 1461 6aupl. 1) et où il reconnait un produit-de la civilisation mycénienne;.Je,ne ue que les souvenirs de l'art myeénien ne soient encore vivaces dans industrie du métal comme dans celle de l'argile mais ce. pros longement me paraît se faire dans les Lans al tr date. En étudiant Rs DE a nr de «fer (pl: X, et. XI); M: Paris attribue de décor des influences mycéniennes; mais il introduit ici l'idée de. are -survivances, car: les armées mêmés ne di semblent pas LE d'une EE pes {pes sAë}: M Comptes rendas de l'Acde dés Hn- mas ‘la: Comm. arch. de Narbonne , script. #0 Bélles-Letires, 1905, 283: € VIT, note de M: EL. Rowfaud. | Savanrs, 7

58û E POTTIER.

Ge que l'auteur EUR peu ce groupé, nous = PRES

ae reste:

on Le Dan ecihatoh chiots a bien taste (p. 303-311), dieu a présenté comme en raccourci le tableau de la éivilisation RS origines jusqu'à la conquété romaine, Sous réserve des points ologiques que je viens d'indiquer, jé n'aurais rien à y modifier. Nous possédons maintenant, avec ce bel ouvrage, un clair résumé sur l'Espagne et un répertoire abondant de documents inédits que nul ne pourra plus ignorer. Outre la carte jointe au second volume, qui est très utile, j'aurais aimé que l'auteur nous offrit une table analytique des mâtières, Pour l'emploi pra des livres destinés aux travail. leurs, c'est un eorollaire. se ge ne faut pas se lasser de le dire. à deiscience en sont dépourvus, qui con damnent le leeteur à de fatigantes | éme recherches ; quai ts veulent y retrouver

D pri dans Lo Av: (p. 7) qu'il garderait le dicbde sur tout ce qui doneerne l'histoire RL et EL SA iron C'était son droit ét il a craint sans doute de grossir démesarément son ouvrage. Mais j'avoue e regrette un peu cette abstention , dans l'in: térêt du livre Aires Dr pre ' FR l'histoire elle-même, me paraît très ini ète, et c'est le grand e que je ferais à beau: coup: frere + séparer rod RE ER et l'art, c'est monirer un bel habit et personne dedans. Ces deux éléments me paraissent indispensables. H n'était pas nécessaire de raconter par le menu les événements dont l'Espagne fut le théâtre. Mais commént oublier que si l'art ibérique, avec toutes les influences extérieutes qui l'ont formé, nous apparaît très pérsonnel dans sa rudesse, le pays qui l'a produit compte suive per encore parmi des plus rap par le saveur dé son terroir et par ses mœurs ? Comment ne pas dire, quand on sait quelle place YOrien t et Carthage ont tenue dans la PARENT A TA de la nation, que cette empreinte est encore marquée en traits indélébiles? que ce , amoureux des courses de taureaux comme un Crétois dû temps de Minos, nourri de saperstitions comme un Chüldéen, porté en lui toute la fierté ét les chaudes passions des races asiatiques} LE A ro rt des Maures et des bes, héritiers des Sémites d'Orient? que les faces rasées de ses toreros ressemblent aux effigies masculines du Cerro, que les Andalouses portent la haute coiffure et la mantille tombante du Buste d'Elche Nulle part le passé ne revit mieux dans le présent, et c'est

Ce

PE ne AT 4 A A Paris, car LE NE PE no STE AT intene Rhnar es Ru one En a mrln 12 “ru \ MAT ATICUL LE POTTIER Rire sien À a we

daté À audi Lau toto

L'ÉGYPTE SOUS LES rt

DÉCXIÈME ET DERNIER. Ash de

I: Amies u° sitélenvent Y'ère chuétietine, Yhistoire rép ne ptolémaïque prend,une physionomie nouvelle, Dépouillé

