‹ Journal des savants (volume 4)Chapitre 49 sur 53 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

<ff4

nn grand nombre de piécef quNi a recueilltes dan» les archivci dirtoy3triii« eidâns celles da minisfère des affaires étra «gérer. Nous indiquerons riifc^îauex* \\nt\ éë ces pièces dans notre tahrer prochain. M» Delort public en n ip*

2 voL in'^,% intitules tes Ptùlosophe» if les Cens de kiufs dt^ .1 ^ a/ et A' Kilt/ sièelrs à h BûstilU , avec toos Icf docnmens au th en tique* et îttédits» et à^fi/C'simik. On e rnmeni renvoyé à cet ouvrage y A^ns VHétt^l^

dt l' Homme au masqu*

fdèologk expérimentait, ou TKoorie des facultés intellectuelles de rhofume, établie sur les faits; précédée d'une théorie de Thomme organique, et suivie d*un tableau mëihodîque des sujets de nos connoîssances. Paris, Migneiel, in-B,* , xi; et 143 pages, avec un tableau. La théorie de Tho m me organique ou physique forme la première section de cet opuscule anonyme* L'autear attribue à l'homme physiciue, comme aux animaux, des lensations 011 seotimens externes ^ accompagnés de plaisir ou de douleur* Selon lui , les sensations ne nous funi connoître que des choses présentes^ lou î*-

tantes, et non pas seulement possibles , et c'est en cela que les tos

diflérerït entrèrement de ridée# « Les sensations, dji-îl , n'ont pour prodaii qvic »>Ja perception brute é^i qualités et des actions des c-orps. *» Cette lecttCHi renferme de pkïs des considéraiioni sur le mécanisme de la sensibilité^ sur Itt mouvemens organiques de Thomme et sur ses actions instinctives. La secoïKfe partie traite de l'ame et de ses opérations intellectuelles. On y enseigne^qi^ n*appartientqu*à cllede penser: «elle est physiquement impassible, dépourvue >3d*organrs; elle ne peut souffrir: mais dans le moment de la douleur ou »du plaisir du corps , elle peut fc complaire dans ce qu'il éprouve ou en >' nesseniir de la irUtcsse, « L*auteur recherche ensuite en quoi cojQfiitent t^os connoîssances, quelles sont leurs sources et le degré de leur certittid^* Il les divise en trois classes', selon qu'elles ont pour objet ce qui se passe lions de nous, ce qui se passe dans notre corps^ ce qui a lieu dans notre ame efcle^ même. Il n'admet point d^idéei inoées; mais il s'eiforce d'expliquer conuncni s'acquièrent les idées simples et les idées complexes ; quelles sont les opciâ* tions dcTame sur les unes et sur les autres, quels secours elle y emploie»et de quelles affections ses opérations sont précédées ou suivips. Il pjEnscquc les erreurs des métaphysiciens de toutes les écoles viennent de ce qu ils ont formé des mélanges de choses toui-à-fait étrangères; confondant ce qui appartênojc au corps et ce qui étoit propre à Tame, Tes seniimens du premier et les affections de la seconde, les besoins des organes et les exaltations de la pensée, &c, JI croît cependant que rancienne métaphysique étoîi plus vaste dans ses sujets , et plus paissante dunsses moyens que notre métaphysique moderne. Cet esîaî ^ quoiqu'il soit possible de contester plusieurs des détails qi;*!! renferme, et même dç% résultats qu'il présente, nous paroît se distinguer de la p[upart de ceux du mime genre, par un langage nroins obscur, .par un style moins emphàlique, par une méthode plus simple. II est terminé, comme k fître l'annonce, par un tableau systématique des sciences et des arts, contre lequel on pourrole proposer aussi beaucoup d'objections grave».

Nous avons annoncé déjà (cahier d'avril, pag* 25 j) les Essah de M. Bozzellr sur les rapports qui Vient ensemble h pfitlosophte et la motahi Paris , chez Grimbert , 1^25 , In-B*" de 754 pages. Prix, 7 U, Nous joindront pcî à ce titre Hodication àes matières traitées dans les sisf essais qui côt»ptMertr t'ouvra ge. Le premier est destiné à exposer lei phénomènes immédiaft

