PREMIER ARTICLE
M: Bérard à terminé le bel ouvrage dont nous analysions ici même, il ÿ a deux ans, le premier volumet). Après avoir suivi l'Ulysse d'Homère dans ses longues courses à travers la Méditerranée, jusqu'à la porte de l'Océan Atlantique, eat cette ile de Pérdjil dans laquelle il reconnaît l'ile de Cal il le ramène à Ithaque et le réinstalle dans son palais, que ne oront us les orgies des prétendants. L'o > s'achève par trois chapitres où l'auteur résume toute la doctrine de ivre et en présente les conelusions. Nous aurons à résumer el à critiquer cette doctrine; mais, avant que nous entreprenions cette tâche, il convient de donner tout au moins quelque idée du contenu des Ses livres
12 Jonrrial des Sarants, 1901, p. 539 et 619.
LE LP AM le ces longues courses es er tous sens au vents capricieux , il dégage ainsi la part RETARDS Be ar À nouveau le texte grec, quand il a des citations à faire. Pour donner une idée de ce qu'il met de relief et de vie dans ces traductions, nous ne saurions mieux faire que de transcrire la version qu'il donne de la pretmière des narrations qu'il emprunte à l'Odyssée.
Ulysse vient de quitter Troie avec ses compagnons d'armes et, pour grossir encore le butin qu'elle rapporte du siège, la bande fait une descente sur la côte de Thrace, en face de Thasos et de Samothrace :
En nt d'lion, dit Ulysse, la brise me it. Elle m'approcha d'Ismare chez 1 Kams,Là je il ne ville. Nous Rs RU TIRE les femmes et les objets de valeur en grand nombre et nous flmes la distribution en parts si égales que personne de mes équipages n'eût rien à dire, Alors j'aurais voulu que nous prissions la fuite. Mes équipages, de enfants, ne voulurent pas m'écouler, On se mit à boire, et beaucoup, et du vin pur. On rôtit sur In plage
DD es LI Le Cane D eme Pie care à pe érent Il ikones du voisi noi et plus Fate les gens de Fin eu volant leur infanterie montée, qui savait bise à pied on à cheval suivant le besoin. À l'aube, les voici w surgissent dans la plaine, comme les feuilles et les fleurs du printemps. Hélas! pauvres de nous! le mauvais vouloir de Zeus combat avec eux pour nous accabler de malheurs. Ils viennent engager la Het qu ent des croiseurs [échoués à la plage]. On en arrive aux coups de lance. Îls étaient les plus nombreux. Sans défaillance, nous ténons bon tout le matin et tant que croit la sainte lamière; mais, quand le soleil se mit à décliner vers le couchant, les Kikones l’e: ntet firent plier nos Achéens, Chacun de nos vaisseaux perdit six hommes à enémides, Les autres, nous pûmes échapper à la mort.
De là, nous reprenons la mer, contents d'échapper à la mort, mais pleurant la
perte de nos camarades,
Fidèle à la méthode qu'il a déjà appliquée dans le premier volume, l'auteur part de ce court et vif tableau pour montrer comment l'habitude de ces descentes et de ces pillages s'est perpétuée, jusqu'au commen cement du dernier siècle, dans tous les parages et sur toutes les côtes de la Méditerranée. C'est ce qui justifie le titre qu'il a donné au premier chapitre de son livre VE : La Course. Cette persistance de la piraterie, il la prouve par de nombreuses citations, très bien choisies et très topiques, empruntées à divers récits de voyageurs modernes, On y voit, hier ou avant-hier, comme il y à deux ou trois mille ans, toujours surpris par les corsaires, les quelques groupes d'habitants qui, malgré la menace éternelle des débarquements subits, ont été retenus dans le voisinage de la mer par les besoins de la pêche et du commerce; puis, quand les
agresseurs s'oublient et s'attardent dans leur œuvre d'incendie et de rapine, c'est les retours ofensifs des ds , aidés par ceux des hommes du pays qui, plus prudents, vivaient ans la Le ar contre ces attaques soudaines par la distance et la difficulté des lieux. Les mêmes scènes, no no nr sont répétées bien des fois, de siècle en siècle, depuis le détroit de Gibraltar j jusqu'aux bouches du Nil et à l'entrée des Dardanelles:- En domination romaine , les pirates ciliciens, au second siècle avant notre bre, ont semé la terreur sur toutes les côtes de la mer Égée et des mers de la Syrie. Au moyen âge, les pirates sarrasins, génois et vénitiens ont, pendant de longues années, créé dans ces parages la même insécurité. Dans les temps modernes, c'étaient les corsaires barbaresques qui menaçaient et ravageaient le littoral même de l'Italie, de la France et de l'Espagne. Quand j'ai visité pour la première fois la Grèce, en 1856, des pirates insulaires avaient reparu, dans les eaux grecques, à la faveur du trouble provoqué par la guerre de Crimée; plusieurs navires marchands avaient été attaqués et pillés dans Archipel. Quelques avisos français et anglais eurent vite raison de ces malandrins, qu'ils avaient jusque dans les criques les plus cachées et dont l'entrée plus étroite. La marine à vapeur a tué la piraterie et l'empêchera dust.
