‹ Journal des savants (volume 4)Chapitre 35 sur 53 · V. COUSIN · texte numérisé non relu

V. COUSIN

NOUVELLES LITTÉRAIRES

INSTITUT ROYAL DE FRANCE

Le 7 juillet, rAcadémîe française a iniu une séance publique où l'on* a entendu les discours de rrccption de MM. Droz et Delà vigne, les réponses de M. Auger, directeur, et une pièce de vers de M. Andrîeux sur ta pcrfccubilité de rhomme,

L'Académie royale dt-s inscriptions et belles-lettres a tenu sa séance publique annuelle le vendredi 29 juillet ii^-2j, sous la présidence de M. Raynouard.

L'Académie a voit proposé pour sujet de l'un des prix qu'elle dcvoit idjuger dans cetie séance, de rechercher l'origine et lu nuiure du culte et des mesures de Allthra ; dt dêtermhtrr Uurs r^ipports avec la doctrine de Zaroastre et les autres s/stèm^s reiigitu* tépan u/s dans la Perst; de décrire tes cérémonies et les emblèmes du culte / de faire Cùnmure Vépot^ue et les causes de

son Introtfucthn tt de son cxrenshn dans l'tnipin roinatn ; d*lndt(/tter i^s chûfgcmau tfu*U y a éprou\*ês en se combinant avec tes opinion^ religieuses if fîhilcspp/tiqaes des Gncs et des Burl^Jres ; enjin d\n tmcrt r/t'sioire ausu eomplhement qu'il serait possible, d'après les audurs , les inscriptions et frx menu mens dt l'art, Le prix , con>tsiant «*n une médciilîe d*or de la valeur de 1500 frnncs, a été adjugé au mémoire enregfsirè sous le a.** 2, et qut porte pour épigraphe: Cujusvis fwminis est erra re* , * , Cic^r* TnscuL /* çap, XVti. L*auïeur e$t M. Ft^lix Lajard» membre de TAcadt-mie royale des sciences, littres et arts de MArseiïle , et de la âocit'ié impériale de» naturalistes de Moscou. L'Académie a jugé devoir cirer honorablement le mtmiitre enregiNtré sons le n.** i , et qui porte pour épîgrnphe ces moti .ttrés du Zend-Avesta, traduction française d'AnquetiUUuperron : Je fais /^fsc/tné à Alithra,

L'Académie avoit propo'é pour sujet d'un antre prix qu*e!îe devoit adjuger dans cette séance, de comparer Aj doctrines dts diverses sectes des gnostiqnts et ophites , en s\if tac/tant spécialement à leurs caractères essentitls ; de rechercher les origines de ces set tes, et d'en d terminer ^ autant qu'on le pourrait , la succèsshn ; d'exttminer quelle tnfuence elles ont pu eTtercer sur les autres sectes contemporaines, soit religieuses, soit philosophiques. Aucun des mémoîret envoyés au eoncou-s i/a paru à TAcadéitiie réunir toutes les conditiont nécessairts pour mériter le prix. L'Académit adroit dfsiré que les auteurs de ces mémoires , qui n'ont point as^ez d* veloppé les rapports dt f opinioni dt's gnostiquts avec les dut tri nés orientaU-s , euss- nr fait beaucoup plut d'usa^^e dti Zend-Avesia , des livres des bahét* os publiés p^r M. Norbcrg et remplis d*opininns qui se raïiacîvent évidemment aux st-etes gnostiques. Ctlie partie trés-in^pouanie de la ques ion est restée presque intacte, L'Académie a néanmoins jugé digne» d'une menrion hnnorahltf le mémoire enregistré sou* le 11." î,qur po^if pour épigraphe: %i T/«^9*«, Wr wb^xaIk-

Saint- Taul, in I' Epistola ad Timotheum , cap. Vt > V, XX; et le mémoire enregistré sQtis le n»'' 2 , ayant pour épigraphe : Ces opinions d*s gnosfiquts n'ét oient qu'un pLacnistne clm^tiiinhê , comme le pittottisme n*étoit Itfi-mêmt

Îue le miJ^isme. Abhé Fou* hrr , Tntit^ htstitrique de la religion des Perses^ /Académie pn^pose de nouveau le mcn^e su fer pour l'an né ^ 1826. Le prix sera une médaille d'or de la valeur de l îOO fancf. Les ouvrages envoyéf au concmirs devrt^nt être écrits en français au en latin, et ne seront reçut •qtie jusqu'au 1/' avril 1H16. Ce t^-rme vh de rigireur,

L'Académie renouvelle Tannonce quVIle fit Tannée' dernière, du sujet du prix quVIle atijugcra é^itM la ^é^nce publi'^ne du nmis de juillet 1826. Cf m jet consiste à rechercher quels sont, en France » les prçvlnces , ri lies , terres et châteaux di nt Philippe Auguste a fait i'tjcrfuishion , et comment il les d acquis, soit par voie dt conquête , suit par achnt ou Ahan^e; à déterminer entre ces domaines quels sont ceux dont il a disposé pat don a ion , par vents «w par échange , rt ceuH qu'il a retems entre ses m,ti s et réunis à la couronne. Le pnx ser*i une médaille cfor de la valt-nr de 1500 fr. Lei ouvrages envoyéi tu concours devront eife é.rits en français ou en laiin, et ne seront reçut que jusqu'au 1." avj-i| \%z{y. Ce terme est de rigueur,

L*Académie propose ^our sujet d'ua autre prii cju'elle adjugera dam ta

JUILLET 1825. 44t

Mtfice (Hiblkiiie du moi» de juillet 1827 : Reciitrchtr quel fut t*éiaf polit if u^ 4*9 €ti^i grrCffues de l* Europe, des iles et de l'Asie mineuie , depuis le commencement du /// siècle avant notre ère , jusqu'à l'établissement de l'empire de CcnstantinopU, Les concurrens devront recueillir dans les écrivains et dans les monumrns de tout genre , tous les fiiits propra à faire connoUre , suit Vadml*^ nistration intérieure de ces cités , soit Uurs rapports entre elles et avec l'empire» Le prix sera une médaille d'or de la valeur de 1500 francs. Les ouvrjges envoyas au concours devront être écrils eiî français ou en iatin, et ne seront reçus que jusq^i'au i/' avril 1827. Ce terme est de rigueur. Les concuftcns sont prévenus que TAcadémie ne rendra auctin des ouvrages qui auront été envoyés au concours; mais les auteurs auront la liberté d*en faire prendre des copies, sMs en ont besoin, Apres la lecture de ce programme, on a. entendu, k" un rapport sur les moyens propres concernant les recherchet sur les aniiquitos de la France, par M. le baron Walckenaer; 2," une notice historique sur la vie et les ouvrages de M, Langlés, par M. Dacier, secrétaire perpétuel; 3.* un mémoire sur le traité fait entre Philippe le Hardi et le roi de Tunis, pour Tévacuatton du territoire de lunis par les croisés, par M. le baron Silvestre de Sacy ; 4*** ""^ notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Bernardt, par M. Dacier. «

L'heure étant trop avancée, M. Naudet n'a pu lire un mémoire intitulé,, Plaute considéré comme historien dts mœurs romaines ; ni M. le vicomte le Prcvost d*Iray,un Mémoire sur la députaiîon du philosophe Carnéadc à Rome*

LIVRES NOUVEAUX

FRANCE

Annales dt l'imprimerie des Aide, ou Histoire des trois Manuce et de leun éditions, par Ant» Aug. Kenouard; féconde édition: tome L" Paris, impr. de P. Henouard , librairie de A, A. Renonard , /«-/?/ de 26 feuilles 7/d , avec une planche. Prix, 12 fr. ; les tomes II et III paroitront dans le courant de Tauiomne de 1825,

Annales des cti»iceurs généraux ^ ou Recueil des discours latins, discours français et vers latins couronnés, en rhétorique, aujt concours généraux de rancienne et de la noavelle université; ouvrage dédié à MJVÎ. les professeurs et a MM. les élèves des classes supérieures, Paris, 1825 ; Brédif» libraireéditeur, in-S,^

Caliiope, ou Traité sur la véritable prononciation de la langue grecque, par C Minoïde Aîynas, ancien professeur de philosophie et de rhétorique en Macédoine. Paiis, impr. de Farcy, libr. de Bojsange, de Treutiel et Wiirtz, in-S.*, 172 pages.

Discours p renonces dans la séance publique tenu€ par V Académie française pour ta réception de M, Dro^ le 7 juillet 1825. Paris, impr. de Firmrn Didot, m-4.* de 24 pages.

