PAT
le tome Y pre de el des théâtres étrangers, Les lettres de Frunce,
de Von Virine ; traduites Vogüé (Paris, 1888,
Fi E;-M. de librairie Cham
ma Lilérature ruse, pen et mes déus volumes je
ares (2° série, La! comédie russe an xrur-siècde, #1 3 serie, Les royagenrs russes en France },
net gr er ri eve na
318 | GEORGES LAFAYE.
Hensax Peren. Der Brief in der rümischen Liütteratur, litterar-
: Untérsachungen und Zusammenfassungen. 1 volume
in-8° (extrait des Mémoires de la Société royale des Sciences de Saxe, tome XX), 25g pages. Leipzig, Teubner, 1907.
L. M. Peter, bien connu par ses utiles travaux sur les historiens de Rome, a voulu dans cette nouvelle étude présenter, comme en un tableau d'ensemble, toute la suite des écrivains latins dont nous avons conservé des recueils de lettres, depuis Le temps de Cicéron jusqu'au vr siècle de l'ère chrétienne, En général ces sortes de revues sont abandonnées aux auteurs dé manuels; ce sont des mémentos commodes, où l'on s'attend à trouver plus de clarté que de profondeur. Mais M. Peter, qui en a le goût,
y apporté un éspril pénétrant et les habitudes d'un rompu dep longtemps aus rech panonnels De là, il faut bien le dire,
un mémoire d'un caractère un peu hybride; tantôt on y franchit d'un Son de due Rae ou bien l'on passe en hâte devant des œuvres considérables, et tantôt la discussion, à propos de certaines qui intéressaient particulièrement l'auteur, devient tout d'un coup serrée, minutieuse et même parfois un peu subtile. En somme, le livre est fait lt au milieu d'une longue série de noms rangés dans
chronologique, il contient des nouveaux et des théories
qui portent à la réflexion; non pas que M. Peter ait traité, à proprement er, l'histoire du genre épistolaire chez les anciens: elle ne pourrait
se faire qu'en y comprenant les Grecs; mais, comme l'indique son titre, il s'est livré, sur certains points de la route qu'il a parcourue d'un bout à Fautre, à divcheruhes ct à des rapprochements dignes d'attenon. D s'est demandé à propos de chaque écrivain à quelle époque ses lettres ont ét£ écrites et publiées, quel en à été l'éditeur et comment elles nous ont été transmises. Il étudie les différentes subdivisions du genre épistolaire : la lettre administrative , la lettre philosophique . la lettre en vers, À are Ja dédicace, ete. À condition de ne point chercher dans ce livre des idées sur l'art désécrivains anciens, sur leur vie, sur leurs relations et sur Jeur rôle dans la société de leur temps, on en pourra tirer un réel profit. M. Peter s'est attaché à ce qu'il y a de plus aride dans
cette branche de la littérature latine. Mais les questions auxquelles il
LA LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE À ROME. m9 touche sont toujours des questions graves, et si les solutions qu'il leur donne soulévent beaucoup d'objections, elles font honneur le plus souvent à son ingéniosité et à son érudition. Quelques exemples choisis À 2 PERS era Tr Da ar rs =
ts 2e
b'Pvet-comnihot lov'étiginenie fie éiiclaire il faudrait que nous fassions exactement renseignés sur deux points essentiels. Éeartons des lettres d'affaires et les traités de science ou de philosophie, qui n'ont rien de commun avec une lettre, sinon qu'ils sont adressés à une personne amie de auteur. Bornons-nous aux lettres familières, portant sur des
D D DS ET AE M 27 DE Quand est-il né et quand en at-on tracé les mener Ce à
M. Peter fait une réponse très nette : ce sont les Romains qui ont inventé CRT RENNES Dans les de ba à = san républiques.
de l'État, et par conséquent ses idées, ses sentiments et les incidents de sa
vie privée n'intéressaient personne en dehors de sa famille. L'individualisme s'est développé lentement ; et assez tard , sous l'influence de la philosophie, quand se sont effacées les frontières entre les cités et que toutes es républiques déchues sont venues se fondre dans de grands. États puis dans l'Empire romain. Cette théorie est difficilement
tre Findivida, chez des Grecs, était absorbé par d'État, il l'était au moins autant à Rome, et pour s'intéresser à tout ce qui est humain, les hormmes n'ont pas attendu Térencez ils y avaient été déja invités par la comédie attique, Comment les Grecs seraient-ls restés mdifférents aux confidences d'un : Démosthène ou d'an Earipide? Lorsque poétique
peut-être littérature da lettre en prose ; cependant on a peine à eroire qu'il ait falbu aux Grees plusieurs siècles et l'exemple de Cicéron pour comprendre que la correspondance d'un grand écrivain pouvait avoir autant d'attrait que ses autres dal La meilleure preuve du contraire, ds" 0e luimème qui nous la fournit : il cite en effet un traité sur l conservé dans les manuscrits sous le nom de Démétrius de Phalère e où
320 1 2 GEORGES LAFAYE. 1: | parquet A ee mar ot :yelrouve un chapitre
; fre i sw À es ol a ns dès les pre-
auparavant nca d'Aristote : riens avait spa d la faire citer ac pééfs-cedranbe prisé Entre plus fin que ere de Sévigné Ep nent re rc meenoe
peut
RE ent pare mé sex comme le font les dieux de tragédies sur la machines. Ouvrons
A Re ER PAPA a LE plus d'un
