‹ Journal des savants (volume 4)Chapitre 13 sur 53 · L. 20. On lit immédiatement après, KAlOTKena>KANNHPON€C · texte numérisé non relu

L. 20. On lit immédiatement après, KAlOTKena>KANNHPON€C

€IC THN OIKIAN ATTWN. Les lettres KAIOTK€na)KANNHPON se

trouvent , sans aucune variante , dan« les trois copies , et ii n'est pas possible d'y rien changer. M. Niebuhr pense que personne ne pourra comprendre ces mots, quod nemo, ut equidem arbitror , expediet, quanquam perspicuum est in €n« personam primam prœsentis , in re/iquis Mcusatimm substantivi delitescere. Ce qui a trompé cet habile critique / c'est qu'il a voufu faire un mot de eno). On n'a qu'à y joindre les trois lettres kan, pour avoir le mot Ximntuf^ et ce passage se lira tout naturel- Jement, sans altérer une seule lettre, wt?;?»»^^ m^, non bibtrunt aquam. h7nêK<t^ est une faute au lieu de iTma-oM^ ou pour ftnTmKotenf y à moins qu'on n'y voie l'aoriste de l'inusité TrUfu. Quant au mot rw^y, aquam, il appartientà lagrécité du bas empire et au grec moderne. C'est l'ancien adjectif poétique vii^ç, doriquement ree^^ç, qui désigne tout ce qui est humide: de là le nom de Nérée et des Néréides. Cet ancien adjectif, conservé dans ndiome populaire, est devenu, chez les écrivains du bas empire, un substantif synonyme de S«/iwç. Constantin Porphyrogénète l'emploie comme un terme usuel (i), et, plus anciennement, les auteurs du grand Étymologique le donnent pour un mot de la langue vulgaire (2). II fiiut observer toutefois que les Byzantins, de même que les Grecs modernes , écrivent f%ès^ par t ; et remarquons , en passant , que ce changement de l'H en E, qui a eu lieu dans plusieurs autres mots, tels que /SûJÂt^y pour /SwAue^v, fi^r pour f «^f, roafpoy pour Ko^poy, &c. (3), ne peut provenir que de ce que Th , dans ces mots, avoit le son de l'E et non pas de fl. La forme FupoF se trouve dans un traité de l'art vétérinaire , ^ mv^lfjLivoç To f/r^çr cvf 7tS vnffS (4) : c'est la plus ancienne , et les monumens où elle se rencontre sont nécessairement antérieurs à la rédaction de VEtymologicum magnum. Après »t îTmKOM on lit tow %U ¥ ùixjdM pour t0» viç oîxiof. Cette locution est tirée du grec de Tévangile de S. Marc : rnuy^nitioif avro^îtw ùç ¥ av><iv ( j) , avec cette différence que «twXbGSr est du moins un verbe de mouvement. On trouve de même

(0 Cang. Lex. med. et inf, grœc. h. v. — (2) EtyinoL magn. p. 507) L 43

(3) Salmas. ûd Hist. Aug. p. 140, A. — (4) Ap. Salmas. Exercit. Plîn. p. 916, col. i,D.— (5) ^/F.J^.

FÉVRIER 1825. fit

dans Palladîus ^nujireAov [i^tçd^noiif) ic^ i*V Oat^i' ( i), Cosmas emploie une locution analogue : ïwç TaiJitftiùy ïf^) tlç r ciKtatov (2).

E7n»K0Lv , comme jtiiTîj^iûjfiw, doit avoir la significaiion du présent. Le sens du passage est donc : ce A moins que mes ennemis ne se soumettent k moi, 3> je ne les laisse pas se reposer à fombre , et ils ne peuvent se désaltérer >i avec de leau dans leurs maisons, » Si je ne me trompe, ce sont encore les livres saints qui ont fourni cette itnage. A chaque instant elie se présente aux écrivains sacrés, et dans des circonstances analogues- Ainsi le roî d*Assyrie dît aux Juifs : Facite mecum quod yobis est utile, et egredimtni ad me ; et comedet unusqiiisque de vineâ suât et dejicu sua , et blùetis aquas de cts ternis vestris (3); dans le livre des Proverbes, Bihe aquam de cisternâ tua (4) ; ailleurs sisiùerit [ inijiiîcus luus ) , da ei aquam bibere ( s )• Dans Jérémie : Aquam nostram pecunïâ bîbimus (6); dans Ezéchiei: Aquam nostram in desolathne bibent (7),

