‹ Journal des savants (volume 4)Chapitre 17 sur 53 · ARS 1825, T · texte numérisé non relu

ARS 1825, T

juscjuV sfp! ott huit cents mètres. Des vaisseaux, atnc Indes ofecidentalesp en ont éprouvé les effets h ceiie dislance.

Les lieux élevés ne sont pas toujours les plus sains. Ceux qui sont au-dessus Jeaux stagnantes > souvent en souffrent davantage , et même les premiers; une expérience bien faîte auprès de Bourg, et rapportée par M. Montfalcon, en donne une preuve convaincante.

Si faction délétère des émanations marécageuses n'est pas douteuse, ainsi qui! est constaté par des faits, il n'est pas aussi facile de dire comment elles agissent sur l'économie animale. S'introduisent- elles par la voie de Testomac ou des poumons, ou affectent-elles directetrient fe système nerveux î M. Monifalcon n*hésîte pas à croire (JuVIIes pénètrent fe plus souvent dans l'estomac ei les poumons, et que rarement elles agissent directement sur ie système nerveux. Mais, intro* duîtes dans le corps humain, comment s'y comportent-elles, combien de temps y restent-elles sans agîrî Si Ton en croit Lind, ce poison, car c'en est un, peut être quelque temps inerte, ce que M. Monifalcon a peine à croire? et ce* qu'il ne nous paroîtroit guère possible d'ex^ plîquer. Ce poison est-il, de sa nature, stupéfiant ou irritant! C'est encore une chose que personne, à ce qu'il nous semble, ne peut décider: aussi M. Monifalcon ne prononce- t-il pas-

II passe de I^ à fexamen de l'action des émanations marécageuses sur lorganîsme. Elle consiste dans les modifications que cet organisme reçoit de l'influence habituelle des particules délétères; d'où naît une manière d'être spéciale des habîlans des pays où il y a beaucoup d'eau^e stagnantes ; elle imprime profondément son caractère sur la constitution physique de Thomme et des animaux. M. Monifalcon cite les sources où il a puisé ce qui concerne l'homme dans les pays marécageux; savoir, entre autres, les écrits de Delorme, Groffier, Pacoud,'de Bo&sft Foderé , sur la Bresse; de Gilbert Blanc, sur la Zélande; de Froberville , Bigot de Morogue , sur la Sologne ; des auteurs de la Sratisiîque du département de l'Indre, sur la Brenne; de Prony, Orlandi et autres, sur les marais Pontins ; ouvrage d'un grand intérêt, que M, Letronne, notre collègue, a fait connoître dans ce journal, ii y a peu de temps ( i )•

(i) Il y a beaucoup de renseignemens tur cet objet daos les topographiet médicales insérées dans les Mémoires de rancienne Société royale de médecine, ^ui a publié lo volumes /n-^.* très-estrmés* Nous avons nous-mêmes donné un rftêmoïrc spécial et détaillé sur la Sologne, qui se trouve dans le premier voUmo de ce recueil, année 1779.

Les effets qui résultent de la manière d'agJr des émanations inarecageuses des itiarais Pontins , sont des enzooties et des épizooiies. On sait que la médecine vétérinaire reconnoît les mêmes lors que la médecine relative h Thomme, puisque, à part quelques modifications de formes et la difierence des espèces, on trouve la plus grande analogie dans la structure anatomique des uns et des autres. Aussi en lire-t-on la conséquence que là oîi les hommes exposés à des émanations marécageuses contractent des fièvres intermittentes qui produisent des altérations bien déterminées, les animaux sont atteints de maladies inflammatoires continues.

Quarante -quatre pages sont consacrées au récit d épidémies et d'endémies causées par l'action pathologique des émanations marécageuses. Les détails sur ce sujet sont faits pour intéresser les médecins. Les fièvres intermittentes et rémittentes des marais sont très-communes: îa plupart ont un caractère propre ; c'est raîTection plus ou moins exprimée des organes digestifs et du système nerveux. Mais que de variétés dahs leur manière d*êtreî que de modifications de ces maladies, depuis les pyrexies rémittentes de la Sologne jusqu'à la fièvre jaune des Antilles et à fa peste de la basse Egypte! M. Monïfalcon donne des exemples généraux et spéciaux de ces variétés et complications^ môme dans nos climats.