Le débarquement en Thrace est le seul incident de ce genre qui figure dans le récit des péripéties du relour d'Ulysse; mais le delta du Nestos n'était pas le seul, dans de bassin oriental de la Méditerranée, qui fût
oran écumeurs de mer, Celui du Nä, le plus riche
lé de tous, devait éveiller chez ceux-ci de bien plus vives
+ re . Bérard trouve, dans d'autres épisodes de l'Odyssée, la
inatière d'un utile supplément à cette histoire de la course, que lui a
donné l'occasion d'entreprendre la collision qui s'est produite entre Ulysse et les Kikones.
Deux du poème parlent de l Égypte en assez grand détail. Dans la Télémakhéia, c'est Ménélas qui raconte à ses hôtes le séjour qu'il dut faire en ce pays merveilleux. Mais ce n'est pas en ennemi et en pirate
que Ménélas a débarqué en te, tandis qu'Ulysse, au XIV* chant de d'Obyseia, s'attribue ce rèle, la fable qu'il débite à Eumée avant de s'être décidé à se confier au fidèle porcher ll.
Le héros fait Là un de ces contes dont la broderie est de sa fabrication, mais dont Ân trame n'est qu'un morceau de la vie quotidienne. IL est, dit-il, Crétois. Il n'a
M Odyssée, XIV, v. 199-359.
CORRESP PER Il a débuté par huit où neuf coursières autour de ete had Pres en Gt,
Les chones ae passent Là comme chez les Kikones. On dirait qu'Ulysse. ‘invente, ne fait que se souvenir. Les corsaires sans difficulté dans une des bouches du fleuve et, au premier moment, ilsiné rencontrent aucune résistance. Sans prendre aucune précaution pour assurer leur retraite, «ils se jettent sur cette, belle campagne M'Égypies ts Ja ravagent; ils enlèvent femmes et enfants; ils tuent les hornmes »; mais, dès l'aube du lendemain, des troupes arrivent de l'intérieur, Les pirates sont massacrés ou faits, prisonniers . Les 2er esclavage. Le chef de l'expédition, ayant embrassé en les genoux D ne opera ram et cr ay do par le commerce.et par l'intrigue, il trouve moyen de s'enrichir. Par le récit de Ménélas, comme par celui d'Ulysse déguisé en pi crétois, M. Bérard montre que le pote a une exaele connaissance dieu ice dé lil indique soit Prime as [ae occidentale du Nil, soitentre la Crète et le littoral du Delta, De lee distances vraies; mais ce qui fait surtout l'intérêt de ; d'est qu'il nous permet de nous représenter ce qu'était la vie, dans le Delta, alors que l'Égypte était exposée aux invasions de ces Paplats Li mer; dont est si souvent question dans ses annales au temps de ki dix-huitième et de la dix-neuvième dynastie. En regard du conte odysséen, M. Bérard place un fragment d'une inscription de Ménephtah, à Karnak. où le roi, après avoir décrit et déploré l'état du pays, donne ses HR paGUOG a officiers chargés de ln garde du rivage: Née Ales enaline LA nie, Ait à ses soubachis. Vous ne savez pas ee il est bon de faire. Personne né‘répond à l'ennemi et notre terre désolée est abandonnée aux incursions de toutes les nations... Les ennemis dévastent nos ports. Hs pénètrent dans les champs de l'Égypte. VAL DH bras du fleuve, ils y font halte et 3 demeurent des jours et des mois. Ils arrivent nombreux comme des reptiles, -sans Re Due era ei ee lcPe en drait consommer notre ruine!”
