ROBERT DODSLEY
The Toyshop. — Le Afagasm des curiosrtéi, 175}. Cette petite comédie n'est composée que de scènes épisodiques. Le marchand de curiosités assaisonne toujours de quelque trait de satire
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morale, Tes diverses réponses, qu'il fait à ceux qui marchandent ses miroirs, balances, lunettes , &c. Ce cadre n est ni ingénieux ni neuf; mais comme la pièce est courte et qu'on sourit à la plupart des bons mots, on n'a pas le temps de s'apercevoir de l'uniformité et de la monotonie.
Le traducteur a donné une notice intéressante sur Robert Dodsiey, qui, étant domestique à Londres chez misiriss Lowther, publia son ouvrage THE Muse m livery, la Muse m livrée, et mérita Testime et laîiiiné de Pope et d*autres personnes distinguées, II prit l'état de libraire, fexerça avec succès, et publia divers autres ouvrages, parmi lesquels on doit remarquer le Roi et le Fermier de Mansfield , d'après lequel Sedaine et Collé ont composé, l'un, le Rm et le Fermier j et l'autre, la Partie de citasse de Henri IV, en avouant lun et fautre l'em* prunt fait à fauteur anglais.
Je dois dire que cetie comédie avoit déjà été publiée en français dans un petit recueil de traductions de pièces anglaises en 2 vol. in-iz, ISAAC BICKERSTAFF.
Padbck. — Le Cadenas. 1768.
II est difficile de concevoir à quel litre cet opéra figure dans une collection de chefs-d'œuvre.
Un vieillard veut épouser une jeune personne qu*on lui a confiée, et, Tenvironnant de grilfes, de cadenas, il établit une sévère surveillance. Un amant escalade les murs du jardin; le vieillard, qui avoit quitté un instant la maison, trouve à son retour ce jeune homme, apprend qu'il est aîjiîé, reconnoîi que ses précautions sont inutiles, et consent au bonheur des jeunes gens.
RICHARD CUMBERLAN.
West-lndian. ^- VAtnitkain, tjjl* Le traducteur avoit déjà publié et embelli cette pièce j insérée dans la collection de ses œuvres, sous le litre du CrÉOLE^ cependant il paroît qu'il a retouché son travail pour rendre la version plus littérale. Le sujet de cette comédie n*esi pas neuf, mais il est intéressant et comique.
Un riche négociant de Londres reçoit chez lui un fiîs, né en Amérique, et qui, Ignorant que ce négociant est son père, ne voit en lui qu'un correspondant , un ami. Le père profite de celle circonstance, et suit avec intéièt et sagesse les projets, les démarches» les écarts auxquels le séjour d'une grande ville entraîne un jeune homme riche et dans 1 âge des passions. Après diverses aventures et de nombreuses simations, où le père, devenu le confident des étourderief de son fils,
^Janvier 1825. f?
eft Qcc.ipé à en prévenir les suites ou h en réparer le malheur, il se fait connoître , et marie son fils à une jeune personne dont il avoii été épris à la première vue, et qui cependant se trouve digne de ftîre le Ijonheur du père et du fifs.
Je me pfais à rapporter ici ce que le traducteur avoit dit dans Taverlissement qui précède sa pièce du Créole : « M. le comte François w de Neufchâieau , mon confrère à Tacadémie, m'a appris que Gresset » avoit eu Tidée d'une pièce à-peu-près semblable à celle-ci; îl avoit >» intitulé la sienne, t Espion à la mode ou Us Amérkains» Cétoit au n milieu du xviii.*' siècle, dans un temps oîi des créoles fort riches >> venoient en France se faire remarquer par leur luxe et leurs dépenses «excessives. II paroît que, dans ia pièce de Gresset, c*éioit le père »» qui arrivoit des colonies sans être connu de son fils, lequel avoit été j» envoyé à Paris encore enfant. M, de Neufchâteau ne sait pas si » Gresset avoit achevé cette comédie; mais il en a vu des vers tout-à- M fait dignes de fauteur du Aîéchant,