LES TAPISSERIES DES GOBELINS
I n'a pas fallu à l'auteur moins de cent trente pages pour énumérer, décrire, commenter ces tapisseries de: Don Quichotte. Mais aussi on sait exactement, grâce à Ini, de quel atelier chaque pièce provient, à qui elle était destinée, quelles vicissitudes, elle a traversées et, si elle existe encore, dans quelle collection elle est consérvée aujourd'hui, soit en France, soit à l'étranger, Aucun détail ne manque; les’sommes payées pour chaque tableau, la date de la livraison, les uctions par la gravure, le prix des neuf alentours différents, leur date, leurs auteurs, leur destination, tout est noté méthodiquement, pr science im peccable. 1 est bien rare que M. Fenaille se trouve dans la nécessité d'avouer que ses recherches sont rostées sans résultat, et quand il en arrive Jàf il faut qu'il ait épuisé toutes les sources d'information:
La mention des tapisseries conservées dans les collections princières de l'étranger est une des innovations les plus heureuses de l'ouvrage. L'auteur Rens en me PAR PME eV a pays, mais ayant, par contre, répandu dans le monde entier la tation de notre Manufacture nationale. Ainsi diverses séries du Quichotte sont éparses entre les collections royales de Madrid , de Stockholm, de Berlin; d'autres se trouvent en Angleterre chez le due de Rutland, d'autres encore à Saint-Pétersbourg. On imagine combien il a fallu de démarches, de correspondances, arriver à ces constas tations. Î n'existe. que deux: REP PT de Louis XV; la plus belle et la mieux conservée fait partie des musées de Florence. On trouve des pièces de la suite des Opéras en Suède dans les collections particulières. Ces! sl tout justes si da France en a Dons pi entière.
Les deux tentures frere curieuses de cette période, cena A desvaé historique, l'Ambassade turque, de Charles Parrocel, et les, Chaises de Louis XV, par Oudry, ont gardé la trace d'üne tentative qui n'eut pas de suites. Le due d'Antin avait songé un moment à demander aux artistes urie imitation de l'Histoire da Roi, exécutée sous Louis XIV. Les deux pièces uniques de l'arrivée et du départ de l'Ambassade turque venue à Paris en 1724 furent le début d'une illustration par la tapisserie du règne de Louis XV, On ne trouva plus tard à y joindre qué des scènes de chasse dans les forêts de Compiègne et de Fontainebleau. Le rap-
t de ces épisodes cynégétiques et des campagnes où autres événements solennels du règne Éasees. bien la différence des deux époques et le caractère particulier des deux souverains.
Bien curieuse aussi est l'histoire des Mois grotesques, une des plus délicieuses créations de Claude Audran, tenture unique dans l'art et exé
Aoû 11 4, GUIFFREY.
cutée une fois seulement avec cree aux 7 et aux dauphins, aceu-
sant nettement sa destination. Composée pour l'
le Grand Dauphin dans le château de Meudon y pars ns
parvenue qu'incomplète; Les trois derniers mois, octobre , novembre, dé- Bischoffsheim , Boucheron
cielle et cette lacune diminue RTE le caractère et la valeur GS SEP Pre (en sjomeriique 1e Mgeldeipetis bouiete dpuble la durée du du travail.
es et niarqaul il sera sk Er le ar me Do à l'illustration de l'art de la tapisserie, et il offre ce caractère singulier d'avoir été conçu et exécuté par ‘un simple particulier, alors que des projets de publications pouvant compter sur de concours de puissants Etats, comme celle dont M. le comte de Valencia 2x se ra les CIE couronne mers
outir.
nine fé partie dois txbisibsoeebinmene apré pas moins im portante que la première, Elle énumérera ; en effet, les tentures d'Esther et de Jason, en sept pièces chacune, d'après Jean-François de Troy, un des plus grands succès du siècle; l'Histoire de Cléopätre et de Marc Antoine, par Natoire; les Amours des Dieux et les Pastorales, de Boucher, et les autres compositions du même maitre; les scènes d'opéra, de comédie et de tragédie; puis viendront les portraits de Louis XV et de Louis XVI: les Costumes tures d'Amédée Van 100 ; les Quatre Saisons de Callét; enfin l'Histoire de Henri IV de Vincent et les scènes de l'Histoire de France, d'après Berthélemy, Durameau, Suvée, Ménageot, Lebarbier, M. Fenaille arrive ainsi sensiblement à la tapisserie-tableau, dont le goût i néra pendant presque tout le xix° siècle et portera un coup faneste à la prospérité d'une des plus belles industries artistiques de la France.