Le premier mot de la dernière ligne est înceriain; dans la copie de AL Gau , on ne distingue que les lettres IKOI", précédées d'un ri; iM. Niebuhr lit OIAONCIKOI , mot très bon pour le sens, mars trop long pour la place, La copie de M. Cailliaud donne ACIAKOI ; if pourroît bien y avoir eu ctTtnxAùt'^ W est possible que le second O air été placé par oubli dans Finterligne, et n'ait pas été vu ji^r les voyageurs. Le mol kTnMLCùt est dans Hésychius (8), qui Timerprète par ^ ifTrinûùi, Les mots etTfUKooi (dAu signifierotent aux qui se révoltent contre moi , ou qui ne veulent point se soumettre à moi. Â^Tm^m tSk yjvtuiSiV i^ -t» ^mtéiet av-Zfi M, Niebuhr entend , /V leur enlevé tes enfans de leurs fnnmes. Cette idée ne me psroît pas naturelle; le ^ me fait croire que tSv yàvtumit est une faute pour làf T/votîxtff ; et je traduis, yV leur enlève leurs femmes et leurs enfans. Ce mélange de cas existe dans des inscriptions de Gartas en Nubie qui sont du temps- d'Antonin Caracalia. Ainsi Ti n^soTUivn^,,, jt, rntvfjLClt^ 19 t liitmr (9), et vingt autres exemples de ce genre de fautes (10), Au reste, l'inscription ne se termînoit pas là. La copie de M. Cailliaud indique des lettres après atZ-wv,

Je vais donc, d'après les obsen'ations précédentes , donner fe texte de rînscrîptîon telle qu*elle a dû exister dans I original, et une traduction littérale aussi exacte qu'il m est possible de la faire, d'après rincertitude que la barbarie du langage répand sur le sens de plusieurs phrases,

(t J Draiûg* dt vit. S* J. Chrysost, m Chrysoit. Opp* 10 m, Xlll , p. 77, A, ^ — (2) Cosm. Indicopl. In Bibitoth. nov. Patr. li , p. 138, C. -^ (j) 4 Be^ XVUI , 31* — (4) Prov, V , 1 j, — (5) Proverb^ XXV , 22, — (6) thren. V , 4. — (7) Ezech. XI t , /^t — (8) Tom, I , p, 44^, — (9) Gau , Inscnpt, de ta Nubie, CàTtSLS, n/ 48, — (îo) Niebuhr dans Gau , Antiq* de la tVubie^ p. i8.

vUmfAA fxdà ^reim aTm^* ivUnau mXir a^ fxpct J . TUflW TttÇ TicAeiç tWTûiv ' t^g^bi^p juÇ Ttiv

O^AWF fMV 70 ja 4Sy0«7Oy, CtTWÇ* ff^iXMaK fltUT^K

ffo/ «i/TDi tt^/uauv fxt* iTtoinav, tlffivnv fxrr etÙTeùfy

10. fiç «m etfâ) (jifn fjudv. Qti lyt^^vifjunv fiatçjXioKoÇy * Quxj et7SiA3or oXa)^ wirimà ruv eû^ùdv ^oiXieùVy

ci ^ ^iXorc^x«t;07r fter l^t) , mc et^S eti'nç ngAt^ofxt

vos lîç %àç^y etvruy y ù (àm ng^TH^iaotiv fxt i^ Tnn^KàXSan^

tjûi ^' tiç K^TW ftiftt XeW f j^ , è, ÙÇ AV€ê fMçif eu^ tîfM.

t77 ÙLTRL^. KAf 01 fitMOI , NuCfitc/^V AVùèTlftê , fTTOpdlftfA 7«tC

X^€^Ç- cLvrayy mitfi i(piXovetKi^uffiv jnir i/uoD. Oi Atniraf iÇT etM«v èârSi' oî ^sXoyHXjovatv fxtT ifmt 0(/K 4f S etûrvc KetèfSivai %iç W axtàf ^ tî fJti ùfnti>iif\i[aif 20, ftoi], j(^ Mc t^Twxtfr rff^y 10» i/'c Tvr oixidi' eturSy* oî ^ iiliKooi (MU ûLfTnt^cù t yuycuKùtv ij tol Tr^tJict (tvr»v • • • • •

ce Moi Silco, roi puissant des Nobades et de tous les Éthiopiens, je suis «venu deux fois jusqu'à Talniis et à Taphis; j'ai combattu contre les Blé- »myes, et Dieu m'a donné la victoire une fois avecirois antres. J'ai vaincu vde nouveau [les Blémyes], et je me suis rendu maître de leurs villes; je w m'y suis complètement établi la première fois avec mes troupes.