RP po a de ar chipel, de d'Asie Mineure a. t

et à une armée composite dont le, recrutement Mesh er ner en plus difficile, le royaume se replie sur lui-même dans sa, e Pour préserver son reste d'indépendance contre des. voisins avides, il est bientôt obligé de recourir à la protection onérense et humiliante de la jeune puissance demi-civilisée qui vient de surgir à l'Occident. Æn moins d'un demi-siècle Rome s'est faite l'arbitre de la Méditerranée, et l'Egypte devient un satellite de Rome, Puis, à mesure que la puissance militaire etn mondiale s des Ptolémées de: » le rôle de leur capitale démesurée: de ja are 2e niélangée et ulente, qui s'y augmente cesse loges Aer rage np ane Romains LE Là c'est en effet Ja populace et font, refont les souverains triés ETS la pa du rnreuas vise

de leur milieu national, — car l'élément macédonien RM

plus en te, — toujours menacés d'insurrections indigènes: sont acculés à un point. app tait den le dergé Sd De ils achètent le conçours par des cérémonies des concessions

financières ruineuses tantôt dans les immigrés jui dont

répond de la fidélité, NA vieille Égypte, Lhmg pe Lo reconquiert ainsi 1ses. teonquérants ;

dei Fed Led Pactistie Gent second Évergèté accélère lé recul de px use le: retour au type pharaonique. D'ailleurs,ces nouveaux

Moy: cmd pe ofrniba de eu PL mu can bte)

LES Péniétes . Histoire des Leronx ii of — Vüir le premier Lagides, à vol. in-8: is, Ernest: M Ac L'or] p-548;

mo.

pharaons, à peu d'exceptions près, offrant le type de la dégénérescence physique af morale ls plu: complètes ln virilité s'est réfagiée chez les femmes, de plus en plus les vraies souveraines, et chez qui, depuis le mariage syrien? d'Épiphane, prévaut le type énergique et violent des princesses séleucides : à l'ère des Arsinoës et des Bérénices succède l'ère des Cléopätres.

La débâcle commença un à dep V Épi iphane (204 ? - 181). Monté pain Ml md pans FE , —Arsinoé avait été assassinée ne A après son Sn — il fut jusqu'a

sa majorité un simple jouet ssèrent de main en main, au gré des révolutions LE di Le rs crapuleux comme Agathocle et sa sœur, ou des soldats brutaux et médiocres comme Tlépolème et Aristomène: Il faut liré dans Polybe ce vivant, mais répugnant tableau.

Dès qu'on sut ro eee déshérence, ses ares Philippe V de et Antiochus HF de Syrie, se Th le Philippe prit pour sa la côte de Thrace, Ts les Gyclades, Samos; he rfenttt la Colé Syrie; Gars elle-même ; le boulevard avancé dé l'Egypte, capitula (201). Un instant les mercenaires et l'énergie du éondottiere :Scopas ramenèrent la victoire sous les drapeaux de F , mais la défaite décisive de Panion (198) consommia la perte de la , qui fut définitivement, depuis lors, rattachée à la monarchie séleucide. Peu après, profitant des embarras de son complice aux prises avee Rome, Antiochus s'attribuait également la rt dés possessions de Ptolémée sur la côte d'Asie Mineure : èse, Lesbos, Lycie, Cilicie; le dernier débris de cet empire, QUE

en fut vendu aux Rhodiens devenus ro du N Rte L'Égyptu ne garda outre la 1 que © Chypre Ta Séleucide, menacé à son tour d'un conflit avec Rome, s'arrêta 1h le moment ; mais obligé d'ajourner la mainmise sur l' le propre, il voulut du moins s'assurer la neutralité de ce royaume : en faisant la paix avec Ptolémée, ä lui donna en mariage sa file Cléopâtre et lui promit «en dotw lu Gœlé-Syrie (193); la promesse d'ailleurs ne fut jamais tenue : sous quel prétexte, nous l'ignorons. Le gouvernement put respirer, panser ses plaies, étoufler dans le sang, — dope dans le Delta; —1es derniers restes de la rébellion indigène, Mais à péine le jeune roi eut-il pris en main les rênes du pouvoir et dévoilé par ses premiers actes sa nature violente et brutale, qu'il mourut, comme son père, à la fleur de l'âge, empoisonné, dit-on, par des courtisans que ses projets belliqueux menaçaient d'un emprunt forcé (181).

