LES ÉDITIONS! DE/ROGER BACON
En 1897, Dom Gasquet publiait, dans English Historical Review, un manuscrit de Bacon, trouvé au Vatican , moins ancien que le Gottonian Julius D. V., le plus vieux des manuscrits de Roger , mais qui
peut suppléer, én certains endroits, aux laeunés de ce dernier,
Pridges Bat. ‘amené; par l'étude du travail de Gasquet et par celle de nouveaux manuscrits, à publier en 1900 un troisième volume où fi raient le texte revisé des Causes de l'erreur, de Y'Afinité de la avec la théologie; de Y'Utilité de la grammaire, puis des corrections, des améliorations au reste du premier volume et au second de 1797, enfin des notes. Les changements sont im ts, les améliorations notables, les additions parfois considérables. Ainsi, dans la troisième partie, Gram. maire ou connaissance des langues, plus de ci sont ajoutées, comprenant une partie du chapitre uw, le chapitre xmr et le chapitre iv. Elles insistent sur l'utilité de la connaissance des langues : 1° pour la direction de la république des Latins, en vue du commerce, afin de ne pas être sous la SE RNA ignorants ou infidèles #), en vue de la justice à réclamer chez les peuples étrangers et en vue de la paix à maintenir avec les autres nations; 2°} pour la (conversion: des infidèles, car, par les guerres;on peut enjtuerieten envoyer aux enfers ut certain nombre, on ne les convertit pas, et ceux qui survivent! n’en sont que plus acharnés contre les chrétiens'et plus éloignés d'accepter la religion du Christ; 3° pour combattre ceux qui ne peuvent être convertis. Car, dit-il encore, la guerre est moins eBicace que la sagesse, Surtout il you dans les paroles une puissance telle qu'aucun mortel ne peut y résister, Et mêlant le naturel et le surnaturel, de manière à montrer tour à tour en lui des tendances positives désmodernesettoutesles croyantes des hommes du xur siècle, il cite la vertu des paroles sacramentelles, celle des paroles des saints, des fidèles, dés orateurset des philosophes, celle de deux versets contenant es noms des trois rois dé Cologne par: lesquels «st, arrêtée d'épilepsie, etc: C'est, ditil, que l'âme raisonnable, dont l'œuvre principale est la parole, sait choisir, pour agir, le témps indiqué comme, opportun par les constellations et qu'elle peut transmettre aux mols une puissance plus grande qu'à lses autres œuvres, pourvu qu'elle soit immaeulée, que son désir soit fort, son intention certaïne, qu'elle agisse en accord avee la puissance céleste et qu'elle s'applique aux trois langues qui sont consacrées aux: alive Gr rio # Fhébreu ; au grec, au latin.
1? Ge sont des arguments analogues * créér un enseignement du chinois à que Von a: fait valoir récemment pour +: Lyon ‘au il
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à En somme, eetté édition constitue ; analgré les; critiques dont elle.a été l'objet; un. progrès marqué dans Ju série des ‘œuvres misés à notre dispo-
ME Renareun 4 6 el À l'étude générale sex Leo da helise Angleterre,sse joignait l'année suivante celle de Hirsch surdes
hébraïsants,, sur Me H notait chez Bacon l'instinct philologique, la claire notion d'une connexion entre les dia- Jectes variés qui appartiennent à des groupes de langues. les spéculations sur le langage As Re ilif, sur la manière dont Adamimposait leurs noms aux choses et dont les enfants placés dans un désert pourraient exprimer Jeurs sentiments, Hirsch inelinait se. Bacon. Pa enr 7 À maire hébraïque, Naludtal aloes C00mpA à entiere ur d'éditer, da grèmenire grecque qui existe en manuserit à Oxford. À Cambridge, iletrouva, à côté da fragment de grammaire-grecque, un fragment de hébraïque dont Hirsch aceepta de faire l'examen. En 1902, l'Uriversity Press de Cambridge publiait la grammaire grecque d'Oxford (182 pages en trois parties, alphabet, sréhogreges. noms,-pronoms et verbes}, le EE ecrire de Cambridge ccm rs eelui de da grammaire (203-208) ,unerpréface (3 pages) et deux introduetions {xu-Lxxv et 199-204). Nolan et Hirsch invoquent d'excellentes raisons, surtout tirées de la comparaison avec les œuvres incontestées de Bacon, pour justifier l'authenticité des fragments mis au jour. Celui d'Oxford devait être une grammaire élémentaire, Bacon avait exprimé, en outre, l'intention, de composer, pour des étudiants, un: dictionnaire grec. Peut-être, dit Nolan, est-ce celui du manuscrit d'Arundel au College of Arms à Londres. Le manuscrit de Gambridge est une RE US ch Oued de complète. Heiberg , de Gopenhague, estimait que Roger Énaipmett “utilisé les grammaires byzantines de Lascaris et de Chrysoloras, mais Nolan fait remarquerique les ER fe signalées par Heiberg peuvent provenir d'une source commune et il rappelle, à ce sujet, les œuvres du Thrace Denys, d'Hérodien, de Théodore Prodromus. pense que, jusqu'au moment où l'on aura découvert une hébraïque de Bacon, il faudra considérer le fragment de comme une ébauche des observations grammaticales qu'il a: inarports à la troisième partie de l'Opus majus.
