IL. Entre la pe et la porabase se pics ordinairement une
des parties les plus curieuses de la comédie ancienne, celle que Zie- DE ir Ge- % À. Kerte, Archwologische ic white des Theater in Alertharm, ic 11 deatschen ar-
aix, 1896, chap. nr, + chæol. Instit., VIE, p.90 etsuiv., 1893).
121 Î Le CROISET.
pr emo pi à Cléon; ME ÉERNrqS, la procession des le début du conflit. Seconde scène, Rae rad ns Mt, bousculade, bataille, terminée par une trêve et un accord; Bdélycléon est autorisé à réfuter son père. Troisième scène, Les discours. Dans les Acharniens, nous n'avions qu'un seul discours; ici, nous avons deux argumentations contradictoires; + Bdélycléon a cp TA top le chœur. Quatrième scène, l'épisode : le procès du chien satisfaction donnée à Philo-
haut avec. deux différences légères : l'épisode oveupe la quatrième De ET AN one, Den ds enrsrois: an: der contradictoire.
css déterminé, on peut dresser un tableau des autres pièces d’après la nature de cette partie qui-a pour sujet propre
Six de ses comédies ne diffèrent du type énoncé que par des détails. Ce sont : la Paix (4a1),les Oiseaux (414), Lysistrate (41 1}, les Thesmoies(A11), l'Assemblée des femmes (probablement 392), Ploutos (388). la Paix, la bataille est remplacée par la manœuvre des cordes. Dans les Oiseaux, dans les Thesmophories, n'y a point de scène préliminaire avant la bataille; de plus, dans cette dernière pièce, les e cours précèdent la bataille, qui se joint à la scène finale de la partie. Enfin, dans l'Assemblée des femmes et dans le Ploutos, il ns a point de bataille à proprement parler. Légères différences comme on le voit.
Le fait capital, c'est que huit comédies d'Aristophane, sur les onze que nous , nous offrent une scène de discours ou d'argumentation entre la parodos et la parabase, c'est-à-dire dans la première partie de la pièce.
Deux autres, les Cavaliers (424) etles Grenouilles (406), contiennent bien aussi une scène de ce genre, mais, au lieu de précéder la elle la suit immédiatement. Cela paraît tenir à certaines nécessités de Yaction. Dans les Cavaliers, l'argumentation doit avoir lieu en présence de Dèmos, car c'est lui qu'il s'agit de persuader; or le poète n'a voulu introduire le personnage de Démos que dans la seconde partie, afin de ménager ane progression d'effets dramatiques. Dans les Grenouillés, il
pt a « combat de paroles ». Ge qu'on trouve pans rs
vue Ml tas ebTautrsfs rs me 'autre Re d'attention, Ici, lun des deux adversaires ne semble part au "se fairé réfuter et berner, même lorsqu'il a raison absolument, comme le Juste et Strepsiade dans des Nuées, lou partiellement, comme | et Blepsidème dans leur HER avec la saved
croit fausse, D don défis paradérale d'ane idée Guste qui est alors présentée plaisamment comme un préjugé. Cest en somme de la Le crie rend priés ami de gageure in-
Dès lors, l'hypothèse de Zielinski, d'après laquelle scène devrait RQ gd Ge dm, = toute
Drm D ile 6 le buts Lies ien n’être ici qu'une chose secondaire. L'essentiel, a nr pee doxale.