Discours prononcés dans la séance paUique tentie par l* Académie française pour la réception de AI* Casimir Delavîgne le 7 juillet 182J. Paris, impr. d€ Fiffiun Didot» tu-^/ de 24 pages,

ikk

Discvurs en vers sur la perfeciltUité de l'homme, rccile à la scance publique de rAcadémie fran(j*aise, le 7 juillet 182c, par AL F. G, J. S. Andrieux; Parisp Firniin Pitïot, 1 8:15 , 20 pages //!*<?/( 236 vers suivis de notes}*

Le Corsaire, poème en trois chant?; traduit de rangl;ïÎ5 de lord Bymn > en vers lrarr<-ars , par M.""* Lucilc Thomas. Paris, impr. de Fain, libr, de Hubcri , in-S.'* de 7 feuilles 3/4.

Le lioman , comédie en cinq actes ei en vers, par M. de Laville de Mirmont; représentée au Théâtre français, fc 22 jiim 182J; seconde édition- Pans, impr. de Fain , Tibraifie de Barba ^ in-S/ de 8 feuilles 3/4* Prix 4 francs^

Hiirald ou les Scandai aves , tragédie en cinq actes, par P* Victor, acteu? iraeique, représenîée sur le second théâtre français en 1825; précédée et suivie d'oDservations historiques, liticraires ei ihL'âirales, Paris, Firmin Didot, 182J, m-S*'j 312 pages, avec des vignettes d'après Devéria et une planche.

Œuvres ( choisies ) de Fénêlon , précédées d'une notice sur sa vie et ses écrits j nouvelle édition, imprimée cher Crapelet, ei qui sera publiée chez Boiste filt aîné, en 12 voL In-àV, qui paroitroDi de mois en mois, à partir du l.*' octobre. Prix de chaque volume, 6 fr.

Biographie universelle ancienne et moderne , ou Histoire, par ordre alpha» bctique, de la \îe publique et privée de tous Fes hommes qui se sont fait remarquer par Irurs écrits, leurs actions, leurs talens, leurs vertus ou leurs crimes; ouvrage entièrement nenf, rédigé par une société de, gens de leitrei et desavans; tomes XLI etXLII { Sca-Sok )* Paris, impr. d*Kverat, librairie de L. G. Michaud , 2 vol, in-S," 568 et 584 pages*

Nouvel Atlas de la France, cartes des 86 départemens, précédées des câttef de l'ancienne France et de la France actuelle, dressées par MM, Malo frères; avec des descriptions historiques et statistiques, ouvrage publié par M. L. Duprai du Verger. Paris, Firmtn Didot, 1825, in-foL II en a déjà paru vingtcinq livraisons; la vingt-cinquième comprend les dépancmens de l'AHier, de ia Chajente-inférreure, de Lot-tt-Caronnc,

ycyage histartfjue et piitoresque sur les ruines de Nasium , à Bar-Ie-Dvic et dans ses environs ou la vallée de l'Ornain,par M, R, X. N. Bar-le-Duc » împr. de Choppin^ in- 1 S de 4 feuilles 1/9,

History of Epulogne-sur-mer , from Julius Cœsar to the year tSjj j Histoire de Boulogne-sur-wer , depuis J, Citsar jusqu'à l* année jl?2j , ornée de cartes» Paris, impr. et librairie de Dondey-Dtjpré ; à Boulogne, chez Gstset,

Histoire de la ville d'Agde depuis sa fondation ; et sa staiiatiquc au i^^ janvier 1824, ou Agde ancieii et moderne , par J. J. Balthayer-Jordan* Montpt'Ilier, impr* de 1 ournel aîné, /«-<?»• de 26 fcuilies 5/8,

Incendie de Salins, noiicc historique sur cette ville, son online, sa pofiîîon topographique, sa population, son industrie , &c-; suivie du récit de sa catastrophe, du détail ées souscriptions ouvertes au profit des victimes de., par M. Emile M de Saint-Hilaire- Paris, imprimerie de la Chcvardière, libr. de Papinot, 32 pages in-S*" Prix, l fr, an profit des incendiés*

Tableau des révoltions de la France depuis la conquête des Francs jnsqu*à fciablissemcnt de Ja Charte , ou Examen criûque dts catises qui ont changé fc gouvernement iranfais^ct spécialement de celles qui lom détériore ou <p»

Fôjit amélioré, &c., par le baron de Beau jour. Paris, Boucher, 1825, in^S,' , i6o pages. L'auteur jette un coup-d'œil rapide sur l'histoire politique de la France avant 1789, et en .conclut « que le gouvernement français éioit à sa naisiance une. sorte de république ou de royauté héroïque! qu'il devint une espèce d'aristocratie, puis une monarchie pure qui n'étoit limitée que par le régime municipal sous la première dynastie; que, sous la seconde, I0 régime féodal, substitué au municipal, transforma le gouvernement en une royauté oligarchique ; que, sous. la troisième, on eut une royauté complète, auand l'affran- chissement des communes et l'introduction de leurs députes aux états généraux Teurent dégagée peu à peu de tous les liens dont la féodalité l'avoit enlacée; que Its terres et les personnes, franches sous les Mérovingiens, furent soumises à la hiérarchie tcodale sous les successeurs de Charlemagne , et restèrent sous les Capétiens dans un état mixte, jusqu'à ce que les terres étant redevenues franches, les personnes s'affranchirent aussi.» Suivant M. de Beaùjour , le gouvernement franc préscntoit , dès son origine , le germe de toutes les institutions qui l'ont successivement modifié; et voilà pourquoiHes publicistes ont trouvé dans nos vieilles annales tout ce qu'ils y ont voulu découvrir: Dubos, les élémens de la royauté; Boulainvilliers, ceux de l'aristocratie; iVIably,ceux de la république. Nous n'avons point à discuter ici ces conclusions, non plus que celles qui suivent l'aperçu de l'écat politique de la France depuis 1789; il y auroit lieu, de part et d'autre, à beaucoup de controverses. L'auteur a publié en 1823 ""^ Théorie des gouvernemens {2 vol. in-S,") qui a été annoncée dans notre cahier de mars iB24,pa{^e 189.

Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne , par M. Alexandre de Huniboldt ; deuxième édition. Paris, Renouard, 1825, tome I.", in-S.* , 490 pages. Il y aura. quatre volumes, avec un atlas géographique et physique. Essai sur les preuves directes et rigoureuses de l'immortalité de l'ame et de la création , par M. Amillet de Sagrie, chevalier de Saint-Louis et ancien officier du génie. Versailles, impr. de Vitry, libr. de Sallior, et à Paris, chez Ponthieu, 182J , în'8.% xvj et i 50 pages. ' ^ ^ .

Résumé complet de la physique des corps rfrt^ondérables , contenant, outre l'acoustique, la théorie des vibrations, des" observations sur les phénomènes de l'électricité et du magnétisme, de la lu.rfiîèrê et de la chaleur; ouvrage précédé d'une introduction historique et suivi d'un catalogue , d'un vocabu* laire, &c.; par MM. Babinet et C. Bailly. Paris, impr. de Marchani-Dubreuil, libr. de Boulland, &c., in-jz.

Chimie îninéralogique , ou Méthodes concises et faciles , démontrées par l'expérience, pour déterminer immédiatement la nature et la valeur des dif-» fé.rentes mines métalliques et autres substances minérales, 6cc., avec la descripiion des appareils, l'explication des procédés; ouvrage traduit de l'anglais de Frédéric Joys^e, par M. Ph. Couliet. Paris, impr. de Henri , librairie de Tournachon-Molin, 1825 , //2-/2^ 44° P^g^f.

AI a nuel portatif des eaux minérales les plus employées en boisson, par E. Julia Fontenelle, professeur de chimie médicale. Paris, impr. de Kîchomme, librairie de Guitel , et chez Crevot , 1^25 , in-iF, 216 pages. Prix, z fr. 50 cent. On a du même auteur un Manuel de chimie médicale^ iSM» in^S." de 650 pages, prix « 6 fr. ; des Recherches sur l'air marécageuc, #oviage couronné par l'académie de Lyoo, 1S23, i/i-f/> prix, 2 fr. ^ccAt;

Kkk 2

Hhtmre nstunlli des orseûNx d'Eurcpt, par M* Boitard, Pari*, impnnieric de Casimir» librairie de Roussrlon, itt25, în-^'' ; cinquième livraison , côm* posée d'une feuille et quatre planches. — MM- Temmrnck et Meiffren Laugtef conîinuent Icmï Nouviûu Rtcutd de plancha colorUes à* oiseaux , pour lervir et suite et de complément aux planches enluminées de BuÔbn, Ac- La soiiantc* «miéme livraison vient d*ctre publiée, m-y^/,^ 4 feuilles et 6 planches» chez Dufbur Cl d'Ocagne. Le prix de la livraison est de 1 5 fr.