» Je les ai vaincus et ils m'ontJmpIoré; j'ai fait la paix avec eux, et ils m'ont » juré par Içurs idoles qu'ils sont gens honnêtes, et j'ai cru à leur serment (i). » Je m'en suis retourné dans la partie supérieure de mes états. Depuis que j'ai » été proclamé ( ou que je suis ) roi puissant^ non-seulement je ne vais point à » la suite des autres rois, mais encore je marche devant eux ; et ceux qui veulent >» lutter avec moi, je ne leur permetts pas de rester tranquilles chez eux , à moins »» qu'ils ne nie demandent pardon; car je suis un lion pour les pays de plaine, M et une chèvre pour les pays de montagne.

»J'ai fait la guerre une seconde fois contre les Blémyes , depuis Primis

(i) Ou bien , « iU m'ont juré par leurs idorcs [d'observer la paix], et j'ai cru «va leur serment, parce qu'ils sont gens honnêtes. «

«jusqu'à Talmis; j*ai ravigé les terres des peuples qui habitent au deasas des «Nubiens, parce qu'ils m'ont cherché querelle,

» Quant aux chefs des autres nations qui entrent en guerre avec mot, je ne »leur permets pas de se reposer à Fombre et ils ne peuvent se désaltérer dans j^Tintérieur de leurs maisons, a moins qu'ils ne se soumettent à moi; car ceux »qui se révoltent contre moi, j*enlève leurs femmes et leurs enfans, et. . * . «

D'après les observai ton s précédentes sur fe style de Tinscripiion de Silco, on doit y recoilnoîlrei i,* des imitations évidentes des livres saints 2*** des fautes grossières qui prouvent que le rédacteur savoît trèsmal le grec ; 3,*" des manières de parler propres à la grécité du bas empire et au grec moderne : ce dernier caractère annonce que Tinscription a été rédigée à une époque où les étrangers qui apprenoient le grec, n'apprenoient plus qu'une lançue dégénérée. H nous reste maintenant à faire ressortir les détails historiques et géographiques qui se rattachent à ce monument, h. en déterminer, par ce moyen, Tépoque approxima» tîve, et à rechercher comment il se fait que les altérations successives que le grec a éprouvées à Constantinople et dans la Grèce, se sont transmises au fond de la Nubie, C'est 1 objet de la seconde partie de notre travail ; on la trouvera dans fun des prochains cahiers*

LETRONNE

Essai sur les Constructions rurales économiques , contenant leurs plans , coupes, élévations , détails et devis , établis aux plus bas prix possibles; par M* le vicomte de MoreNVîndé, pair de France, correspondant de ï Académie royale des sciences , membre du Conseil royal et de plusieurs sociétés d* agriculture. Les détails des constructions et devis ont été faits, avec l'approbation de 1' auteur , par M. Lusson , architecte* In-foL, 31 pages de texte ^% ^6 planches. A Parts, chez A. L. Lussoiii archîtectç, éditeur, rue de Seine-Saint- Germaîn, n.** 79; M."'^Huzard# libraire; Bance, M."* d estampes, rue Saint-Denis, n*** xij ^ et Carillan-Gœury, libraire.

L'AVERTISSEMENT qui est à fa tète da Touvrage que nous allons faire connoître, indique le temps et les motifs qui ont déterminé à

Tentreprendre ♦ cl le mode employé pour qa1^ atteigne fe fcut que s'est proposé Fauteur, A une époque qui n'est pas encore bien éloignée, un conseil d'agriculture fut fonné prés du minbtre de riniérîeur, par une ordonnance de Louis XVIII, Ce conseil, composé d^hommes dont le zèle et le désintéressement n'étoient pas équivoques* pouvoit être d'une grande utilité : dans les premiers temps , il s occupa des moyens de défricher les immenses landes qui couvrent encore plusieurs parties de notre sol. Il [ugea qu'on y parriendrott par des colonisations, comme on en avoît fait en Hollande. Entre autres choses, il falioit des constructions promptes et économiques de logemens pour les hommes, pour le bétail et pour les récoltes. M, de MoreUVindé, un des membres de ce conseil, et qui, d'après ces principes, avoii établi dans ses possessions des bâtimens analogues à ceux qu on pouvoit désirer , s etoit chargé de cette partie du travail qui se partageoit entre tous les coopérateurs* Ce <p'il présente aujourd'hui au public est Fexécution de son engagement.