IL. La première chose qu'il faudrait faire actuellement, ce seraitile recensement de tous les manuscrits, Émile Charles en a examiné environ 80
LES ÉDIHIONS DEUROGER BACON. 367 et en a décrit an eertain nombre: Brewer, Bridges, Gasquet, Hirsch, Heiberg, Nolan, même Jebb et Cousin, sernient aussi: consultés avec fruit. Et l'on appellerait l'attention de tous les érudits compétents sur des bibliothèques!où l'on rencontre, des mahuserits analogues. + 4
: De tous, ces manusorits il conviendrait d'avoir une copieou tout au moins, de vérifier à nouveau: les-parties communes qu'on a signalées dans un certain nombre d'entre-eux-et de les replacer pour chacun dans le contexte qui lui! est spécial. Peut-être) pourrait-on établir; entre les écrits qu'ils reproduisent un ES et aussi/un ordre de perfection. croissante pour la pensée et rte Gr orme. Car Roger Bacon sy ait à plusieurs fois : Sentéens meam imbecillitatem ; nihil scribo difficile quod non transeat usque: ad. quartum PACE TRISTE ‘antequam : habeam :quod sintendo.s Et Émile Charles. nous (dit (p.° 86) qu'il
a trouvé , dans les manuse#its ;: LL air Me NS férentes! par le début, et qui, à-part les premières lignes FE er ne transition,.ne sont au fond que la-seule etuni ac pan Gombach.et insérée dans FOpas majus dE
Mais Roger changeait-il à la fois le. Lo VE mouton Ji “bien, “6 un seul ebmême-titre, placait-il.des rédactions différentes et de plus-en plus adéquates à sa pensée? Peut-on voir, ES dont il parle dans les Cominunia Naluralium , un ouvrage auquel il préparait-en écrivant l'Opus majas, l'Opus-minas et Opus tertium ? Bien d'autres. questions de ce, ee gt tr “résolues gen mr
raison de toutesices copies: 4 ep 0]
En tout cas, en admettant qu'on = buts un HS A définitif ,.on1 püblierait tous les fragments assez étendus ét yes tants qui sont encore inédits. AU
LE mar PS AE Sn quo à foule de Re
civilisation. Nous n'en indiquerons que quelques-unes: +
On compléterait Charles et Bridges en déterminant god auteurs grecs; latins, Hébreux ét arabes: Dot re Pr connaît en tout où partie. |
anal Eure)
Ainsi Bétonretibaiià Asistoteiet ei prophatiejattot gba el
eninmente le Saëretem secrelorum, qui quos pracelegit, el illustrant spiritu. expliquede sucoës des œuvres pour nous pese sapientie bre pars authentiques : Et maximns Aristoteles sœientiæ. Ab istinsequentes viri philosophi
ipsd veritate cowetus dicit in Hibro Secre- rer td Andi, forum, Omnem sapientiam Dens revelenit re HE, 54:)
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on ‘qu'il donne à d'étude des langues, les qualités qu'il exige de l'interprète, — connaitre la science dont il est traité, savoir la langue de l'original et celle dans laquelle on doit le traduire, — les dispee a il me a 2 sance des ligent à dépouiller toutes ses œuvres pour déterminer en quelle mesure ila su le grec, l'hébreu, l'arabe, le chaldéen, le latin, le français et l'anglais de ses contemporains. Pour le latin, en particulier, ily aurait lieu de le distinguer d'Albert le Grand ét de saint Thomas. «Avec eux, dit Jourdain. il y a divorce entre la du
et lu longue de l'école. » Au contraire la syntaxe de Roger ont les œuvres pullulent de gallicismes, se LÉ sg dure easy d
façon du français et surtout du