Lots fondamentûlfs de la nature sur hs semis et les plantâthns, ou Régler universelles et invariables pour semer et planter, avec un plein succès, toute* les espèces de graines et aarbres, quels que soient le climat, la qualité du terrain et rexposition, suivies d'une notice sur les moyens de régénérer let arbres fruitiers, &c*, et d'un moyen unique pour lever les obstacles qui s'opposent aux progrès de Tagriculïure; par M, Lardier, de l'académie de Marseille, et de plusieurs sociétés d*agrîculture. Marseille, Ricard^ in-S,* Pr. j fr

Mo)'etts faciles de parvenir à fixer la condition de Véiablissemint dts ponts suspendus, ou Renseignemens «ur les dispositions à adopter dans ces oouveUes constructions, et tableaux de calculs que tout le monde peut effectuer pour conuoître sur-le-champ la valeur et les dimensions des différentes partiel qui les composent; par M. R. N.D. Lemoyne^ingénietir des ponts et chaussées* raris, impr, de Huzard-Courcicr, Itbr. de Carilian-Cœury , 1825, ^'4** f 44 pages et une planche. Pr. J fr.

Traite aniitomicQ-pathologique desfèvres intermittentes simples et pernicieuses ♦ fonde sur des observations cliniques, sur des faits de physiologie et de pathologie, comparées sur des autopsies cadavériqiïcs et sur des rt-cherches statistiques,, fccueillies en Italie et principalement à Ihôpiral du Saînt-Esprit de Rome ^ pendant les années 1820, ifctii et 1S22; par E. M, Bailly de Blois, Paris, impr, deGueffier, Irbr. de Gabon, et à Montpellier^ mcme maison de libi'airie, in-S/ de 38 feuilles j/4. Pr. 9 fr.

L^Oule et la Parole rendues à Honoré Trésel, sourd-muet de mùssance,* précédé d*un rapport fait à Tacadémie des sciences par M. le D/ D^leau jeune. Paris, impr. de Richommc, libr. de MJ** Delaunay, m*^.*' de } feuilles 1/2,. avec une planche,

Jurisprudence générale des mines en Allemagne , traduite de Touvrage de Franx Ludv^tg von Cancrini avec des annotations relatives à ce qui a trait à la mcme matière en France, par AL Blavicr, ingénieur en cJief au corps royal des mines; tome L" Paris, 1^25, impr. (i*Egron , chci l'auteur, rue Saint-Jacqueî , II.* 6f , in-S/ , \x\ïv et 392 pagts. L'auteur allemand a traité en cinq codes distincts tout ce qui se r*ipporte à la législation des mines et usines dans son pays; chacun de ces codes» est accompagné d'annotaiions du traducteur, qui ent pour but de mettre cette législation en parallèle avec les lois des différens peuples civilisés de l'Europe sur le même objet. Le premier volume vient dt parottre et cotvtient le code public et le code privé des mines ; le tome 11 , qui eti sous presse, renfermera le droit criminel, le droit pratique et le droit des salines; il sera terminé par un traité polirique des mines. Le troisième volume odVira un recueil complet des lois ci des régleniens sur la matière, qui ont servi de guid^ à Tadminisiration des mines, en France, depuis la fondation dt U première école royale, sous Louis XVI> jusqu'au tempsi présent. Le lec* um JLwsif paf €« moyen, &01M ks yeuji, k ti%ît de cei même» lots dont ki

JUILLET 1815. * " 44î

articlei soDt cités dans le cours de cet oiîvrage: Ses crploiians y trotiveronf âtissi la soloiion des questions les plus imponantes pour leur conduite dans \t$ affaires qui exigent rapplication des principes du droit commun»

Méldngeî asiatiques, ou Chorx de morceaux de critique et de métnoîres sur plusieurs points relatifs ause religions, aux sciences, à l'hiitoire et à la littéra* Ture des peuples orientaux; par M* Abtfl-Hcmiisat ; quatre volumes m-SJ , chez Dondey-Dupre père et filf. Vu 28 \t. Le premier volume est en vente; ics autres sont sous presse*

ALLEMAGNE, PAYS-BAS, ÉTATS DU NORD, &c.

Allgemetne litteratur der KrUgswhsenschaftn ; Cataîopie systématique et chrc nûlogique de tous les livres qui, depuis Tinvention de rimprimerfe, ont été publies dans les principales langues européennes sur ks sciences militaires; par F, RumpC Befîin, 1824, chez Reimer, in^S/

AuU GeUii Nochs atticœ ; collatis nus, codicib* et edît, vêler, recensuit , lûnotationibus crîticis &c. tllustravrt , indicibasque copîosissrmis instroxit Albertus Lion. Gottingae, 1825 , 2 vol in-S,*

Cotpus însmpîhnvm ^rœcarurn , aulorirate et împensis classis historiae et phi-* tofogiat academiae liiterarum Borussicac, Edidit Augustus Boeckïus, academiac locius; votummis primî fascîculus primus* Berolini, ex officinâ academicâ; rendît Reimar, 1825 , in-fol. , 292 psge?. L'éditeur annonce que cette coliecfîort sera disposée dans Tordre géographique; maîâ une première partie est rntitulée Tituli anttquUsimâ scripturœ forma insignîores , et comprend quarantetrois ariîcles qui occirpent les soixante premières pages do fascicule, et sont fuivis d'un appendix ayant fontiiiTt/nscriptiones fcurmonti spitrim (pag. 62- 102). ^ La seconde partie ( pag, 103-292) a pour matière les inscription! attîques et *e subdivise en plusieurs classes: L Acta senatûs et populi, uni*versitaium et collegîorum ; IL Tabulée magistratuum , imprimis qua?îtorum et similîum j IIL Titulî milrtares; mais cette troisième classe commence à peine dans le premier fascicule. II sera rendu compte de cet ouvrage dam nos prochains cahiers.

De Runarum origine ^p top a gaiiont etusii, autore Gislîo BrynsuIfifiL Hauniae, in-ê.*

Elnleitung in das studium dergesâmtntm philosùphie ; Introduction aux sciencri philosophiques en gênerai^ par Simond Echard. Htideiberg, 18241 d^cz Groos,

Der Afyiticfsmus , Cfc; Histoire et origine du mysticisme, par Henri Schrtiid. lena, 1824, /V^/

Das Gati-^e der schaJitJcht,ifc,; Traité complet de l'éducation des moutons fit Allemagne, par Bernard Pctii; seconde édition, augmentée» Vienne, i82j^ chez Schaumburg, z vol* m-f/ avec 20 planclies.

De Originlhts et Fatis eccIesiîF christianœ in Jnéiâ ^nentalij aûctore Haquin Hohicnbcrg, Hafni», 1824, in-i.'

Annales islamismi , sivé Tabulae syncïirohistico^chronologicîe chaîifarUm et legom Orioniis et Occid^ntts , ace ed ente historîâ Turcariim , Karamanoruiti, Srlgiukidarum , 6cc. E codicibiH manuscrîptis arab. bibl. reg. Hannrensîs, cotn*^ postât» latine veriit, edidit D. Janus Lassen Rasmiissen. Haunia!, iBij^m-^/

Mé

Abul Atbûsii AhneMs TuloniJarum prhnî vita a res gestet g t% codd. mis. bibliothets* Lngduno-batavae ediiisque libris concinnavit et aactorum tcstimonia adjecit Taco Roorda. Lngduni-llaiavorum, i 825 , /«-^/ Pr. 7 f r.

Das crhtcla in Wehgeschichdicher EnrwicMtfngî e\nç Abandung der unîversâl reclus geschrchte, von D/ E. Gans» Berlin, tome 1 , 1824; tome II » iHif; le tonïe 111 est sous presse. Dans Ttin de nos prochains cahiers, il sera rendu compte du tome !•'', cjui concerne le droit d'héritage, <Scc., chez les Indiens, les Chinois, les Musulmans, les Athéniens, et chez les Hébreux d'après les lois de Mbïseet selon le Talmud,

ANGLETERRE

Lord Byron en Italie et en Grèce , ou Aperi^u de sa vie et de ses ouvrage* d'après de« sources autheniiques, acconipagné de pièces inédites et d'un labieau littéraire et politique de ces deux contrées, par le nïarqins de Salvo , ntembre de pliK-ieurs sociélés littéraires, Londres, chez Trciaît'l et ^X''iJ^iz , 182J , fn'S." — Un autre ouvrage sur lord Byron a été publié à Londres fOus le titre de Chanuter , opïnhrtu ^ and wnrirtgs of hrd Byron , in* 8," On y voit qu'il n'avoft point pour Shakespeare une admiration excessive, qu'il sentoit à quel point ce poëie a offensé le bon goût et blessé les convenance! théâtrales, combien il est sous ce rapport inférieur aux dramatiques français.

