HASE
NOUVELLES LITTÉRAIRES
INSTITUT ROYAL DE FRANCE
L'Académie des sciences a perdn l'un de ses plai anciens membres, M. le comte de Lacépède. Les fanérailles de ce nataraitste célèbre ont eu lieu à Ëpinay» le 8 octobre; et MM, Chaptal» Geoffiroy-Saint-Hilaire, Duméril, y oni prononcé des discours dont nous insérons ici quelques extraits.
ce M. dé Lacépcde naquit à Agen en I7;6. Doué d'un caractère doux ^ b d'une sehsibxilfé profonde, passionné pour l'étude , il se consacra d'abord »i la physique et a h musique: feune encore, Il publia deux volumes sur 1» chacune de ces parties. Mais, arrivé à Paris k l'âge de vir.gt-un ans, il se 9>lîa avec le célèbre BuSbn , et dés ce moment il embrassa avec prédilection MTétude de l'histoire naturelle. M. de Lacépède se trouva alon dans son «> véritable élément; la nature Tavcit formé pour être son historien: M. de «iBuATon en fit son ami, et le désigna pour être le fontînnateur de ^es outtvrages. Peu d'années suffirent à M. de Lacépède pour justifrer le choix vqu'avoit fait de lui notre premier naturaliste: il publia successivement w iHiistoire générale des céiacés , des Quadrupèdes ovmaris ei des poissons. » Le st^Ie aussi élégant que correct et les vues prbfonoçs dont il a orné ces
w ouvrages, le rapprochent beaucoup de son modèle » (Discours cfg
M. Chafft(d.)
« Son aimable caractère sut attacher à sa personne tous ceux qui pnrent » l'approcher. Affabilité naturelle , douces prévenances , manières affectueuses , «délicatesse de l'esprit et du cœur, noblesse constantes- dans le sentiment, »dans le discours et dans faction; tel fut Ilieureux assemblage des plus i»émînentes qualités qui dj^dnffuèrent l'ami des hommes dont nous pleurons «aujourd'hui la perte. .. .'^Ihiuem'ent occupf du bonheur des autres, il «conserva la simplicité de ses mœurs primitives au milieu des grandeurs : «sacrifiant sans réserve tout ce qui pouvoit lui être personnellement agréable, u il poussa inalheuTeuscineiTt trop loin cet oubli de lui-même ; et cette /abnégation nous laisse peut-6trc le pénible ^gret de ne Tavoirpu Jécidef
OCTOBRE iSzj.
»à opposer le moindre effort contre la cruelle et honiblc maladie à laqutHë" »il a succombé. ♦ . , « {Disc, de Af. DumèrïL ï
w Au nom de Lacépède, que d*ëcriu se présentent à la pensée I Ponrrai-je » choisir et diftîngaer Tan d'eux, quand tous sont égalemeoi marqués du n cachet et d^t traits qtii caractérisent le grand écrivain ; <|uand se retrouvent Inégalement dans tous la magie du style, la grandeur des vues, le savoir »du physicien^ let profondes roéditaiions du naturaliste, des pages sublinus ï»$ur la vie, les habitudes et les formes si diversifiées des animaux! Sfs » loisirs, qui eurent souvent la musique po\ir objet, l'ont porté à en rechercher »» les principes; et d*autres compositions d'une moindre imporiance, où il »s*abandonnoit aux plus douce» émotions du cœur et racontoit les combats »et les déchiremens causés par un excès de sensibilité, témoignent de toutes »Ieï grâces de son esprit, respirent un sentiment exquis du beau €t du >» vrai, p . * » ( Difc* de /^f ♦ Gtoffroy*Saini*Hilalri. }
M. Artaud, correspondant de l'Institut , communiqua en 182} à TAcadéraie royale des in5cripiions et belles-leiircs un mémoire sur les vernis des vases grecs. II y traitoit particulicrement/des vases nui Jui sembloient peints par encaustique, et en même temps i^'présentoit plusieurs échaniillons île vases qa'il avoit faits lui-même au-^oyen du bitume de momies, de Thuile siccative, «Sec, et qui ressembloieni aux vases antiques. Depuis ce temps, M. Hausmann, professeur à Gdttingue, a publié dans cette ville un écrit intitulé; De confictlone vasontm aiuiquontm Jîaïlïum quœ vuI^q tîrusca nominantur. Après avoir décrit tous les vernis noirs des va5es grecs, l'auteur de cette dissertation parle de ceux qu'il est aus^i parvenu à faire en employant le bitume, l'huile de pétrole, &c. MM, Artaud ei Hausmann se sont trouvés ensemble à Lyon, il y a peu de temps; et de la communication qu'ils se sont faite de leurs essais, il resuite qu'ils ont fait usage l'un et Tauire du même procédé pour imiter les anciens vases, mats M. Artaud plusieurs mois avant M. Hausmann, En informant M* Mongez de cette rencontre d'une même découverte en France et en Allemagne, M* Artaud annonce quM s^occupe d'un travail sur les inscriptions de Téglise de S. Irénée.