Jusqu'ici il n'a été question que théoriquement des émanations des jnarais, de leur manière d*agir sur le corps animal, et dès explications tju'on en peut donner : la troisièine partie classe les maladies ou les effets pathologiques de ces émanations , qui donnent Jieu à des fièvres rémittentes et intermittentes simples et pernicieuses, à des obstructions, • des hydropisies,au scorl>ut* L*auteur décide que les fièvres occasionnées par les émanations des marais ne sont point contagieuses, parce quun homme attaqué d'une maladie qui provient de cette cause, s'il passe d'un lieu marécageux dans un endroit sain, ne la communique à personne. Nous n'entrerons point dans les détails qu'il donne 5îur ces fièvres; c'est aux médecins qu'il appartient de les apprécier. Nous croyons qu'en les lisant dans ï ouvrage, ils y trouveront des développe mens inléressans.

Dans la dernière partie, M. Montfalcon indique les moyens de ^fortifier l'économie animale contre Taciion pathologique âks émanaiioni Il marécageuses, les précautions hygiéniques nécessaires aux vaisseaux et 'aux armées qui sont exposés aux actions de ces émanations. Il met au I nombre des préservatifi la salubrité des habitations, les soins de propreté, les alîmens de bonne qualité.

Vomirkge'tlï rermîné par une bîbftographîe de I*histoire des marais» contenant Findication des principaux ouvrages qui ont été publiés sur ce su/et, et des remarques critiques sur la plupart de ces productions.

t TESSIER.

Extrait dun Mémoire lu dans la séance pulUque de r Académie des inscriptions et belles-lettres , du jo juillet 182^, ^- sur r histoire du coton; par Aî. Mongez.

Dans quatre parties du monde, les vêtemens des habîtans sont de coton. J'ai pu croire d'après cela que des recherches sur Thistoire du cotonnier auroient, dan-s cet instant, quelque intérêt: voici Textrait de ce travail. Jean-Reinold Forster, qui avoit accompagné Cook dans son second voyage, a composé, il y a un demi -siècle» une dissertation sur le même objet; mais la publicaiion de plusieurs écrivains grecs, et ia découverte de plusieurs espèces et variétés de cotonniers, ftites depuis lorsr m*ont enhardi à traiter le même sujet que ce savant botaniste.

II en a été du coton comme de tous [es objets de commerce qui sont apportés des conirées fort éloignées, La soif du gain fait couvrir leur origine de voiles épais, ou, ce qui est pb encore, les fait enve^ lopper des fables les plus bizarres. N'a-i-oti pas cru long- temps que les oiseaux de paradis n'avoient point de pieds, qu'ils voloient toujours sans se reposer, ou que, du moins pour dormir, ifs se «uspendoient aux branches des arbres avec les filets qui sont placés près de leurs ailes , parce que ceux qui les transportoient en Europe leur coupoient io» pieds pour en augmenter le prix, en considération de cette prétendue merveille! On ignore encore les noms et les caractères de la plupart des bois de teinture et de senteur qui sont apportés des pays étrangers. Le bois de rose en particulier a été appelé bols di Rhodes et bois de Chypre t pour en déguiser lorigine,, fusqu*en 1781 , oii un botaniste anglais, Masson, fe découvrit dans les îles Canaries. . . Si à ces causes d'ignorance on joint encore celle qui provient de rimperfection*dans laquelle a langui si long-temps la botanique cher les anciens, on sentira combien il est difficile de tirer de leurs écrits quelque notion positive sur le coton, lis classoient les végétaux diaprés leur port, d après le lieu de leur habitation, d'après leur grandeur; et ceux qui venoient des contrées étrangères^ d après leur ressemblanca

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vague avec les plantes de leur patrie, sans tenir compte des parties dç la fruçtificaiioa , base essentielle de toute bonne classification. On doit ajouter en6n que les variétés n*éiant pas constantes comme les espèces, il nVst pas certain que celles qui ont été décrites par les anciens subsistent encore. II est donc sage, en traduisant leurs écrits^ de se borner aux espèces.

