‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 18 sur 151 · LA CAPITULATION DE BAYLEN · texte numérisé non relu

LA CAPITULATION DE BAYLEN

Aussi MM. Clerc et Titeux sontils d' que l'auteur responsable du désastre de A ie c'est & d'abord » Son et son imprévoyance, dant Dupont continuait sa marche en avant. Les armées espaee fon AU Pres trou l'insurgés : fallut pourtant rer {I + Age et combattre encore Em à D gui Pa ile full ile M Cr poche par . mais n'examine pas la question en détail, uns sans. nee au point de vue militaire. M. Lust pin TE lage, loin d'avoir le caractère horrible et général que a donné, ut que pan combat à générant té

aux maisons d'où l'on faisait feu sur les désordres ultérieurs Rene ne, qu'il était à a + (te U, pe ani).

Le. me. critique est intéressant. Les témoignages sont au nombre

taine, el il s’en faut qu'ils soient concordants. Quand on les près, on est forcé de constater qu'au fond ils confirment Ja L des assertions contenues — non sans de naturelles exagérations s une proclamation du « Conseil de Castille » que M. Titeux dé-

clare nue l'attention de l'historien ». De ne prendre que les ü général Dupont lui-même, on Kenarees d'assez cu- Dans son premier rapport, en 7 juin, Dupont

22250 en le dorés du combat. en di sd lc dar main e à été opérés en une heure, et Lou ent qu'on Fou piler» Dans sa déposition du 8 février 180g, il a pa! ion a pillé pendant qu'on combattait et qu'on a combattu endant deux heures: trois heures, dans sa déposition du an février 1812; dan ses mémoires enfin. “ag A à mesure que

tém deyenaient plus etrétablissaient Ja vérité, Hi ec u bte res, KA ch devant l'évidence, 11 semble. bien in 4 es me ot ts ct, qu do eo s, que Faah pr uma , que malgré les ordres donnés, officiers, mien les patrouilles, la visite des sacs line prises, les désordres ont continué plusieurs DA en urrgée sont eux-mêmes associés au rent les troupes espagnoles Red pr dub. eat Fu à pe et beaucoup moins que d'autresvilles prises au cours e Fan a rassurèrent rapidement, et tous les textes Titeux peut écrire, cette fois en toute certitude : « Le ta-

contre

battre. Îl demande un renfort à Vedel. Celui-ci, éroyant bien faire, arrive avec toute sa division, — et ce fut sa première faute. Sa marche est très lente. Parti à 5 heures du soir, il n'atteint Andojat que dans l'après-midi du lendemain, samedi 16. Gobert le remplace entre le bac de Méngibar et Baylen. 1H est tué. Dufour, qui succède à Gobert, n'est pas en forces et il craint que l'ennemi n° un mouvement tournant pour s'emparér des défilés : il rétrograde donc sur Baylen et Guarroman. D'autre part, Castaños n'a pas attaqué Andujar, et Dupont renvoie en hâte Vedel sur Baylen. Parti d'Andujar le 16 à 9 heures du soir, Vedel arrive à Baylen, avec sa division, le dimanche 17 à 8 h. 1/2 du matin. Là il apprend le départ de Dufour pour Guarroman et il est pris dé la même crainte : les défilés vont être occupés par l'ennemi. À 4 heures du soir il quitte Baylen pour Guarroman, y arrive à 10 heures 1/2 du soir. envoie Dufour à Sainte-Hélène et se rend luimême à la Caroline, où il arrive le lundi 18 au matin. Mais pendant ce témps Baylen était resté sans aucune défense, et ce fut la seconde faute de Vedel, plus grave encore que la première : le 18 au matin, les Espagnols de Reding, qui s'élaient tenus cachés derrière Mengibar, occupent Baylen sans coup SH Coupigny seconde Reding. L'armée française est maintenant coupée el AUX,

Dans la journée du 18, Dupont apprend la présence de Reding à Baylen. IE faut à tout prix qu'il FA oliRe, sans quoi il est cerné dé toutes

LA CAPITULATION DE BAYLEN. 93 parts. H se décide alors à quitter Andujar (le 18 au soir). Mais il est trop tard. Les troupes d'Andujar arrivent devant Baylen, les unes à la suite des autres, en ligne de marche, depuis 2 h. 1/2 jusqu'à 10 heures du matin le mardi 1 9, fatiguées par une longue marche, par l'étouflante chaleur et les privations. Elles ne peuvent forcerles ols à évacuer