Parmi les manuscrits de la Bibliothèque royale à Paris , se trouvent des glossaires allemands-latins, rédigés au moyen âge, à partir du Vlli.' siècle. Mr Graff, professeur de langue et de liitérature allemande (â Kœnigsberg)» a recueilli dans ces glossaires un asstz grand nombre de mots, ou tout-a-faît inconnus, ou qui ne s'offrent presque jamais dans les autres monumens liuéraires. En voici dei exemples , avec l'interprétation latine donnée dans ces lexîqaes.
ArJtrish, antiqiii ; ûrhospan , exhaustus ; rJ/n/f^ adnsîi;/îïrjn/7/naf, discrepat; firhnh,fTtmh;foatenti, nDtnçnsifûteraidi, nutrix ; gl^tî, algor ; insmrahan , innectere; hûchlanchit j tortuosum; mwA/iOA^ grassari ; mundalofî ^ effarl; pîfiidet , carpit; ptsiwrhan ^ complecti; por , fastigium ; striplemi j sirepitus; înfp,aer; usânot , fungitur,&c.
AI, Graff a remarqué aussi dans ce recueil des composés fort peu connas ailleurs; tels que aruntporo, adnunciatio; caamrprurten ^ otà\mtt\ kaputscnfl'h ,
eîvHiSf poahfaïf btbliotheca ; tômquhi , senttnib : untminalomi , imm^ntlas ; vuo^tandicdalo , soliiarius « 6;^
, L*âge de ces glmsaires peut se rcconnonre par i'empioi de certaines desi ncoces drirs les noms ei daos Ici verbes, mil se retrouvent en d*aiitre5 monti mens doDt Tépoque eit connue, et q^jt n*etoierjt plus nsiiées après un siècle ! àl}anstig**m [j'envie]; araliei [ il vteillii]; û-^ ennrn [ aux derniers lerines , k h fin]; augorto [des yeux, génitif ] ; cafisthwt [ il fijte]; cafrumit [ il crée > îl produit quelque chose de bon]; cûjustot ptrum [nous sommes frappci à coop* de poing]; camahomcs [ nous adaptons]; ciUm [ jftudie, fat du 201a pour... j tocaiiue daranu [ à Tun et a l'autre] ;^Σ^/r [ les champs ];fo^ala\àç% oiseaux, génitif] i^«^ tûge drtttin [depuis trois jours]; fii/fa [j*aide]; hukkiu [je pense]; ilungu [en hâte]; in stimnu [dans la voix]; m'mncot [il aime] mit mahn [ avec force]; pauma [ des arbres, génii. ] pergo [des montagnes, génit. ]; pinco, [ des abeilles ]; taattro [des mortsj] : -^a narrom uiterdant [ ils deviennent fous] <5:c* . : et comme exemples du cas instrumental, diu refiru [de celte manière]; wit aîganu namin [en propre nom ]; ul^ilu [par méchancelé ] &c . * . .
Une autre observation de M. Graflfa eu pour objet ^aspiration A , qui, dans ces lexiques, comme dans le plus ancien langage, précède quelquefois !es consonnes l ff^n ci w ou uu : cahreinit [pnrîficat]; hrïmh f tangit ] ; hrcm [gloria]; huuas [acuius] ; /i/zw// [ mora , tempus]; w//î^i/iLf//f//r[ cire ui tas], flcc.
Ces g^osaires emploient ao pour 0 (tmost pour rroif, consolation \; oa pour ua { poah pour puoh, livre ) ; eo pour tu ( leoht pour liulit , lumière ) ; f?/ pour à {prah fonr preif^ large); au pour un {paum ^omt poinn ^ arbre); la consonne c pour g ( catar ^o\yt gadar ^ il osa ) ; 17 pour b ( opa pour oba, sur ou au-dessus de). . . ; pf fovtr vh ( hilpfit pour nelpha^ je souffre) ; dh pour d {udhal> siège); th pour a Itfiolem, je souffre); ur pour u^ { i/r pantum urlaosit , dégagé Av% liens ) , &c. On voit assez par ces exemples à quti point ces anciens glossaires peuvent cclaircir et même étendre rhistoiie de la langue allemande.