Stimülés' par ces sepidohes pr ces plaintes, les troupes préposées à la garde des côtes surent, cetle fois au moins, résister aux envahisseurs et les punir de leur audace. » Les archers de Sa Majesté, continue le narrateur oficiel, firent rage six heures durant parmi les Barbares que
1 Les Phéniciens et l'Odysée, L 1, 6) Les Phénicièns el FOdysée, tu, p. 26. p. 55-56. ;
LL 2 Er GO ar A : Son cœur se mit à courir de toute la vi pour sauver IEEE Ms Csmnle doud ve Paie hrtmg ouest f dlespt f
Le récit de Ménélas laisse la même impression, soit que le roivdé mere nent en tee
Rp: che fonte APTE RENE u sum ent DT Phniciens et [Ode “à ll, p . 46. a Obrue, IV, ve 402 : js à ot} md ZePéporo pekaivg Qpol xadvebeis.
“ FOdyssée, t. AL, p.57.
136 ue PERROT,
RE Br ee LE
+ mais je crois real des bords du Nil. Pour ar- Gus ae pour dm MN
da mie. me semble que pour arriver aux poèmes homériques.
IL. Après la coursière chez les Kikones, Ulysse reprend sa navigation #1, La violence continue d'une tempête de vent du nord l'empêche de doubler le cap Malée à la pointe méridionale du Péloponnèse et d'entrer dans la mer Adriatique, d'où il serait remonté vers Ithaque. Il fuit, pendant neuf jours, devant le Borée, qui le pousse en vue de la côte d'Afrique et, le dixième jour, il aborde au pays des Lotophages, que les anciens s'accordaient à chercher au fond du golfe de la Petite Syrte : ce serait Le orne parte du continent qui en est voisine. Le lotes dont
, Suivant la tradition, les habitants de ces terres était me var du jujubier, Si le poète conduit là son héros, c'est que cette relâche devait étre un des points que signalait avec insistance de
dont il utilise les données, Depuis l'Égypte, depuis
Pharos, Djerba était en réalité la première île qui, sur ces rivages
acvores offrit entre elle et le continent libyque un véritable abri contre “la mer sauvage». On sy arrêtait d'autant plus volontiers que l'on y trouvait en abondance l'eau douce et des provisions de bouche, des fruits délicieux, ainsi qu'un accueil bienveillant. C'est celui que rencontrent les d'Ulysse, qui font mine de déserter pour s'établir dans cette terre bénie, Aujourd'hui encore ces {nstructions nautiques , auxquelles se référa si souvent M. Bérard, vantent l'humeur très hospitalière des gens de Djerba. Le commerce primitif ne peut manquer de trouver en ete île de Djerba un important marché de ravitaillement et de transit. C'est à la côte des Syrtes qu'aboutissent en ligne directe les grandes routes continentales qui, à travers le Sahara, unissent le pays des nègres aux ports méditerranéens. Avant la fondation des colonies grecques de la Cyrénaïque et des comptoirs puniques d'Utique et de Carthage, c'était parmi
les indigènes que les Phéniciens avaient leurs commissionnaires,
1 Les Phéniciens et l'Odystée, LA, ® Les Phénieims et l'Odyssée, t U, p: 69. liv. IL : Les Lotophages et les KyHlopes.
LES PHÉNICIENS ET L'ODYSSÉE, 147 - IL. Ulysse quitte le pays des Lotophages :
« De là nous voguons au plus tôt, le cœur navré. Nous allons à la terre.des Cyclopes{, »
Le poëté ne donne aucune indication de distance, aucune orientation de marche ni de vent. M. Bérard n'est pourtant pas embarrassé pour situer cet épisode. Sans hésitation, Fr en eq ri les champs Phiégréens, auprès du rocher de basalte qui porta plus tard Cumes, la plus ancienne des colonies grecques de l'Occident, Dès le onzième ou le dixième siècle avant notre ère, les Phéniciens auraient eu là, près d'une “perse retrtee tiraient mr. navires, un
le où ils emmagasinaient les marchandises échangeaient nn bem Die tie campagnes voisines. Cette partie du poème réfléchirait l'impression que les navigateurs sémites auraient gardée des paysages étranges de celte contrée.