Illustrations of the author of Waverlty ifc, / Eclaircissemens sur les romani de l'auteur de Wavtrlty , ou Recherches et anecdotes sur les événemens et les persnnnngrs véritahles peints par Waltcr Scott. Ces recherches sont de Robert ChanïLerf. Edimbourg , Anderson, 1825, i vol. în-iz. Prix, 5 sh.

A pîiilosophical înquiry into the sûf/rce of the pleasures derivtd frotn tragfe Tfpreseniiitiùns i Recherche phdo5aphh]ue sur la source des plaisirs que nous iprouvotis à la représentation dcs tragédies, par Mac Dermot. Londres, ^herwot^d , 1824, //i-^,*» Prix, 12 sh.

A New universal Biography ; Nouvelle Biographie universelle ^ par ordri chronologique , ou W\t$ des personnages les plis célèbres de tous les sîèclti et de tous les pays; avec un index alphabéiique^ par le rév, John Platts* voK I, partie i/* Londres, Sherwood , 1825 , in-S.' Ce recueil est dtitînct de celui dont le premier cahier a paru au mois de mai dernier a Londres, chez Hunt, et qui est iniiitilé A gênerai hiagraphical Dlctionary , in-8.*

A Visit to Greece Ù'c ; Voyage en Grèce en tSij et iSi^j par Georges Waddington , auteur des voyages en Ethiopie» Londres, Murray^ iîJ2î, i/i-i?/ Prix , H sh* 6 d*

Jctirnal of the british emhassy to Persia ; Journal de l'umhassade anglaise en Perse, avec une dissertation sur les aniiquités de Persépoli^-, par W. Price, lecréiaire de sir Gore Ouseley , ambassadeur britannique à la cour de Perse, Loodrcf, Kingsbury ^ 182J , 2 vol. m-f.' oblong» avec un grand nombre de planches. Prix , 4 '* ^ *^*

Travels in souîh America ifc, y Voyage dans V Amérique du sud pendant les annérs ikity , 1^20 et 1821 , contenant nn tableau de la situation actuelle du Brésil, de Buenos-Airts, du Chili et du Pérou, par Aiex- Caldeleugb. Londres, Murray , 1825, 2 vol. Ïn-S/ avec dci cartes et des gravures. Prix, 30 sh.

JUILLET iQlp 447

History and antiquUtes ifc, y Histoire et antiquités de V église abbatiale de Bath et de la catln-draU de Wells, par J» Briuon. Londres, 1825^ 2. voL //1-4.* avec des figures gravées par Lekeiix sur les dessins de Mackenzie.

Hïstojy of the hland of Saint- Hetenn ifc*} Histoire de Vik de Sainte» Hélène j depuis sa découverte par les Poruigais jusqu'en 1823 > par S. H, Brooke; seconde éditit^n. Londres, Kingsbury, 1825, in-S,^ Prix, 12 sh.

Numismata ariertialia illustrata» — The oriental Coins, ancieni and modem, of his collection, described and hrstoricaïly tllustrated, by William Marsden, F* R. S. c3cc., witli numerous plates, from drawings madc Sndcrlijs inspcciioii; part, I. — Les Médailles orientales, tant anciennes ^ue modernes, du cabinet de M. WîH» Marfiden , membre de la Société royale , &.C, , décrites et expliquées ions le point de vue Iiiitorique, par lui-mctiie, avec un grand nombre de planches gravées d'aprcs des dessins faits sous ses yeux; l," partie. Londres, 1823, XX et 434 p*Tges /;j--f/ Nous nous proposons de rendre compte de cet ouvrage dans fun de nos prochains caluers,

Institutes cfHindu laivsj Instituts des lois îndoustants , ou Ordonnances de Menu , d'après CiiHuna; contenant le système indien sur les devoirs religieux et civils ; traduits littéralemeni de ro/iginaï , avec une préface de sir W. Joncs; nouvelle édiiion , avec le texte samskrit et des notes de Chamney Haughton, professeur de littérature indoustane. Londres, Rivington, 1825, in-^* Prix, 2 1. 2 sU-

— T^ransactions cfthe historical and lltterary commit tee cfthe arnericanphi' hsophlcal soàety, ktld at Pluladelphia , and pronwting useful knowîedge, ^c* ; vol- L Phjladeîphia. Ce premier tome est consacré tout entrera des recherchei fur les niitions de TAmérique septentrionale, et spécialement sur les langi^s de ces peuples.

ITALIE

Vocabntarîù ebraico-ltaliano g ed ebraico-îtatiane / da Francesco Fontanelîa^ Venezia, Molinari, //?-<?."

Prospetto nominatîvo di tutte le lingue naît , e de loro dialettr. C'est u« ouvrage de Fred. Adelung, traduit en italien, avec des additions et des recii-» Ccations, par M, Fr Cherubini. Milan , Brranchi, /«-^/

Opinioni di parecchi scrittori , ifc, i Opinions de plusieurs écrivains, Flaminio, Facciolati , Condilîac, d'Alemberc, &c., sur les études tfénientaires; ivec des observations nouvelles, par M. Giov. ScarabeîlL Imota , imprimerie du séminaire, tn-S,*

Osserva-iiom interne ad Ora^io ; Observations sur Horace, par démenti Vanetiï. Lngapo ^ Vcladini» 1825, m-^/

On continue à Milan la collection des Classiques italiens, in*S,^j avec variantes, &c. L'tin des derniers volumes jusqu'ici publiés contient l'Amînte du Tasse, et Ton assure que cette édition est plus correcte qu'aucune des précédentes.

Prose e Pcttsie, ifc*; Morceaux en vers et en prose du marquis TornmaM Cargallo* Milan, Silvestri, 1825 , 2 vol. /«-/2.

Jre Lettere suit ultimo viaggio di Giov* Bel^ni, Padua, iSlJ, in-tz. On j trouve UQ récit fort cirtonslancié de la mort de BekonL

Qtiûàrû dt* pnndyall p<^poU antichi , cial cavaliert Tamâscii* Btfg«™e , M«!2zoIenij w-tô, avec une cane du monde ancien « d*après d*AnviHe,

Lt Sîorie dl Palibio , ifc^ Mi!ano, Sonzogno, i vol. ïn-S,* Cçttc tradtjclîon de Polybe est faiie lur rédUion du texte » donnée par M. SchweigKaedser ; ei elle est accompagnée det notes du D.' J. Kohen.

M* Viviani vient de publier à Cénej un Sptcimtn Florœ Lttycm , in-fcL , âvec zy planches; et un irt-^^ , lïïùwÀé Florœ Corslcœ ipecierum nQVOfum vtl minus cognkanim diûgnosts*

Dtl Riso Cinese , o secco; du Ris de la Chine , ou sec, par M. Ignazio Lomeni. Milan, Silvestri, 1825,1/1-^.''

Prodromo délia mineralôgia vesuviana^ A\ T. Montrcellt e Nie. Cavclli, Napoli, i825,tom. 1, m-^.* M* Monticelli est secrétaire perpétuel de Tac ademie royale des sciences de Nap!c5,et M. Cavelli eu membre de cette compagnie — Ce voL est accompagne de 19 planches.

Opère d* intûglÎQ , ifc* ; les Gravures du chevalier Raphaël flâçr^hen , expliquées par M. Palmerini. Florence, Pagani^iV^/

Un nouveau journal vient de ^'établir à Naples sous le titre d* Utili pasjûfempô ; il en paroit chaque mois un cahier de 64 pages in-S/ , chez JVIareita et Vanspandooi. Des notices scientifiques et littéraires, des recherche» cuiieuici, y sont jointes k des pièces de vers, à des anecdotes , &c.

Nota. On peut s' adressera la lihraiiit de AI M , Treuttel«r Wûrti, à Parts, me de Bourbon ^ n.*i^ ; à Strasbourg^ rue des Serruriers; et à Londres^ n.« /o» Soho-Square^ pour se procurer les divers ouvrages annoncés dans le Journâfém Savans, Il faut affranchir les lettres et U prix présumé des ouvrages.