da théorie ne a open “point l'art, anais level, da rhétorique est inée <le Tart'oratoire comme la poétique de. la poésie. Et ceci nous, amène hécessairément. à conclure que les Grees avaient donné avant Cicéron des modèles du genre. Ce qu'on idmire surtout! dans, les chef-d'œuvre de l'artiépistolaire, cest le naturel, la grâce, la variété et la souplesse; be 0 9 ji ty qu rt deenhunait peuple greedl sl } «vas diticss » Le malheurestique le: sreouellides: ébiologre het: grecs tel queunous avons aujourd'hui, eontient une quantité de lettres apoeryphes; on ne saitplus ce qui peut sy1cacher d'authentique; dans aucun domaine peutêtre:les écoles de rhétorique n'ont introduit plus de, contrefaçons. Sans Phare a sg pr célèbres, nous en SERRE
1 Es ra an 2. Cieéron, Ad emiliares, 13,425 se mt ere NW 5 L; 1e Vi ri Lun
cher (Di 1873, p- 13, : fits ét AS LP node Lit Pi po rs y par M. EE £cratnrin de Aleraudrinarreit! lp-6222 0 poar. Û
un certain nombre qui auraient pour auteurs Isoeraté, Démosthène, Euripide, Ménandre, Alexandre le Grand; une bonne partie est certainement fausse; on n'a pas encore démontré mere le soient toutes,
recueil, à n'en pas douter, qu'il fonde da plupart deses: obiervations. Comment Artémon, l'éditeur, avait-il fait son choix? On peut supposer que déjà de son temps bien des piéces suspectes s'étaient mêlées aux lettres du grand philosophe et sans doute c'est principalement sur celles-là que portent, avee juste raison, les critiques du pseudo-Démétius de Phalère; quoiqu'il n'ait pas même songé à en discuter l'origine. Mais il est bien probable qu'en effet sa théorie de l'art épistolaire vient, quant au fond, de l'enseignement d'Aristote et qu'on pouvait trouver dans l'œuvre aristotélique à la fois les règles et les modèles du genre. Toutes les lettres du maitre ne portaient pas également sur des études philosophiques; il y en avait aussi de familières; c'est ce qui résulte du témoignage de Démétrius : « Aristote, qui parait avoir réalisé l'idéal de la forme épistolaire, a dit : « Je ne t'éeris point sur ce sujet; il ne convenait « pas à une lettrell)». On fera done sagement de s'en tenir au jugement de M. de Wilamowitz ), que M. Peter a cherché à ébranler : Cicéron a emprunté à Aristote, suivant toute vraisemblance, l'art du « demi-dialogue», c'est-à-dire de la lettre, comme il ui a emprunté celüi du dialogue, Les faits, trop rares il est vrai, nous poussent à cetlé conclusion, et aussi le raisonnement : si toutes les lettres attribuées à de grands écrivains grecs avant Cicéron n'étaient que des exerciees d'école, des corrigés de professeurs obscurs ou des supercheries encouragées par desilibraires cupides, on s'en ‘ail loncoeiicipiné ef pottaihés lit une littérature-apocryphe est d'ordinaire un hommage que la fourberie et le mercantilisme rendent à la littérature authentique; on ne fabrique des pièces fausses qu'à limitation des pièces de bon aloi. A-t-on jamais vu les faussaires répandre des monnaies d'or d'un type inconnu! Plus on nous montreru de lettres fictives dans le-recueil des épistolographes, et plus nous serons convaincus qu'elles ont été précédées par beaucoup d'autres qui ne l'étaient pas,
Ce qui nous surprendrait encore davantage, c'est qu'une famille d'ouvrages apocryphes, as de la génération spontanée, eût engendré
l} Toro où ypéPe ai Lo 4 Non WilamowitzMôllendorff, Anérialohemôm, Pen der it istolo- ligonos son | 6, mel 451, note 39; Etes ss sédition Hercher, (bi ot}, ébee H, pl 893. Peter,
ps
CCIOTERIEECTCS
42 111 2 2PGRORGES LAFAVE.
d'ouvrages. desève etide nr ‘bonue-houre. Laissons de .ebté lés étires de Gaton à son fils, qui: avoir étéplutôt dés traités d'éducation. Les anciens en. ont, qui cireulaient sous lesnoms de Seipion le premier cn, de Sion Nada, de C. Ghost on ca ps na le caractère de mérnoires
des. questions de ou d'urtmilitaire, Mais sent nt de Gôr. mélie, la mère des Gracques; nous en corinaissons deux fragments ; quand bien même où atriverait à démontrer qu'ils sont d'ine autre main (l'au- Pre
acdnbiré dxiforine ohdtiée Si; du. temps des G: , on avait recueilli et publié les lettres d'une femme, prenne | supposer sans téméritéque Re DRE pr les Romains, n’en était point La ihpue tk Lit OT ÿ à Al. Les questions qu lé : reaudève ln de: Cicéron 0caps camieido jus, dans le livre de M. Peter une place d'honneur. Penn s'a fait preuve d'une curiosité plus ardente et plus nr engrirée résultat are sôit pas toujours à la hauteur de l'effort. Les Lettres à Atticus,, comme on sait, se trouvaient chez Attieus, où Cornélius Népos dés vit, encore inédites, en l'an 34 avant 3,:C.; selles formaient alors onze volumes 5), Gomment sont-elles. sorties: de deur asile, D LA POP ATEN MR et surtout comment des onze sont-ils devenus les seize livres que nous avons? Autant
Pro rent lépineux., Gorviger x1 en xv duns le texte de Cornélius Népos est un expédient trop facile auquel ;on a renoncé. M: /Peter croit que le recueil a subi des remaniements après la mort d'Attieus; les itasions qu'en font les anciens révèlent une division pur divres, identique à nous contissons; le premier témoignage qui sy rapporte,
‘celui de data deiFan:66 de:motroëre! andre ete dt d'Atticus (3 av. J.-C.) et l'an 66que.le recueil a reçu une forme nou-
Ge, Brat. LVL, 214 :« Logimus epistulns Cornelisé matris Gracchorum :
2 filios non tm in gremmio eduin sermone matris.> Sr loir Gaston Boissier, Recherches sav la ntamière dont. furent recueillies et publiées les lettres de Cicéron, Paris, Duand, 1863. M. Peter connait cét.ouvrage (p. 36). On s'étonne qu'il n'en