< /./OCTOBRE iBzy

,4e ia senttbfltir, l-ôrigine et les car^ooroi phy^îqucf et moraux de la sensa tioni la nature du plaisir et de la douleur: Pauieur examine le syuéme qui faii consister le plabiir dans la simple ciKs&U€f) de la douleur^ ceux qui le placent dans Ja mcdiocrice de la leasaûon ou qui le lont dériver de rartbiblisscment graduel de la sensibilité. Dans le second tfssai , il entreprend de tracer îetahlea i du développejiieni successif des {acuités de l'a < jugement, c,

scniiment du moi et du non moi, &c. M. Bo^^ ;^.. he en troi ' itu

quel ett It principe cfiii développe et détertntite nos actions, et croit le »lrowver dans la smsatian ugrtabi* d'un ^jet à Ptiiir ; il explique comment Jldée de Tavcnir se forme dans nos esprits , et confirme sa théorie par It5 Atmtitgtions sociales ^ par rétablissement de la propriété, de la loi et de la ifeirgrofi. Le quairiénie essai a pour but de montrer de quelle manière on pMvicot'À découvrir et à rassembler les prcceptes de la morale, d après le

twindpe de nos actions; ce qui amène des obiervaiions sur la nature de la tbertc humaine- Le cinquième tend à établir les tbndemens sur lesquels toutes fe régies de Ja morale doivent reposer et s'élever* Oit y distingue dans Thomme J*€tre animai et l'être social , et Ton classe, selon ces deux genres d'existence , les ^4i£érentes affections de plaisir : on considère la justice et la bienfaisance /.comme deux scntimens diins lesquels vont se résoudre tous les plaisirs de 4*existence sociale; mais on reconnoît la nécessité d*tiJouier à la morale ^ibéoriquc des moyens pratiques, et Ton s'applique sur-tout à montrer le rap- |>ort qoi ejLtsie entre la moiale et la religion; enfin l'on envisage l'ensemble des idées fur lesquelles se fondent l'innocence et la moralité de la volonté, h aiériie et le démérite des actions» les récompenses et la* peines. Le sixième •eeat D'est qta 'tin résmmc des cinq premiers, a il est suivi d'un petit nombre de noies et éc^Iaircbscmens* Nous ne pouvons donner ïct pins d'étendue à cette >inalyse; elle siaffîra pour montrera quel point cet - peut intéresser cepx

^ui s'occupent d'études philosophiqorss il nous sti ;t avec une précision

Tiiyg'rare en dételles matières, et pins rentarquable encore dans uo livre français #ièiipoté par un étranger*

^^> Application dé tàmofûie à lapoUtiqtit , par M* Joseph Droz , de Tacadéttift Pafrs, Rniouartf, fn-f.', 264 pag^f» Pru, 5 fr* , ''•

^tm et la maràU considérées dans leurs rapports frvtc la Hbtrfé ^""^^ tb Barth, bunoyer. Parîi, impr. de Dn verger, linraîric de' Sautelet, 182^:', 7fc-A*, viij ci 45Ci pages. Prix, 7 fr. L'épigraphe, « Nous ne devenons libres i qu'en devenant industrieux et morauX|« annonce tout le système de l'ouvrage^ X*aut?' *• "^nmine successivement quelle liberté est compatible avec Térat 'iâxiva la vie nomade, avec le système social où il y a des esclaves »

avec cc!''.i ou il y à des privilèges, avec celui où les fonctions publiques sont tjniversellement recherchées, enfin avec l'état des peuplespurement industrieux Il finît par examiner les obstacles qui s'opposent à la liberté dans le système indaiErk^l, et les bornes qu'elle rencontre dans fa nature même des choses* L'un des résultats indiques dès les premières pages, est que les peuples sont toujours coup,iblfs des désordres dont ils se disent les victimes; que c'est contre ciixj-mèmes que doivent se diriger leurs plaintes, et que les réformes salutaires sfct'oleni celles qu*îts op t dans leurs propres mœurs,

^ Msw hijt&riûue et r la pnuyreté des nathns ^ la population, la

^endicité^ )e^ bôpitaur :ifàns trouvés, par F. E* Fodéré, Paris, impr.

JOUl^AL DŒS^îVftNS.

î^OW^^ Wi^^iw <k.WJf"^* HniJtêïd *

■'-S^ àt ^fî6

^,, tnoralvâ^f militairfs^ por Amctlée é<* QA$f* P^fii; /

înv c ^ i vol. in^^Z, ensemble de IJ feuîHei * f déiliie'/^

■ r, au l'Art d'empaRler teiiiin. .-. , ..c ,^ pjr ^M» f7i-/#.-Prix, ^ fr, ço cent; ^*

L^^r: jif /u vuijjuaiion , ou i raiié éleoientjiiTe, throriqoe ci praiîtjac, rfe fa fabrication du verre; p^vrilfc dans lequel ypni dccriu avec prccrsioa U-h dh^rs procédés qu'ptî emploie pour se dio curer-, tomes les espécei de verre» i^ ret de crbtaiJX lanl pour ta fabrîc.itTon des vsrscs que pour Uft vitrai», &.c#;r^ liivl dVti vocàhulalre de m lique^ employés d*ns cet att , et d'un

xnkêà^'\À dorure sur crhua kk ;*îr verre, par F. Basienairc-Daudenâre- PâT^ti, Bachelier, ,1825, iii'S*% ÎC>6 pages et 4 planches gravées en tftiHedoucc par Adarii. Prix, 7 fr/ ^ ,

Éiagâ histottque de Af, CirodH , par M, Quairemèrc de O^î^^^Xt «* a «j très lectures faites dans la séance publique de TAcadémie royale des beav»: arts, le iJ*' octobre i825, Paris, FirnihiDidot , in-^f/ , ^î > 4^ et 42 pag€;5.