Les monarchies macédoniennes, dans leur imprévoyant égoisme, n'ont jamais soupçonné le devoir de sacrifier leurs rivalités parti pour s'unir contre l'ennemi commun qui menagçait de les asservir toutes également; au contraire, dès que l'une d'elles était aux prises avec les Romains, les autres en ont profité pour s'agrandir soit derrière son dos, soit à ses dépens. om ram

de sx part des d les ; une à pers pédale au pére la autre contre Fan abat ln les courbe élue o Our Rae " tmp

À la mort dé Ptolémée Épiphane, d'atné-deses deux filé; Piolémée VI Philométor, lui avait succédé ; il était encore en bas âge, et sa mère, la Syrienne Cléopâtre Lsgouvemne pasblement pen dant re Elle morte, Philométor, maintenant adulte; se: fit saorer, & sœur Cléopâtre Il; et laissa le gouvernement à: Dir ER tt ù Lenaios. Ceux-ci réclamèrant à Antiochus Epiphane la dot toujours im, dé Cléopâtre L: la Cœlé-Syrie. La réponse fat la mise en marche armée syrienne quilécrasa les lens au mont Casios et prit Péluse (170). Alors se succédèrent une : de scènes analogues à celles qui marquèrent l'intervention de Napoléon en Espagne. Philométor, afolé, après avoir voulu fuir à Samothrace comme Ferdinand VIE en Amérique, se laissa tenter et vint à Péluse se jeter dans les bras de son «oncles Antiochus. Celui-ci se fit proclamer à Mémphis "protéeteur du royaume, Mais Alexandrie, comme Madrid en 1808, n'était pas encore mûre pour le joug étranger : la populace S'insurgea,) déclara Philométor décho du trône, tr am pot mm dm Ptolémée VIL Évergète JU,

Antiochus, n'ayant pas réussi àprendre Acinärié; rentru en Syrie. chargé de butin. L'année suivante il s'empara de ds he à de menaçant (168), réclamant pour prix de sa de ses conquêtes: Chypre, rate ep drame > rte clefs de lnmaïson, Entre temps les deux Ptolémées étaient convenus de x conjointement. [ls repoussèrent naturellement les demandes du

* qui passa la frontière et perdit untemps précieux à soumettre tout le plat pays: Alors, mais alors seulement les Ptolémées se décidèrent à implorer l'intervention de Rome, victorieuse de Persée, L'Égypte était Lapin me tt EU Philadelphe, RS EAU

1, Cost, peut-être à cette courte forshung, U, 363): émip Ê mi (éurs) pénis qu'appartient l'inscription de récemment reconstituée par oiäizaims KAcomérp HN M: Hubensohn {Archiv. für Papyra- Se TE ee dei Génitens, de

cité, ayant dès 273 fait amitié avec elle, Mais, sentant Las gts ne he le velours, les Ptolémées avaient jusqu'alors poliment écarté toutes

offres de. protsetion. Maintenant Le méesaté Gt loi l Bâton de P

lius arrêta Antiochus aux portés en de rentrer

penaud chez lui, lâchant Chypre et Péluse; mais arabe inais Le collier au cou ; param romain, On le vit bientôt après, lorsque, la discorde ayant éclaté entre les deux frères, Philométor, chassé, puis 1. mere les Alexandrins , ne put rentrer en possession de son a ve 0 a cond de ne stituer la Cyrénaique en apanage a son cadet, comme

le fondateur de la dynastie au sara le et Encore sir D mt er sh

ter Fois ils rade à qui ler. Philométor, avec l'âge, avait pris conscience de sa. dgriisw ds de. ses devoirs de roi: Il refusa net tout nouveau démernbrement, fit la sourde oreille aux ambassades et aux excommunications du Sénat ,.battit Évergète, le fit Prironchen M ven de Je vaine en lui pardonnant.