Il n'a pas eu Tintention de (aire un traité complet sur les bâtimens niraïuci mais seulement de développer un seul système de constructions, qu'il a appliqué à toutes ces sortes de bâtimens. « Un traité complet »de constructions rurales, dit-il avec raison, me paroit impossible à ^ faire , à cause de Texcessive diversité des convenances locales et >» ïndïvîduelUs, Les personnes qui se sont essayées sur ce sujet , n'unt 37 jamais pu satisfaire qu*à quelques-unes des convenances , et toujours 39 en s'écariant de toutes les autres* Mon opinion est que Ton doit se » borner à exposer clairement les meilleures conditions communes à » chacun de ces bâtimens , sans prétendre leur donner, sous les autres ^> rapports, des modèles que presque personne n*a les moyens Jimiler. » En effet , beaucoup d'ouvrages ont paru sur cette matière , tant en France que chez les étrangers; mais les plans qinis offrent, bien conçus d'ailleurs , ne sont pas d'une construction à fa portée de l>eaucoup de propriétaires de biens ruraux^ parce qu ils exigent trop de dépense.

Partant du principe qu'il faut fiîre k mieux poîsWU, et au mtlttcur marché possible , M. de Morel-Vindé propose d'employer préférablement des bols pris dans leurs moindres dimensions, 11 croît que celte sorte de matériaux se trouve par-tout, ne coûte pas plus que du bois à hrûfer, se lie et se sépare facilement, et se répare presque sans Irais, Du bois de onze pîeds de long sur six pouces d*écarrissage , lui paroît ce quil y a de mieux* Citant ensuite pour exemple sa bergerie de la Celle- Saînt-Cloùd, il fait voir, d'après ^a construction, quelle peut se

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rétrécir et s*étendre sans rien déranger de l'ensemble ; il ne s*agiroit que de retrancher ou d'ajouter des travées.

Quant aux prix des travaux, il les a établis sur ceux dfe Paris, qu'il croit les plus élevés du royaume ; il ne doute pas qu'ils ne soient bien moins chers par-tout ailleurs* H y a des pays ou la différence seroil de moitié , et même de plus de moitié, savoir, cettx où le bois est presque sans valeur: en prenant, selon lui , pour prix moyen, les trois cinquièmes de celui de Paris, on se troinperoit fort peu. Il convient que ces données n'excluent pas Tavantage qu'il pourroit y avoir d*employer des moellons ou autres matériaux, 5*ils offroieni plus d économie que ie petit bois»

Il est vrai de dire, et M, de Morel-Vindé en avertît, que les devis ont été faits dans la supposition la plus favorable, quant à la nature du sol et à la bonté des matériaux. II est évident que si le sol étoit mauvais et les matériaux défectueux , ks prix augmenteroient à proportion; i(en seroit de même dans le cas où les dimensions des bois employés se trouverofent plus grandes.

M, de Morel-Vindé, afin de diminuer les frais de son livre, se borne à publier les résultats des devis par nature de travaux , au lieu dy placer les détails , dont il conseniiroit à communiquer les minutes à ceux qui desireroient les consulter.

Son livre est divisé en dix chapitres, sous les litres suivans :

1/ Haijitation du journalier sans propriété ni tenure, deux planches.

2,** Habitation du petit propriétaire , tenancier ou métayer, deux planches.

3,*" Dépendances de Thabitation détaillée dans le chapitre précédent, deux planches.

Les besoins de la famille à laquelle rhabitation du n.*^ 2 est destinée , sont presque tous les mêmes que ceux d'une grande exploitation; il n'y a de différence que dans leur étendue : car il faut au petit propriétaire tenancier ou métayer, étable , écurie, grange, fénière , vînée en pays de vignoble, et hangar ou magasin, s'il fait un commerce*

4.* Habitation pour le propriétaire ou le fermier June exploitation considérable , cinq planches.

j.** Grande grange, écurie , vacherie , neuf planches»

j.* iîr. Les mulotîns, ou petites meules, deux planchés,

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