LIVRES NOUVEAUX
FRANCE
Discours proiwnci à la distribution des prix du collège rf/ Sa km- Barbe , fe 17 août 182^, par M. Mîchelet, professeur d'histoire, /aï-^.* L'enchaînement écs connc3is>ances humaines esi le sujet de ce discours, où des idées d'un ordre assez élevé nous paroîssent exprimées avec beaucoup de précisfon et de convenance^
Nous avonf annoncé, dans notre cahier de février dernier (page izz ) , la première livraison des Etudes grecques sur Virgile ^ par M. Eichhofï ; c'étoii le tome second de l'ouvrage : le premier et te troisième viennent de paroître* Les trois volumes oSrent un recueil de tous les passages des pocies grecs imites dans les Bucoliques, les Géorgiques et rÉnéide, avec le texte latin et des rapprochemens Iriiéraires. Le tome J/' (xij et 319 pages ia-S.') contient, après la préface, un tableau historique de ta poésie pastorale avant et apri:-» Virgile; des extraiti de ses douze églugues, avec les morceaux corfes.
pondans que fournissent, d'une part, les poètes grecs Thcocrite , Moschus, Bion, &c. , qu'il avril pour modèles ; de l'autre, Its auteurs italiens, français, : anglais, allemands , &c. , qui l'ont imité lui-nvême ; ensuite une histoire abrégée de la poésie didactique, "et particulièrement des poëmés agronomiques grecs, latins et modernes, plusieurs fragmens de chacun des quatre livres des Géorgiques pareillement rapprochés des morceaux où les mêmes idées ont été exprimées par des poètes, soit antérieurs, soit postérieurs à Virgile. Le tome II ( 448 pages) sotivre par des considérations sur l'origine de l'épopée et sur chacun aes grands ouvrages qui appartiennent^ à ce genre, et comprend une suite d'extraits des six premiers livres de l'Enéide. Le premier soin de M. EichhofF est toujours de recueillir les textes grecs imités par l'auteur; mais il y joint l'indication des emprunts faits à ces six livres, tant par les poëtes épiques grecs et latins qui ont vécu après le chanire d'Énée , que par ceux qui ont écrit dans nos langues vulgaires. La même méthode est suivie, à l'égard des six derniers livres, dans les 406 pages du «tome ll\. M. Eichhcfl'' ne dissimule point qu'il n'a pas embrassé ce plan dans route son étendue, II lui auroii été facile de grossir son recueil d'un très-grand nombre de citations; il s'est contenté d'indiquer sommairement les imitations modernes. H a négligé celles qui sont recelées dans les littératures du moyen âge» ; et Ton ne sauroit lui reprocher de s'être épargné des recherches qui auroicnt été plus pénibles que profitables. 11 n'a même , en général , tenu aucun compte des emprunts faits à Virgile par les versificateurs latins des deux derniers siècles: en effet, ce ne sont guère là que des certtons qu'il ne convenoit pas de confondre avec les imitations proprement dites. Professeur d<; belles-Ieitrts dans une institution très-distinguée, M. EichhofF a voulu que son travail servît à. l'instruction classique, et répondît sur-tout au titre d'Etudes ^recçuts sur Virgile qu'il a donné à ce recueil. Ces trois volumes , qui mérîtoient l'approbation de l'université et qui l'ont obtenue, se trouvent chrz M. Dtlalain, imprimeur- libraire, et chez MM. Treuttel et Wiirtz.
Le Temple du Romantisme, en prose et en vers, par M. Hyacinthe Morel. Paris, Lecoînte et Durey, 1825, in- 12,
Ah ! sortons d'une ornière obscure ,
Secouons un joug odieux :
Inventons une autre nature; Créons un nouveau Pindc et soyons-en les dieux.
Tel est le manifeste des romantiques, ou plutôt leur chant de triomphe; car ils annoncent qu'ils ont enfin retiré la littérature des ornières où se traînôient , Pascal , Corneille , Molière et Racine ; ils ont détruit le Parnasse et bâti un temple immortel entre l'enfer du Dante et l'atelier de Calot. Leur poésie peindra la société; mais, dit M. H. Morel, je plains la société si elle ress^ipible à leur peinture. Nous croyons en effet que la civilisation qui correspond au romantisme n'est que celle du moyen âge.