"âte} pas l'aateur, gel ‘énumère ses
écesseurs ( , note 1
re ms El Atiic:; Vs +Ei rei sunt de, practer eos libros im quibus de eo facit mentionem , qui in vulgus jam sunl editi, uñdecim À rar epistularum ab consulat ejus usque ad estieraum tempus ad Pise rum. »
velle:en vue de la publication: Les changements introduits par l'éditeur seraient des suivants, D'abord Gornélius atteste que les “letéran be plus anciennes dataient du consulat de Gicéron (63 av. 1.-G.); or dans
notre recueil il-y en à onze, en tête du premier livre, qui sont anté: rieures à 63 et dont l'ordre chronologique à été troublé, En second lien, TT Comélius Népos que la correspondance vue par Jui allait « jusqu'aux derni sr tie cela rie 08 Heure usque ad extremam tempus »: Cicéron a été tué lé 3 décembre 434; 6r notre recueil s'arrête au g décembre de l'année précédente; il y a done eu ñei une suppression; on se l'explique facilément, si on songe que les lettres écrites entre ces deux dates devaient/contenir des passages très durs:
tienhe pastuie seule lettre do vette époque; a is les one premières, qi sont antérieures, viennent immédiatement un ordre celles des années 61 et suivantes : done lacune grave en cet endroit. Enfin il ya dans le recueil deux livres, les livres XILet XIE (ans 46 et 45), qui présentent un caractère tout particulier; ils se : composent uniquement de eourts billets qui ne sont jamais datés par le jour et le mois, ni précédés d'une formule de salutation; dans les manuscrits ils se suivent tous sans séparation d'aucune ‘sorte; ajoutez que l'ordre chronologique , partout: dans le reste du recueil, est ici altéré, surtout dans le livre XL, où deux séries, dont la plus récente devrait venir la seconde, sont emmélées et chevauchent l'une sur l'autre. L'explication, selon
M. Peter, serait que ces billets n'avaient pas été réunis en volumes par Atticus; Cicéron les aurait rédigés h la hâte sur des tablettes de bois, que ses courriers remirent telles quelles à Attious, où sur des bouts de papier dé formats variés; ces codécilli n'auraient jamais été recopiés du vivant d'Attious ; ils ne pouvaient par conséquent entrer dans la composition de’ ses volumes; ses héritiers les trouvèrent empilés les uns sur les autres et les introduisirent, après les avoir fait recopier, à la place que leur assignait dans l'ensemble lu date de leur composition, mis sans sé préveçuper d'y rétablir un ordre plus rigoureux. Si l'on écarté 6es deux livres additionnels, les quatorze autres ne formaient pres chez Atticus, quatorze volumes; il est probable qu'il avrêtait chaque volume
après une longue absence, il revenait à Rome, près de son ami, avec la certitude d'y faire un séjour de quelque durée; et ainsi Les livres 1, Ir, IL, HV, XT, séparés de leurs voisins par un Marais chronologique assez étendu, remplissaient bien cinq volumes; mais les livres V à X d'une part, et XIV à XVI de l'autre, dans lesquels cet intervalle entre
is.
324 GEORGES LAFAYE.
deux livres se réduit à un jour ou deux, ont dû être coupés autrement. Étayant ses calculs sur les principes de la stichométrie{h, AL Peter estime queiles livres V à X représentent trois des volumes d'Atticus, et que trois autres encore renfermaient nos livres XIV à XVI, grossis des lettres écrites par Cicéron dans les derniers mois de son existence. Et ainsi nous arrivons aux onze volumes de Cornélius Népos. La tâche de l'éditeur, après la mort d'Alticus, consista à remanier la division des deux groupes volumineux (V à X et XIV à XVI) et à y intercaler les deux livres et XJIL. Ce fut lui aussi qui plaça en tête du recueil les lettres antérieures au consulat de Cicéron (1, à-11), recueillies ailleurs que chez Altieus, peut-être chez Cicéron lui-même. ] Voilà certes une construction de belle apparence ; mais on peut en contester da solidité. Elle a au moins le mérite de mettre en évidence un fait. digne d'attention : c'est que le recueil des Lettres à Attieus, dont on loue souvent l'ordonnance, porte en deux endroits des traces de désordre, Seulement M. Peter semble avoir exagéré beaucoup ces irrégularités, dans l'intention de montrer que le recueil n'est point tel qu'Attieus J'avait préparé. et qu'il a subi, avant de voir le jour, plusieurs remaniements, Tout le monde saccorde à penser en effet, et pour d'excellentes raisons, qu'Attieus n'a pas été lui-même l'éditeur et qu'il n'a pas voulu l'être. Mais on pense aussi qu'il avait mis le recueil en état de paraitre après sa mort. S'il ya un peu de trouble dans certaines parties, et si le recueil à été amplifié, pourquoi l'auteur des remaniements ne serait-il pas tout simplement Attieus lui-même M. Gurlitt, qui interroge dépuis vingt-cinq ans la correspondance de Cicéron avec la ferme volonté de lui arracher tous ses secrets, tient pour cette opinion, absolument contraire à celle de M. Peter. Comment des lettres adressées à Atticus se seraient-elles trouvées ailleurs que dans sa maison, dans cette oflicine où il réunissait avec tant de soin les ouvrages de son grand ami? S'il subsiste un peu de désordre dans les parties ajoutées, on doit l'imputer aux copistes qui travaillaient sous sa direction: il leur aura livré après coup des paquets de lettres anciennes, dont il aura restitué la date de mémoire, sans mettre dans ce classement la précision dont se pique-
