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par son petit-fils ni de vastes aperçus re riques imprévues, mais on y trouvera autobiographie d'un
true éminent, qui à été en relation avec les personnages les plus illustres de son temps, et qui. en servant des régimes divers, a su remplir les devoirs de ses fonctions avec correction, indépendance et dignité. S'il fut préfet sous l'Empire, Ja première Restauration etla monarchie de Juillet, c'était T'État sous des personnifications différentes, auquel il se dévouait. Au duc de Fitz-James, qui lui repro-
chait d'avoir, en parlant du comte d'Artois, donné à. Napaléon de fie litre d'Empereur, il répondait : » Il n'y a jamais eu de laquais dans ma famille, et par conséquent je n'ai pu être celui de M. Bonaparte. » Et de comte d'Artois lui donna raison, Le drapeau. pro Re Elan muis c'était toujours le drapeau de la France.
\ Rambatean débuta. dans sa carrière par les fonctions de thambellan de TEm , qu'il obtint en 1809, à l'âge de 28 ans, par l'influence de son eaur-père, le comte de Narbonne, dont il dyait épousé da file l'année précédente. En sa qualité de chambellan, il ‘put voir Napoléon de près et recueillir le souvenir de quelques-uns de ses gestes et de ses paroles; il était de service la nuit de la naissance du roi de Rome, et c'est une scène curieuse que celle où les grands personnages de la cour, accablés par le sommeil et s'étant couchés sur le tapis du salon qui précédait la chambre de 'Impératrice, furent réveillés tout à coup pard'Ëmpereur, ouvrant la porte de la chambre et s'écriant d'une voix de triomphe : « Deux cents ‘coups de canon!» Rambuteau fut chargé. d'aller annoncer l'heureuse nouvelle au roi de Westphalie, dont la cour présentait un aspect de faste inôuï, aux frais du peuple conquis. Sur la cour des Tuileries les mémoires et les documents mis au jour de notre temps ne laissent presque rien à révéler; le caractère de Napoléon a été l'objet d'études nombreuses, et si Rambuteau nous le montre dans un bal masqué déguisé en nègre et sonnant d'une espèce de trompe, il Le dépeint dans sa vie ordinaire comme l'ont dépeint ses devanciers, autoritaire, absolu
LE COMTE DE RAMBUTEAU. 215 dans ses propos, se livrant à.des accès de colère terribles, maisisachant récompenser avec tact ceux qu'il vent remercier d'un service rendu. Où son chambellan l'admire le plus, c'est au Conseil d'État dont l'Empereur M ar can ana grands, rt 2 calme
relatif, souvent avec une imposante grandeur, exprimant ses idées dominantes avec précision, exaltant l'égalité qu préfère à la iberté, af APS AE TP it ces séances, où
LR PCR SV Rambuteau s'initie à la pratique de. batnslroinienniise less aps cent les fonctions de préfet, qui lui furent confiées en, mars 1813: On l'envoya dans le Valais, alors le département du Simplon, au milieu de circonstances particulièrement difliciles. La République. valaisane avait été récemment réunie à l'Empire, et les patriotes désiraient recouvrer leur indépendance, Le nouveau préfet n'épargna rien pour les faire renoncer à leurs desseins ; il avait toutes les qualités d'un administrateur éclairé, ferme et conciliant; il s'occupe des questions d'hygiène comme des, voies de communication; lil visite toutes les communes, méme les insoumises, de son département montagneux , tâche doublement difle, car, outre les difficultés des chemins, il lui faut subir les exigences de Thospitalité valsisane, vins d'honneur dans tous les villages, repas prolongés où une fois on lui servit jusqu'a 51 plats de viande. Mais ses eHorts, auxquels s'associait la bonne grâce de M°* de Rambuteau, devaient rester stériles; les désastres de nos armées, les succès des alliés, eurent a at D 1 A re à Pile lioptiah Conrnpeiiee l'Empire devint intenable.
liéilanttiontons ivtetsaltes pos seura les Laicsianceires 1e doux niers, des gendarmes français; la route par le lac de Genève n'était sûre. Restait pour regagner la ane de tal de Bairie atome de Ce monix. Rambuteau n'hésita pas à prendre ce chemin; à la fin de décembre 1813, Sex des sentiers de mulets, où la neige atteignait jusqu'à 18 pieds de hauteur, il conduisit en trois jours sa petité troupe! de 8b0ihommes jusqu'à. Sallanches. En France, de désarroi était général; le Ministère de l'intérieur ne transmettait plos d'ordres : «Je m'attendais, dit Rambuteau, à trouver la France hérissée de baïonnettes, et je trouvais des préfets bouclant leurs malles! x Pour lui, s5l boucla de nonveau sa malle, ce fut pour aller prendre possession du nouveau poste qui était assigné à son dévouement, la préfecture de la Loire. Sa principale tâche fut d'y organiser la défense. Sonactivité fut absorbée par le recrutement des hommes, les acquisitions de chevaux, les réquisitions de vivres, l'organisation des gardes nationales. Mais il est dés