Fables inédites des XJI/, XIU.' et XIV*' siècles, et fables de la Fontaine rapprochées de celles de tou^ les auteurs qui a voient , avant 1-ui, traité les mêmes sujets; précédées d'une notice sur les fabulistes, par M. C. M. Roberx , conservateur do la bibliothèque de Sainte-Geneviève; ornéei d'un portrait de la Fontaine , de 90 gravures en taille douce et de quatre fac simile, Paris, înipr. de Rignouz, librairie de Cubia^ 182$» ^ vcl. in- 8,',
6^2 ensemble de
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feuilles 1/2 outre les olancKes. Prix, aj fr. , et sur papier
: ùrecs Ju Xf^ sih'k, fuivi g 'un • . !i* !■:":■: 1. ■• ' ^
ta conquête musulmane |nsi:Ju*à nos ^ ^ ,
e.Patîf'^ îhipr, de F<iurhierj flbr, de Lad votai, it2.\j^in^/,
, par(S;Q.) LongchatTïpttÇ^:!.)
\ «5..,^,>.-, i^^ u.^.^.u;*.^j ù^.»:- .. w..^.^ cCrtl* întdits (îé la mârquiiC du Châtelet, du présidenc Héhaiilt, de Fîrôn, d*ArnaûId-DàculaWi Thnîof , Stc; leus relatifs à Voltaire^ PaiÎ5, impt"* cîc te^el, libr. d*Atmé-André, iS^î , z vol. in-S/j e-nsemble é^ 67 feuillet 1/4* Pr. r^ fi*.; ei ^and papier velîn » 36 fr. - -
M. Artbus Bertrand antlonetqu'itvà'publîer, en npvcniîire, Aeux volumes in-S,", intitulés Alémoirts sur la vU privée ^ politique H'ih le A, B, Shê*
W*ia/i^ par Thonia> Moorc; traduits cle rang!aîsparM,J/l , iuiout* traducteur des Lettres de Junius. — Le même libraire fera paroître aussi en novembre Us Alcincires de la margrave d'Anspach , écrits par elle-même 1 contenant les oI*jer\atiuns recueillies par cette princesse dans les diverses cours de ï'Europe , ainsi que des anecdotes sur la plupart des princes et autres personnages célèbres de la fin â'i XVlIï/ siècle; i vol //ï-cV.% traduits aossî par M. Parisot, Pr. .
71*..;..<.^ ^ji,L^^.;^iJCS de géograplite ancienne et moderne ccmp^^*^^^ , par M. J. Daniel; H laWeauï /Vy&/. Coutances, îmortmerie de Ti ^rîs,
librairie d*AIetis Tymeir. 1825, Pr. y fr* et 7 fr. Lé premier tableau otire tin préds des sept survans, quî ont pour objet l*Europc $epfentri<>nalej fEtilTopc c(;ntrale, la France, l'Europe méridionale, l'Asie, rAfrique, rAmérrqCke.
Q* a publié dans les derniers mois les lîvraisoiis VU-JCI dn V'^^^np^e 4utoiir du lïwnde fait par orjre du Roi s^ïr les corvettes de $> h\ nlexi la
PI ^ 7 - , par M, Louis de Freydnêt, capitaine. Ges cinq çaiiars //7^W/{avcc : crneni la zoologie et sont dus à MM. Quoy et Gaimard, nié-
^eciai» =- L'ouvrage ^t troiive, à Paris, chez Pille t àîiîel t^oui n6us |»ropbsons
ien
rendre compte.
. Ceylan, ou Recijcrches sur Thistoirei les mœurs et les usages ^t% Chingulais, 'yiiï' M. Ed, Gaultier, membre de la Société de gécgraphïe* Pans, I^^épveu , 1825, in-î8, otné de 9 gravures.