ExpniifWfS ^ur Ù sysihne hcrveln ^ par M, Fburens, Paris ,Crévot, il^2i ,

Îj^çages^rfl-^A* Ur» rapport de M, Ctivier, au nom d'une commission ce 'Atadmie de« icience* , se termlrie en ces terrties : « L'objet dej ejfpcrjencts 11 irès^amiieêi de M. Fltnirenfs est intéressant, et elles nous ont pafu faites, »avec beaucoup de soin et de sagacité, L*auteiiren a répété plusieurs devant" «nous, avec le même succès qu'il les avoit faites dans son labotni '

« 04)Ui p«îmon$que racadérnie doit l*enconriger , par son approbation^ ï> su ivr^^ la cafiiere difficile où tl est entré aVec tant d'éclat.»

Rixherches , observations <t expériences sut U devthpfyt^nent naturel éî dHtfkiei des maladies tuberculeuses; ouvrage tradwR de l'anglais dé sîf Jobtj Buron,^ m44e4o 49^*t^P'^^^ S^^''^^ de Gloueeiter, ^ar M:*^* vHive Bqfvin. Pa?»s; 1825 , in-èV , 509 pages et 25 de suppiémenc par la iradtîctrice, sïvec 'dç5 pUûches coloriées* ^

Coup-d'iuU sur les révolutions ée Vhy^\lné}oé CoWiîderattons i^f X\\\%x^iré' ' de celle science et ses applications à la mora'e : discours proi v.rtufe du cours d*hygiénc fait a fAihénée royal de l^arts, ^ar Ëusébe de Salle, Pari», tmpr. de Gueffier ,1il>raîrfé^ dé Gtboii, \%

Èxamett médical desproch criuûncls des nommés Léger , jFr/é.»'V— •- > LiCQu£k ,iJé Fierté et Fofui^oim , dam lest[uels l'aliénation mentale z Hi alléguée comme moyen de défense; juivî de quelques considéra^ V^ -

légales S4ir la Jiberré morale, par le D. Georgei* Parfs, jmpt, c iVî-^/ de 8 feuilles 3/4, . - . . ^ ; 1

Rûjpfon fm li San Exe, MJ^ le Afhrsfï^de IMiiterreur sur fa VT&posh:i7i de MAL Dorcste ^ Orfila, PelUder, Cd^entou et Pelktan , rdanve à (a tréajion d'une icoU spéciale dé médeùne téëalé i par MM. Ut^puytren. . . , Dupuy, AdelODi et Dutiias^ rapporteur. Paris, împr. de Rignotix, i8jj , hi'4*% 28 p.-igcs.

Exposé de ijuelquesHtm des principaux ankl^ de ta théogonie des BraîifMs , extrait et traduii des n>ellleiirs originaux écrits dans les langirei du jayV, par M- i'abbr J» A. Dubois^ ci-devant missionnaire dans le Mcissour. Pans, iiupr. Cl HUrairic dé Pondey^Dupre, iSiji /iî*^,' ^^^^^ *^^* ^^^ ^-îMÛoq

ÔGTOBRE:i8if

J^fS4t^r M' flfytkûh^tei Odi^ Uurf rtwttanV hhWfqtsfs t We» cfç la fahie des Grecs "pendant les siècles héfoïques, p#ir M. J. le. Riche* Parr '^''5, hirfft-^ Oîvee wDe citrtc»^ Cifi note^^ t?rrr:ikc« eh J)àrHe de i'tî' dc^

M, Iji^ico, tcndifïc à prouver i]\i€ Vantiqut^ mydiologie ti*eJt cfue i niitùtfc| fniblcmatitjue de h civilisation des Grecs; que Saturne reprësenic la gént* ralH# des cvinemens; Hercule, celle de* choses; Trtan, les prêues ; Jupiinfr^ les guerriers; Vtalcain, les Uboureani, Sic; qia*en un mot Fliistoire poétique^ ^'{fist iqti*tin ti«|ijd'abi traction» penonniliLe?,

On a p^nblié \ts stx prenitets numéros du Producteur, journal de TUdosTrie, dts science? et d(** artf » avec cette épigraphe : <* L'âge d*or, au'upe 9 aveugle tradition n yjqu'rci dam le pàise , est devant nous. » Il doii

en paruttre chaque c un cahier de J feuilles tn-S.*^ 48 pages, itupr.