TABLE

Supplément à l'histoire générale des Huns, des Turcs et des Mogols ,

par Ai, Joseph Senhowski* {Article de Aï, Silvestre de Sacy- ). . Pag. 387. Journal d'un voyage en Asie mineure , ifç*s par W, Af. Leake,

( Second ariicle de Ai, Lelronne, ) ,.,.•... 39 j .

Tableaux historiques extraits de Tacite ^ traduction nouvelle, avec le

if» te en regard , par M, Le Tetlier. {Article de AI. Daunou ). « 404.

Ixs Lu stades ou les Portugais, poème de Camoens , en dix chants i

traduction nouvelle, avec des notes, par J, B, Afilllé. {Article de

M* Rayriouard ).*. , 41*.

Pldionis PhilebuSt ~^ Recensuit , prolegomenis €t commentariis illui-

twavit Godofredus Stalbjum, ( Article de Aï, Cousin. ) 4^^-

/histoire comparée des systèmes de philosophie, par AI* Degérando.

( Ariicle de AI* Cousin. ) ••*•••«••«,•* 4$4 *

Nouvelles littéraires .«»,«*•,• • * ^ •••»»»«•• 4)9.

FIN P£ hX TAtl,£.

Le prix de Tabonnement au Journal des Savans est de 36 francs par an , et de 40 fr. par la poste, hors de Paris. On s'abonne chez MM. Treutul et Wurt^j à Paris j rue de Bourbon, «/ iy; à Strasbourg, rue des Serruriers, et k Londres, n,' jo Soho-Square, Il faut affranchir les lettres et l'argent.

Les livres nouveaux , les lettres p avis, mémoires, &c., qui peuvent concerner la rédaction de ce journal , doivent être adressés au bureau du Journal des Savans , à Paris , rue de Ménil-montant, n."" 22.

DES SAVANS

TnAj^SACTiONS of the roya! asiaik Society of Créât B ri tain ûtîd îreîanâ; vol- I , part. i. London , 1824, ///--^ / de xxiij et I j 4 pages.

/iNSTiTUTîON d'une société |x>ur la recherche des objets relatifs aux sciences, à la fiitérature et aux arts âe TAsiet dans une viUe lelle que Londres, a produit, plurôt quon n'auroit pu Fespérer, tes résuliats heurrux quon devoit en attendre. On avoit tout lieu de penser qa*un si grand nombre de personnes qui , après avoir rempli des fondions publiques ou exercé des professions utiles en diverses conirées de TAbie , reviennent dans la v/nV/r AngUurre consacrer le reste de leur carrière à des uavaux paisibles ou à d^honorables

lII 2

4jt JOURNAL DES SAVANS,

fofsirs , foiirnîroient en abondance à un recueil périodique ou à une collection académique, des notes, des observations, des mémoire* rassemblés dans le cours de leurs voyages. Nulle part il n'étoît si nécessaire d'établir un dépôt où Ton pût meure en réserve et sauver de la destruction ou de loubli une foule de morceaux scienîifiques et littéraires utiles pour la connoissance des diverses contrées de Torient; mais quelque idée qu'on se formât de ces richesses, il eût été difficile de croire que, si peu de temps après son institution, h Société asiatique de Londres seroit assez bien pourvue de matériaux pour donJier au public un volume de recherches et de dissertations d'une aussi grande importance que celui qu'elle a déjà mis au jour.

Ce volume, formant la première partie du tome I/^ de la collection que la Société asiatique se propose de publier, contient neuf jnémoires. On les a fait précéder du rapport de la séance générale tenue par les fondateurs de la société, le i j mars 1823, de la charte dîncorporaiion ou ordonnance rendue par le roi d'Angleterre au sujet de cette institution, et du discours d'ouverture prononcé par M* Colebrooke, On a de plus distribué séparément des cahiers qui contiennent fe règlement de la société et fa liste de ses membres de divers ordres. Les noms les plus marquans parini les savans et les hommes d*état de la Grande-Bretagne sont dès à présent inscrits sur les registres de fa société: elle a obtenu , dès sa naissance, le titre de sociiti royaU , et c'est le roi d'Angleterre lui-même qui a voulu en être le patron. C'est sous de tels auspices qu*eHe a commencé ses travaux ; et i*on ne doit pas s'étonner qu'une association qui reçoit de si nobles encouragemens , se montre de bonne heure jalouse d'y répondre en justifiant par d*honprables travaux une protection si puissante et si glorieuse»

La plupart des mémoires contenus dans le premier volume des nouvelles Transactions sont relatifs à des sujets qui , de près ou de loin , se rattachent à l'histoire morale ou physique de THindousian , le pays de l'Asie que les Anglais ont le plu*; grand intérêt h étudier et le plus de moyens de bii-n connoîtrc. Tels sont, des observations de M. Moorcroft sur le pays de Ladath et sur quelques espèces de ruminans qui y vivent; un mémoire sur le pays de Sirmor, par feu le capitaine Blane, et un autre sur la irilju des Bhrils, par M. le chevalier J. Malcolm; une dissertation sur le figuier dinde, par le secrétaire de la société; k traduction d'une inscription samskrite, par M, le capitaine Tod , et sur-tout deux parties d\in grand mémoire de M. Colebrooke sur fa philosophie des Hindous. Deux morceaux seulement traitent de sujets étrangers aux possessions britanniques en

AOUT Ï825. ^"■■"'^"'4jî

Asie: Tun est un mémoire de M. J. F. Davis, concmiSmles Chinois, et rautre la traduction d'une proclûmaiwn jingulure du préfet de Canton, par M, Mornson. Ces deux mcrceaux, qui ne nous arrêteront pas long-temps , sont fes premiers dont nous allons faire connoître Ja substance à nos lecteurs*

Le mémoire de M» Davis n*a point un objet spécial et déterminé, et I^înteoiion de l'auteur ne paroît pas avoir été de jeter du jour sur un point quelconque de Thistoire ancienne ou moderne de la Chine. Il a voulu plutôt présenter un résumé des o]>i nions diverses dont (es Chinois ont été roccasion,et le lajjleau des connoissances qu'on possède sur ce peuple , et cju il a sans doute supposées moins répandues chez ses compatriotes quelles ne le sont sur le continent. C'est ainsi, par exemple, quil a cru devoir rentrer dans Texamen àts questions relatives à i'époque de la fondation de IVmpire chinois ; et Ton peut dire que ce sujet a été traité dans [es mémoires de Gaubil, de Prémare, de Cibot et d^Amiot, de manière à exiger, de la part de celui qui voudroit y ajouter des faits nouveaux , de longues recherches et des travaux Lien approfondis, M. Davis cite le passage d^s lois de Menou que W. Jones a le premier fait connoître (ï), et d'après lequel ce célèbre écrivain avoît été conduit à penser que beaucoup de familles de la caste militaire, ayant par degrés abandonné les règles des Védas et la société dt^ Brahmanes, Jinirtnl par vivre dans un état de dégradation , comme les Tchinas et d'autres peuples. Maïs 5*ii éloit bien étabiî que le mot de Tchinas désignât en cet endroit les Chinois, comme cela paroît assez vraisemblable, ce fait seroit la preuve fa plus incontestable que le code de Menou ne remonte pas à la haute antiquité qu'on prétend lui assigner , ou que du moins il a souflert ici quelqu'une de ces inierpolatjons malheureusement si communes dans les livres samskrits s car, d'une part , il est impossible de ne pas reconnoître que ce nom de Tchina, en tant qu'appliqué aux Chinois, seroit absolument identique avec ceux de Tchin , Tsin» Djen , Sin, par lesquels la Chine et ses habiians sont désignés dans toute FAsîe ; et, d'un autre côtét il n'y a pas lieu de douter que tous ces noms ne soient dérivés de celui de la dynastie Thsin- Or le fondateur de celte dynastie, ou du moins Je premier de ses princes qui ait possédé la Chine eniière , ne commença à régner qu'en 246 avant J, C. ; et le premier de .ses prédécesseurs qui puisse avoir été connu hors de la Chine, ne monta sur le trône que dix ans auparavant, A fa vérité, on a supposé que le nom de la