Cette démonstration est assujettie à sn Rise régulière de partres Este dr ne lai-même xaTaxs}eUS, 5 continue i: (} CE rétb nr RU lo CD Ds PAS Gr nie 6 persos
en orme re un acteur etrelevé par RE LT e Aar RE chacune des parties qui la compose étant répétée une seconde fois symétriquément ; il y « alors ce qu'on appeler une drsbf, un éyrixarauapés, “ os pis 2 dia tré teandqrr produit
I faut reconnaître, en effet, qu'un discours ainsi conçu aurait été inopportun, sinon même impossible, au début de la pièce. Ce discours est par le coryphée, au nom du chœur, qui vient de se dé-
pr don nr ca el a 2 Go U
orme ten rentes Comment le poète aurait-il pu consentir à compromettre ou à détruire d'avance cet effet, en présentant d'abord au public son chœur non costumé? L'idée d'un prologue du chœur est contraire à la conception même d'une comédie issue du
cornos:
D'autre part, il n'est pas facile d'admettre non plus qu'une fois la pièce terminée, AS 0 Ne peut œuu à ét surtout d'un public athénien, qu'il [s RE SN es ES cases gp vraiment appropriée à la parabase, c'est donc,
FR os Rp celle qu'elle occupe aujourd'hui. Elle remplit l'enrue on compe ait pu devenir nécessaire cet entr'acte l'est devenu lui-même. Or D Dir Senna er antpaent de la comédie primitive, dont il nous reste à parler.
V. Si la comédie, comme nous l'avons admis par hypothèse, Sest constituée grâce à la fusion d'une série de scènes mimiques, d'origine péloponnésienne, et du comos dionysiaque, tel qu'il était célébré en Attique au v° siècle, les premiers poètes comi athéniens ont dû
éprouver quelque embarras à faire vivre , pendant toute la rar d'une représentation, ces deux éléments divers:
Dans la première partie de la pièces, ils étaient associés d'ordinaire, ainsi que nous venons de le voir, au moyen d'un conflit, Le chœur venait se jeter au travers du mime, troubler nee ou déranger la situation, On se querellait. L'auteur soutenait soit en diseutant, soiten se baltant, le plus souvent des deux façons successivement. Le chœur se trouvait ainsi mêlé à l'action. Mais une fois la démonstration achevée, que faire de ce chœur embarrassant ? La difliculté commençait.
Les poètes comiques d'Athènes paraissent l'avoir résolue avec cette aisance insouciante, qui était commandée par le geure lui-même. La seconde partie de la pièce se compose de scènes bouffonnes, très légèrement liées les unes aux autres, et où le chœur ne joue plus en fait qu'un rôle tout à fait effacé. Le comos est relégué au second rang, et le mime passe décidément au premier.
. Si l'on se met à la place des spectateurs athéniens, l'affirmation paraît difficile à soutenir. En fait, cette seconde partie de la pièce est généralement’ le plus riche en inventions comiques : c'est celle où il y a le plus de mouvement, le de surprises, le plus de facéties et de bons tours.
Paix dbteate Le Thesmophories, Assemblée des femmes, aps es ps ronge pepe" Je ne vois que les
éxception.
A ne vas Lacie he, b'bque coté pecods partie est moins intéressante à étudier aujourd'hui pour l'auteur d'une thèse sur la composition des comédies d' Cela se La succession des scènes n'y est plus enchainée par des lois ou des habisde il ait a de come spa loi, tout est simple et libre, tout est abandonné à la fantaisie, ou peu s’en faut. Mais précisére a ere nero , en raison de sa liberté même , un intérêt très particulier, si Ton : c'est elle qui a dû contribuer le plus à la formation de com dé se me certe Ce point de vue, d'ailleurs, ne pouvait échapper à un cril aussi avisé et aussi réfléchi que RTE D 2 vue On peut ete a or mere et que, par suite, il ne lui ait pas donné peut-être toute son importance,
L'acheminement obscur de la comédie aristophanesque, vers la comédie d'Antiphane et, au delà, vers celle de Philémon et de Ménandre, me parait se manifester de deux manières : par une tendance à la continuité de l'action et par un progrès vers l'étude des mœurs.