Pour justifier son hypothèse, M. Bérard commence par se livrer à ce jeu des étymologies et des doublets gréco-sémitiques qui a pour ui un “attrait, Nous avouons ne pas avoir été très convaineu par le rapprochement et les traductions qu'il présente à ce propos. Le terme Hypérié, « la ville haute, la ville perchée », t s'appliquer à bien d'autres cités ee Cumes et le nom d'OŒnotrie, qu'il explique par deux Fe a Eten enter ame Ge qui
nous frappe tage et nous parait rendre vraisemblable la conjecture ici exposée, c'est les rapports que M. Bérard signale entre le type des Cyclopes, entre la nature des armes dont ils se servent, d'une part, Aire la configuration des lieux, en arrière du cap Misène, et le nent dus à plutoniens qui sy prune Les Cyclopes
cônes volcaniques dont se hérisse partout, dans ce
er que travaille sans cesse et que soulève à fréquents intervalles Fort des feux souterrains et des gaz emprisonnés, Leur œil unique ét rond, c'est ces cratères éteints dont le vide est rempli par un Aaceratères dont, aujourd'hui même, après que la main des hommes a ape T'aspect de toute cette région, nous avons encore, dans l'Averne, intact, Le sourcil épais qui enveloppe ce gros œil, c'est
Me orttsdlatre, toute habillée de broussailles et de forêts, qui entoure levide du cratère, Les quortiers de roc que le Cyelope lance sur le nnet qui manquent de l'écraser, c'est les lourdes pierres que,
“dans le leurs éruptions intermittentes, projettent en tous sens ceux de ces
1 Odyrée, IX, 105-106,
SATANTS. 1e
138 GEORGES PERROT., petits volcans qui ont conservé leur activité où qui la recouvrent par Pour saisir ces analogies, il suffit de considérer deux photographies d'un plan en relief de ce district qui sont iei reproduites (il, On y voit saillir en nombre, sur la surface d'un terrain formé de rugueuses scories, ces cônes tronqués dans le sommet desquels se creuse un grand trou be rosé arriere RS pe pointant dans l'intérieur même du cratère, qui ne complète la ressemblance. C'est un tas de eendres blanches; il figure la pupille de l'œil énorme du monstre. Cet œil a son cristallin dans l'eau pure des lses qui dorment en de ces cratères. Là où une brèche soit naturelle soit artificielle a rompu la paroi du mont et laissé fuir les exux qui en remplissaient la rés on a pu dire que le mont était devenu aveugle. H avait été vidé, comme l'œi DÉS SPLIT El Le HE er Pérou il avait perdu sa clarté, celle de cette nappe limhier ls du soleil et l'ombre des vieux arbres penchés sur le gouffre.
{Ce qui vient confirmer l'hypothèse de M. Bérard, c'est la bras er pen op] à l'entrée de la baie de Baia, d'un Hot, : Nisida, qui, par sa situation et sa conformation, répond de tout point D le AL SDéiee qe fait: Uierde sieste OÙ A ai part dé parus Loire Un en dehors du ni très ni très loïn de la terre des se présente l'Île Petite! nl bois, La maria ne et de traces humaines... Elle a un port avec de bons , où l'on n'a besoin d'aucune attache; sans jeter: les ancres, sans metire/d'emarres |A iterté, on peut rester là tout à loisir. MT PA Sp AT Leo donner ant qu ne plait pas de s'en aller ou tant que les vents ne sont pas favorables ® M en Am 0 à laquelle renvoie l'auteur, Nisida réunit toutes les conditions indiquées par le poète, L'ilot est à un kilomètre environ de la côte du continent et, au fond de son port naturel, Latour eme les barques d'Ulysse, il a toujours sa fontaine : À la tête du port coule une eau pure, une source sous une grotle; jont èloux: poustent les perle" 4 Accessible seulement par un étroit goulet, le port où les marins devaient être attirés par l'opportunité de cette aiguade n'est autre chose 1 Les Phéniciens et l'Odyssée, LU, (Les Phéniciens et l'Odynée, t. Il,
p: HR fig. 11 et 12. p- 191, fig. 1.
