RAOUL^ROCHETTE
FRACMEmoS DE HUAI CaNC!ONEIFO INEÙITO qui se mti/t fia livraria do real collegio dos nobrts de Lisboa; hnpresso a cusîû de Carlos Stuart, socio da Acadcmïa real de LisbotU Enfi Paris, no paço Je Sua Magestade brittanica» 1825 , I voL in-jf.,^ — Fragmens d\w Cûnciotieiro inédit qui se Wéuve dans la bibtiothèque da collège royal des nobles de Lisbonne: imprimés aux frais de Charies Stiiart, associé de f Académie royale de Usbotme. A Paris , dans le palais de Sa Ma/estc brîtannîtjue, iSij, i vol. in-^*^
Le chevalier Charfes Stuart , ci-devant ambassadeur extraordinaire d*AngIeterre auprès de la cour de France , possède dans sa bibliothèque divers inannscfîts et plusieurs imprimés rares ou curieux» I^ même gotit , le mî^ïne zèle qui le pot te à les rechercher, Tengagc h les communiquer avec complaisance.
Pendant son séjour en Portugal, i! eut occasion de connoÎJre le précieux hianuscrit d ujie partie d*un candoncrro qui est un monument remarquable de rancienne littérature portugaise; il en fit prendre une copie exacte , avec les soins les plus minutieux , de manière qu*el!e tint heu d'original , et il l'apporta en France. Celte copie ine fut depuis confiée pendant quelque temps, et j*y recueillis des noies utiles que j'ai eu occasion d'employer lors de la rédaction de ti»p Grammaire comparée des langues de lEurope latine avec celte cltr» troubadours » où |e cite souvent le cancioneiro pour démontrer les nombreux rapports de la langue portugaise avec celle de ces pt^ies; et k la page XLl du discours préBmînarre , j*ai déclaré que jctob redevable au clieyaTîer Stuart 3e fa communication <fc €t\ ouvragé imporianU
lë^lSé féncîle de pouvoir en annoncer aujourdmïnimpressîoh*; Ile ai été faite dans le palais habité par M. fambassadeLir d'Angfeierre à Paris, et à ses frais; j'ai lieu de croire qu'il n'en z été tiré que fingt-cinq exeinpf aires.
Un avertissement placé en tête de rimprimé fait connoîire en détail le manuscrit.
Dans le même volume avoîent été reliés ce cancioneiro et un nobiliaire qui commence au fol, j et finit au foL 4o inclusivement; dès le foK 4 ï 1 on trouve le commencement des fragmens du cancioneiro, qui remplissent soixante- quinze folios, jusqu'au fol. 103 : il y a quelques transpositions de feuilles.
L'écriture, dont v\n fac-similé a été joint à Timprîmé , paroît être du XIV.* siècle, et même antérieure : les pages sont partagées en deux colonnes* ht fac-stmile permet d'apprécier la beauté des caractères* Les vers des premiers couplets sont séparés en espaces interlinéaires qui éloient destinés à recevoir les notes de musique»
L'idiome paroît plus ancien que l'écriture; on peut conjecturer qu'il est du XI IJ.'' siècle, et ceriainenient antérieur au règne du roi Denis. Les règles de la grammaire y sont observées : on y remarque une bonne et régulicre orihograjïhe. Cet idiome présente quelques expressions qui ne se trouvent pas dans les lexiques portugais ei qui ont certainement appartenu à la langue, puisqu'on les retrouve dans d'autres langues nées de la langue romar>e.
Sous le rapport du langage, du style et de la versification , ce cancioneiro paroît beaucoup antérieur au cancioneiro du comte don Pèdre, fils du roi Denis, et qui est aussi un monument curieux' et inédit de rancteone poésie portugaise, »
Rien ne fait connoître ni le nom ni le nombre des auteurs dont les ouvrages coiriposoienc le cancioneiro nouvellement publié. En général, ils ont cherché h imiter les troubadours, soi t pour les formes de la versification» soit quant aux pensées et aux sentimens ; ils ont luèiiie pris le titre de troubadours,
« Je voudroîs volontiers, dit un de ces poètes portugais, f;k\re un >» chant pour ma dame , un chant tel que devroîi le faire un tmu- » hadour à.c. (i).
