TROISIÈME ET DERNIER ARTICLE UU
Voici comment M. Bérard , au début de son douzième livre, expose le sujet : s m % —
À In Gin de ce long voyage sur les traces du héros, après cette explication de ‘chacune des Aventures ; il it maintenant chercher à comprendre — ou tout au
1! Victor Bérard. Les Phéniciens et Voir les premiers articles dans les Odyssée, à vol, in-8*, Paris, Librairie numéros fars et d'avril 1905, Armand Colin, 1902 et 1904, t. IL =" ‘pe 130 et 177.
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Du ia Téunié trloubiéfique nou dr dlariascidee: HAbie dé M. Bérard, le caractère hypothétique de toute sa doctrine, ce caractère
lil a tenu à marquer dès le, début par une juste'et pe sara Ste sattee nous prions le lecteur de ne pas oublier or gr générale sous Inquelle il présente ses théories. b vivra; ant
L La première question À traiter es celle: dés sure; IGostvia question capitale. Tout l'ouvrage n'a été écrit que pour faire partager la conviction à laquelle M. Bérard est arrivé sur la nature de ses sources et, presque à chaque page de notre-compte rendu, nous avons eu l'occasion de montrer quelle vraisemblance présente la solution du ème posé par M. Bérard, en de “+ Le - est Me Cette idée, voici comment il la formule : +
À l'origine de tout, il y eut un Ress où an ents de plusieurs périples. rend par là des Le ste te mer, ‘de et de pass, sites par des navigateurs pour les besoins de la navigation, avec Pr pa Fi les visions, les termes et les idiotismes des gens de mer. L'existence de ce périple originel nous est poire , je crois, tant par le fond même et la matière des récits odysséens:que par leur texte, formule et expressions.
Sur le fond, M, Bérard n'a pas d'hésitation. Après avoir examiné toutes les Aventures, il croit pouvoir affirmer qu'elles ne contiennent
pas de descriptions imaginaires ni même, chacun de leurs paysages, de détails purement fantaisistes, (
LES PHÉNICIENS-ED/L'ODYSSÉE. 247 dpi no ne parus A, ee mis dre ir, nos cartes EAST avec l'aide des fnstractions mes et des , nous Fr res l'exactitude minatiense et la véracit : de toutes LomeoerTPnR dit, aussi bien que la Tama, ses Send A dm, I de eee
| et cet un point sur lequel 1 insiste avec raison, Maude sorit pas dessinés à la mode-des géographes terriens. 18 trahissent la Fr pa a la vision même qu'ils supposent des réalités. Dans tous les épisodes de l'Odyssée, un retrouve cie différence fondementale entre les « vues de côtes », telles que les aperçoivent les Instracneo erreur et les RE ES és tien géogra * nomen: et tières.
En RE ces portraits, elles s'expliquent par l'origine même de la donnée. C'est ce dont M. Bérard rappelle un curieux exemple : il a expliqué comment, dans le détroit d'Ithaque, un ilot rocheux, celui que de poète appelle Astéris, s'est confondu, pour lœil.des marins, avec l'ile voisine dont il couvre les Ports-Jumeaux. Tout cela n'a plus été que les éléments inséparables d'un même mouil-
lage, Bien ‘comme termes de comparaison , plusieurs citations des périples de , d'Hannon et d'Aviénus justifient ces assertions; que confirment d' ; d'un bout à l'autre de l'Odyssée, la manière dont
est présentée la nomenclature des lieux et certains idiotismes de tournure. Les marins emploient une autre langue que les « terriens » ils ne remarquent et ne décrivent pa Les aie Can réot Retot .Ces. res, on a essayé de les expliquer par l'hypothèse, aujourd'hui d'ailleurs, à peu près abandonnée, d'un Homère-Ulysse qui se serait inspiré des souvenirs de ses propres navigations ; mais c'est à la façon des périples et des périples seuls que le poème-est à la fois exact dans! son ensemble et inexact certains détails. Un témoin oculaire, décrivant ce qu'il a vu lui-même, n'aurait pas commis certaines méprises. Il yla d'ailleurs, à cette hypothèse, une objection bien autrement décisive. C'est que le poème est l'œuvre d'un Hellène, tandis que le périple est celle d'un ou de plusieurs navigateurs phéniciens. w dus pécine ges n'enpliquernit a) l'ensemble si le détail tion, ni certains termes techniques, ni certains noms ll. Es parages odysséens que jamais les Hellènes n'ont connus, des que jamuis ils n'ont fréquentés, les parages des Laistrygons, la côte dé de Péréjl: jamais leurs É g ne sé donnèrent la péine de décrire minutieusement ces rivages que leurs flottes ne longeaient pas. Dans la
des. à. nduit l'Odyssée, le site décrit par 1 Er ra Be aie à mp es probe! (où mt date Rs G
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he ur 9à Des Eee 10 Re TE eer serie différents, ns à des s contraires. 24 site Ent) toûjours à des
Les doublets signalés rit ét saiconreor “d'ailleurs à démonté tration. ET RSS NET il ÿ en a qui ne peuvent guère être contestés et où le nom grec d'un site est ou l'exacte Paducticer ou l'alération visible, parune sorte de calembour, d'an terme sémitique/flly a aussi la langue même: duNostos, où l'on distingue des tournures, des idiotismes qui ne s'expliquent pas par le grec ; 'autéur rappelle plusieurs de ces façons de parler. Le Nostos x même conservé Eve “mots dont les Hellènes semblent A ARCS A Ta sait
avec le sens de cruche, est une transcription TR EU les Hellènes ne l'employèrent que: ur déigie Con espèce de
Le Nostos peut même nous rendre quelques mots sémitiques dat k te poète paraît avoir ignoré la signification: Molu n'a jamais rien voulu dire aux oreilles des Hellènes et le poète nous prévient que ce n'est pas un terme de la langue des hommes; les dieux seuls le connaissent ?, Or lÉcriture donne Je nom dem. Lou. À à une plante des sables, Re “ être celle que Hermès arrache sur la grève voisine du palais de
pour la donner comme talisman à Ulysse. Voici un exemple des transcription dittérale de texte à texte,
Enfin ü y a une dernière raison, vraiment décisive, Dans le siècle où l'Odyssée, sauf à s'enrichir encore de quelques additions postérieures , a pris la forme sous laquelle nous l'avons reçue, les marins de cette Tonie où a fleuri la poésie épique n'avaient pas encore dirigé vers l'Occident la proue de leurs navires et franchi l'Adriatique. L'horizon nautique des Grecs ne dépassait pas le eanal d'fthaque. Au Au del, c'était l'inconnu, an monde abseur où leurs yeux ne distinguaient plus rien. Ce n'est done pas des périples grees qui ont pu fournir au poète l'esquisse du Nostos et on s'explique aisément que, n'ayant aucune idée des situations relatives
(2 L4d Phéniciens et l'Odyssée, LA, fe. 55810 Odrute, X; 305.
ni des distances, il ait promené Ulysse d'un bout à l'autre de la Méditerranée, des côtes d'Afrique à celles d'Italie,