De nouvelles attaques, entre 10 heures et midi, échouent. Dupont est blessé. Les Suisses passent à l'ennemi. Vessnidis 2 .000 hommes à peine tiennent encore autour des drapeaux, et quand à 1 heure, D ttriat capitaine Villoutreys demander une suspension d'armes à Reding, l'avant-garde de Castaños, commandée par Lapeña, accourue en hâte d'Andujar, prenait déjà. position derrière lui Cependant Vedel a.quitté la Caroline à 3 heures du matin; il revient sur ses pas puisqu'il n'a pas trouvé l'ennemi dans les défilés; il marche lentement, il fait une halte à Guarroman, il n'arrive devant Baylen qu'à 5 heures du soir. Quatorze heures pour cinq lieues, et quand le canon tonnait ! De nee rs Reding est entouré à droite par Vedel pas encore combattu, à gauche par Dupont qui s'avoue vaineu. Pt re pd qu et menacé à qui n'a pas encore combattu Si Vedel était arrivé E aarh plus tôt, — et il le pouvait, il le devait : sa troisième faute est criminelle, — il sauvait Dupont, Reding était écrasé et la bataille de Baylen était une victoire pour les armes françaises. Maintenant de sort en est jeté. En arrivant sur Je champ de bataille, Vedel commence l'attaque, il fait même quelques prisonniers : mais les Espagnols nese défendent pas, il y a suspension d'armes , et si Vedel continue son offensive, Lapeña renforcé par Jones exterminera ce qu'il reste d'hommes à: En conséquence, Dupont ordonne à Vedel de cesser Je feu. La bataille est définitivement perdue. .… La suspension d'armes n'a été consentie qu'à la condition qu'on trailerait: Castaños l'exige ainsi. Un conseil de guerre réuni par Dupont décide à l'unanimité qu'il faut sy résigner, et les généraux Chabert et Marescot se rendent auprès de Gastaños pour discuter (mercredi, 20 juil- Jet). Dans la nuit du 20 au 21, Vedel essaye de s'échapper en gagnant Sainte-Hélène, Mais déjà les Espagnols avaient eu soin d'occuper les défilés : Goupigny était à La Caroline, Vedel se trouvait cerné, lui aussi, et Dupont lui intima l'ordre de revenir, sa division devant être comprise Âa capitulation. Arrêtée en principe le 20, rédigée le à 1, celle-ci fut itivement signée à Andujar, le vendredi 22 à 4 heures du soir. | , qui était près de consentir au libre retour des Français sur Madrid, s'était ravisé, à la suite de divers incidents, et avait élevé SAVANTS. 5

exigences, Kation de Ba convention d'Andujar, Est improprement capitulation de ylen, portait que les troupes t seraient considérées comme : ais non celles de Vedel et les « autres

Frs ami duilleors ne se retrouvèrent pas, céneitesqeé qaslques

Dupont. M. Clerc: démontre qu'elle ne contient de säpalation ne ï flétrissante » (p.121), et c'est avec raison que M. This pros { #4

‘54g) contre «l'iniquité, la mauvaise foi et l'ignorance» qui si hes traité d'Andajar + honteux, infâme et éternel dei: du nom français». De même que Dupont n'a 616 battu à Baylen que a ri RE D Éd em ap ; de complicité avec les Anglais, ont retenu prisonniers les soldats dont ils avaient garanti le retour en France.

Dupont a été malheureux, M a été mal soutent par ses chefs, mal obéi par ses subordonnés; mais rien, dans aucun de sès aëtes, n'est déshonorant, ét jusqu'au dernier moment, il à su faire face, avec intelligence, courage et fermeté, à la mauvaise fortane. Une seule faute peut toiiétre prose. déve resté" trop forges AMEN Mhis toutes les accusations de Napoléon : la corruption, la âcheté, l'ineptie, la trahison, sont fausses. Pourtant Napoléon connaissait la vérité, Pourquoi a-til accablé Dupont de ses invectives ignominieuses, au point de créer de toutes pièces une légende mensongère, qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours ? ares n'est que trop nisée, as Dupont n'était pas devenu odieux à l seulement avait été vaineu. quer tous roue rés flag, à fablait un le et Napoléon sauvegardait sa gloire en livrant Dupont au mépris et k

l'indignation.

Groncrs PARISET.

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