de Lachevardiére fils, librairie de Sautdet , où l'on s'abonne, aiuji quft chez ficiftange ptre ,à raison dé 14 i^* pour trois mois, de 26 fr, pour six mois et de 50 fr, pour Tannée»

ITALIE

Storm délia htitraTura UaiianCi tihroire Ji la Ihtiratifre italienne, par ï, L. Gingirenéi traduite par Benvd. Perotth Milan, 1825 , impn du commerce § 12 %'ol, In-B.^ Prix, 5 fr- chaau.e volume. On vient de traduire aussi ca italien ta Chimk appliquée à t agriculture p par M. Cbaptai; et rHistoif^dlt^' la révolution française, par M* Mignet, j .-> .vc-»«

OpeXf^ dell* ahau C Rûmani} (Euvrts de Vabbé G^Romam ; tome L*'ir^ TliéorU .^des sjncnyuiis iUilUtis, Milan, Silvcstri, îBiy , rn-S*'' Les irôîé volumes stiïvans conriendront tin Dicthfmmre général des synonymes ualleni^^ et ^^^^ O^servatiûps sur U vocabulaire de la Cruna, A

Gomivdia jex , a F» G. Perlet rccensh«, Augirtfse Tatirinortim , Pompa, i8aj, 2 vol /#j-^.f — Ce sont L» tomes XXXV ^ XXXVf t}e la collection de classiqu^^ latins qui 5C publie à Turin. • "' ^ •'--/

Leodl d't A nacrée nte e di Saffo ; Les odes d'Anacrion et de Sapha ^ tradtïftét 'i en vers itïiLieos, par G* CaHlli- Floience, impr. ci librairie de Ciardetrt^, 182Î, m-^,'.,, ,,-,.' -,,.-., ^^^„ , - ' '! ' "-^' ■-''• ''^'

Zf l<((agfi Ûanu Adighieri r Vw du Dantt , ^m Gio. Boccadô^ VHôuVWIè ' édition, augmentées par BartoL Gamba. Venise, chez Alvisopôlî , 1815, in*S/ , avec portrait*

Yita^di Toniuato Tassa / VU du Tassé, pa? Gîambatt. Manio. Veniie , Alvisopoli , 182^ , in-^S*% avec portrait. Prix ^ a lire.

/î/in^ t/i fr, Vûuno^o tfc, ; Poésies di Fr- Va^jnci^o, tirées d'un manuscrit ' du XIV.* siècle. Padoue , J823 , impr* du séminaire, in-S*'

J^legia hiedi/a di CçrueUo ^mattec; Elégie inédite de Corn, Aimiheù , poète da^yi»*. siècle. Trévise, chez Andreolo , 182$, in-^SJ

Pime^ Potws de M*'"* CecilU de Luna FolHero, Napolitaine, associée correspondante de plusieurs académies d'Italie, Naples , R. Marotra , i82y » m-^/

Txagidii ed ahre oj^m ; Tragédies et autres ouvrages d* Alexandre Man^&nh Florence, chez Mohni , 1825, an gros vol. /if-/2. Prise, 3 fr.

Cammeilie di A, Cainpagna ; Comédies d'A~ Ctunpagna } première édition, publiée par les frères Giachettif à Prtio, iSajy î/î-*^* d« 170 papes.

. .Optre în vmi e in prosa; Ouvrages en ifers et jtn proie et docteur FWippo Panamî. Florence, chez Piani, 1825, 3 vol. în-*.*; tome l.«S J^ai sar U poësîe dramatiqnc; corne II , divcn morceaux en prose et en vers; tome ill» Kelation d'un voyage à Alger.

On vient d'imprimer à Venise une Histoire chronologique ec générale du KVli." siècle, en langue arménienne, 3 vol. in-S,* Prix, 17 lire 2^

Afefnorie e documemi pet servire ail* istoria Jet ducato di Lucca i /PtAnùins et documens pour servir à l* histoire du duché de Lucquesi tome \TC, Lucqties^ iIa ^imprimerie ducale, chez F. Bertinî, 182;, /n-j*/ Ce volume contient l'histoire iiitéraire de Lacques par C. Lucchesinr.

Illustra^ione delV arco d' Auguste in Riminî ; Description de Varc de triomphe d'Auguste à Rimirii, par Maurizio Brighenti. Kimini^ 182J, in^S.^ , avec 6 planches in- foi

Osserua^iont sttl basso*rilievo fenico^egi^io che si conserva in Carnentrasso i Observations sur le tas-relief phénicien-égyptien qui se trouve i Carpeniras, par Michelançelo Lanci, interprète des langues orientales à la bibliothèque du Vatican. Rome, 1825 ,^ chez Bourlié. i/z-^/

. Mlemeflii di sUria natumle générale j Éléiaens d'iisfoirç naturelle, par G. BffxgnateUi; tom« l." Pavie^chei Bizionî» ^82j« în-f/ Ce prçuiier voluine traite des êtres inorganiques.