Dans les Acharniens, le dénouement réel précède la parabase, c'està-dire qu'il se produit au milieu de la pièce. Dikéopolis a convaincu les Acharniens; le reste est un complément d'action, très amusant à coup sûr, mais superflu, ou du moins utile seulement à la thèse politique du poète. Dans les Cavaliers, il en est autrement. Cléon n'est vaineu et mis de côté qu'à la fin. Le dénouement de l'action coïncide avec l'achèvement de la: démonstration. Toutefois, les scènes de la seconde partie se suecèdent sans être vraiment enchaînées les unes aux autres; il y a plutôt continuité accidentelle ou arbitraire que liaison intime et profonde. En 4a$ paraissent les Nuées; FRS 2 er vb er formule de composition plus sévère. Ici, les événements sont conduits par une certaine logique intérieure. Cette logique suscite les scènes de la seconde partie, dans leur ordre, et elle aboutit au dénouement, qui est à la fois le terme de l'action et celui de la démonstration. Mais voici que, dans les Guépes, dans la Paix, dans les Oiseaux, nous revenons en
LES COMÉDIES D'ARISTOPHANE. 19 arrière. L'action, dans ces trois pièces, s'achève réellement avant la fin, et les dernières
‘scènes n'en sont qu'un “tout à fait fantai.
Pn nn Ge Legs Eh ur done de LE 2 ‘ait été alors enrayée. Elle créait
) la concilier avee les habitudes du genre , et le
paru en appréeier le mérite. Toutelois,
Lysistrate, mous la voyons De nouveau, de dénouement
de l'action est reporté à la dernière scène , ou, tout au moins, à l'avant-
pièces,
2 TP ST UT biens, n£ constitué pas de GPS ED es a: 0e rune Al semble, done bien raie visé, Lerenar fs. «for.
dom be urine une
Tee an mssiieliet PRG RSR TEA même de la La on peut dire que, dans da dernière partie de sa vie, cette formule était généralement lui. Que d'ailleurs
l à noter, plus importante PS cest colle qui
tion-de la réalité à la fantaisie débordante, Ce Se re ru
vrai, paraître étranger au sujet choisi et traité par M. Mason, puisque
cestuniquement de la composition des pièces d'Aristophane qu'il a voulu
D rem sition d'une pièce n'est en quelque sorte que la mise en œuvre de son
D une comédie de mœurs ne peut pas être ‘une comédie de fantaisie
À dite mag me Lun qu do nal A, chez Aristophane, du commencement à lin de sa carrière sit eue ane ininee db al compodtion de : Mhnlinls que « ï ie {)
20 MAURICE GROISET.
.… Sans entrer ici dans de longs détails, c'est à partir de 411 surtout Sn sa ries et ses extravagances, la pièce contient une étude, ou, à tout le inoins, une ébauche d'étude, du naturel féminin et de la vie des femmes athéniennes. Déjà, sans douté, dans les Nuées, dans les Guépes, on peut noter uné représentation vive de certains types moraux, du paysan, de
‘action. ies n'ont pas la même valeur; toutefois, la première partie de la pièce est riche en scènes où la réalité aflleure, pour ainsi dire, sous une mince surface de bouffonnerie co-
possédons plus
dies données par Aristophane entre 4 11 et 405. Les Grénonilles sont une pièce de satire littéraire, où l'observation des mœurs n'avait évidemment rien à faire, Mais l'Assemblée des femmes et Le Plontos, c'est-à-dire les derde d'Aristophane qui nous aient été conservées, font une
à cette représentation des mœurs. On peut en juger par certaines parties de l'entretien tre Mriinglteje pero par les scènes du citoyen naïf et du sceptique, dans la première de ces pièces, mais re par les rôles de Chrémyle et de Blepsidème, dans la seconde, et
des scènes'qui la terminent.
PS Aa ee ra D uns mu flüënce sur la composition chez Aristophane (p. 169). Mais il semble considérer surtout ce changement comme un signe de décadence, et il l'attribue soit à la vieillesse du poète, soit au déclin d'un art usé. On comprendrait mal, sil en était ainsi, qu'il ne se fûL pas produit également dans les dernières pièces des prédécesseurs d'Aristophane. Ne serait-il pas plus juste d'y voir une transformation nécessaire et la manifestation encore indécise L'on ee -xs
VI. Den ur lies teint pif vu mens, pen. ee CP Cr Cat Sera mere ar principal personnage, M. Mazon a étudié les exodes des pièces subsistantes avec la même attention que les parties plus importantes qui les PRES INR Ales REUTERS Mobrebmeuthan ee qui semblait y prêter peu.