(t) Rech, asiat. irad, franc, tom, U ,p.496n,

principauté de Thsin avoit peut-être été porté dans Foccident antérieurement à Tépoque ou ses princes s'emparèrent de lenîpire, et dans un temps où ils ne gouvernoient encore que la province actuellement nommée Chen-sî ; mars celte supposition ne sauroit s appliquer au passage des lois de Menou. Elle n'expliqueroit nuHejnent la mention que le législateur fait de Tchina» sur-tout si cette meniion devoit se rapporter k une époque plus ancienne que le ix.' siècle avant noire ère. H peut être bon de remarquer à ce sujet que , dans les lois de Menou (i), les Tchinas sont nommés conjoîniement avec d*autre$ peuples qui, autant qu'on peut en juger par conjecture, habitoient ïes frontières de THindoustan , du côié de loccident ou du nordouest : tels sont les Kambodjas ou naturels du Cambaye , les Paradas et les Pu h lavas, qu'on regarde comme les anciens Persans» les Sakai, que Ton prend pour lesSîiques, et les Yaranas , dans lesquels on croit retrouver les Grecs. II en est de même dans le Ramâyana (a) , o«' les noms qui accompagnent celui des Tchhas sont ^ avec If s Parama^ tchinas [ Tchinas par excellence] ceux des Gkândkâras [ Candahar ] , des Yavanas , des BahUkas [ Haikh ], des Kckayas et des Kambodjas. H est vrai que Tordre juivî dans cette énuméraiion ne paroît pris ni de la distance de ces divers pays , par rapport à rHindoustan, ni de leur situation respective. Mais il y a lieu de supposer que, dans les idées du poète, toutes ces nations devoisnt être placées à Touesi des montagnes de neige; car, après en avoir parlé, il continue immédiate^ ment fa description des différentes chahies de rHimâlaya : et il est bien évident, par cette description même, que Tauteur n'avoit aucune noiion positive sur les contrées situées au-delà de cette chaîne en allant vers le nord ou le nord-est ; car les détails qu'il rapporte \ ce sujet sont absolument fanlastiques, et s appliquent à des montagnes imaginaires habitées par des dieux, des demi-dieux, des saints, &c. Au reste , le rédacteur des lois de Menou assure bien que les peuples dont il parle avoient négligé les inslituiions des Brahmanes , et que cette négligence les avoil entraînés dans une sorte de dégradation; mais il ne donne nullement à penser que les Tchinas aient jamais habité une partie quelconque de THIndousian* Il y a donc de fortes

(l) L. X, V. 4j €t 44^ — ( l} £, /F. = Ce passage m'a été obligeamment

communiqué par M, Lassen, jeune philologue très- versé dans la littérature indfenni*, di^ne élève et collâboraitur de Tillustre traducteur do Bhagarat ghha, d^qui FEurope aitL-nd avec impatience la publication du grand ei important ouvrage auquel les passages <ttcs cl-desuii sont empruntés.

AOUT 1825. 4îj

raisons de croire que ce sont eflectiveroent les Chinois qui sont désignés par ce nom; et pourvu qu'on veuille assigner aux passages où il en est feit menticn une daie peu antérieure à Tère chrétienne, il sera trèsaisé d'expliquer comment il se fait que les Chinois aient été rangés avec des peuples du nord-ouest, tels que les hàbilans de Balkh et de Candahar. C'est par -là que les Chinois ont, de leur côté, fait la découverte des Indes. C'est par rintenncdiaire des habitans des plaines de la Transoxane que le rapprochement s'est d'abord opéré entre les deux grandes nations de TAsie orientale. Des auteurs indiens qui n'étoient pas géographes , des législateurs , des poètes , ont donc pu en faire meniion à propos de ceux des /Wctchas ou barbares auxquels ils en dévoient la connoissauce. L'époque qu'il faut assigner à ces communications expliqueroit très-bien en même temps les indications relatives ûu nom des Saques > et à celui des Yayanas , qui se trouveroieirt être les Grecs de la Bactriane. Les Tchmas de Manavashastra et du Râmâyana seroient donc \^% sujets de la dynastie des Tksm , venus, au 11/ siècle avant J. C», sur les rives de Tlndus. Ces passages amsî expliqués nont plus aucun rapport avec l'origine de la nation chinoise; et c'est pour les écarter d'une discussion à laquelle je pense qu*i[s sont étrangers , que j'ai cru devoir soumettre aux lecteurs de ce Journal des considérations que W. Jones avoit négligées lorsqu'il a le prejnier voulu les y introduire.

Le ton d'îacertiiude avec lequel M, Davis s'exprime sur les temps anciens do fhistoire chinoise, et même sur plusieurs événeniens d'une date récente, a Sktis doute quelque chose de surprenant chez un auteur qui auroit pu s'aider de tant de travaux approfondis exécutés avant lui; mais il est plus singulier de voir AL Davis garder la même téi^tye ^ ou, pour mieux dire, s'en tenir îi des assertions non moins vagues, relativement à d'autres points qu'il auroit pu éclaircir par lui-même durant le séjour qu'if a fait à Canton : la population est un article de ce genre. C'est dans le pays mêjne qu'on peut se livrer à ce sujet à des recherches exactes et parvenir k un résultat positif. Au lieu de renseignemens nouveaux et de notions puisées aux sources , AL Davis nous donne la comparaison des documens réunis par dt^ auteurs plus anciens. Il invoque même l'autorité de Grosier, comme si elle âjoutoit quelque chose aux témoignages des missionnaires dont les mémoires lui ont fourni les matériaux de sa compilation; et h conclusion de rauteur anglais sur ce point important d'histoire et de statistique est que nous ne savons absolumeni rien de positif: and ail our kn^wUdgt is we noibing hnow^*

i^6 "^ JOURNAL DES SAVANS,

La proclamation du préfet de Canton, qui a été traduite par M. Morrison et communiquée pnr sîr Geo. Staunion à (a Société asiatique, ne peut être qualifiée de sîngu/ihe, qu'eu égard à Tidée que nous nous formons de ce genre de publication et de Tobjet qu*on se propose habitua' Ile ment en Europe lorsqu'on y a recours; celle-ci est une instruction morale adressée par le préfet à ses administrés , et riea n'est plus ordînaire à la Chine , ou, pour parler plus exactement, c'est une partie esseniielle des devoirs des magistrats, d'adresser au peuple des leçons morales, dont il lui doit la confirmation par sa conduite. Le sujet de celle dont il s'agit ici est exprimé en huit caractères chinois t dont le sens est : encourager t Industrie ; fonder l'hisiruction ; honorer la vertu; réprimer le vice. Le magistrat commence par une sorte de pro^ fèssîon de foi morale qui pourroît passer pour un éloge. «: J'ai com- » niencé par être sous-préfet, dit-il, et j'ai servi vingt ans dans ïa w province de Canton. Jaî passé ensuite dans le Chan-toung et le »» Honan \ et maintenant me voici dans cette ville , foignanl aux *» fonctions de préfet celles de censeur général, moniteur de sa majesté >» impériale, et de commandant militaire, pouvant lever les troupes du » département, La musique et les femmes , les richesses et le profit , >» les divenissemens, lavarice, n'ont aucun pouvoir sur moi. Mon désir >» unique, invariable, continuel^ prévoyant, ardent, et que je ne puis M me dispenser de nourrir » est d'être en état de considérer les affaires -» du pays comme si c'étoient celles de ma maison , et les affaires M des pauvres comme si c'étoient les miennes propres.» Les conseils que le préfet adresse ensuite aux habitans de son département sont distribués sous les quatre chefs qu'on vient de rapporter. Il recommande aux uns de faire venir de I eau pour arroser les champs i et de planter des arbres, importante production qui ne demande pas de vitiment et qui ne mange pas de ri^; de nourrir des animaux domestiques, d'être charitables , compâiissajis , économes. II engage les autres à cultiver les lalens, à répandre rinsîruciîon; et puisque les femmes n'apprennent point à lire, il veut que leurs pères et leurs maris prennent soin declatrer leur esprit. I^s magistrats doivent honorer les vierges qui refusent de se marier par dévouement pour leurs parens , les femmes chastes , les veuves qui fuient les secondes noces. Enfin le préfet moraliste interdit le jeu , réprouve le suicide, particulièrenient celui qui paroît commun dans la province de Canton , et auquel le détiuement ou la haine conduit des misérables, pour obliger des geîis riches k payer à leur famille des sommes d'argent, dans la crainte d'être compromis et recherchés* Il s*élève aussi contre des

avocats vagabonds qui excitent des procès, fes enveniment ou les éternisent, contre les bondits qut font pariie de ctnaihs clubs ou d*assocfatfons oit Ton se jure aiiacheinent les uns aux autres. H finît en priant les officiers qui lui sont suijordonnés , les gens bien nés et fe peuple, de ne pas regarder ses discours comme un amas de moralités vagues et sans application, mais de les recevoir avec respect, en fait et en vérité, et de les réduire en pratique. Cette proclamation est datée de la deuxième année tao*kouang , le huitième jour du onzième mois ( 23 décembre 1822 ). Les mots tao-kouang, qui font partie de la date, cnt été nia( places au milieu de h dernière ligne. On les prendroil pour la signature du préfet, et ce sont les caractères qui désignent les années de l'empereur actuellement régnant.