Ensuite le jeune roi parut s'élever dde hautes pensées. La monarchie séleucide n'en était plus à vouloir faire la loi à ses voisins : à son tour, déchirée par des lattes dynastiques, elle menaçait de tomber en disso: lation. Ptolémée, VE intervint activement dans. ces Gin és 24 un où il espérait reconquérir la Cælé-Syrie. Successivement. il donna, dans cet espoir, sa fille et son appui armé à Alexandre Bala, à Démétrius Nicator; un moment même, la populace d'Antioche, dégaûtée de tons ces prétendants, lui offrit la couronne des Séleucides. Il Ja refusa en faveur de son secondi gendre Démétrius, combattit et vainquit pour lai à la bataille de l'OEnoparas et périt enseveli dans son triomphe (145), Avec ui descendit au tombeau le dernier grand roi de Ja dynastie, optimas rex et beneficentissimus ; selon le mot de Gaton l'ancien. à

Une sombre tragédie, dont le détail nous échappe, ayant fait disparaître le jeune fils de Philométor, — peut-être ce Ptolémée Eupator que les protocoles notariés mentionnent parmi les rois divinisés, avant Philométor, — la) couronne remonta à son oncle, Ptolémée VIL Évergète IL, L'histoire connait ce tyran libertin, cruel et lettré, plus volontiers sous le sobriquet de Physeon, le « bedonnant ». Depuis longtemps impatient de régner, il se consola rétrospectivement en datant sés premiers actes {tel Louis XVIIT en 1814) «de la 25° année de son règne ».'Il consolida son titre en épousant d'abord la veuve, puis la fille de son frère; pendant

L'EGYPTE SOUS LES LAGIDES. 591 plusieurs années les deux Cléopätres {Cléopâtre IL A gen rent en même temps sur les actes, d'une comme sœur, l'autre comme épouse du voi régnant! Mais la concorde ne pas longtemps dans ce

à trois. Aimé des indigènes dont il it les charges,mais haï des ins qu'il pressurait sous lé moindre prétexte comme de simples juif, Ptolémée finit par être chassé à la suite d'une émeute où dut tremper sa sœur : le fait est qu'elle ne le suivit pas à Chypre, où il trouva un refuge, et qu'elle se laissa proclamer seule reine par les Alexandrins (131). Justin assure — mais peut-on croire ces horreurs? == Physcon lui envoya dans un coffret le cadavre du fils qu'il avait jadis eu d'elle et qu'il aurait immolé à sa vengeance lil, Quoi qu'il en soit, ane insurrection défit ce qu'une insurrection avait fait : au bout-d'un an les garnisons provinciales restaürèrent Physcon, et Ja reine sœur prenait à son tour le chemin de l'exil, auprès de son gendre Démétrius Nicator. La haine de Physcon l'y poursuivit: il suscita à Démétrius un concurrent, Alexandre Zébina, qui triompha de son rival, mais, comme maet oc. Bala), de protégé paya son protecteur d'ingratitude et rer Une fois de plus la Cœléniv demeura aux Drm ge on rie

à’chasser du trône celui qu'il y'avait placé (123):