1 Birt, Des ant. Buchwesen, p. 326.
# L. Gurlitt, De Giceronis epistalis earnique préstina collectione, diss.. de Gœttingen. Ce premier travail date de 1879. is, M. Gurlitt n'a pas cessé de publier des bulletins sur la méme question: Voir, pour me pus re:
monter plus haut, ses dernièrs articles :
Berliner #3 re Wochenschrift, 1895, p. 464, 466; 1900, p. 1180; Ho . 680; Neue alba Jür das Hlassische Altertum , 1901, p. 53%a : Die Entitehong der Ciecromischen Briefsanmdungen.
rait un savant d'aujourd'hui, et l'oncpense bien: que ses copistes n'y ont pas regardé de plus près. Nous avons, il est vrai , onze lettres antérieures au consulat de Cicéron; mais comme elles ne sont pas rangées dans l'ordre chronologique, Gornélius Népos, lorsqu'il a dit: ab consulatu ejus. a fort bien pu être trompé par la première, qui devrait être en réalité la dixième; Cicéron y parle de sa candidature; Fhistorien aura jeté un coup d'œil sur le début : Petilionis nostrae. ; . .., sans en deinander davantage. Si après les one lettres il n'en subsiste aucane qui date du consulat lui-même, c'est probablement qu'à cette époque, Atticus étant présent à Rome, Cicéron n'avait pas eu à lui écrire; la même lacune d'ailleurs se retrouve dans les autres recueils, Pour M. Gurlitt, les onze volumes vus par Comnélius Népos n'étaient pas formés des lettres autographes de Cicéron, collées, suivant l'usage, les unes au bout des autres: c'étaient déjà des copies, exécutées dans les ateliers d'Attieus. Les onze volumes sont devenue nos seize livres, c'est-à-dire seize volumes, lorsqu'on les x accommodés pour la vente; la même matière s'est étendue naturelle ment sous la main des copistes, parce que l'écriture, plus correcte: et Fra lisible a pris plus de place, peut-être aussi parce qu'on a agrandi
marges, diminué et égalisé le format. Ce système présente un grand avantage sur celui de M. Peter : 'est qu'il est beaucoup plus simple: Un point cependant. prête à l'objection : M. Gurlitt ne croit pas auxonze volumes d'antographes, parce que des autographes tracés, pendant une période de vingt-quatre ans, sur les matériaux les plus divers ne pouvaient étre réunis en volumes. Nous n'en savons rien; Cornélius Népos ne dit pas que ces volumes fussent tous du mème format: que seraient devenus les autographes et pourquoi Attieus ne les lui aurait-il pas montrés de préférence? Enfin, si ce.sont des copies qu'il à vues, la matière aurait été déjà étendue une première fois; comment l'aurait-elle été une seconde, au point que onze volumes en fissent seize!
IL. Si certaines questions nous semblent obscures quand nous essayons de nous faire une opinion sur la formation du recueil des Lettres à Atueus, que dire du recueil Ad famüliares? L'éditeur atil eu un plan? Lequel? Nous sommes d'autant plus tentés de le rechercher que nous avons par endroits des lueurs; le livre XIV comprend la correspondance de Cicéron avec sa femme; le livre XVI sa correspondance avee Tiron. On w remarqué aussi depuis longtemps que dans Île livre XINPétaient rassemblées des lettres de recommandation. Îl est done naturel de se demander si un choix méth a présidé.à la formation de chaque livre sans exception. Ün texte bien connu, daté du 9 juillet de l'an 44, nous.apprend
326 * GEORGES LAFAYE.
Le 9 aurais mmret ad prennent vs par Cicéron à divers reins “celui-ci comptait en faire prendre
<instar septuaginta », confiées à la garde de Tiron, n'étaient autres que celles du livre XHE, qui montent exactement au nombre de soixante et dix-neuf. Nous aurions donc là le premier noyau, autour duquel serait venu s'amasser tout Île reste, et cette partie, revue à loisir.et approuvée par Cicéron, pourraît seule nous donner une idée parfaite de ses vues sur l'art épistolaire; seules ces lettres de recommandation: auraient été pr or parone pe ang elles représenteraient dans le recueil Ad fanuliares Va SRE PS RAR littéraire, celle à laquelle l'auteur, après un) triage: attaché le plus de prix à cause du mérite supérieur dela forme. La conjecture de DRE RTE jections par M. Peter%. On ‘peut trouver qu'il est, cette fois, bien docile. Cicéron, Can ant rép ra ado À a ne songeæ évidemment à entrer que la fleur des lettres échappées de sa ndaiites temps il dut se préoccuper d'y mettre de la variété. Nous avons vu que suivant les critiques les plus récents il avait une connaissance approfondie de la théorie de l'art épistolaire; il est clair qu'il à dû chercher lui-même à en convaincre le lecteur de cette anthologie, Or il y'avait un très grand nombre de types de lettres. Comment croire que Cicéron ‘ait choisi uniquement, pour en composer son anthologie, des lettres de recommandation? Les autres types ne se prêtaient-ils pas tout aussi bien, quelques-uns même ne se prétaient-ils pas beaucoup mieux ; à un développement intéressant et agréable? sea ne leur aurait-il pas fait des parts à peu près égales ? Assurément la lettre de recommandation est, comme les autres, susceptible d'ornement ; mais un recueil qui ne eomprendrait rien de plus risquerait fort de produire une impression de monotonie. Si nous ne nous trom pas sur lupensée de Cicéron, d'édition initiale qu'il préparait avee l'aide de Tiron devait offrir dans une proportion harmonieuse (desiexemples de tous les genres, lettres de recommandation, de condoléances, de remerciements, de félicitations, ete. M. Peter a done formé deux premiers groupes, l'un purenient lité-
® Gie., Ad Attie,, XVI, 5,5:+Mea- tum denique edeptur,» Voir Boissier,
ram epistularum nulla rest ae à Recherches sur la manière dont furent
sed habet Tiro instar septuaginta: et reenaillies… les laïtres de Cicéron, p. 8.