M. W. Moorcroft a recueilli, dans son voyage à Ladak, quelques observations d'histoire naturelle qui ne sont pas dépourvues d'intérêt , et i( en a consigné le précis dans un mémoire très court qui a été communiqué à la Société asiatique par M, Fleming. On y trouve la descripiion d'une variété de mouton domestique qui, quoiqu'il n'atteigne pas, dans sa plos grande croissance, la grosseur dun agneau de cinq ou six mois, ne le cède à aucune race pour le poids et la beauté de sa toison • On le nomme pounk dans le pays. Il ny a pas de chien mieux apprivoisé. Cet animal enfonce sa tète dans les marmiles, y prend les tranches de pain, boit dans les tasses les restes du thé au sel et au beurre , et ne dédaigne pas de venir ronger un os déjà dépouillé, dans la main de son maître* Habituellement il cherche sa nourriture sur des rochers de granit à la surface desquels on n'aperçoit à quelque distance aucune trace de végétation , mais ou rinfaiigable industrie de fanimal sait découvrir quelques touffes d'absinthe , de bugfosse ou d'hysope. Le pays aux environs de LadaJc est culiîvé en froment, en orge et en luzerne ; mais deux mois après la moisson, il ne reste ni un bnn de chaume ni un pied d'herbe : les vaches, les thù^ métis du yak mâle et de la vache, et les chèvres à schales , ont fout dévoré , et le pourîk seul peut encore y trouver à paître. L'auteur a remarqué ces circonstances minutieuses , parce qu'elles lui ont donné lieu de penser que la race des moutons dont il s'agit, qui donnent deux agneaux et peuvent être tondus deux fois dans l'espace d'un an, et dont la nourriture coûte si peu , seroit une acquisition très-importante pour son pays.

M, Moorcroft fait encore mention d*une espèce pariiculîère de schale, nommée asli ou asli-tous , d'une couleur brune, et qui est fabriquée à Kaschemire avec un duvet d'une beauté remarquable.

Mmm

4j8 JOURNAL DES SAVANS,

Depuis fe règne de Mahmoud- $chah , on a à peine fabriqué un seul schafe de celle espèce pour le commerce, et un très-petit nombre seufement par commande, à cause des frais. Ni la chèvre à scbales domestique, ni la vivogne, ne fournissent une matière au>si précieuse* Ûanîmal qui porte celle-ci est une des innojnbrabîes variétés de chèvres sauvages qui habitent les montagnes du pays de Ladak, et particuh'érement celles de Tchang-thang et de Khotan, Le prix eji est très'élevé, parce que la chèvre n'a pu encore y être apprivoisée. L'auieur en croit h race supérieure h celle dont la France est redevable aux soins de M. Amédée Jaubert ; et cependant il ne pense pas qu*fl fût avantageux de ta naturaliser ailleurs que dans les portions inhabitées de THimâlaya , à raison de la très-petite quantité de duvet que fournil chaque îndrvrdu.

H y a, dans les parties orientales de la principauté de Ladak^tin autre animal dont M. Moorcroft donne ici la première description : c*est une variété de cheval sauvage, nommée ktang^ qui, sous quelques rapports , approche de 1 ane plutôt que du cheval , mais qui diffère du gourkhar du Sind, Hormis les oreilles, on le prendroit plutôt pour un antilope, à la beauté de ses yeux et à la vivacité de ses mouvemens. II peut avoir quatorze palmes de hauteur j ses formes sont musculeuses, et remarquablement bien dessinées. Le voyageur anglais eut en vwe une douzaine d'indrvidus de cette race, lors d'une excursion qu'il fit pour reconnoitre la ligne que suivit farmée des Sokpos ( tartaras ou Calmuques ) , quand elle fit une inyasion dans fe territoire de Ladak , sous le règne rfAurengzeb.

M. Noehden , secrétaire de la Société asiatique , a consacré une dissertation à cet arbre dont la forme gigantesque et la ramification srngulièrf ont attiré rattemion des voyageurs anciens et modernes* et dont un poète français a tracé une peinture aussi fidèle qu eût pu la faire un naturaliste (i). L'arbre des Banians, ou le figuier d'Inde f fictts hdka ] , ne paroît pas avoir été connu dans foccident avant fcrpédition d'Alexandre. Théophraste en donne une description assez exacte^ vraisemblablement d'après les mémoires qui avoient été envoyés

(i) Ainsi de itgc en tige, ainsi de race en race,

De ces troncs populeux la famille vivace, Voit tomber, retomber ses rameaux trtomphans. Du géant leur aïeul gigantesques enfans; Et leur fécondité , qui toujours recommence. Forme d'un arbre seul tine foret immense.

DelillEi /» Trois Rhgnes*

à son niaîïre Aristote. Ce dernier Ta voit sans doute compris dans ses deux traités sur les plantes, qui ne sont pas venus jusqu'à nous. Pline est, avec Théophrasie > le seul ancien qui ait parlé du figuier d*Inde en botaniste. Mais les remarques popubires et les récits merveilleux dont cet arbre a été le sujet, se rencontrent chez tous les écrivains de la vie d'Alexandre, Quinte-Curce , Strabon , Arrien , en font mention p mais en mêlant k leurs descriptions des particularités qui sejnbfeni se rapporter au grand palmier éventail [ corypka umbraculijeraj, M. Noehden distiïigue avec sagacité ces traits descriptifs ^ source de confusion pour des auteurs qui netoient pa:> tiaturalistes,

M, le major Tod a communiqué la traduction d\ine inscription samskriîe qu'il a relevée dans un lieu nommé Asi ou Hansi^ Tmi des points les plus reculés de Tlnde anglaise , du câté du nord-iMiest, Cette inscription» datée de lan j 224 de Vête Sammt , a un sujet historique comme pfusicujs autres inscriptions que cite aussi M. TcxL Elle se rapporte au règne d'un prtnce nommé PntJiviradja , issu de Tune de ces tribus heJb'queuses du nord de Flnde qui eurent à soutenir les premières le choc des armées musulmanes » lorsque celles-ci firent la conquête de THindouiian. M. Tod se livre \ de longues recherches sur cette tribu nommée Ichohan; et Tanalugie quil remarque entre quelques noms de peuplades du nord de Flnde, et ceux de nations du nord ou du centre de TAsie , le conduit à des rapprochemens parmi lesquels il en est de très curieux > et d autres qui peut-être soutiendroient difficilement un examen approfondi. Du nombre de ceux-ci est la ressemblance tout à-fiiîi accidentelle du nom de Tchohan avec celui de fa dynastie chinoise de Chou- h an ou plutôt des Han du pays de Chou, ou Au Sse-tckhouav. M. Tod croit avoir retrouvé les restes des Youeï-chi, nation tartare à laquelle Deguignes a, peut-être un peu légèrement, appliqué la dénomination d'Hindo- Scythes, Il adtnet sans discussion fidentité des Huns avec une tribu qu'il a lui-même observée dans le Guzaraie, sous son nom primitif de Hun , et celle des Gètes avec les D)U ou Djûts de Salindrapour. Je ne crois pas qu'il soit impossible de dojiner une base solide àces derniers rapprochemens, si plausibles par eux-mêmes : mais comme ik ont été contestés par des savans respectables, il semble nécessaire, en les proposant de nouveau , de les faire procéder par des considérations propres à les Justifier*

Deux morceaux fournis au recueil de la Société asiatique de Londres par M. le capitaine Blane et par sir J* Malcolm^ ns sont pas tDut*à-&i[ du genre de ceux qui composent habituullemenr les

M tn n\ 3

collections académiques , particulièrement sur le conlînenu Ce sont deux mémoires de géographie positive , tels qu'on doit désirer den voir paroître beaucoup sur des contrées que tes Anglais seuls maintenant peuvent visiter sans obstacle et décrire avec exactitude. Le premier est un article très-éiendu sur un canton du nord de Tlnde nommé Sirmor , au sud de Biser, dont il est séparé par la rivière Paber » à Torient de Hindour et de Barahtoukraï ; et sur la rive occidentale de la rivière Djamna» M. Biane fait connoître en détail les moeurs des habitans de ce canton, subjugués il y a vingt ans par les Gorkhas, alliés du radjah de Sirînagart et maintenant vassaux de la compagnie des Indes. La profession de [auteur a principalement dirigé son attention sur les objets qui excitent Tintérêt d*une nation dominatrice, les ressources d'un pays, les montagnes qui le coupent, les rivières qui farrosent , les défilés, les gués, les endroits qui sont fortifiés ou qui pourroient i'èire. On a donc ici une de ces descriptions, résultat d'un travail topographique, que l'intérêt de la conquête ou de la conservation a fait entreprendre , et que la science aime à s'approprier , comme s*il avoit été préparé pour elle.

