‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 46 sur 151 · E. BABELON · texte numérisé non relu

E. BABELON

Saint-André-lès-Avignon, dans les premières années du xv siècle, Reconnu coupable d'avoir fabriqué des monnaies trop légères, il fut sétcdoi Le iplouibtoust ob Mis iarsoh rotin are faire ph intégrer dans son office, il demeura garde, essayeur et tailleur à la monnaie de Villefranche, dé 1407 à 125 Dre à es "époques à La Rochelle, il refusa ce dernier f

. Citons encore Robin le itsilotmde la. monnaie d'Angers, dbiofa65 sil de faux écus, de avec Guillaume Bourg-e-Due. de fut. découverte; mais. les. deux. coupables Pate Er Is furent , ORNE MNT Ur bannissement

Voilà Pre pr sarttéromtfe rer 58 listes de M. Rondot; s'ils sont intéressants à des titres divers, on conviendra que l'histoire de l'art y trouve: médiocrement son compte. Lors- LE pre ere Lg armee dr re que le type monétaire s'enrichit d'ornements, puis se surchargead'en- LA ER PRE 8 AN TR EP D, PERTE red

et graver Jes:ouins difficiles dont on ler envoyait, de Paris, les modèles ou les patrons. L'unité et l'uniformnité nécessaires de Ja monnaie dans tout de ro é risquaient d'être compromises et l'industrie des faussaires facilitée; Les marques d'ateliers, les points sécrets et autres moyens decontrèle des émissions n'étaient que des palliatifs insaflisants pour cés grayés inconvénients. On trouva un remède plus eMicsce dans divers . D'abord on fit comme sous l'empire romain :.on envoya de

is directement des fes tout. gravés: mare «+ aux ateliers

de hit de escontsgensepe cousigde dett leeépiito dé

D ne ce rer ere A les avaient exécutés ; citons, avec quelques-uns les es 5

«En 1346, des fers du royal d'or Pret envoyés à Angers. Des fers du d'or furent livrés en 360 à Montpellier, à Poitiers et à Troyes. Les ateliers de Chalon st de Dijon reçurent en 1383 des fers de l'éca d'or de Charles VEU). : . » Plus tard ces envois de fers se multiplient et deviennent la règle. '

On s'arrange aussi pour que les monnaies: qui présentaient .dés difficultés spéciales dé gravure et devenaient de véritables œuvres d'art ne fussent frappées que dans l'atelier de Paris et. dans an petit nombre

#3 Rondot, p. 27: voir aussi Myseralle, 1 1; p. 583.

LES MÉDAILLEURS FRANÇAIS. 239 pe an Edo et 7 Le on de rocédé de gulier de prime abord, mais fort ingénieu ment à la découverte des caractères mobi grande monnaie ou d'une médaille monétiforme fut composé par le groupement de poinçons gravés: séparément et nerreprésentant, or 7 l'image monétaires 4 0 0

On gravait autrefois, dit Rondot, bte a a ro nor ba rm qe Tr ma de figures. Le

ferait corne au moyen de ces a US prde Pier cu her HT Frs Re) tres on

Ji y avait même, des poinçons Le mot de Ja 1 de Emo laire, rod ras mains avaient déjà connu ce procédé. Dacanton,

Louise médailles monétiformes des règnes de. Couta VIe etde

Je Des A8 tt pus qu fie su pa conan des erreurs, en dépit du contrôle des généraux, maîtres et des épreuves que l'on exigeait des tailleurs; il est aisé de se rendre compte, par l'examen attentil d'un médaïllier, que les juges des expériences usaient à ce ODA ed Mean rique ra AAA AE Appom, Au

ie, mais mi n'est pas inutile de nes

CR RE A D M 2 réputé

van habits il s'appelait Nicolas Jepson, né à Sommevoire (Haute.

ER une, tradition qu'un, sayant critique contemporain,

Lalande dau révoquée en doute, le Roi lui aurait

eine tie D y pl tr verte de Gutenberg et juger du, parti qu'on en pourrait tirer

de vue de, la gravure, des coins monétaires. On lit, en effet, qu

manuscrit du xv' siècle :

Le: d'oetab: 458 dedit: s' Ro: XI entendu que messire ‘A jour re 1458, gl } ayant ap mi Eu Je lailles de caractères, de oiPaPe avoit mis en lumière l'inxention de

mandé aux généraulx de ses monn pere penonnes bien entendues à

240 E —— forme et mannière de fadiete invention, entendre, concevoir et apprendre l'art . À quoi fe y ei pa Nicolas Jenson feus ça enlreprins tant nt de parvenir à l'intelligence dudit art et exécution Sa re dont premier a fait debvoir dudit art d'impression audit

: Nous manquons de détails sur eette curieuse DS TR fers Nicolas Jenson à Mayence, et, si elle eut lieu, nous ne savons ce qu'il en adyint. Elle ne paraît pas avoir eu de résultat pratique, car, pour une cause inconnue, Jenson quitta de nouveau la France pour aller s'établir à Venise où on le trouve installé en 1470 comme graveur et fondeur de caractères pour l'imprimerie, ce qui lui valut d'être ‘erêé Mr jeu L2 ar le Sixte IV.