quidem sunt a te quaedam sumendae; @ Elle à été combattue par M. Bardt eas ego oportet perspicinm, corrigam; dans VAermesde 1867, p. 271.
raire (livre XIH), l'autre comprenant.les lettres de famille (livres XIV et XVI). Il en voit unitroisième ‘dans les livres J-IX et XV; il l'appelle « historico-esthétique »; des événements, politiques ca une Arès
de Gicéron et le souci de la forme y est encote apparent. Au contraire les dettres des livres X, XLet XIE, qui constituent Le quatrième groupe, offriraient un intérêt exclusivement historique; ils te: remontent pas si haut que Les autres dans l'ordre des temps; ils-sont enfermés dans un espace chronologiqué beaucoup! plus restreint, les années 44 et143 let contiennent par conséquent, à égalité d'étendue, beaucoup plus de substance; les Aettres adressées à Cicéron y sont ‘aussi plus nombreuses; da daté précise par de mois et le jour est-plus souvent indiquée; l'allure est rapide ét pressée; Ce an d'enjouement: Bref noùs aurions dans ee quatrième groupe un «Livre de documents, distinet par son caractère, non seulement du troisième groupe, mais de lous les tutres; ce serait une sorte d'appendice ajouté après eoup. M. Peter admet même que le recueil des lettres Ad familiares a passé, par deux états successifs : au commencement ded'an 44 Tiron rs soiver unrecueil composé des trois premiers groupes, a RE mort de Cicéron, me autre main l'aurait complètement refondu en y intercalant le «Livre de documents ». Dire ale-plopdntathha s cette théorie, c'est le principe méme des groupes; s'il avait jamais été appliqué, il faut avouer
que l'auteurdu NS A SRE car alors il a bouleversé ile plan primitif; a coupé en deux la série des lettres + de ven y intercalant de divre XV, avec lequel
eles m'ont aucun rapport; il a misiles modèles de styles mr he amilieu des lettres historiques-et l'«appendice »(X-XIL) avant lese
de style»; ce n’est plus de la négligence «c'est un "saceage de rt De plus si les livres X-XIL étaient vraiment un appendice, lé livre.
wraït commencer exactement à la-date où s'arrête le divré IX; or plusieurs lettres des livres V,/VE, VILeu IX sont postérieures à certaines autres des livres X-XII; les deux séries se mêlent étroitement dans des premiers mois dé l'an 44, D'autre part la:seconde moitié duilivre XILest remplie par la correspondance avec Cornificius (lettres 17-30), dont ane partie remonte Jusqu'à l'an 46; cette seconde moitié est d'un tout autre ton que da première; M. Peter dui-même est bien obligé d'en-eonvenirs aussi l'exchat-il de son Livre de documents ». Autant diré que‘les limites qu'il
Voir Je table chrsologique de Mendelssohh, Lapin sTéubner, 2893. tout le recueil à dl fin de Pédition p. 457 À re