Le second morceau, intitulé Essai sur les Bhîlls, est plus étendu et offre plus d'intérêt. Les Bhills sont une peuplade qui habite les parties montagneuses des contrées de Malwa et de Candeîsh. Ils se regardent eux-mêmes comme une nation distincte du reste de la population indienne, et leur j>rétention à cet égard paroît fondée. Toutefois la miiltipliciié des tribus entre lesquelles ils sont partagés a fait croire qu'ils étoient formés d\ine association dVHindous d origine et de race diverses, dégradés de leur caste et réunis sous finfluence de quelques événemens politiques et de circonstances locales. Quoi qu'il en soit, sir J. Malcohn pense que la nation des Bhills peut prétendre à un^ assez haute antiquité. Il y a des traditions authentiques qui nous apprennent que les souverains radjpouts de Djadhpour et d'Odepour ont enlevé aux Bhills de grandi espaces de terrains j et les pays qui sont maintenant au pouvoir des princes radjpouts de Dongerpour et de Banswara peuvent être considérés comme des conquêtes faites récemment aux dépens de cette tribu, qui, quoiqu'elle n'ait plus de chefs nationaux, continue de former la masse de fa population. Il en est de même de tous les territoires des radfpouts dans les parties montagneuses et boisées qui séparent le Guzarate de Malwa et de Mew^ar. Mais c*est sur la rive gauche du Nerinada, que les Bhills ont été moins poursuivis, et c'est aus^i lit qu'on peut plus facilement étudier les usages qui les distinguent des autres classes d'Hindous.

C'est , par exemple , une coutume commune à presque tous les pays dont on vient de parler, que celle qui consiste à marquer le front des princes ou chefs radfpouts» lorsqu'ils héritent du pouvoir, avec du sang tiré du pouce ou de Toneil d'un BhilL Cette cérémonie , qui passe pour un témoignage de dépendance * paroît au contraire avoir été dans Torigine le signe du pouvoir exercé par ces peuples. Il y a des familles qui réclament le droit exclusif de fournir le sang employé dans ces occasions. Si Ton excepte quelques tribus qui ont été converties au musujmanisnie, les Bhills honorent des dieux particuliers, et ils assignent à chacun d'eux des fonctions distinctes, comme d assurer le succès de leurs courses et de leurs brigandages, de protéger les villages contre les ravages des bêtes féroces, Ôcc. Ils ne fréquentent ni les temples ni les autres lieux de dévotion ; et rendroil qu'ifs choisissent pour les cérémonies de leur culte , c'est le pied d un arbre qu'ils eniourent de quelques grosses pierres. Ils rendent dts honneurs à leurs ancêtres et aux chefs de marque* Quand quelqu'un de ceux-ci vient à mourir, ils remettent au Hat (i), ou poète historien de la tribu, une figure de bœuf ou de cheval en bronze, que celui-ci promène dans les hameaux, en chantant les louanges du défunt. Sir i. Malcolm rapporte quelques fragmens d'une sorte de chronique où l'origine des Bhifis et la succession de leurs princes sont racontées avec un mélange de fables et de détails merveilleux: mais fauteur anglais ajoute qu il n'est pas dans cette nation de tribu qui n'ait conservé quelque récit de ce genre sur ses antiquités particulières i et quelque défigurés que soient ces récîls par l'ignorance et la superstîlion, il seroit à désirer qu'on pût les réunir et les faire connoître* Les renseignemens sur Thistoire de l'Inde sont encore trop peu communs pour qu'on puisse se croire en droit d'en dédaigner aucun.

Quoique nous nous soyons efforcés de réduire ce que nous avions à dire de chacun des mémoires renfermés dans le volume que nous analysons, à ce qui étoît vraiment indispensable pour en faire apprécier le contenu, il nous reste trop peu d espace pour offrir ici le résumé de ce que M. Cotebrooke a donné sur la philosophie des Hindous, L'examen de ce grand et important mémoire doit donc être renvoyé h un second et dernier article,

J. P. ABEL-RÉMUSAT

(1) Voyex Memoir of centrai Inàia , tom. II, p. Jjl.

MÉMOIBE sur ^uel(ju€s Papyrus écrits en arabe et récemment

découverts en Egypte (i).

J*Al reçu, au mois de Janvier dernier, de M. Drovetti , consul général de France en Égypie, trois papyrus écrits en caractères arabes* Comme ils étoîeni roulés et paroissoient en très-mauvais état , je n'osai point les dérouler, de peur dtn briser quelques parties, et j eus recours à la complaisance de M. Dubois pour les développer et les fixer en même temps sur un cartoti léger, opération qui seule pouvoit assurer leur conservation. De ces trois papyrus , deux ont été déroulés et fixés comme je le desirois; te troisième , dont la destruction est presque complète, sera traité de la même manière, par respect uniquement pour son antiquité : car je ne pense pas qu'on puisse en tirer aucun parti. Je ne parferai ici que des deux que je mets sous Jes yeux de l'Académie.

En jetant un premier coup d'oeil' sur ces papyrus , je pensai qu*il serojt très-difficile de les lire, parce quils offroient, fun d*eux surtout , beaucoup de lacunes et des parties entièrement détruites , et que d'aîfleurs on n'y voyoit aucun des points diacritiques, c'est-à-dire, des points qui servent k^ fixer la valeur des leures dont la figure est commune à deux , trois et jusqu'à cinq des élémens de Fécriiure. D'ailleurs, comme ih éloîent écrits dans le caractère neskhi , dont on attribue généralement initroduction au célèbre vizir Ebn-Mokia, mort en 326 ( 937) ? je conjecturoîs qu'ils n'étoient pas d'une trèshaute antiquité : j'y donnai donc peu d'attention, et j'en remis lexamen à un moment où j'aurois plus de loisir. Je me contejitai d'écrire à M. Drovetti , neveu du consul général et résidant ^ Marseille , le même qui avoit rapporté d'Egypte ces papyrus, pour apprendre de lui où ils avoient été trouvés. Voici ce qu'il m'a répondu :

«Je crois, comme vous, Monsieur, que ces papyrus ne doivent » point dater d'une bien haute antiquité. Je vais satisfaire, autant » qu'il m*est pos5il>le, à vos désirs, Monsieur, jaî trouvé ces manus- » crîts à h surface d'un tombeau (ou puits), enftrmés dans un » petit vase de terre cuite et cacheté, le tout enfoui dans le sabfe, *> aux montagnes de fa ville de Memphis , près des pyramides de *>Saccara, et fort près de fendroit où j'ai travaillé à faire sortÎT le «sarcophage de granit qui est dans \otre ville , à la consignation de

(i) Ce mémoire a été lu par M. Silveslrede Sacy à rAcadémie royale dts inscriptions et belles- lettres, an mais dt }u'm 1825,

»M. ChayoIIey et dont M. Champollion donne une explication » très-savante. »

Ayant reçu cette réponse , elfe me rappela les papyrus que j'avois mis de côté. Je les regardai de nouveau , et en moins de deux heures je parvins k les lire entièrement , à très-peu de choses près. Leur contenu est en lui-même de bien peu d'importance; mais quelques circonstances me paroissent leur donner un grand intérêt. Je vais les copier et en donner la traduction. Je commence par celui que |'ai numéroté A, parce qu'il a moins souffert des injures du temps; mais je dois prévenir que comme iis ont tous deux un même objet , leur comparaison respective m'a servi beaucoup à en déterminer la lecture.

Voici donc ce qu'on lit dans le papyrus marqué A.

^j\ v5^f ^«>f fi:*^ ^^t C^UJb LotU ^^jut ôjy (J^ O^Jr* \J^

^jt j-j^ J*l ^u^ çjf |»^î yy^^ ^^ çjAaJj Ur^ eUi Jf UaJ jto>«^ .iU A» A^\

.jm J]j^^ ^y^JLXmA f^^* iy»X^j .

^kj L)iy-

En haut de ce papyrus il y a un mot isolé qui doit être lu c>^ > c'est-à dire, // a été transcrit.

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