Un travail analogue devrait être Ben da sur chacune des sciences dont il déclare la culture indispensable. On chercherait, d'après tous les textes, jusqu'où allaient ses connaissances, en mathématiques, en 0ptique, en physique, en alchimie, en astronomie, en géographie, ete., de qui il les tient et quelles! sont celles qui dui appartiennent en propre. On verrait s'il est possible de savoir exactement ce qu'est ce maitre Pierre, qu'il appelle le maitre des expériences, et jusqu'à quel point il a pratiqué lui-même cette méthode qu'il a tant recommandée et vantée{il,
En connexion avec les recherches précédentes s'imposerait celle dont d'objet serait de montrer comment ses œuvres sé sont transmises, quelle influence il a exercée pendant le moyen âge et au xvn' siècle, où il semble qu'il y a tout au moins des présomptions de croire qu'il a contribué en une mesure qu'il faudrait fixer, au développement scientifique qui se réclame de François Bacon, de Galilée, de Descartes, de Képler et de
Sur ces questions, on aurait à tenir compte des travaux antérieurs. Sur d'autres, il y aurait plus à faire œuvre personnelle. Le fondateur d'une exégèse et d'une théologie qui devraient être en accord constant avec les acquisitions philologiques et scientifiques %; le savant et le philo-
1% Est-il le même q 1 tadet Acn notre article dans la Revue d'histoire des simus qui sait si bien les lan, mu religions , mars-ayril 1905. Au moment ou est-ce Guillaume de (Nclas}3 où nous corrigeons cette épreuve ait
Nous crayons pouvoir 4 Sur que le début d'une nouvelle édition : Opera si l'Église avait suivi la direction que, hactémusinedita Rogeri Baconi. Fase, 1, r Bacon indiquait à Clément LAN Meranmvsiea. Fratris Rogeri, ordinis Mi- Réforme eût Are re Fe norum, de viciis contractis in stadio theotion entre la science et le k omnia supersunt nune NS ne se füt pas produite, comme À edidit Rouen (Si dr elle nous RE aajourd'hui, Voir Alexander Moring, vin-56 pages.
LES ÉDITIONS'DE HOGER BACON. s6û
qui poursuit, comme but suprème, le Uiomphe deda religion; nn Albert le Grand D ARN ibest dant plus sévère que sa cause est plus compromise; le partisan, du
rates au point Se vos religieuse qu'au point de vue Sn AE D 1. JERETENTTOT à al. tab cceme 2° av PCAVE is)
onto bi huit qui
equs avanulanrgs bal afrandl no lu UE in hate uit
LA MARINE note y LOUIS XVI.
sal
G. Lacous-Gayes. Laimarine militaire de, la France.
sous le règne de Louis XVI: 1xol..in-8?. ParpuRtpiaara is der les temps les qe veaulés jusqu'à «nos jours big. a eu. ds hommes d'État et des théoriciens pour poser en axiome-que l'empire de la mer est nécessaire. à qui veut dominer sur le continent, C'est le mot prêté à Thémistocle dans lantiquité}, Richelieu et Colbert, des créateurs de la marine militaire française, s'en :sont inspirés au xvn° siècle; un poète de troisième ordre: Lemierre, l'a repris au temps de Louis XV, ce qui lui a permis de léguer au moins un vers à la postérité et de le bap- Een At prervt “le vers du siècle » 344 cul ju re; PAT
721 Le trident de Noptiné este En mbnde; VU NN
pers dy a peu Seméer l'empereur Guillaume. I l'a donné en js À à son peuple dans une phrase mille fois répétéell, tandis qu'un capitaine américain, le capitaine Mahan , le parapbrasait savamment d'après les données de l'histoire}, Sans, aller jusqu'aux
d'un système qui, comme tous les autres ,ta:ses côtés exagérés et chimériques; il faut reconnaitre que la grandeur de la France a été presque toujours, een Laden emilie diée- à la force de sa mariné, que les époques de décadence. ant-poinei is ave Janfrihemgnn ses flottes.
67 «Auf den Wisser Tegt unéeré "10 RIT EEE pet Zakunlts (Notre avenir est sur les time dans l'histoire, 1 v io due ceux); tion Boisse. Paris, 1899 à
SAYANTS, 18