528 GEORGES LAPFAYE.
alracées sont fictives. Il subsiste bien ; malgré tout, quelque chose de ses observations ; c'est que le groupe X-XIL, 1-16 présente en effet-une eertaine unité; mais elle s'explique beaucoup plus simplement par les circonstances, Pendant les années 44 et 43, si fertiles en événements dramatiques, Cicéron, Décimus Brutus et Cassius ont véeu dans la fièvre et n'ont pu s'intéresser qu'à la chose publique; on les sent impatients et nerveux; Décimus Brutus trouve trop longues non seulement ses propres lettres, mais celles que lui écrit Cicéron, si elles ne sont remplies de faits précis et nouveaux U; le Jouroal de Rome lui suflit +++ Je sais, dit Cicéron, qu'on t'envoie les Actes et que des lettres vides te déplnisent » On peut done considérer cette correspondance avee Plancus (livre X), Décimus Brutus (X1) et Cassius (XIT) comme une sorte de comnote are Quand par hasird Cicéron adresse à Décimus ; pendant cette période, des lettres plus familières, il'a soin de s'en excuser. Veut-illui recommander Lamia, candidat à la préture, il débute ainsi: « Îl importe beaucoup à quel moment on te remettra cette lettre, si tu auras l'esprit troublé par quelque inquiétude , ou libre de tout souci. Aussi ai-je donné ordre à mon messager de choisir ton heure pour te remettre cette lettre; souvent des visites intempestives nous importunent ; de même nous prenons de l'humeur si on nous remet une lettre mal à propos P. » I n'en est pas moins vrai que cette lettre, et deux autres du même caractère), se trouvent mélées à la série purement politique, H serait facile du reste de montrer que même dans celle-ci, quoiqu'elle se rapporte uniquement au rôle public de Cicéron , sa personne est toujours en vue; on pourrait même dire que, sauf à l'époque de son consulat , elle n'a jamais été plus en vue; il ÿ apparaît De plan, toujours présent sur la brèche, excitant ses amis au at pour la défense suprême de la liberté : exhorfations, promesses, encouragements, félicitations, assurances de dévouement, remerciements et, à l'occasion, objurgations bienveillantes, il met en jeu toutes les ressources de son éloquence et en même temps toutes Jes variétés du style épistolaire. Si ces lettres sont des documents, ee sont des documents pleins de vie tét de passion elles ne se distinguent des autres que par une certaine surexcitation facilement explicable,
19 Peter, p. 62. cf Set 4 lin. Sur le revirement qui
1 Cie. Ad fam., X1, 25 : a Acta ad: s'opéra à celte époque dans Tente te mitti sciebam, inanem autem sermo- ue voir Boissier, Cicéron et ses
nem lilterarum tibi injucundum esse amis, 74 et 371. audiebam. » A parle des Acta dans les bic Ad jam; XD, 16, mêmes fermes à Cassius, XIE, 8 et g; M Hd, i7et 12,
Silun'y a pas de divisions logiques dans le recueil Ad familiares, il faut sen tenir à l'opinion commune : l'éditeur y a réuni à la file les correspondances de moindre étendue, oui ne a un recueil distinet, comme les correspondances, avec César, Oetave Hirtius, er , Gornélius Népos, Axius, etc., qui ne mous sont point parvenues. Mais uneautré question se nous donne-t-ilun.choix,! tabinnemametiun Le cornes. pero ts riselhen ls gg isré papiers de Cicéron après la publication
es grands recueils? M. Peter soutient que nous avons Jà un.choix, sauf dans les livres X-XIL, 1-16. Suivant lui, Tiron avait à sa disposition tout ce qui était sorti de la. plume de Cicéron, paree que les archives privées de son maître contenaient tout: ou bien les lettres étaient destinées à des amis intimes et alors, avant d'expédier l'original, on.en presait une copie que l'on gardait, ou bien. elles avaient une importance. politique et alors on,envoyait une, où même plusieurs copies, et.on gardait le brouillon: dans les deux eas on était toujours sûr de pouvoir les retrouver. I ya des lacunes manifestes dans le recueil;ipuisque Tiron. avait Lout, elles ne, peuvent s'expliquer que par des suppressions volontaires, Les soixante et dix lettres mises de côté pour la publication de Cicéron. étaient, un: choix, comme on.est bien fércé.d'en conyenir aus jourd'hui le recueil que nous.avons est un choix beaucoup.plus larges mais encore un choix. M, Peter nous rend. ici un nouveau service; pour fortiliér son argumentation, il a réuni une foule de textes précieux; nulle part.on ne les trouvera colligés avec plus d'ordre et de soin. On ne peut nier en effet que Cicéron eût des archives, que des éopies de ses: lettres y fussent déposées et que notre recueil provienne en majeure LT re arr Mais At en Et à Peter paraissent beau: trop systématiques. M. Gurlitt professe une opinion tout à fait pm montré avec. foree que les archives de Cicéron ne contes naient pas et ne, ‘pouvaient pas contenir toutes ses lettres, en originaux ou;en copies, lorsque, à la fin de sa vie, EN la première fois l'idée d'en publier un certain nombre. Les lacunes sexplipar des causes qui. pe dépendaient ni de’sa volonté ni de celle, de Tiron. Nous n'avons point de lettres antérieures h l'an 63 parceque. ni Cicéron ni personne ne se soucia de les garder, tant que cb homo novus ne fut point parvenu à une éclatante célébrité. La période de 62 38 est représentée en tout par cin lettres; si l'én excépté léttres di recommandation, dt a” comme les autres Ont ü être reprises longtemps s chez leurs desti : car en 58 Ad feu vora les propriétés de Gicéron, sa maison Rome, ses, villas de SAVANTS, 45
DUREE MATOTAUE,
en Al GEORGES LAFAYE.
eulum et de Formies et naturellement aussi ses archives. Pendant les qi nes qu ina. certaines de ses lettres ontpu étre déchirées par ses correspondants, comme Îes leurs ont été quelquefois détuction ras Vi man cm … arhis pas
conserver prévenir, D'autres ont pu être interceptées on: cr FR “route: par accident. I raie avait gardé chez! les eppies, le dénimage eût été facile-
Lana derriere l'existence des brouillons n'est pas bien établie, et quant aux copies, elles n'étaient pas d'une pratique constante. C'estee queprouvent les passages mêmes que l'on invoque pour établir La thèse Des ais de Cicéron, Attieus lui-même, ayant exprimé le repare pouvoir lire une,de ses lettres, il leur répond :« Soyez tranj'en aïane copie chez moiP},» Attieus,, son confident, le témoin sarvie; aurait-il manifesté même une inquiétude à ce sujet, ‘etquel besoin Cicéron aurait-il eu de le rassurer, s'il avait été de règle qu'on gardät copiede toute lettre qui sortait dela maison? [y mieux encore : lorsque Gicéron.a songé à publier luiméême une partie dé sa correspondance, quelques-unes de ses lettres, ‘qu'il comptait recueillir, nese trouvaient pas chez lui, mais chez Atticus,où il dut les prendre, Tout ceci laisse supposer que ses archives étaient loin d'être complètes et bien tenues; leur organisation n'était pas celle d'une chancellerie. On peut même avoir des doutes surla: she dont il pare + PE jee Mes A peut-être pas semer temps; car ik semble.que ce procédé avait surtout pour se munir contre les hasards de la transmission ; quand on avait a: cent da lettre était parvenue à son adresse, la copie perdait intérêt. Enrésumé, il y a eu certainement des lacunes dans les archives de: Cicéron: c'est assez "que Jon ne puisse raisonner sur celles de sa correspondances. M. tt est convaineu que l'éditeur dn recueil. Ad familiares nous a donné sans exception tout ce qu'il a pu trouver soit dans les papiers de Cicéron, soit dansceux de ses correspondants ; partout où M: Peter parle de suppression, M. Gurlitt parle de hasard et d'accident; il fait remarquer que les «lettres de famille » elles-mêmes, pop ne opel 4 rte surtout si cet éditeur
Ad fem. VIT, 18, aet 4; ets dt mie den fe ss ày ad Aïtics X, 34 Pet un duplicata.