Si déjà sous les fils d'Épiphane les reines, mêres où sœurs, baleolait l'autorité des rois;ysous les deux fils d'Évergète 11, ‘qui’ se succèdent sur le trône depuis 116 avant J2C., nous sommes envpleine | L'histoire très emmêlée de ee double règne n'est : ‘que ‘celle des caprices et des fureurs de {a veuve d'Évergète, Cléopätre TL Son mari en mourant fui avait Jégué ses États, = sauf Cyrèné attribuée à son bâtard Re RTE RÉ de ses fils op vou:

apr etre M méme D Chypre, à ps remit etsse parfois privé de sa femme en méme du trône. Au: + la volonté du peuple dexandrin courimmament de So rar md hp purs +

m Con pate dos bon queen d pren. ‘divin } rh y introduire, comme, n mue Rte cg se de Pod

SR Pb ln: mmmérdlatod dec PSE ©” MUR ME US UN mées il vaut mieux s'en ténir 4 la mé- nas, et Noos tent Bot thode des anciens (par exemple Stra- hi vraie n'est pas assurée. .

Chypre. Mais, en 108, Soter, accusé d'avoir comploté l'assassinat de sa

mère, Re pq RO et tandis que son frère vient Je remplacer en Égypte. Pourchassé par la haine de sa mère, Soter

ne s'en maintint pas moins à et intervint même avec quelque éclat dans les guerres qui ient Ja, Cœlé-Syrie, livrée alors à Tsseyhies et aux. np d'Alexandre ue roi des: rer

DS TL er 2 ed Alexandre DE ere remis: seul, marié à sa nièce, Cléopätre-Bérénice, fille de Soter, et. probablement. réconcilié avec celui-ci. te obèse et débauché, il fut chassé par les Alexandrins en 88 et périt dans un combat naval; Soter IL « le Désiré » remonta sur le trône après vingt ans d'exil, mais dut le partager avec sa fille Cléo-

ice. Une. sanglante insurrection,. qui arhens/ la- ruine de

«attrista les dernières années de son.

Fame (80), sans laisser de fils légitime, sa Bille Cléor ice lui succéda d'abord sans obstacle, Mais il fallait à la reine un prince bep de sang royal. Précisément il se trouvait un fils de

Pal à senes Alexandre IL, qui, Le pre ee entre les

les méttre d'accord : ren tro dm «Alexandre poignarda sa femme, et la populace exaspérée le tailla en pièces à son tour. Avec ui 'éteignat a eseandance légitime de Ptolémée His de Lagos (80) ml

iv. Loldémbanent de le:mremrhit derptuie. pas pce dant environ. un sièele grâce à la protection des Romains, s'acheva par la cupidité des Romains eux-mêmes. ll fut le fruit des exigences croissantes de la politique démiocratique, toujours à l'affût de nouvelles terres ; d'argent et de blé nouveaux à distribuer parmi sa clientèle de prolétaires et de financiers. La Macédoine digérée, on avait pris Carthage, Corinthe, puis Pergame; c'était maintenant le tour de la Syrie, des Gaules et de l'Égypte. La chute de celle-ci fut aussi une conséquence inéluctable des guerres civiles qui remplirent le dernier siècle de la République. Les

ll Je ne vois pas de raison sérieuse fais par Justin, Potsanins ét ,AtHétés,

pour contester, comme le fait M, Bou. c'est-dire Posidonins, ché-Leclercq; un erime attesté à la

États riverains de la Méditerranée se. PSE PRE a ae ns PART sur terre et sur mer; la: neutralité LC était mise sous

dificalté ro et pouvait même s'appuyer sur-un titre légal : un tendu testament d'Alexandre IL. Mais le Sénat, re tant qu'il put une acquisition dangereuse, qui donnerait, craignait-on, à son auteur, à un général ambitieux, des ressources colossales, incompatibles avec le maintien de la forme républicaine : le maître romain de l'Égypte devait y être roi, partant empereur à Rome. Cette crainte peut-être irraisonnée n'était raisonnable. Le. al survécut à la-conquête de T'Asie, à la conquête même de la. Gaule; il ne survéeut. pas à celle de l'Égypies le cercueil, de la dernière Cléopâtre fut aussi celui de la République romaine. IL y a de l'ironie ou de l'inconscience dans le «chant de délivrance » d'Horace : Nune pede libero Palsanda tellus ! Alexandrie tombée ; jamais plus un pied vraiment « libre » ne devait frapper le sol de ce qui fut l'Empire romain,