. JioûCûliâ di lettre suUa fitt^ra^ Recueil de lettres sur la peinture , la sc^^t^rt et l'architecture j écrites par les plus célèbres personnages d^% XV.*, xy.U^.ti XVJf/ simples; ouvrage publié par G. Bottar;, et continué jusqu'à na; >aurs par ^c TiLOzzi. Milan, G. Siivestri, 1825, 8 vol. î/t-i?/ Prix , 32 lire..

Difcorsç dd conte Barbacovi intorho ad alcyne parti delta scie^^a delU^ legisla^ione ; Discours du comte f . V, Barbacovi sur quelques parties dr JéL science législative* Milan, 18241 ^ vol. /12-/2.

. ^Hemorie deW impériale regio istituto del regno hinhardo-veneto i Mémoires de l'institut impérial et royal du rqyaynie lorabardo-vénitien , années 1816 et iSij. Milan, 182$ , i/i-^' avec plaujcheiw Prizj 10 fr.

ANGLETERRE

Pentûlogia grjtca : Sophoclîs <Edipus Tvrannas, <Edîpns Colonétif ver Antigone, Euripidis Phœnissae, 9t ^sçhyli Septem contra Ihebas; quinque sciiicet dramata de celeberrimâ Thebaïde scripta : notis anglicè scriptis illustravTt, et lexfcon vocum difficilioruih adjecit G. Ttoliope. Londres, 1825, apud Kivington, in-S.* Prix, 14 sh.

Làys ofthe Minnesingers , &c, ; Lays ei chants divers des Minnestngnr'cn troubadours allanands du XJI.* et du Xlli/ sikla , avec des rerhatxpies' hfiioriques et critiques. Londres, Longman, iBaJ5", in-S.* Prht , 14 %\.

Ponns of W, Cowjper'i Premiers essais poétiques de WilSam Ctkrprr , ptibliés pour la première fois d'après les originaux que possède James OfolV, »vec des notes sur le poëte. Londres, Baldwin , 182$, rn-f/ Prix, 3 sh. 6 d.

The poetical U^orks of A. L. Barbauldj Œtrvret poétiques d'Anna^iMifiQ Bàrbauld, avec sa correspondance et ausses morceaux eri prose; Londtet, LôrfgnTan,'i«25, 2 voK m-^APHX| I I. 4 sh. ,/*-.**•:-.

JVarrative ofajourney into Khontsàn^tfa Rééi dhin vé^afjt^ eUfiiS^^tf-

A/j "t une dcscfîpùon Jet ]>ays situés au nord-est de la

Ptf^^ , .. -- ^ ;- urques fur le caractère aational, le gouvei^nemtnt ti leè resfOurce^ de ce royaume, par J. 1^. Fra&«r, axiieur d'an Voyage aux mpntagncs d*Himala» Lôndie*, r82j» 10*4," J 9^vèc cane. Pm* 5 '* 3 ^î^* ^iiunwl ff tht briiïsli Em^assjf ta Ptrsia ifc, liy Wifl. Prke. London ,

.^/i kUtûrkal ûnd dtscrlpùvt narratm of twtnty yiwrs iNiléemé f/f st^uth America f R^laihn hUtorujut et descriptive d^tme résidence dé v dâfts

l^Aiitérique inéridronale; çontQDàm des voynses au Chiii, au P^rt .rauco

et en Colombie; avec un rtcîl des cvti le la révolution, par AV,

Stevenson» secrétaire de lord Cochrafie, v;vc^..^,;at du CblH Tonrfr^<, rh^i Hurst, iB^î, } vol» m-^.' avec figures. Prisr^ zl ^ *h.

A sucdrtcs view and anatysts ofûuthtnttc hfirmâfîân éditant m vr/^rnal Wûtks , on the praciicùbil'fty of joining the aihntic and pacifie Océan, i^c. ; Aperfu • urr la po^ ' ' ' ' n tique h l* Océan pif ci-

fiave , 6 t d'ttncau^i . ^/i/*?/ par Robert Bfrk s

Pïtmari. Loiîdres, iSaj, m-^/ . ^ ^ ^

Observations on the cholera-morbus of tnSa ; Observations sur le choléra*

morbtis de VInde; lettre adressée aux directeurs de la compagnie dierinlies

oriëbtâfes» par Whttelaw Aîtisfie* Londres, 1825, chez Kingsburg^ M-#**

Pr, 3 %h. 6 d.