{Gomime à Le remarque (p. ere l'exode d'une comédie grecque est presque toujours un coms. [1 entend par là un défilé du chœur qui
rôle nan més denetnesss Dnités
porte l'empreinte de son caractère et se ressent de son origine. Mens ar co Qué intéresse à lasie in Pat … de
“exécutée par son ordre à Saint-Pierre-de-Rome; La figure est noble et régulière, les yeux très grands, d'expression forte et juvénile; il y a, dit- Fin do a tirs See Solar ressemblants.
Il a eu l'esprit d'entreprise et l'impétuosité qu'on devait s'attendre à ren- D LE DNA EN A ATEN À élevé an milieu des guerres féodales.
Ses études, qui l'ont rendu célèbre, n'ont rien. changé à son caractère. D'ailleurs, ‘ile convient pas d'en\exagérer l'importance, et l'on ne paraît pas s'être trompé en jugeant ses éerits avec quelque sévérité; dans son
sées : «ces œuvres de jeunesse d'Innocent HE n'annoncent en rien le génie politique et la hauteur d'esprit d'un des plus grands papes du
er Mr en lui bien autre chose qu'un moraliste ou un scolastique. À peine élu, il se sentit à la hauteur de sa tâche, et, dans le sermon qu'il prononça le jour de son sacre, on trouve Hem énoncée e doctrine de la suprématie théocratique, familière aux chefs de l'É Sans doute, on aurait tort de croire que cette manière de comprendre le rôle de souverain ife soit particulière à Innocent A; il n'a pas été le premier à la mission ‘divine du pape dans ces termes superbes : « Nous sommes établis par Dieu au-dessus des peuples et des
royaumes = «L'église romaine est ls mère et la maîtresse de toutes des églises de l'univers. » Ces affirmations ñe sont pas plus de lui que
INNOCENT WI ET L'ITALIE. 2 d'un autre; Grégoire VIL, Urbain EE en auraient dit autant; si fortes qu'elles soient, les formules par lesquelles les papes affirment leur puis- 2002 re eq ri on.
2 oem prend de pouvoir, dans les traditions de ses prédécesseurs. one de où trees: lenicent I dustinient mas) la plus haute idée, mais autant et plus qu'aucun autre il a été gêné dans son action par son origine même et par sa situation de souverain tem- A EE
s lequel M. Luchaire nous fait assister aux troubles de la Ville Éternelle, aux luttes violentes soutenues par la commune de Rome contre ses voisines, Viterbe en tête. Tantôt ce sont les Orsini ‘qu'on-voibaux prises, dans Rome, avec les Seotti, la famille maternelle M Shinttcut ions bts! da pape, Richard de Segni, quivélève, avec l'argent d'Innocent, ce donjon célèbre encore de nos jours par le nom de leur famille, Tor de'Conti, « citadelle formidable, dit M, Luchaire, faite de trois énormes blocs superposés. On la voit encore, mais bien déchue, réduite au tiers de sa hauteur, masse rou-
et informe, percée de et de fenêtres étroites Spa Lions ide ras fier d'ouvriers» Le chef suprême de l'Église, membre d'une des familles qui, à Rome, se disputaient le pouvoir, est mêlé, bon gré mal gré, à ces luttes à la fois violentés et mesquines qui mettaient aux prises les nobles romains; il rester le maître, et l'on doit reconnaitre que dans cette ville ;
2 terre la raison les re pu ne de res,
memes du mots rain Li comme à Rome, Innocent HE est, en plus d'une circonstance, pro- … priétaire féodal et souverain temporel. Au sud de Rome, autour du - mont Albain et des monts des Volsques, il est, en somme, le maître par . ses!parents et ses serviteurs. Au nord, les difficultés sont plus grandes, “surtout à Orvieto et à Viterbe, ces orgueilleuses cités dont la déchéance encore d'entrevoir un passé de turbulente/indépendance.
Vtalie centrale, les ions combpliquent de cp rue eee dela gen autorité temporelle. C'est ‘surtout comme ennemis du pouvoir pontifieal,