Al, Iluchon vient de mettfe au jour den^ volumes qui appartiennent i la collection de chroniques annoncée dans notre caKier de juin dernier» pages 3 5 9-36 j. L^un est le tome XI de Froissart, comprenant la siiîte du Uvretii , cKap. 68-IJ4 et dernier; années 1387 et lj8B. Toul , imprin^. de Carez ; Paris, libr. de Verdicre et de Carez, 1825, tn-S.* , 620 page?. Nou^teviettdrons sur cevnlume quand Tédition de Froîtsart stta terminée. -^-L^attre contient ^ne Chronique des guerres des Françûîs en Rtmanïe et m Mcmk/ précédée d'urre dédicace à ta princesse Marie Soutio, rf'une préfirce et d'one notice sur les Vi!!e-H«rdoin de Morée, et suivre de pièces tujtiiîcativei ecde tables. Ce tome» qui d«^it faire partie de la première série <ie la collection de M. Buchon, «étle comprenant les chroniques du Xnt.* siècle, est imprimé à Paris, chez Firmin Didot» et se trouve chez yt:rdiàre m Carei, xivilf et 1:8 pages fVf;* Les piges 1-4^0 font rfmpties par les deux lii résidé la
OCTOBRE iSi
<Sîî
chronique des gucri« des Français en Moréc ei en Romanie. Cette chrofiiifue, doiu Taïueur nVu pas connu, est écrite en grec, en vers poU tique*: «Ile paroft ici pour la premièrtî ioli, d'après deujc manuscrits de la Bibliothèque rovale de Paris; mars M. tiuchon n'a pas cru devoir imprimer le texte du second ifvrc, qui est le plus long;. il en donne une iraduciion française, accompagnée de notes. Les onze cenc quatrc-viogt*neuf vers qui composent le livre L*^ se lisent en regard de la version. On jugera du tangage et du sivle de l'auteur grec par les vers que nous allons transcrire:
0fW ni 9i àçftj^^i dp^m ^\')0th\^¥ ,
J'ai nn récit important à vous faire (trad. de JVI. Buchon)
du bienheureux /r^re Pierre l'ermite (<ty>i est employé comme le fra des Italiens).
tu f9f p^yei* rnç ^ç^l^etç . , , .
U (le pape Urbain II) ordonna immédiatement quVn écrivît dans tous les royaumes; il se hâta lui-même dVxpédier des cardinaux, des légats et des évêques au roi de France, &c. « Si Ton compare ce chroniqueur nux auteurs byzantins de la même époque, »• dit M, Buchon , oo est étonné de ce mélange barbare de grec et de français » qui semble le désigher comme étranger a la Grèce. Les solécismes lut sont * presque aussi ordinaires que les barbarismes. Quand il introduit de nouveaux »»mot5, il le fait sans choix et sans considérer si la langue grecque ne possède X3 pas déjà pour le même objet des mots plus clairs et plus harmonieux. Sans v*sa connoîssance parfaite de la géographie du pays, je serois tenté de le «prendre pour quelque Français né en Grèce, et familiarisé dès l'enfance » avec la langue du pays, mais qui, plus tard, parlant la langue de ses corn- «patriotes français ^ seroit parvenu^ ainsi à composer une sorte de patois de » ces deux langues diverses. . . . J'ai cru qu*i! étoit utile àla-foîs, comme étude l'historique ci comme étude philologique, d^avoir une idée de cette langue «gréco-française. »
Histoire des Français^ par M* J. C, L* Simonde de Sismondi, tomes Vil , Vlll et IX, comprenant les régnes de Louis IX, Philippe le Hardi, Philippe le Bel, Louis X, Philippe le Long et Charles IV; 1226-1328. Paris, împr, de Crapcict, librairie de Treuïtel et Wuriz, 182J, 3 vol, />#.% J28, 548 et 492 pages, Pr, 24 fr. Nous nous proposons de rendre compte de ces trois volumes dans l'un de nos prochains cahiers,
ffistûire de l'Homme ûu masque de fer, accompagnée des pièces authentiques, par M, J. Deiort. £e Musqué tombe. Paris, impr. de Boucher, 182J , in-8,'', fg6 pages, avec un portrait en pied Hihographié, et trois fac^simUe* Prix, 7 fr; che^ Delaforesi , libraire. — > Le résultat de cette histoire est que le mystérietix prisonnier étoit le comte Matiioli , premier ministre du auc de Mantoue. C'est Tune des neuf eu dix solutions de ce problème, et celle qui a déjà été particulièrement exposée dans la dissertation iniitulce Recherches historiques et critiques sur l'homme au masque de fer. . . , d'après des matériaux authentiques , par Roux^Fazfllac. Paris, an IX ( 1801 ), 142 pages in-S," ; mais M. Oelort s'applique à U confirmer par des considérations nouvelles et par