Pendant plusieurs siècles , les Grecs et les Romains ne désignèrent les végétaux qui produisoient le coton que par fépithète de porulaine f parce qu'ils croyoient qu'il formoit une espèce de duvet fixé SUT Pécorce. Pour rentrer dans le chemin de la vérité, j ai distingué et décrit soigneusement le cotonnier-arbre bombax ou fromager, et le cotonnier-herbacé ou arbuste , gossypium. Les principaux caractères qui les distinguent sont la fonne de la capsule qui renferme les graines avec le duvet, et le nombre de ses valves. La capsule du bombax ett ofbiculaire, abngée, et elle s'ouvre en cinq valves; celle du cotonnier na que trois ou quatre valves, et elle est ronde. Enfin le bombax est un arbre, et le cotonnier est annuel ou bisannuel; on en connoît cependant des espèces vivaces.

Hérodote, qui écrivoit dans le cinquième siècle avant ïète vulgaire, et qui avoit voyagé en Egypte, est le plus ancien écrivain qui ait parlé du coton. Ce qu*jl en dit s applique au bombax, qu'il avoit pu Tfoir dans la haute Egypte. 11 pouvoit aussi avoir reçu ces notions à^ Perses, qui fournissoient dès-lors aux Grecs les produits de flnde. Du moins voyons-nous dans Aristophane, écrivain de la même époque | que les Perses apportoient à Athènes des manteaux de laine si pré-^ cieux, qu'on les vendoit environ cinq mille francs de notre monnoie. Un prix aussi élevé m'a fait penser qu ils étoient febriqués avec la toison des chèvres du nord et de lorient de Tlnde, et qulls étoient de fespèce des cachemires. On sait combien les asiatiques ont toujours Wiontré de constance dans leurs goûts ; d'après cela , mon assertion ne sera pas regardée comme un paradoxe*

Alexandre s'occupa , au milieu de ses conquêtes^ des intérêts du çon^erce de fAsie avec l'Europe et l'Afrique. A la vérité, ses victoires^ en renversant le trône de Darius , empêchèrent le commerce de suivre Mn ancienne route à travers la Bactriane [ aujourd'hui la Boukarie» iituée k l'est de la mer Caspienne) et la Perse; mais le héros maci^ doaien fonda Alexandrie d Egypte, et ouvrit au commerce de lAsîe centrale et de Flnde une nouvelle route à travers la mer Rouge et FEgypie* Il avoit envoyé Néarqtie avec une floue pour reconnoître la £gier de Tlode» de]>ujs \^ boucha de ï indus jusquau fond du golfe

MARS 1825. If)

Persique, Cest probablement d'après te$ récits de ce hardi navigmeur ifue Théophraste^ qui ne paroîi pas avoir voyagé daits Flnde ni dans TArabie» a décrit très-exactement dans un endroit le bomkûx avec sa feuilfe lobée, comme celle de certains mûriers; et dans une autre, fe gossjfpium, avec sa capsule sphérique comme une pomme. Strabon nous apprend que, dans la Babylonie, les Macédoniens firent des matelas €t des housses pour les chevaux, au lieu de bourre, avec le duvet de Tirbre porie-Iatne. 11 s'agit ici du bomtmx, dont le coton est encore employé à faire des coussins, des matelas et des oreillers par les habitans des îles de la Sonde et par ceux du Brésil. On donne dans le commerce le nom de capuk à cette espèce de coton, qui est très-fin, doux comme de la soie, mais si court qu'on ne peut pas le filer. Je n'ai pas employé le mot stik en parlant des cavaliers macédoniem » parce qu'il est douteux qu'avant Fère vulgaire on se soit servi de selles proprement dites. La statue équestre de Marc-Aurèle est le plus ancien des monumens parvenus jusqu'à nous qui présente des panneaux, de même que la colonne théodosîenne pour les arçons. De- là vint qu'on employa si tard les étriers, parte qu'il ny avoit point de partie solide à laquelle on pûl les suspendre.