^^77i^ Gutistan or Flower-garden of Shatkit Sadi of SAifûZ/ Ùèùûàité into

f^ ^•gltsh by James Ross. Lortdon, ?rT-f/

^ ' On annoncé la publication prochaine des Mémoires de Xélûr^Ed-D'm A/mhamed Baber , emperear de PIndonstan , rôï de Ferghâna , Samarkand i Kabul , &c., écrits par lui-même en langue la^harai-turkr , et traduits en anglais par MM. John Leyden , secréiatrô de la Société asiatique, et WilL Erskine, avec une introduction géographitjue et historique, une carte des pays situés mr rOifUs et le JaJtanes , drestée pat^ M. Gh. Waddîngton , Ingénieur de la cCïmpagnie des Jndes orientales. Le prix dé oe volunle f/ï-^-* e$t de Iguînées: on souscrit à Londres/ chez J, W. Lubdock et comp.| Man$tûn*hoQ9é-^strê#t| à Londres et k Paris, chez MAI. Trcuttel et Wiirtz.

The fwemy-first report ofthe brlfîsh and fofefgn Bible-îoctery; Vingt-unlhne rapport de la Sociéfw blbli^iéé* Londres, 1&25 , în-J/

•^' ALLEMAGNE

Handbych der gfschkhte dtr littérature f Manuel de l'histoire littéraire, par L.Wachler. Francfort, 1824, chez Hermann, 4 vol în-S,*

Ciceroa is oreihnwn ^iQ Scauro, pro Tuilio et in Clodium fragrticnta if>edita> oraiionum pro Cluenti- Cselio, pro C^ecinâ variantes lectiontsi

orationeut pro T- A, Milonc restitutam, ex mcmbranîs palîmpsestiV

Btbliothecae legiae Taurinensis Aihtaaâ tfdîdit, et CTjm Ambrosianîs parium orïiionum fr^gmeotis comp'isuit Amedaeus Pcyron, Siuit^ardiœ, Cotia, j9i4^

Kônig Albrecht der ers te ; le Hot AÎberl I/^ g trêgédiù en cinq actes , par Ch» Kopp. Eerne, x 824 j ^hei Jeun r, //j-^V ..... ..^

Chreslcmathîa syriaca ^ slve S. Ephrasmi CarmTna sêfecta , cum noiis cn'tïciiM philologiciî, historicis et glossario locupk'tisstmo; aua, Aug. Hahri et Vu Seifiem Lîpu^, tSij, apud Vogel, in^8.'

6io

>URNAL

i cartes. Pr. i rxd- i6 gr,

Cuiîùv Adchh dtr GfùiUi ifc*$ Vit lit Guttavi-Adelpht k 4e Stièdti par tt, L. de Raogn. Letp»c> i8i4t i"*^-', a^^€ pori

Ziigt dtttch dit Hochgtklt^i und tlâkr dtr P/trnàtn ; Vtyû^t êUM Pfnntrt ^ lit! en 1822 par W* de Ludcowmn* B^rlio, xtx^ , ciicx DatW, b^.*, avec i cartes. Pr. 1 rxd- 16 çj,

Cumé t f^* porirâiL

Dtr unhersal PianimtUr ^ U Plammetre universel, ou Description ci u*af^ d'en nouvel instrument pour dresser, coprer« calculer et réduire lef c»fUf< géograph(({ur»« sans endomniager la carte par des traits de cru von et de cocn|/âi5 par Ed. H^rkort* Cologr^e, 1 824, chez Bachen^/rî*^/, avec planchef,Pr* a4 ^*

/>f^ Hundswutk ^ Ù^c, / A /a /?tfgr ^1/ dt l* Hythophoh'tt , et moyens a* U pr<;venif » par Laiheritz* Meissen, 1817, cKeï Gocdsche^ m-^/ Pr. J gr*

i>^ Mttrls canninmn araticorinn \\hn doo , cum appendice emendaiir** num in varies poeus; àut. Geo. Hcnr. Ang* Ewold* Bfunsvigîc, iBij, îit-^**

Casahguj llbrorum iam manuscr, quàm imprets. qui /tjssu dm AugifSil du€iê yaxo^ûfhani , à B, StttTtnio in Orttnteewti, m bftlht/h Gothanâautrvanfur.^^^i anr. J* H, Moellero; fasciculus 1, cod. arab. argumenti iheologkî, h^d'ci et hïJiorici complectens. Goth^e, 1825.

Nota. On ptut s'adresser à la ltBriiirifdeMAf*TTeuue\et Wiirtz, à Pari^^ rut de B^urbùn^ f^*'i7i à Sirastourg^ rut des Serruriers; et <1 Londres , n.' j^ , Soho*Sqvare , pour se procurer Us divers ouvrages annoncés dans le Jùisrnuldeê Savons* lifisêtt affranchir Us lettres et te frix presumi des ouvrages, #

TABLE

Histoire de René d^ Anjou , roi de JVaplês, duc de Lorraine et cçmte de Provence, par M, te vicomte F, dg Villeneuve' Bargtmi^n, ( Article de AI. Raynouard ) •••..•* Pag, 5 79 *

Recherches relatives à Vhisicire ancienne de ta cultstre des peuples de l'Asie centrale, 4fc* / par Aï. l, J. Sehmtdt — Examen et Réfutation det Rrcherches de M, A /. Schmidt, ^c,j par ^ M.J* Khprùth. {Article de AJ, Siivestre de Sacy.) Î90,

ÈUnitns de la Grammaire japonaise , par U père Rodrigue^, traduit du portugais sur le manuscrit de la Bibliothèque du Roi , dfc, , par Aï, C. Landresse, (Ariicle de Aï^ AbeI*Kémusat. ).,,... 6oç.