1) Odyssée, IX, 116-119, 136-139. « Odraséé, IX, 140-140:
LES PHÉNICIENS ET L'ODYSSÉE. 139 que la cavité d'un ancien cratère, où l'onde salée a pénétré en rompant mere la conique; SR nee Muse ip vu
Nisida l e Pelite où sse laisse au met ant.
dure avec l'équipage à po navire, Ale bi rat ee dans ce que le
En la vie et des FR A 222 FL Line
ras de la mer, là où des lits de pierre ponce friable s'in dés couches de lave. Dans l'intérieur, Date he di TS eur restre, Quiconque a visité ce district se rappelle toutes ces galeries Ja main de l'homme n'a eu le plus souvent qu'à élargir et qui, à Kois à Cumes, traversent de part en part les chaines de collines. mie nn ee ni né sèment et pourtant le sol, a r par leur travail, leur prodigue l'orge, le froment, le raisin et toutes sortes de fruits, N'y at-il pas là une claire allusion à la fertilité merveilleuse des terres de ce canton, terres que forment des roches ignées qui se décomposent sous l'action des pluies ? Il pleut beaucoup dans le golfe de Naples. Je l'ai visité en automne et en hiver, au printemps et en été; je ne me souviens pas d'un séjour que j'y aie fuit sans que les nuages et les averses m'aient gêné dans mes promenades. M. Bérard retrouve la roue diCydope date Svoee dl Buile, près de la petite rade de la Gala, à V'extrémité du cap Misène. C'est la que, sans l'ombre d'une raison, les guides et les indigènes appellent vde Séjan. S'ouvrant au fond M'ane-sôtte d'enceinte"éreusée"dèns le tuf, où se dressent les pins élancés et les chênes « à la haute chevelure » dont parle Le , ellé paraît avoir plus de titres 4 être appelée a Led 61, Avec une hauteur de voûte de mi pie caverne à à cinquante-cinq mètres de profondeur. Polyphème hp HN toutes sa bis. Dans les temps primitifs, cette grotte æ dû servir d'abri aux bergers indigènes et à leurs Ts ygardaient leurs agneaux au sec, leur vin et leur laitage au frais.
a qe en terminant ce livre M. Bérard, en egtte histoire da Cyclope, de Calypso, pouvonsnoûs saisir sur le vif, en plein travail
= AA 14. er nd IX, 184-186. Les Phéni L , IX, 10114, 192135, ciens et DRE, Giga 33-36.
n'était que »le sommet d'un pic isolé, qui se dresse à l'écart des autres ts, clope du poëte, tont en prenant la forme humaine et en se at dé x mon- Tr ne là un sommet
toujours protégé par Athéna, échappe au Gyclope. IL ramène A à hospitalière son équipage dont Les FE se a Eire Nous aurons encore, avant d'exposer et de diseuter les conclusions de M. Bérard, à suivre le héros chez Aiolos et les Lestrygons, chez Kirkë et dans le Pays des morts.
Groncrs PERROT.
(La suite à un prochain cahier.)
LA COMPTABILITÉ PUBLIQUE AU XIII* ET AU XIV SIÈCLE. DEUXIÈME. &T DERNIER ARTICUE
Avoir constaté ce qui subsiste des archives de l'ancienne comptabilité publique; l'avoir classé en trois grands groupes (Gomptes des ue autres que le Trésor, Comptes du Trésor, Documents; du contrôle et archives administratives); à l'intérieur de So des de ces em SEEN avoir défini avec précision le caractère et la destination de
ièces, — tous ces travaux devaient être exécutés avant qu'il fit pocs possible d'interpréter correctement les termes techniques dont se servaient, au xur et au xtv' siècle, les comptables et les contrôleurs,
W Où IX, 1go-1. e cheréhes sur divers services publics du xrrr' 54e Fr 0 SE üu xrrr siècle, tome M in-8" n-8*, Paris, ; à re PE t I, Alphonse Perd et ls, 1904. — Voir
le premier articlé dans lé cahier de jan
"7 Ca Botrelli de Serres, Re- vier 1905, p. 25.
LA COMPTABILITÉ PUBLIQUE AU XI ET AU XIV' SIÈCLE, tal
bref de comprendre les anciens comptes. 1 va de soi, du reste; que ces mêmes travaux, et surtout la classi cation précise des pièces; sur l nce approfondie desdites pièces. Tout cela senchaine. Ses préparatoires ont conduit M. Borrelli de Serres à une explication générale de l'ancienne langue comptable, et c'est à Ja lumière de cette.explication mème qu'il a pu les mener à bien. :
Ia déjà été fait allusion dans l'article précédent à cette explication générale d'un système très singulier. Mais on ne saurait trop insister sur cette thèse capitale.