Ici finit la série des auteurs qui ont parlé du coton avant fère vulgaire, cVst-à-dire, avant que les Romains eussent réuni TÉgypte % leur vaste empire; réunion qui leur fit acquérir des connoissances plus positives sur les produits de Tlnde.

Quoique les Hébreux aient toujours fiii la société et le commerce des autres nations , ils ont cependant reçu d elles les objets de luxe dont ils ornoient le temple de Jérusalem* ^

Lé texte hébreu des livres sacrés parle souvent d*un tissu précieux qu*il appelle schesch , traduit par ôuo^c dans la version des Septante, et par Â)'Xfitrdans la Vulgate : if est très-vraisemblable qu*il est ici question du coton* On peut dire que les Septante lui ont donné le nom qu'il portoit en Egypte dès le troisième siècle avant Tère vulgaire, époque k laquelle ils écrivoieot \ Alexandrie; comme on le voit encore dans finscrîption de Rosette, où ton apprend que Ptolémée Epîpbane levoit un impôt en nature sur le coton en laine et sur les cotonnades fabriquées dans ses états. Les Grecs ne dannoieot encore au coton quç k nom de végétal porte-laine.

Virgile est le premier des écrivains, soit grecs, soit tatîns , qui (dafks ses Géorgiques), ait parlé du coton; mais il en parle encore comme d'une laine que les Sirts cueilloieni sur les feuilles de certaiof ^tp%. Le nom de ce peuple forme ici une équivoque quHl faut chef«

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tissu et coloré , inaij encore en laine , comme nous lapprend l*aute«r du Périple de la mer Erythrée-

L*Egypie> qui , après TAsie , paroît avoir la première pratiqué les arts mécaniques, fournissoit dès-lors à iXurope , comme Tlnde^ des toiles de coton colorées. Les Egyptiens fiiisoient même usage des inordans, qui supposent des connoissaiices en teinture, au moins pratiques, irés-avartcées* Maïs si les tissus de coton colorés dans rinde se faisoient remarquer par la vivacité des couleurs , ils excîtoient la surprise par (a bizarrerie des dessins ; ainsi que le font encore ces toiles que nous appelons si improprement /r^rjfjt Le poète Claudien nous a laissé de ces dessins une description, exagérée peut-êtrt, mais du moins très-curieuse* II veut peindre l*étonnement dont furent saisis les Grecs et les Romains, en apprenant lelévaiion de leunuque Eutrope

au consulat sous le règne d'Arcadius {ïn Eutrop, i, 350 )

ce Alors, dit-il , un personnage recommandable par la gravité de 8«s M iiiocurs, s écria : Si 1 on ajoute foi à de pareils bruits, et si le mensonge » crée des monstruosités qui passent toute croyance , alors la tortue vole f M le vautour a des cornes; les fleuves coulent sur les collines; les Ca- » ramaniens apprendront que le soleil se lève aux Colonnes d'Hercule; ^> je verrai la mer couverte de moissons , le dauphia pêche dans les >» forêts, des hommes devenus à moiiié coquillages; enfin toutes les >» folies qu'on débite sur Tlnde , et qu'elle peint sur ses toiles* » Oa reconnoîi ici le genre de peinture appelé arabesque, dont Raphaël » fait au Vatican un emploi si ingénieux.

