H, D'ARBOIS DE JUBAINVILLE
par exemple il ÿ a un meurtre à venger, soit pour défendre si la famille dont elles font partie est elle-même attaquée. Mais elles peuvent. per au service de guerre en abandonnant aux parents collatéraux da moitié de la suceession!il, C'est la concession de cette alternative qui, en ce qui concerne jes, femmes, constitue vraisemblablement la loi d'Adamnän. Les femmes ont de gré ou de force consenti à céder moitié de leur fortune, et grâce à ce sacrifice, elles ont'été déchargées du serride guerre. x À bd ie
x lei nous ne sommes pas sorti du domaine des faits historiquedin inihn. Mis la ner lus leur lé-
: Adamnän n'a pas ppé à cette loï. Ainsi, dans le
Donegal, on lit qu'à certain jour, étant allé méditer dans l'église l'abbaye d'lova, Adamnän n'en sortait pas; au bout de trois jours et trois nuits, il y était encore en prières; des moines allèrent regarder par le trou de la serrure et virent leur abbé tenant sur ses genoux un petit enfant; cet enfant jetait autour de lui une lumière si éclatante qu'ils Lula ét né purent continuer à le regarder; c'était Jésus-
ist).
Le texte inédit que vient de publier M. Kuno Meyer et qui est fort intéressant pour Thistoire de l'hagiographie irlandaise nous offre plus d'un miracle. En voici un :
La femme qui, dans le martyrologe d'Oengus, a le sein percé par une faucille est tuée dans le Cäin Adamndin. Sa tête est séparée du et sur ce corps on voit un enfant à la mamelle; un flot de sang cr sur une de ses joues, un Mot de lait sur l'autre, Du haut des épaules de son fils, la mère d'Adamnän, que ce pieux fils portait, vit ee pitoyable spectacle. « Pourquoi, dit-elle, ne me descends-tu pas à terre pour allaiter cet enfant? Mais il y a bien longtemps que mes mamelles sont desséchées, » — Son fils, né en 6240), avait quarante-neuf ans; elle. méme devait approcher de soixante-dix. — « Pourquoi ne donnes-tu pas la preuve que tu es un clere en essayant de voir si, à cause de toi, le Seigneur ne ressuscitera pas ce pauvre corps.» Obéissant à sa mère, Adamnân ajusta la tête sur le cou de la morte; du bâton sur lequel il s'appuyait il fit le signe dela croix sur la poitrine du cadavre; aussitôt, pleine de vie, la femme se leva et, interrogée par Adamnân, elle répondit.
La vie de saint Gildas par un moine de Ruis contient le récit d'un mi-
1 Anéfent Lars of Iréluul, à IV, a James Henthorn Todd et William p- 40, L 13417. eeves, p. 254.
0 The Martyrology of Donegal, édité F7 Chranicon Scotoram, p: 78.
LA: LOL D'ADAMNAN. ! 305
racle-semblable, Trifine, fille-de Wéroc; comte de Vannes, avait été déitée par Conomerus , son mari. Gildas; après une prière à Dieu, mit en contact da tête et le ny Trifine, puis lui donna l'ordre de se lever sur ses pieds, ce qu'elle fit inimédiatement; ‘elle était -ressuscitée. Entre les deux récits il n'y a qu'une différence importante. Avant de revenirà Ja: vie; la morte ressucitée par Adamnän subissait les tourments de l'enfer; Trifine, au contraire, emportée par les anges, allait au ciel se joindre au chœur des martyrs, quand, Gildas la fit redescendre sur terre), CAT PAR TETE
L'auteur du-Cüin Adamndin s'est-il inspiré de la vie dessaint Gildas, où la réciproque est-elle: vraie? La seconde alternative peut, seuleêtre pas s'ilest établi que la vie de saint Gildas date-du x siècle etque
Adamndin est antérieur de deux cents ans! 104 0
Voiei un-autre miracle rapporté parle Cdin Adamnäin, Ayant attendu seize mois avant d'exécuter sa promesse de faire décider en faveur des fermes d'Irlande l'affranchissement du service de guerre, Adimnän dut rester tout ce temps sans boire ni manger, Pendant huit mois sa mère le tint enchaîné avec une piérre dans la, bonche; pendant huit autres mois, il démeura enfermé dans un coffre de, Lisnvil où des vers lui mangèrent Ja langue jusqu'à la racine).
Quand le Céin Adamnäin fut écrit, les : temps où d'abhé. d'y étaitan vié remontaient assez loin: pour faire sortir sa vénérable personne du domaine: sérieux de l'histoire et pour da faire entrer dans 1e domaine fantaisiste de la légende ou ; si l'on veut, du roman 4 0 0
Adaminän mourut en 704Le Gin: Adamnäin, 1eeGrinndail conservé par deux manuscrits, l'un du xvsièele, l'autre du xvn',-offre diverses particularités orthographiques qui permettent de faire remonter aux sibele la rédaelion primitive. L'auteur, probablement un moine-de l'abbaye d'Lova: en Écosse, écrivait environ: un sièele et demi après là mort heu et SEE évidemment su mal Vhistoire de Virlande.
On:ne peut ons cé au Sr 2 la peinture qu'il fait. dt par ar Jandaises avant l'année 693 de notresère : les femmes allaient au combat enportant d'un côté le sac aux provisions, de fautre leur enfantsen mêmestemps elles avaient sur le dos une perche longue destrente pieds etterminée par-une tige de fer recourbe à l'aide.de laquelle si 105
, 1 Vita Gale auctore monacho Rutensi, res XI, voir p. 98, 90 at ln meilleure édition est celle qu'a Brax, Copnomierus ! ët suite" donnée Mommsen, Monamentt Gor- P- XIV.
mania historica, Monnmentorum anti- 2 Céin A dammdin op: 63848 12-15, SAVANTS, io