p.35 A gennie FE LT XI, 6, 3: Ad
® On s'est fondé sartont sur la letteé Quint, Si, 12915: Ad fa. VIT, 38,45
Ad fam., V, 8, où les paragraphes 3-5 Boissier, Recherches, p.24
LA LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE À ROME. 331 fut Tiron, a 8 présentent. des lacunes qui ne peuvent expliquer par les motifs intéressés et.qu'en revanche-au milieu de ces lettres, si peu nombreuses, subsistent des billets absolument insignifiants. Pourtant, malgré ces très justes observations on x quelque peine à se persuader que la correspondance avec Téventia notamment n'ait pas été triée, au moins par elle; scar il-est + À em Drome dt
path que RE PE Am 2 4 laps Ë TER
lourcortibohdass-AlaiGinérnidnsiden tirent et XIL,. inopinément au livre XV. et avec des lettres de, Pr à pu Cest un: des principaux arguments sur desquels s'appuié M; Peter pour prétendre querdes livres X-XII ont été intercalés après coup. par une autre main. On mé peut nier en effet qu'é y ait là une trace d'addition: elle a été remarquée il y a déjà bien longtemps, mais c'est probablement le livre XViqui est la partie ajoutée, ce ne sont pas les divres X-XIL Peutêtrefaut-il , ainsi qu'on l'urproposé (il, considérer commeyun [appendice les quatre livres XIIL-XNI/Onypeut-anssi ailméttre que la publication, bien que pré par un seul éditeur a eu lieu livré, par livre, ou par séries de ‘De toutes façons, nous saisissons Jà.sur le fait an travail. qui m'a pas été accompli d'un seul coup; comme il aurait dû ne run A Rep ét or mb né 8 Pay ut M Hoifecatas 417 alpes lt 6h un vip silier
Me us lettres de. Pline le Jeune ofrent moins de matière indie
question
qui est encore loin Mr aa at fc: Les pritknentsaites \ialyieeens ti de Plane a der nr Gcéron est du 6, Û ‘
Et seulement jusqu'au 47 août XY, 10, EST er des XL, à 4 (recueil Ad Caekarem jaitiorem), ue XV, 14 à 19 fl p- 95. Du 1° janvier au 28 juillet, de fr Boisson, Rerkerches ps 38,
332 ds 11 GEORGES LAFAYE:
adressées à divers ont été entièrement publiés entre l'un 97 et l'an 109: sur ce point les recherches les plus récentes n'ont pas modifié les’ conclusions de Mommsen. On admet toujours que ces!livres, comme il l'a établi, se suivent dans l'ordre où ils ont été composés: Mais l'ordre chronologique est-il rigoureusement observé dans ed livre, toutes les lettres d'un même livre sont-elles, sans exception, posté-
rieures à celles du livre | t, et comment les neuf livres ont-il été Fi? Autant le ss tlatees grrr herbe à 44
? Autant de pour lesquels on a proposé ons assez différentes de celles de Mommsen. Comme on sait, Pline a fait lui-même
dans sa lettre de dédicace une déclaration très nette ; prod soin daVertit DR er pt rt er que son recueil Ron ctot rt os a classé ses trs da ordre où il des be Var sa nain. Mommsen ne voyait là le supercherie ‘auteur, destinée à donner le change or arr les pièces | très apprêtées qu qu'il répandait dans la société lettrée de Rome prenaïent ainsi un air d'abandon, qui en augmentait le charme rs. di rte Me remet “écrite sans de publication. attentive du contenu de chaque: +008 montré qu'on ne pouvait on fi de l'avertissement de Pline. Ainsi les deux livres, à ne considérer les choses qu'en gros. ont bien été écrits et publiés sous Nerva et sous Trajan; il y a cépendant à la fih du livre EL une lettre sur Régulus, qui semble antérieure à la mort de Domitien; Pline aurait-il dit da révolution du 18 septembre 96 qu'à Rome « depuis longtemps Veffrontérie etle vice reçoivent autuntet plus de récompenses que l'honneur et la vertu(12 Dans sa dédicace il assure à son ami Septicius que plus tard, si ses lettres ont du succès, il recherchera celles qui auraient pu ni échapper®. Personne ne doute que cette dédicace s'applique seulement à une partie du recueil, à celle Er a été publiée en premier lieu, quelle qu'en fût l'étendue. Quoique n'ait jamais laissé perdre aucune de ses productions et qu'on ne puisse être ici dupe de ses artifices de langage , on s'aperçoit en effét qu'en préparant plas tard une seconde et une troisième série de lettres; il y a intercalé des pièces d'une époque antérieure, non pas, comme il! dit,
1 Plin,, Epèrt., I, 1, 1 :« Collegi non servaté temporis online (neque enim historiam componebam), sed'ut quaeque in manus venerat. »
6 Plin., Epist., l, 20014 26 Da +i dareivoax in ca civitate in qua jam
pridem non minora praemia, immune mn jora , nequitia et improbitas quam pudor et vietus habent ?n
® Epistolae, 1, 1,2 + vita fiet ut cas quae adhuc “neglectae jacent requiranm. »
