LES ‘ORIGINES DE LA GUERRE DE SEPT ANS
La diplomatie de la duchesse de Parme, active et bien servie, avait su ainsi grouper el se procurer, à Versailles et à Vienne, les alliés nécessaires. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était l'initiative hardie et les victoires de Frédéric Il, la défaite des armées de son père, le plus grand roi de l'Europe, par celles d'un prince allemand, nouveau venu dans le monde des royautés. Tous les efforts des hommes d'État qui avaient encouragé ses espérances et flatté ses ambitions furent employés, un de 1757, à la consoler, à lui adoucir cette cruelle déception, à lui trouver des compénsations. « L'Infante se désespère, écrivait de Bernis à Choiseul, mais il vaut mieux sauver le royaume que de courir après des chimères » (7 avril 1758). « Et si son père est ruiné, que deviendra-t-elleW2» La princesse revint à Versailles au début de 1759 tenter de nouveaux efforts, « voulant cacher encore qu'elle désespérait de tout ». Elle y mourut à la peine vers la fin de l'année,
Par malheur, ce n'était pas à elle seule qu'elle avait fait tort par son ambition, mais au royaume, Lé renversement des alliances et la guerre continentale, en Allemagne, contre Frédéric IL avaient été en grande
ie son œuvre, une œuvre qui décida des destinées de la France en au xvin siècle.
Éurus BOURGEOIS.