>* Pourtant, dît une autre chanson, je vois ici des trmhaJours , 6
(i) Que cti muï de grado qaerriâ fazer
Eu huma tal camiga por mia sennor Quai a dévia fazer TROfiA0OKj ^€. FcL ^t recu^
Qqq
|49o ^ JOURNAL DES SAVANS,
^ dame et lumière de mes yeux, qui trouvent d'amùur po\kf leurs * %* dame$ ; mais , par Dieu , je ne vois ici troubadour qui me comprenne , *>• pourquoi |e dis &c, (i). »
Et ailleurs : « Parfois f ai dît dans mes chansons que je ne voudroif [npas yisrç sans dame; et parce que je cessai alors.de trouver. I» plusfturs s'imaginent que }*aî renoncé îi famour &c, (at).
JVi annoncé que les pensées, les seniimens qu'expriment ces poèie:* portugais, sont à-peu-près les mêmes que les pensées et les sentimens des troubadours. Ainsi ils disent à leurs dames :
« Puisque vous pouvez me racheter de la mort , pourquoi , ci chère »dame, me laissez-vous mourir (j) !
li O dame, il n*est pas en ma puissance de vivre davantage sans » vous voir (4)- »
La chanson suivante semble être une traduction de nos troubadours ( 5 ] ;
(1) Pero eu veio aqui TROBA0OR£S| Sennor c lume d'estes ollos meus, Que troban d'amorporsas scnores ; Non vei eu aqiii TfiOBADOR par Deus
Que moi entenda o por que digo ^ £cc> fel^ lof nctù.
(2) Algua vcz dfjc eu en meu cantar Que non querria viver 5en sennor,
E por que m* ora quitey dcTROBAR,
Muytos me tccn por quitc d* amor* FoL iùSrttie.
(3) Pois me podedes de morte guarir,
Sennor, per que me leacades morrerî FqL^S. Sennor frtmasa,
(4) Ca, sennor, non ey eu poder
De viver mays sen vos veer. Fol. tf>6, Por vos vett. (j) Par Deus ay, dona Leoiior,
Cran ben vus kz nostro sennor.
Sennor, parecedes as&i
Tan ben que nunca Un ben vi.
E gran verra de vus drgi Que non poderîa major.
Far Deus ay, dona JLeonor^ Gran beo vus fez nostro sennor.
£ Deus que vus en poder ten Tan muito vus fezo de ben Que non soubo * el no mundo ren Per qye vus fezesse mellor Par Deus &c.
En vof mostrou el seu poder Quai dona sabia fazer
'AOUT tgij. ^^^■■1^491
Par dieu , ô dame Léonor , notre seigneur vous "comoTa de ses
fi» dons* Vous paroîssez , ô dame, si belfe, que jamais je n'en vis de
i» semblable, et [e vous dis une grande vérité , telle que je ne pourroh
1» !a dire plus grande; par dieu, ô dame Léonor, noire seigneur
s» vous combla de ses dons.
n Et Dieu» qui vous tient en sa puissance, vous fit si parfaite , ' » que fe ne connois rien au monde qui eût pu ajouter à votre mérite. >» Par dieu &c.
>»Son pouvoir montra en vous quelle dame îï étoit capable de ^i> faire admirer par son mérite ♦ sa grâce et son langage* Par dieti &c.
«Comme le bon rubis brille entre les pierres précieuses, vous- -même brillez entre toutes les femmes que faie jamais vues; et y» Dieu vous créa pour mon bonheur, pour moi qui suis si vivement » épris d'amour. Par dieu <Stc. »»
Le couplet suivant offre une idée qui se retrouve dans d'autres poètes, parce qu*il exprime une sensation qui se reproduit souvent ;
« Quand je ne puis voir ma dame, je pense plus de mille fois >* dans le jour comment je lui exprimerai, si toutefois je la rencontre, >i la grande peine d'amour qu elle me fait souffrir ; et lorsque je j»raperçoh, lorsqu'elle arrive vers moi, je ne puis lui rien dire de » tout ce que je pensois; f extase que me cause sa beauté me fait m tout oublier (i). »
De bon prêt e de parecer %
E de falar fez vus, sennor*
Par Deus 6c c.
