PREMIER. ARTICLE
L'Académie des Sciences de Berlin a donné naguère une édition monumentale des œuvres de Frédérie IL. L'Académie des Scienees de Saint- Pétersbourg se devait à si nr et devait à la mémoire de Catherine IE un monument anal
La fameuse détrainos n'était pas moins possédée de la manie d'écrire que son royal confrère, et si elle n'avait pas joué dans l'histoire politique un rôle si considérable, elle occuperait encore une place très honorable dans la littérature russe et même dans la littérature française: Les œuvres de Catherine ont été publiées à diverses reprises en
O Cüin Adamnäin, pu 16-10, 58 a8.
L'OEUVRE LITTÉRAIRE DE CATHERINE 11. 309 Russie, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande ;en France, et je ne puis mieux faire que de renvoyer le lecteur aux indications bibliographiques fournies par M. Waliszewski dans cette copieuse et pittoresque biographie de Catherine HE qu'il a HiEue Nana WA den are Le Roman d'une impératriee We nn à Mais ces œuvres dispersées n'avaient point encore eu d'édition com- ‘te et vraiment scientifique. Nul n'était plus qualifié que M. Alexandre +— dontles lettres russes déplorent la’ + — pour nous donner eette édition Ses nombreuses hes sur l'histoire dittéraire de la Russie, notamment sur le xvm siècle, ses vastes connaissances en littérature au red : pur do à Tee au sn is a as frères. « L'édition ba ent et dénonce te di n'est NT de sp ne elle est d'un format dr prune
1. Avant d'ecter d Porti "= tuibeätor, jaurasvoalu pere l'éditeur, — qui malheureusement n'est rm monde, —une objéction de principe. Je puis a soumettre à l'Académie de Saint-Pétersbourg ,
velle, est immortelle, Les œuvres dé Catherine ont été écrites en
langues; le russe et le français. Cette princesse, Allemande d'ori-
.— notons en passant ce trait curieux ; LR an à ÀTuure de:sa langue maternelle. Celles de ses œuvres qui sont
en français auront nécessairement un public de lécteurs plus An: rable que celles qui sont rédigées en russe. Il y à certainement chez nous des curieux qui auraient aimé à des âequériren déhors des volumes russes auxquels elles sont associées. Or les œuvres françaises sont absolument perdues dans la masse dé l'édition: Rien ; pas même un sous-titre en français, ne les distingue des œuvres purement russes. Cette confusion me paraît tout à fait regrettable; un libraire habile l'aurait certainement évitée, mais les Académies en: Bénéralre mer ut par des considérations de librairie.
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We Plon, ane . Lou 1e se ral Accompugné Le rs A intiti h aie 4 ie Ps parie
PS it ai Mann = mar harr en + dr et les sep Catherine, M. Wn- (prix Thérouanne ). lissewski n'a pu mettre à t dans © M. Alexandre Pypine est mort à son travail l'édition de Mi. e, qui Saint-Pétersbourg dant” mois de n'apartique quelquesannéesaprès Il n'a novembre 1904.
310 LOUIS: LEGER. vty
de ra dédain des intérêts du lecteur. français: me parait tout à fait regrettable. l'édition sera entièrement terminée; ilest à souhaiter qu'un savant français y reprenne tout ce qui a été écrit dans notre langue et nous donne à Paris, en mettant à les notices de l'éditeur russe, les ee Le or asnaen CET Be!
cn a dirlh Que nttnrqe Arrameg ist DL (4
I. Jétons maintenant un (Pb lon Het ralrnes! ré nié du vivant. de M. presque tous sont d'in D ee tiques, comédies (en russe). — Tome Il, OEuures dramatiques, drames: historiques ,\opéras, opéras-comiques (en russe). — Tome Il, Comédies et drames (en russe). — Tome IV, Œuvres dramatiques , comédies (en fran+ çais). — Tome V, Variétés litéraires (en russe). Nous reviendrons tout à l'heure avec quelques détails sur ce volume qui renferme
AE Rss Sibérie, de. Fahbé/Gaappe d'Auteroche. — Les tomes VIII
“presse. “pas si Pappasitionne era t retardée par la mort. de, M. Pypine, et l'édition Hair d'être achevée. Nous n'avons encore ni la
ouvrages ner me end: 008 politique ne permettront me dn Eéhigenti rt dé ar se en quelque sorte un | sectes officiel, ;,
Calhesine 4 bien pds root d'Auhalt Zerbst, iles éducation toute française.Sa gouvernante s'appelait M" Cardel, son prédicateur, Pérard, son maître. d'écriture Laurent. M Cardel connaissait
toutes Les comédies et tragédies ebinspira à son élève le goût de la lec+ ture, la passion du théâtre français et la crainte des médecins, qu'elle. avait sans doute puisée dans Molière,
L'allemand qu'on it. et qu'on écrivait autour de la jeune princesse était un jargon D den Pnclis et qui ne semblait. guère propre à exprimer des idées un peu délicates. On peut en tard par ee fragment d'une lettre que Catherine écrivait de Riga à son père
