‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 148 sur 151 · LE MAROC AU XVI SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE MAROC AU XVI SIÈCLE

corsaires tures en Alger avait été pour eux une bonne fortune tôt comprise : les pirates fixaient en. TN EE chrétiennes; ils ouvraient ainsi des occasions de transactions et de

à ces armateurs de caravanes que leur affiliation religieuse rendait mattres du commerce transsaharien, Les dépouilles de la chrétienté ont embelli ét enrichi Alger au temps des corsaires, et les Kadrias, judi

ment associés à ces avantages, se firent les auxiliaires des , dans ces districts de l'intérieur où les Tures eux-mêmes me pénétrant ordi nairement pas. :

Mal leùr en prit, en effet, dis séconrint'érJ'abtion militairé-Hirsoter: décidés par le Mérinide Bou-Hassoun, ils poussent une armée vers l'Ouest; Hassoun, grâce à leur secours, bat 1e chérif à Taza (décembre 1553) et reprend Fes; mais ses alliés tures pillent tout, leur à ris chérif à ressembler des forces nouvelles et rentrer dans est battu et tué. Plus tard Hassan, fils de Khéreddin, Rats NS À du royaume de Fez par trahison : un de ses officiers, feignant sertion, passe à la cour du chérif avec hommes; La eo À au bout de plusieurs mois, il gagne a confiance du souverain: un La re 565} A He vdi la faveur duquel le chérif est

imposture ne suffit pas à établir le pouvoir des Tures dans aa M mood or mo fils de l'assassiné. La capitale, en effet, a rarement suivi les'conseils des marabonts, si! volontiers écoutés par les tribus des montagnes; ville sainte, bat de nombreux pèlerinages qui ne lui rapportent pas seulement une honorable célébrité, il semble qu'elle s'accommode d'un opportunisme pratique qui déconseille les excès du fanatisme; elle possède, ‘dés avant le xt siècle ;rasser dé négociants et de bourgeois pour ne pas aimer les révolutions. =

On ne sera donc pas surpris que, de Fez, soient partis pour les cours chrétiennes, au temps des derniers Mérinides, des ambassadeurs musulmans qui avaient, avant François J°', « laïcisé » Jeur politique internationale; et les relations des souverains marocains et de leurs rivaux avec les princes de l'Europe, pendant l'époque de la Renaissance , ne Sont pas la partie Ja moins curieuse de l'histoire étudiée par M. Cour; le livre de M. de Castries nous apporté ici dés compléments eurieux: Bou-Hassoun, après la prise de Fez par le chérif Mohammed, sétait enfui en Europe;

il traversa l'Espagne pour voir à Valladolid l'archidue Maximilien, To 7

en Flandre et de à à Augsbourg, où il fut reou par Gharles-Quint:

pereur ne lui ayant accordé que de bonnes paroles, il s'en fat à Lisbonne,

et finit par intéresser à ses projets le roi de Portugal Jean LL. Charles-

Quint s'était borné à Jui allouer, en deux fois, une somme de 1,500 livres 86,

LE MAROC AU XVI SIÈCLE. 677 chaque pas, en Afrique Mineure , un Oued-el-Kébir,« reve fleuve « qui n'est qu'un méchant torrent, ne sommes-nous pas engagés à transposer, Matte gammes qui nous sont familières, Le vo pet ces historiens ? Admettons, par conséquent, que la fureur guerrière n'absorbait pas, au xvr siècle, ras les forces du Maroc; si ce-pays a postérieurement diminué de valeur internationale, il faut chercher à cette décadence des causes qui sont nées depuis. Nous les trouverons sans “dans l'attitude de l'Espagne à l'égard! des Musulmans qu'elle 5 de son territoire, dans la prépondérance que prenaient, ÿ+ Ja cour des roiside France, les nr amet sur les préoccupations économiques, autrement dit dans de fait que l'islam africain et le christianisme, qui étaient sur le point de s'entendre à da fin du xwr' siècle, se ferment depuis l'un à l'autre et s'éloignent de plus en plus, jusqu'au jour dés nouveautés contemporaines, qui sont le principe, pour jan Fr mutuelles, d'une véritable révolution. pt

L'alliance toute politique de l'Espagne avec qques cs marocains n'a pas, en effet, duré longtemps: Philippe Ilpersécute les Morisques, qui émigrent en Afrique, en nom espagnol; après quelques mois: + De rue res mort d'ElGhaleb (1574), un de ses parents, El-Mansour, devient sultan, “qu'il a Ci sera ds et vietoire des Musulmans sur le roi 4 Jr Sébastien (bataille de Ksar-el-Kébir, 1578); lorsque plus tard, en kr un prétendant Lot ve cède Larache aux Espagnols , Serre x a A de

les marabouts se t de la dynastie saadienne, et D diese à honte. dns autre de rasage 184 Alides du T ‘4

tiples, une paix: de nr) (1580-1603); dès'sa mort, : titions recommencent, et, si les Tures d'Afrique n'avaient pas man

qué d'esprit de suite, il leur eût été facile d'intervenir parmi ces

en arbitres souverains. Leur mollesse abandonne le Maroc à son incoht-

rence chronique, Le mr ee md er des ché-

rifs alides; en 1667. le TE OU, METTibettfs Cette est préclsbment cle ob le rois fr th

contre leurs derniers sujets musulmans de la malveillance k-plus impo-

litique : toutes les villes de la côte africaine, de Tunis à Salé, reçoivent

alors leurs colonies d'« Andalous » immigrés, gens souvent riches. et in-

Struits, qui sont devenus, par intérêt autant ue par ressentiment, A

corimanditairés de la piraterie barharesque; ils ont peu à peu absér]

lès Tures, où du moins les ont réduits à un desqalee pris #1

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