‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 73 sur 151 · ALBERT WADDINGTON · texte numérisé non relu

ALBERT WADDINGTON

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que la fin lamentable de l'épopée napoléonienne, par exemple, a été due mt va à la prépondérance de l'Angleterre sur les mers. D'ailleurs la puissance mavale n'est-elle pas pour beaucoup dans à périté économique d'un pays, et serait-il possible, sans elle d'acquérir et de garder des colonies? L'Inde est, SN un don de cette FA ï ressemble à une chaîne formée + nine mer ap

commerce maritime, les coloniestl. l ù add la France au xvur siècle :

à We s de Ra thèse. M. Se pate an nn amet eux ouvrages successifs qui se recommandent à la fois par la solidité

de fond et l'attrait de la Hs le premier, dont je n'ai pas à m'occuper

spécialement, ca incidents tragiques el cruels où sombra la ma rine de Louis XV; le second, qui a fourni les éléments de la présente étude, est consacré au contraire à une période relèvement éclatant, mais malheureusement éphémère , sous Louis XVL Tous deux sont le résultat de recherches approfondies dans le riche dépôt du Ministère de la marine ou aux Nationales, et contiennent une série de documents du plus haut intérêt, soit sur l'adininistration de la marine au xvmn siècle, soit sur les ae eu navales, soit sur les officiers qui s'y sont distingués. Ce labeur considérable n'a pas "llrayé l'auteur ni latsé sa patience, et si l'on peut lui reprocher quelque partialité, ou tout au moins quelque excès de bienveillance pour les ministres ou marins dont il exposé des travaux ; c'est là péché bien exeusable : me qu à mois au milieu des hommes du passé, on se met naturellement dans leur état d'âme, on se pénètre de Lraessyi ee ca et, pour peu qu'ils soient sympathiques, on devient indulgent à leurs erreurs et à leurs fautes. Beaucoup pourtant ont prété aussi justement au blme qu'à l'éloge! Tel ce Gabriel de Sartine, pohane d'État de la Marine de 1774 à 1780, dont certaines ordonnances furent louables et témoignent d'un vif désir de donner à la France des forces maritimes imposantes mais que ses préjugés nobiliaires empêchèrent de remédier à la plaie du temps, la rivalité désastreuse des «officiers rouges » et des: «officiers bleus ». qui par son impéritie causa en partie l'échec des armements lormidables de 1779, qui enfin a mérité le reproche de Rochambenu d'xavoir toujours sa montre en retard ». Tel ce maréchal de Castries, dont les efforts pour réorganiser de fond en comble ln marine militaire sont dignes d'admiration, mais qui lui aussi exigea des futurs officiers des preuves de noblesse, Tels la plupart de ces chefs d'escadre ou de ces

4 CE Mahan, op. cit; pe 37-39.

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