Traité élanentaire de minéralogie, par F. S, Beudant. ( Trolslèmn article de AI^ ChevreuL ) .•......, 611.

Histoire eénérale du droit d'héritage, traifé faisant partit d^une Hh* soire de la Jurisprudence , par Af* Edouard dans* (Artlck de Aï. Hase. ) 6a I ,

/Nouvelles littéraires . , , . éxH ,

FtNDELATA3Lt»

BRRATtJM. Cahtcr de septembre, p, J73» U 10» l'importance et la matièr lisez l'Importance de ta mutlère.

Le prix de Tabonnement au Journal des Savans est de 36 francs par an , et de 40 fr. par la poste ^ hors de Paris. On s'abonne chez MM. Treuttel et VUrt^, à Paris, rue de Bourbon j «/ #7/ i Strasbourg j rue des Serruriers^ et à Londres, n,'jo Soho-Square. W faut affiranchir les lettres et l'argent.

Les uvres nouveaux, les lettres , avîs, mémoires, &c., ^ui peuvent concerner la rédaction de ce journal , doivent être adressés, au bureau du Journal des Savans , à Paris / rue de Ménil-montant^ n."" 22.

JOURNAL

DES SAVANS

An Account of experiments, &€.; Exposé d'expériences pour déterminer la figure de la terre par les vibrations du pendule à secondes à diverses latitudes , avec des recherches sur divers autres objets de sciences, par Edouard Sabine, capitaine d'artillerie , membre de la Société royale de Londres, &c. I vol. ///--^/ de 500 pages, avec deux cartes; imprimé aux frais du Bureau des longitudes d'Angleterre,

jL'AFFArBLTSSEMENT progressif de fa pes,inteur , \ mesure que Ton s*avance des latitudes boréales vers Féquateur terrestre , et la liaisori de ce phénomène avec la figure aptatre de la terre , sont des vérité! naturelles qui ne sont connues que depuis un siècle et demî. Rîcher, astronome français, découvrit la première en 1670, en remarquant

Mm mm 2

qu'une horloge astronomique , transportée de Paris à Caïenne avec fous les tons qui pouvoient assurer la consiance de sa marche, se trouvoic aller plus lentement h mesure qu'elle se rapprochoit de Féquaieur, et s*accéIéroic de nouveau, par les mêmes degrés, en revenant vers le nord ; de manière à reprendre enfin à Paris la même marche qu^elte avoit au moment du départ. Newton, dans son immortel ouvrage des Principes de la philosophie naturelle, rattacha ce fait remarquable h la théorie de l'attraction ; il montra que la variation observée dans la pesanteur déceioic un aplatissement de la terre à ses i>ôfes , circonstance qui se remarque aussi dans la forme de Jupiter, de Sacume, et des autres planètes qui ont un mouvement de rotation. La vérificaTÎon de cette pensée de Newton (ut Tobjet de plu.sieurs grands voyages scientifiques, auxquels Bouguer, Godin, la Condamine» Cfairaur, le Monnier, Maupcrtuis , tous membres de Tacadémie des sciences» se dévouèrent successivement pour aller mesurer les variations de fa pesanteur et des degrés terrestres i dans les parties les plus diverses et les plus éloignées du globe.

Ces hommes habiles firent alors tout ce qui étoit possible avec les instruroens qu^ils avoient entre les mains; et, pendant long-temps, leurs opérations ont été les seules sur lesquelles on pût établir la connoissance de la figure delà terre. Mais, lorsque i*idée de fonder un nouveau système de mesures flit adoptée en France, il y a environ trente ans , on résolut den prendre les bases dans les dimensions mêmes du globe terrestre, déterminées avec le nouveau degré de précision que Tétat plus parfait des instrumens ei la découverte léceme du principe de la répétition appliquée à la mesure des angles permettoient d'espérer : tel fut le motif des grandes opérations géodesiques exécutées par Delambre et Méchain de|)uis Dunkerque jusqu'à Barcelone. En même temps, Borda, que l'on pouvoit regarder comme famé de ces opérations , inventoit , pour mesurer la longueur du pendule» un ensemble de procédés incomparablement plus précis que ceux que Ion avoit employés jusqu'alors; procMés dont il fit usage pour déterminer cette longueur à Paris même, avec des soins et une exsc'tiiude que Ton n*a point surpassés depuis. Plus tard, le travail des deux astronomes français fut étendu k TEspagne , et prolongé jus-r qu'aux îles Baléares ; les longueurs du pendule Yurent aussi mesurées )*ar le procédé de Borda, depuis ces iles ;usqu*à Unst » la plus boréale des iles Shetland. Les autres nations, suivant lexemple de la France » entreprirent bientôt et exécutèrent des opérations non moins parfaites dans k$ différentes parties du globe qu'elles occupoient. La portion