LA LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE À ROME. 333 oubliées, mais au contraire mises en réserve, pour diverses raisons, où la question d'art devait tenir la principale 'place. Ouire les exemples certains que l'on peut donner de ce genre d'interversion, il y a encore un-bon nombre de lettres dont la-date est au moins sujette à controverse et dont onne peut affirmer qu'elles sont bien à leur place : on en LA rer er 8 ar in pres avec a chronologie, et ce ne pas l'œuvre d'un jour, Les proportions dé l'ouvrage de M. Peter psy permettaient pas de s'attarder à l'examen de ce difficile problème; nous retiendrons seulement avec lui lordrechronologique de cette corresms Lo de et qu'il paraît avoir subi en beaucoup
l'endroits une déviation; on fera bien de s'en souvenir en la consultant. : Mommsen croyait que les.lettres de Pline avaient été publiées livre par livre. M. Peter s'arrête plus longtemps sur cette. etil un système qui lui est personnel. Suivant lui les neuf livres ont été publiés en trois lois par groupes successifs de trois livres chacun. H en voit une preuve dans la manière dont les sujets sont ré : ainsi Pline a donné trois descriptions de sés villas dé Laurente (IE, 17), de Toseiner {V, 6)et du lac de Gôme (IX, 7)et il les a cées de telle sorte que chacune égaie un destrois groupes(IMIIL, IV et VILIX). On peut remarquer aussi que dans les livres initiaux de la première et de la seconde triade (livres 1 et IV) les destinataires des lettres sont désignés, sauf quelques rares exceptions, par deux noms chacun, tandis qu'ailleurs ils le sont pur un seul; c'est que l'auteur a mis en tête de chaque triade lestletires adressées aux personnages les plus distingués, à ceux dont la fréquentation lui faisait le plus d'honneur. Cette argumentation pèche en plusieurs points, Le même personnage est er age ur EU a Era il l'est par un seul, dit M. Peter, la seconde fois, lorsqu'il a été présenté au public: Or cest quelquefois le contraire; Calvisius era exemple, est d'abord appelé Galvisius tout court dans la fo Dur mere ao et LIL, 1); de même ins ue (IV, 3 et V, 11). En outre, des personnages comme Baebius Macer, Vestricius Spurinna, Cornélius Priscus, qui apparaissent pour la première fois dans le dernier livre de la première triade (IT, 5, 10, 21) ne faisaient pas moins d'honneur à Pline.que Maturus Arrianus, Caninius Rufus ou Pompeius Saturninus ([, 2, 3, 8). Enfin il faudrait expliquer pourquoi aueun des destinataires n'est plus désigné par deux noms, non
© Maximil. Schultz, De Plinii-epistolis-quaestiones chronologicae, diss. inaug., Berlin, 1899.
334 (ET MESSE dre 8 EN |
carntéh a! grand’ nombre ras précédents: rec triade comparée aux autres, produit l'effet d'un résidu: a: des billets courts y est plus forte. En somme, cette division ternaire est possible; li faatibien avouer qué D ren or es + 4 montrée, surtout entre les livres VE et VIL x abrrrdtres fx On trouvera encore chez M. Peter une, foule : de mmguemente ns à recueïlir sur Fronton, sur Symmaque, sur Sidoine grâce à lui, on pourra désorinais S'éviter la peine d'aller des chesdhée dent er de étuent disséminés; c'est un avantage dont on sent quand'il s'agit des auteurs de basse époque, moins ecran em eüt-être atrait-il dûindiquer au débuit les limites chronologiques qu'il s'était imposées; von voit bien qu'il est descendu jusqu'à Cassiodore ; mais alors pourquoi écarter Fortunat?Ses lettrés ten vers, pour ne rien dire des autres, lui assignent aû moins une place à la suite d'Ausone et de Paulin, M. Peter n'a pas consacré non plus à la dettre administrative un développement proportionné à son importance; il en avait déj traité dansun ouvrage antérieurU; c'est sa première exeuse. Ai ajouté qu'on ne reve pas suffisamment préparé st vr à ce qui est vrai; une partie des matériaux a été rassemblée fi..Les lacunes peut-être inévitables de ee répertoire n'en diminuent point l'intérêt: Lo daidte Je savant qui l'eût entrepris, il se serait heurté aux mèmes diffieultés. H est cependant bon que nous l'ayons;ä ne dément point son titre: des rapprochements, présentés avec etméthode, ne sont point briser posa Te mais DES ee cnaan
Al
Le Lx me en
LA Die ichaliche "Léon Lufoscade, 26 muse Litteratur äber die rémische Kaïserzeit bis ratoram romanortum
magistratnamque 1 ani ire , thèse de doct., Lille, hs Food Fe 25h a dE à s
ne ||
ureab be elarru jour “p* CA
PR PS RS ee
d paire di mort \" «re
hi qe rh
Ath ntm à ee D peus es va, tnt A1 motifs es wi le tdi