) Le tome, V n'a qu'en 1903; tome NL itra —s'ilest prôt, caque les autres portent la Le 1gou, Le LL ae eigrn Pypine
L'OEUVRE LITTÉRAIRE DE CATHERINE IL. su
février 1744, où elle racontait la somptueuse réception des attôrités rüsses : « Lee pr pro eg nes ve wironirte male auto PLUS (TOTTLELL 4
1 Le franges. de Cathérine Is fort agréable: hlatiqiatlhéir pl lourd ; son russe-révèle une ténacité, une patience, une force d'assimilation extraordinaires: non seulement il est en général correct, =— aiési correct que celui de da plupart des auteurs M re Nrais écrivains sont très rares; mais il est profondément: i rine ne sait pas seulement la langue des salons, mais la langue d US elle a Tu les contes, les légendes, les proverbes; elle se'1 les as, iravail prodigieux chez un aug penonnags qui nai pas Foscason TE re remis se mêler aux pelites gens. Elle introduitidans
par exemple dans-son Oleg, des rites etides
SR RÉ pate an ca gg a
Il. Deus son théâtre russe elle aborde 1 sujets les plus variés :H nôus offre d'abord des comédies de: mœurs : ‘O0 Temps! La Fête de M°" Vortchalkine, L'éétichonbrin dan hgemte do pastités Me Viesinikova et sa famille ; Le Trompeur, Le Chaman de Sibérie, qui nous présentent bee too pre bras hpar cet secte pre Nous
médies-ou\drares sur des sujets nationaux , des. le thème est emprunté à des ire al ET lt ca ractère de’ satirerpolitique ét comme tels valeur. d'un doeu-
ment histotique. Le troisième volume de l'édition de M: Pypine est tout entier rempli par des pièces inédites qu'il à dis hnbn rte de découvrir aux archiveside l'Empire. + CORLELET UE
H est à noter que dans Aus topéresdonttéjas an hssotiféeis de Catherine; elle était incapable d'en faire et confiait le soin de des écrireà quelqu'un de:ses familiers, notamment à ce Khrapovitsky quifut sonsecrétaire et qui nous « laissé sur elle de eurieux mémoires. Certaines de ces œuvres éphémères ont l'intérêt d'an document historique. Tel est cet opéra-comique (nous dirions aujourd'hui opérä-boufe) ; Le Chevalier de: malheur. (Gore Bôgatyr). qui met en scène le roi de Suède GustaveLIr. M, de Ségur, qui fut ambassadeur de France ven Russie, avait va joüer LE rot ai: donne-dans RAR EEE
a Voir LA. ‘Zamotine, Romantism Gas dis épinière rébméast dà godov x1x stol (Le-roman- rad ie (904).
M gr rat + et sur son: témoignage j'ai fait une déclaration analogue dans l° Catherine I de La grande ie Ni lui ni moi n'étions bien au courant de la bibliogra bibliographie. russe: du avi et duxxt siècle.) Nous étions d'ailleurs fort excusables, car les grands ï
sibles aux étrangers, — surtout aux Français qui s'occupent de littérature russe}, Quoi qu'il enssoit, M. de. Ségur AE D LT EST CTINTIEUTERUETT .
pvael ii bots à pa “burlesque où la de Gustave IL était grossi RL pen op Leg 4 Ps ie bay Area Ed pr lead d'éne HBdate te AR prendre, dans: uni vieil ‘arsenal, l'armure d'un ancien! et fameux géant dont: le Er BA ee es en D OA SL San les
bottes da. même colesse montaient e] ane tête, deux jambes et cp LH Ets mére d'a cts à l'attaque d'un minable petit fort dent commandant pe sortait avt
gurnison de pas hommes ct etat en fuite avec su bégule le ee pin,
Ce éomple mndu n'est paca exact; il done ti idée safe sante de la pièce, mais se trompe sur certains détails.
: Ceque M. de Ségur ne savait pas, c'est que l'impératrion avait er sur le même thème un conte/assez plaisant où elle imite non sans bon-
heur Cie “contes populaires. ‘
| C'est :ce récit qu'elle a découpé l'opéra-bouffe dont Ja musique fat CE MN TA le maître de cha Martini. Nous savons, 4 les mémoires de Khrapovitsky, que Ségur et Saint-Priest assistaient à Ja représentation. La pièce fut jouée plusieurs fois sur le théätr@ de l'Ermitage et sur celui de Tsarskoe Selo, Mais Gatherine n'osa PRES “des Ar mt publiques à cause des diplomates étrangers.
Si elle n'avait écrit ou fait éerire.que des bouflonneries de ce recike, Catherine IL ne mériterait guère de figurer dans Fhistoire littéraire, Ge serait perdre son temps que de traduire Le Héros de malhear, muis le conte dont il est tiré pourrait à la rigueur être traduit, Ge: qui méritait de l'être et-ce qui l'a été en effet, c'est Ja comédieintitulée À Zempsh où l'auteur met en scène des types ingénieusement dessinés de vieilles femmes russes attachées aux préjugés nationaux et rebelles à tous les progrès intelleetuels. Cette pièce avait été traduite pou destemps “près son uppaé rition par Le Clere , auteur d'une Histoire de Russie qui parut à Parisen
%) SurJa traduction de Ü Temps! par tés en Allemagne. Voir à ce sujet le M. L + voir plus loin, p. 313: Journal des Savants, cahier de février rencontre les:mêmesidiflieul. 1905, p. 71-72,