* La banque de l'Ordre du Temple, qui, pendant presque tout; le x siècle, Rat Gerra lan opéatis 8 trésorerie, était ne banque privée qui ne fonctionnait pas seulement pour de roi. Gette banquei« servait d'intermédiaire entre le roi et ses agents ou les parties prenantes ou payantes; elle l'avait pour client parmi beaucoup d'autres et dans les mêmes conditions. Pour chacun, le roi et certains de ses Dm hes par tenait ouvert un compte courant dans lequel des
se mêler aux opérations dérivant de fonctions
Le re ren ps 2
elle se chargeait d'effectuer les recettes et les dépenses royales,
SIT Bint soit en écritareet et les notait dans ses comptes, où chaque inscription en un sens avait, quant à elle, une contre-partie. Elle opérait ainsi sous sa responsabilité, à ses risques et périls, toute recette lui constituant d'autre part une dette, toute dépense lui créant un droit à remboursement! ». Lorsque les opérations de trésorerie furent retirées au Temple et confiées à un Trésor royal installé au Louvre, celui-ci se conforma à la tradition établie par le Temple, quoique la raison d'être primitive en eût disparu. Il agit, Jui aussi, comme une Len doi autonome, nullement substituée au roi, à part de l'admiroyale. Cette situation, désormais insolite, mais qui s'est néan-
ms pp jusqu'au xv' siècle est clairement attestée par des faits dans les listes de Debita du Trésor, les sommes dues au
roi etlessommes dues par le roi étaient mélangées; c'est que, pour le Trésor, «les unes et les autres n'étaient que des créances à recouvrer ». Dans cesystème les sommes qu'un bailli du roi a versées au Trésor et celles que le Trésor lui doit sont également au Passif du Trésor; les sommes payées par le Trésor à un baïlli et celles que ce bailli doit au résor sont également à l'Actif du Trésor. Bref, dans ce système conçu æupoint de vue du Trésor, non du roi, les expressions correspondantes
M Recherches, 11, p. 116.
142 CHV. LANGLOIS.
à actif et à passif ont souvent un sens inverse de celui que l'on est instinctivement porté à leur attribuer.
Dès lors le Trésor devait, comme nous l'avons vu, tenir deux comptabilités distinctes: 1° une comptabilité intérieure, pat rapport à soi, où passif et actif avaient le sens spécial qui vient d'être indiqué ; a°une comptabilité qui devait être présentée au roi, et destinée à offrir les résultats par à lui, On conçoit aisément que, tant que cette distinction n'était pas établie, les Journaux du Trésor, rédigés au point de vue de la comptabilité intérieure, étaient très difficiles à comprendre. Les formules qui s'y trouvent restaient inintelligibles où ne pouvaient manquer d'être interprétées à contresens. C'est ce qui est arrivé, en parti-
des Tours de comptes est un des les plus compliqués sont résolus, dre Rode nous das E tour forme un en deux sections caractéri-
séès par les mots Cepimui super.et Reddidims ; le Cepimus et le Reddidimus aboutissent toujours à une compensation entre des comptes courants au Trésor, sauf le eas de soulte reportée en recette ou dépense, tel comptable se trouvant par le Cepimus débité de sommes qui étaient passées par le Reddidimns à l'actif de l'autre. Cepimus super un tel, c'est: à-dire nous avons inserit au passif d'un tel (actif de notre caisse); Reddi dimus à un tel, c'est-à-dire nous avons porté à l'actif d'an tel (passif de notre caisse)... Quant au Trésor, balance égale: 1} s'agissait évidemmenti d'éviter par: ce procédé! le maniement des espèces, en y substituant un jeu d'écritures. Comparez le mécanisme du dans l'organisation de la banque contemporaine. « Les comptes de gestion des intéressés restaient à régler avec l'administration supérieure, en égard
REIN biomasse de tours , être l'objet de la part du
! L'étude attentive des tours de comptes à conduit M. de Serres à en pan 221) 29 oem remets La moitié de ces variétés commencent par : ainsi : Nous avons pris sur le roi pour rembourser à GA coréptal excédent |de:ses dépenses sur ses recettes, à tel banquier des avances faites, à tel personnage des prêts consentis au roi; nous avons pris sur le roi pour vérser tant à tel, ce qui se trouve compensé par uné somme égale à la prémière, prélévée sur
1 Recherches, Il, p. 111-235.