Como * antre as pedras bon nibi ,
Sodés antre quantas eii vi,
E Deus vus fez por ben de mi
Que ten comigo grau anior.
Par Deus 6tc. Foi ^8 rtcia. Par Dius ay, (l) Ttxtt du mantâscrîU
Mais de mil vezes coidei e no dt*
Quando non posso mia sennor vcer.
Cal le direî se a vir toda via« A mui gran
Coi ta que me faz soffVer, E poila veio vedei
Que mia ven. Non Ile dîgo de quafilo cot
Do ren Ant o seu mui fremosa pareçer.
Que me faz quanio cotdo cscaeçer* Tixte arrangé pour la kcwre et ia ponctuation , et pour la séparation des vers* Mais de mil vezes coidei en o dia,
Quando non posso mia sennor veer,
• Ms, cûmi To s'élidani atcc fl qui juîtf de même a»fr, dont fe s'étidc avct Va cpij miu-
Qqq A
49* JOURÎ^AL DEîS SAVANS,
Souvent les mots du manuscrit ont besoin (Tétre séparés, dassés, pour que le lecteur ne soit pas embarrassé dans Pexpiicadon» A Texempif qu*of&e la note précédente, j'en ajouterai un autre tiré de la chanson. Se Dcus me valla, mia sennor, &c., foK 4^ v/ (i)..
w Si Dieu me Taccorde , ô ma dame , je voudrois apprendre de » votre bon gré si vous trouvez quelque plaisir dans toutes les peines 3> que vous me causez ; et si vous y trouvez quelque plaisir , ce mal » même sera un grand bien pour moi : mais puisque je l'ignore , ^ »quoi me sert de soufTrirS
I» Et soyez main;enant instruite de ce que je cherche à vbus dire. » Oui , il seroit pour moi plus doux d'éprouver sans cesse des peines » de votre part , si vous y trouviez quelque plaisir , que de goûter ^ à jamais le bonheur avec vous , si ce bonheur devoit vous coûter >» quelque peine. »
Cal le direiyse a vîr toda via, A mui gran coita que me faz soflfrer; E, poi ■ la vcio, vedes que mî aven, Non Ile digo de quanto coîdo ren, Ant ** o seu nuii frcmo.«a pareçcr
Que me faz, qnanto coido , escaeçer» F/ 62 /?.• Mas de mil vefes^ (1) Texte du manuscrit tel gu'il tst imprime. i." Couplet. Se Deus me uaila mia Sennor
De grado querria saber. Se avedes algû. Sabor. Fn quanto mat mides fazer. Ca 6c sabor auedes y. Gran ben per este Por a mi. Mais poyieu * non t^ï.
Que me val.
Texte tel qu'il doit être lu avec Farrangement des rers du couplet et la ponctuation, s.^ Couplet, Se Deus me valla, mia sennor **, De grado querria saber Se avedes algun sabor En quanto mai mi des fazer; Ca, se sabor avedes y, Gran ben per este por a mi. Mais poi l' eu non set , que me val î a.' Couplet £ seede ora sabfdor
Do que vus eu quero dizer.
Ca , me séria mui meilor De sempre de vos mai prender, Se sabor ouvessedes y,
• PoiLA, conmctibn de pots la.'^ ^ Ant pwr anu, dont ïe s'éîWc avec *. — ' Ccst ici me contraction de pois h eu, — ^Sennor, masculin, est ici pour SENNORA. Les Portugais ont conservé cette forme grammaticale pour d'autres mots , tels que priar , ftem, dcct 88 On twmve, dans ic second couple^ utMor employé au féminin.
:OUT 1825. 4'9t
Voîcî une chanson qui n'est pas dans le genre ordinaire des troubadours: c'est cède, Quantos ogc anJam &€,, fol. 92 (ij.
rt Tous ceux qui de nos jours s'aventurent sur la mer, pensent que >5 dans le monde entier il n'y a de peines que celles que la mer >» cause, et ils n'en ressentent pas d'auïres; mais il m'en arrive à » moi autrement; quoique les peines de la mer soient très-grandes, >» ta peine d'amour qui m'accable me les fait oublier.