Si on épargna provisoirement le cœur de la plante, on ne.se fitipas faute d'en détacher les feuilles. Dès le début du 1" siècle, Rome eommença ce travail de dépêcement. Quand Ptolémée Apion, ce bâtard à qui Evergète IE avait laissé la Cyrénaïque en apanage, mourut/(96), on exhiba un testament pan lequel il léguait son royaume aux Romains. Authentique ou non, c'était un audacieux défi au droit monarchique, Apion ne pouvant léguer ce qui ne lui appartenait pas en propre. Le Sénat recula devant une usurpation trop manifeste et sarréta à un. moyen terme : il prit la fortune privée du roi et déclara « «libres » les cités qui Jui avaient obéï. ia ap ; façonné d res aps au régime monarchique , né savait que as a elle déchaina la lutte des factions, l'anarchie. “arab de vingt periode régime, l'annexion parut un soulagement . et Rome compta une province deplus (74). :

Après la catastrophe de l'an 80. la postérité légitime de Piolémée Soter se trouvait éteintes il restait, il est vrai, deux jeunes princés enr va nés d'un des nombreux mariages de Séléné, fille du second Évergète ; et qui réclamaient en conséquence deux trônes, ceux d'Antiochsret d'Alenandrie: mais leurs prétentions sur l'Égypte, fondées sur üne descendance féminine, furent écartées , et les Alexandrins mimèrent mieux chercher deux fils naturels de Soter, IE qu'ils proclamèrent rois, l'un d'Égypte, l'autre de re. Le nouveau roi d'Alexandrie, Ptolémée (XI), prit le surnom de ps 4 Dionysos; son talent de joueur de flûte

SASANTS. 7ô CEPEEMENTENTS

594 !TRÉODORE REINACH.

lui valut le sobriquet d'Aalète sous lequel il est généralement connu. Sultan haineux, fétard et cruel, il fout dire à sa décharge qu'il fat toute sa vie odieusement exploité parles politiciens de Rome : les deux tiersde son règne à parent à pan des ruisselets d'or dans la curie pour obtenir da reconnaissance de son titre royal; de dernier tiers à en verser des fleuves obtenir le secours d'une armée romaine contre ses sujets rebelles. h ad pars dr ds minable ment bye les meurtres exécutés par son les interminables et vraiment “discuspd 2 révèle la ex Dé) Gi v tail relitaires que nous ce Sois ‘épouvan gieux , ro re “sibyllin, imaginé par les adversaires de Pompée pour l'empêcher d'être chargé d'une restauration votée en principe, tout cela forme un des chapitres des plus vivants du livre de M. Bouché-Leclercq et avait déjà fourni 19 matière d'an des Lee opuscules de Saint-Réal, que notre historien paraît ignorer).

En 58 fat accompli, sur l'initiative du tribun Clodisstipiarie minis: tère de Faustère Caton, LT NE romaine : la confiscation sans motif du royaume de Chypre , dont le malheureux roi fut aeculé au suicide. La colère provoquée par l'inaetion du gouvernement alexandrin devant ce répugnant bécmrtsd force dé. chaîna ane révolution populaire. Aulète s'enfuit à Rome et fut remplacé par sa fille Bérénice, qui épousa d'abord un faux Séleucide ; Séleucus le » Poissard » (K: après avoir étranglé ee rustaud , un énergique bât Mn A te grand prêtre de Gomana. Quand, au bout de plusieurs années d'attente à Rome et à Éphèse, Aulète vit qu'il n'obtenait rien du Sénat, il promit 60 millions au proconsul de Syrie, Gabinius, et celui-ci, de son autorité privée, vint remettre l'ordre à Alexandrie. La révolte fut noyée dans le sang; Archélaüs périt en soldat, Bérénice fut lchement égorgée (55). À partir de ce jour.il yeut à Alexandrie une: garnison romaine, composée en majeure. partierde Gaulois et de Germains. Aulète restmuré employa ses dernières années à préssurer son peuple pour satisfaire 1 meute de ses créanciers romains, dont de syndic, G. Rabirius Postumms, un client de Cicéron, an même quelque temps'son ministre des finances.