Lanexpiditien de Charles VII et de Louis XII en Italie devaient , Sinon une amélioration dans la technique des monnaies françaises, du'môins x changement essentiel dans leur type et leur aspect général. Tout le monde sait que les premières monnaies françaises qui ont sur Tune de leurs faces la tête du Roi ne remontent qu'à Louis XII : ces testons français, comme on les appela, furent frappés en imitation de ceux que Louis XIL avait dà, à partir de 1465, faire exécuter comme seigneur d'Asti en Piémont, puis comme duc de Milan. En 1513, il ordonna que la monnaie d'argent en France portât aussi son { mais on né frappa des testons que dans les trois ateliers de Paris, de Tours et de Lyon. Les difficultés de l'exécution du profil royal, l'obligation d'en faire un portrait et même une véritable œuvre d'art amenèrent François [* à confier la gravure de ses coins monétaires à un artiste italien ‘célèbre comme médailleur et graveur de gemmes, Matteo dal Nassaro, de Vérone, qui vint s'installer à Paris. Par là se rencontraient réunis dans le même artiste le modeleur de médailles à portraits et le graveur des effigies royales de la monnaie. Jusqu'ici, en effet, nous n'avons guère parlé que des tailleurs des fers monétaires; J'art dé là médaille commémorative, de la médaille qui n'est point une monnaie, bien que monétiforme, était passé en France par des vicissitades tout autres que celles que nous venons d'exposer :ilest nécessaire que nous revenions un peu en arrière par rapport à ce nouveau point dé vué.

IL. Nous ne ferons pas porter nos observations sur les médailles . d'origine italienne, que possédait le due de Berry, frère du roi Charles V, ni sur Ja médaille exécutée par Michelet Saulmon, son peintre, qui ne

# Rondot, op. cit. ; p. 153.

LES MÉDAILLEURS FRANÇAIS. ut

tait rien moins que le portrait du prince lui-même. Michelet Saulmon, qui, qualifié de peintre, exécuta sans doute des miniatures pour le duc de Bérry, peut, en même temps, être salué du titre de premier médail- Jeur français, de même que le peintre et sculpteur Vittore. Pisano est le médailleur italien connu; mais le x joyau d'or rond » sur lequel Saulmon figura en haut relief «un demi ymage fait à la semblance de Monseigneur » ne nous est pas parvenu. Nous pouvons seulement affirmer que cette méduille n'était, comme les médailles era ü servirent de modèle, qu'un travail d'orfévrerie au aux bractéates allemandes ou aux bulles d'or et d'argent és certains documents de chancellerie (0. Outre cette technique spéciale, à l'emboatissage, qui fait que ces « joyaux d'or ronds « rentrent à peine dans l'art de lnnédaile, il importe d'observer que le grand mouvement artistique dont le rai Charles V et ses frères furent les étonnants périt avec eux: La folie du roi Charles VI et la funeste bataille d'Axineourt, le 5 octobre 1415, où tomba, comme le dit tragiquement Froissart, la fleur de la chevalerie, marquent un point d'arrêt dans l'essor et le tde la française sur métal et sur fines.

mr Roque 0 s VII fit frapper en 1451 pra rare suivantes, pour commémorer le souvenir de l'expulsion définitive des Anglais et avec lesquelles M. Mazerolle ouvre son Recueil, ne sont en quoi que ce soit la continuation des médailles du duc de Berry; elles ne leur ressemblent en rien ni comme inspiration, ni comme aspect, ni comine technique. Au prémier coup d'œil, on se rend compte que la tradition a été interrompue. Tandis Der gt be dd riourte nr relief exécutés par le procédé du repoussé embouti, les secondes sont au contraire de grandes pièces platés et épaisses qui ont tout à fait l'aspect de monnaies agrandies; elles ont été frappées, comme les monnaies, à l'aide de-coins gravés dans les ateliers monétaires par les tailleurs des fers des monnaies. Le procédé auquel eurent recours les artistes inconnus qui les exéeutèrent est celui des poinçons partiels dont les empreintes enfoncées dans acier formaient par leur ensemble un coin complet. H importe d'insister sur ce point : fleurons, banderoles, lettres ou groupes de lettres, croix, couronnes, écussons, branches de feuillage furent produits par autant de petites matrices imprimées en creux J'une après l'autre l'acier à = rai à “Er de méresn, à lu place qu'elles devaient occuper

1 Nous consacrons une étude ES à ces curieuses médailles, dans la Reone de l'art ancien et moderne.

SAYANTS, 32

pneus métros,

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