>j De toutes fes peines, quelque grandes qu*elles Soient, la peine M d*amour est la plus sensible pour celui que Dieu veut en affliger : y* ouip c'est une peine mortelle, et il n'en est pas ainsi de celle de la «mer; et c'est pour cela que» quelque grandes &c.
» En vérité, la plus grande peine de celles qui furent > qui sont n et qui seront, c'est celle d'amour. Les personnes qui ne connoissent » pas l'amour disent que non: mais moi, )t puis dire qnelle est c^xif* » peine ; quelque grandes &c.
»Oui, c'est la peine d*amour qui est beaucoup plus grande, >> puisqu'elle fait oublier les peines de la mer, qui coûtent la vie k « tant de personnes. «
Si l'examine Tidjorne tel que les troubadours portugais font employé
Ca de prender ja sempre assi De vos ben, se us ' fosse en mal.
(r) Quantos oge ^ andam en o mar aqui
Coîdan <iuie coîia no nmndo non a Se non de niar^ ne an outro mal ja ; Mais d* outra guisa contcce oje a mi.
Coiia d' amor mi fa escacçCr A muy gran coîta de mar e icen
Pola mayor coita de quanias son * Coita d'anior a quen a Deus quer dar ;
E e gran coita de morle *; a do mar Mas non é tal : c por esta raz^on Coita d'à m or &c*
Pola mayor coiiaj par boa fc.
De qiiantas foronii nem som, nem seran; E estes ouiroi, que amor nom an Dizen une nom: mas eu dirai quai e.
Coita a amor &c.
Por mayor gran coria a que fax perder Coita do mar que faz muitos morrer.
• Se us. Si ce n'est point une faute du copiste, pour stvuSt rcst un aflixc roman, mMt je le regarde comme une iàuit, — *> Ms, 0^^ ^V î'4lid*»t âvtc la \-o)'clïc fytv^mto, — * Ms. mm^h çpusç de i'éli^ion de j>*
JOURNAC DES SAVAl
dans ce caticioneiro , j'y trouve, encore plus que dans la langue portugaise actuelle, des rapports avec 1 idiome des troubadours (i). On rencontre parfois dans ce candoneiro cette sorte de pléonasme qui consiste h joindre au temps du verbe qui exprime I*éiat ou Tactfon , ie présent de rinfinitif ou le participe du tnéiiie verbe» afin de donner à {expression une plus grande énergie (a) , forme qwi est fréqueiTiiiient employée dans la langue hébraïque et dans d*auires
(i) Il seroit facile dVnirer dans des détatU caneux poûr les linguistes; je me borne à indiquer £L employé comme article, çt LO comme pronom dc« monsiratif t
Kn vos monstmii EL seti poder
Quai dona sabia fàzer. FoLy^f. Par Deus ay*
Il montra en vous LE s un pouvoir n qntlU dame il savok fiirt*
l>cfl LO sabe. Foi, ^t verso, Senncrfretnasa,
Dieu LE sait.
I^ULLO dans le sens A* aucun ;
NULLA COU sa nom me pode guarJar. Fol, ^/ retto. Sennorfremûtn,
/VULLE chose ne me peut corder, Kn, comme particule relative, en ^ de cela.
Que a tono foi feridat
Nunca EN sela guarida. Fol, toi recto. Eu sey la dona.
Puisque je suis frappée injustement , je n* EN serai jamais gufrte, Allor* adverbe, ailleurs,
]L yr morar ALLUR seu vosso bem FôLjfO recù^ Muito ando.
Et aller damurer AILLEURS sans votre bien, 'IaN, adverbe de comparison.
Tan grande que me fat perder o sen. FoL^â verso, Ora non snoiro.
Si grande ^u^eile méfait perdre le sens, Ome, pronom indéhni, on.
Mats eu non o posso créer -
Que OME prenocra per ren
Coïia d' amor, sen aver ben
l>a dona que lia fàz aver. Fol, ^ recto. Afuitos dtsen que.