Ptolémée Aulète ; en mourant (51), placa ses quatre enfants — deu fils et deux filles — sous la sauvegarde du le romain, qui s'acquitta fort mal de cette mission de confiance. Le fils aîné, dns “<

Lu “Césarion, deuxième journée. Hintoire 4 retablissement de: Ptolénér ut (OEavres de SaintRéal, éd. de 178,1, p: 260 à Bol}

Philopator IL, fat proclamé roi et marié à sa sœur aînée, Cléopâtre Philopator. Gomme le roi n'avait que 10 ans et que la reine en avait 17, ce mariage était et resta une fiction. ER

sinon régulièrement belle, Cléopâtre méritait et voulait le pouvoir; mais elle ne réussit pas à Aer et le conflit éclata bientôt entre la reine et son frère-époux, ou plutôt la eamarilla (Pothin, Théodote, ete.) qui

prétendait gouverner a nom de. celui-ci L'Égypterétait enrpleine guëmre civile lorsqu'elle se trouva enveloppée.dans la lutte bien autrement grandiose que César menait contre, Pompée et le: Sénat. Le gouvernement alexandrin avait envoyé un faible contingent à Pompée; il crut effacer cette faute par un criine; mais le lâche assassinat duvaineu de Pharsale (septembre 48) n'empêécha pas César de débarquer à Alexandrie, de s'ériger en arbitre des partis et de devenir l'amant de Cléopâtre. La dangereuse « guerre d'Alexandrie » où l'engagea sa témérité et où faillit sombrer sa fortune se termina, grâce au secours d'un autre bâtard de Mithridate, par une victoire éclatante: P XII, noyé dans le Ni, fut remplacé par son frère cadet, Ptolémée XIE, mari non moins honoraire d'une reine de vingt ans, qui fut désormais la véritable souveraine, appuyée sur une garde de trois légions (47).

Nous ne suivrons pas M. Bouché-Leclercq dans son récit consciencieux et sobre du règne de la dernière Cléopâtre, d'où il a écarté toutes les anecdotes plus où moins suspectes qui i-encombrent ici l'histoire. On ne lui reprochera certes pas de sêtre Sant prendre aux séductions de la sirène qui, après avoir ensoreelé tant de généraux romains, a tourné la tête à tant d'historiens modernes. Peut-être même s'estil un peu défendu; peut-être son mépris de la courtisané l'a-til ps Port ol pleine justice à la femme d'État; L'expérience: du dernier demi-siècle prouvait surabondamment que l'Égypte ne pouvait plus subsister à l'état de royaume isolé, sans être mise au pillage et réduite à un vasselage humi-

liant. Cléopâtre comprit. le, seul de rénovation et d'indépendance consistait dans un + le royaume d'Égypte devait s'absorber dans un empire plus. arr ent toutes les parties ro nee don mg ne 266 ce re 4

Alexandre. Elle conçut le projet grandiose d'un Empire d'Orient, avec

Alexandrie pour capitale, formé d'une sorte de fédération de royautés

vassales avec, à sa tête, un couple de« Rois des Rois », entouré d'un pres,

mn € ithridate Eupator; mais Me ART enr SE A

réaliser contre Rome et s'était à l'invincible supériorité des légions

Cléopâtre voulait le réaliser par Rome et avec Rome, ou-du moins à

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