Deux siècles avant les croisades, on apporta en Europe des manus* crits sur toile de coton, et Ton y fit usage» pour écrire, de ce papier, remplacé bientôt par celui de chiffons, c'est-à-dire, par celui qui est fart avec les débris des toiles de lin et de chanvre. A cette époque seulement on fabriqua des toiles avec le chanvre, comme }e Fai Ait Toir ailleurs; quoique, dès le temps d'Hérodote, cinq siècles avant Tère Tulgaire, on eût employé sa filasse pour faire de Tétoupe, des cordes ; et sa graine, pour se procurer, par des fumigations peu coûteuses, une ivresse semblable à celle que produit lopium. Le despotisme du Croissant avoit détruit ou laissé périr en Egypte les manufactures d« papyrus ^ si célèbres depuis les Ptolémées, de sorte que ce i^apier inanquoit absolument en Europe, ou s'y vendoit à un prix exorbiianf. Il en éloit de même du parchemin [ pergamenvm ] , heureuse invention d*Atlale, roi de Pergame, destiné à remplacer le végétal égyptien. Les moines, dont une partie des journées étoii employée à copier le^ anciens auteurs, sur-tout les livres sacrés et les légendaires , étoieni trop

paurres pour tcquirrr la matière nécessaire à feurs travaux. Ils racîèrêne les manuscrits, ou en effacèrent récriture, pour y substituer des commentaires sur la Bibfe et des légendes. Heureusement ifs le firent quelquefois avec tant de négligence, que les savans bénédictins français découvrirent, dans l'avant-dernier siècle , à l'aide d'une foible transparence, et sous récriture moderne, des vers et des passages d'anciens auteurs profanes ! Notre savant correspondant , M. Angelo Mai, a perfectionné dans ce siècle leur méthode» et a reproduit des textes nombreux de Cicéron , de Fronton et d'autres écrivains célèbres. Si i on n'eût pas fait usage du papier de coton , et si l'on n*eût pas inventé celui de chiffons, qui sait où se seroil arrêtée la barbarie, et si les [ioëmes d'Homère ou de Virgile , et les autres chefs-d*œuvre de Tantiquité, seroîent parvenus jusqu'à nous?

Jacques de Vitry » mort en i 244» qtii étoil atlé en Palestine pendant les crolîsades , est le premier des écrivains occidentaux qui ait employé !e mot coion* «If y a, dit-il (^Hisr. orient, lib. l, cap. 8j ) , dans » rOrient, des arbrisseaux venus de semence, qui produisent le hombax, *> appelé par les Français coton, qui tient le milieu entre. la laine et le » lin, et avec lequel on tisse des vêtemens légers, » Le coton est encore désigné par les mots bombagia et bomba^o à Milan et en Sicile, île où les occidentaux le cultivèrent et le iraviiillèrent pour la première fois. Les Arabes , qui s'occupèrent, même avant notre ère, de sa culture, l'appellent q*hotton; et l'on peut conjecturer, avec un de nos ^savaas géographes, ^que ce nom étoit venu de Cotionara ( aufourd'hui Camira ) , contrée* de la côte de Malabar , d'où les navires des Arabes et ceux* des Ptolémées le transportoient dans TArabie par ïe golfe Persique, et dans l'Egypte par la mer Rouge.

Au reste, jai pensé que le nom primitif d*une production cle l'Inde devoit se trouver dans la langue primitive de cette presqu'île , dans le samscrit, langue mère de tant d autres. Ceux de mes confrères qui la possèdent m'ont appris que le nom du coton dans cette langue est fCARPÂSAAtf ainsi que celui d'une étoffe de coton : cette recherche m'a fait retrouver l'origine de niffrufro^ , qui désigne dans Arrien le végétal « avec lequel, dit-ij, on fabrique dans Tlnde des toiles communes, » Le latin carâasus, employé par Lucrèce pour désigner les toiles étendues sur les théâtres, afin de garantir les spectateurs des ardeurs du soleil, a la même origine.

Je terminerai cet extrait en avertissant ceux tjui s'intéressent aux recherches qu'il contient, que les mots /in, laine et bombyx sont employés souvent par extension, dans les anciens auteurs, pour désigner

toute matière qu*on peut filer et tisser, II en e^t dé même dans notre langue, où les motsyf/ et /iftge ont des acceptions très-yagues. Cesi à h .sagacicé du lecteur à déterminer, en s'aidant des circonstances, le véritable sens de ces mou divers* C'est ainsi qu'en parlant de Flnde , QÎi Ion na point cultivé le /m, les anciens auteurs l'ont nommé souvent pour désigner le coton.

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