Mais je ne puis croire cela ^u*ON veut prendre pour rien peine d'amour , sans obtenir aucun bien de celle qui la cause. Se non , pour $î non, séparés par des mou in ler média 1res.
Se per vosso mandado non. Fol, ^ verso. Se Deus mt valia.
Si par votre commandrment NON, (a) Les exemples suivans sont remarquables:
Da quelas cosas que VEJO VtER. FoL SB recto. Si m* ora Deus,
De ces choses que je vois voir [je vois}„
li non poderia prazcr
U eu vos non VISSE VTER. Fol $2 recto. Parti m' eu de vos.
Et nepourrois me plaire où /* ne vous VISSE VOIR [vous verrais J,
D' aquesu cuita que LEVO LEVAR. Fol, ^ recto, Stnnor fmncsa*
De ce S^uci quejeSLTfiFÛRTE SUPPORTER [je ëuppOTti ] ,
AOUT l8z5- A^i
les orientafes ^ et que ia langue, poriugnise a vraisemblablement empruntée i l'arabe.
Je dois surtout avertir que souvent les voyelles finales des mots sont éltdées, dans ce manuscrit et dans Timpression qui le représente, avec la voyelle^ qui commence le mot suivant (i).
Cette forme, qui n'existe pas dans le portugais actuel, pourroit embarrasser les personnes qui ne la connoîtroient pas.
J ai dit , d'après l'avertissement qui est en lèie de Timprimé , que le Cancîoneîro contient quelques mots qui ne se trouvent pas dans les dictionnaires portugais, tels même que tElucidarh (2); mais il me sufiira d'avoir indiqué cette circonstance » sans qu'il soit nécessaire de citer ici des exemples.
Plusieurs des observations que fai faites, et notamment félision de quelques voyeiles finales, lemploi d'expressions et de tournures qui ne sont pas restées dans h langue, &c. , prouvent l'antiquité du manuscrit, et j*ajoiitefai qu'on n'y trouve aucune désinence en i<?, diphthongue dont les Portugais font beaucoup usage aufourd'hui , et que rarement ïm final remplace Vn comme dans lorthographe actuelle.
On jugera sans doute que le chevalier Stunrt a rendu un vrai service \ la langue et à la littérauire portugaises, et aux, écrivains qui s'en occupent, quand il a publié ce cancîoneiro, qui mérite de iixer l'attention des philologues, des lingiu'stes et des grammairiens.
RAYNOUARD
[%] On a vu précédemmeiît dans les notes queltpics mots qui avt>îer>i ainsi
fïfrdu leur voyelle finale» — (2) J'en ai cité précédemment. On trouve dans e cancîoneiro cha, qu*it ne iatit pas confoadrc avec CA. Ce cha esi pour
le IA drs tr^îubadours, qui est aussi dans la ïang»ie portugaise , et se combine parfois avec mats.
No CHA direi eu . . . ,
No CHA direi mais. FùL toi* A mais fremoja.
Ne JAMAIS dirai moi. . . , ne JA ai rai A!AIi\ Au sujet de IVmploi de par, pcrei fera, prépositions qu'on rencontre souvent dans le cancîoneiro, je dirai que les ciassiques ont adopté le PER, roman, r[ui qutiqucfoi» est remplacé par POH; cl cependant on ne doit peiu-êuc pas les confondre. Je nVntreraî ici dans aucun développement, mais j'invite les îitréraieurs portugais à lire la prélace du poème po Hissopë, édiiion de Paris, 1S21; ils trouveront sur ce point de grammaire de judicieuses observations dans \c pwlôgOj. p. m çt suivantes.
Traité élémentaire ùe aunéralogie^pùt F. S. Eeudant , ckevalier de la légion d'honneur , sous^directeur du cabinet de minéralogie du Roi , professeur de minéralogie <i la faculté des sciences de ï Académie royale de Paris, &c. A Paris, chez Verdîcre , libraire» quai des Augustins, n,** 25, i8aj» 1 vol, in-8,^ , vj et 856 pages, et 10 pf anches.