déjà mesurée du mérrdîen , qui s etendoit de Formentera , vers 58 degrés d.* laiiiude , jusqu'à Dunkerque, fut prolongée par les observations anglaises jusqu'à Tile d'Unst vers 61 degrés, offrant ainsi Je plus grand aie qui soit mesurable en Europe. LVMIemagne, ritalie, le Danernaick ♦ la Suède, furent couvertes de triangulaiions habilement exécurées, et liées les unes aux autres, comme les opérations anglaises et françaises, par le concours le plus bienveillant des observateurs. De là résultèrent plusieurs grands arcs de parallèles géodésiquement mesurés sur toute feur longueur, et qui, croisant à angfes droits le méridien dé Formen cra et dUnst, achèveront de donner toutes Jes nouons désirables sur la forme de cette jxjrtion du connnent européen. Celte généreuse émulation des observateurs ne s'est pas bornée à TEurope. Un grand arc de méridien embrassant to degrés de latitude a été mesuré dans flnde anglaise avec la plus rare précision» Une opération du mêjne genre, quoique nécessairement plus bornée dans «on étendue, sVxécute en ce moment aux extrémités de la Nouvelle- HoHande, par les soins dun simple particulier, officier général anglais, et correspondant de Tlnstitut de France, qui n*a désiré et obtenu le gouvernement de cette colonie lointaine que pour aller l'explorer sous tous les rapports scientifiques que fesprit hmnaiji puisse embrasser. Dans cette immensité de travaux géodésiques entrepris sur tant de poiiHsdu globe , les longueurs du pendule ont été par-tout observées conjointement avec celles des degrés terrestres. Elles l'ont été ainsi en Angleterre et en Ecosse, comme en Espagne et en France, sur Tare du méridien qui traverse ces contrées. On vient récennnenl de les déterminer sur Je grand arc de parallèle qui s*étend de Bordeaux |us<^'à Fiume, à travers les volcans de TAuvergne et de fltalie. Deux expéditions de navigation autour du monde ont été ordonnées pour le même objet par la France. Les marins anglais ont porté les mêmes expériences jusqu'au milieu des glaces du pûle , dans l'expédiiîon presque surhumaine du cnpiraine Parry ; et voici aujourd'hui encore le capitaine Sabine qui, à peine de retour de cette expédition périlleuse , part avec les mêmes instrumens pour parcourir tout l'hémisphère boréal, depuis les cotes d'Afrique jusqu'à celles du Groenland et du Spiizbergt et revient, après deux années d*un nouveau voyage , enritbîr la philosophie naturelle d'une nombreuse suite d'expériences nouvelles, qu'il publie dans louvrage que nous avons sous les yeux.

Les variations de la pesanteur à différentes latitudes peuvent être mesurées de deux- manières: en déterminant dans chaque lieu la Jongueur absolue du pendule simple , qui battroit des secondes exactes p

6i6 JOURNAL DES S AV AN S,

ei en comparant entre elles les longueurs ainsi oljienues dans fCî cfrr(*rs lieux d'observations ; ou bien en transportant successivement d%na tous ces lieux un mêtne pendule solide, supposé parfaitement consianf dans se% dimensions et sa forme, puîs comparant les nombres JoscHIalions qu'il exécute dans chaque lieu , entre des amplitudes d*excursion pareilles. La première méthode est celle qu'a employée Borda » et que les astronomes français ont adaptée après lui* La seconde est ceHe que le capitaine Kaler avoit employée en Angleterre et en Ecosse , et c*est également celle que le capitaine Sabine' a suivie. Nous ne voulons pas ici discuter laquelle de ces deux méthodes est préférable j eeite discussion, dans laquelle nous pourrons entrer plus tard, seroîf maintenant prématurée : nous nous bornons à dire que le capitaine Sabine a etnployé la seconde. Lorsque l'on veut comparer ainsi les oscillations d'un tnême corps h diverses latitudes, il faut déterminer en chaque lieu et à chaque instant sa température actuelle; pour le ratnener par le calcul à la température (jrimiiive qu'il avoit h H première station. En outre, comme i amplitude des oscillations diminue sans cesse, par l'effet de la résistance de Tair, et que leur amplitude influe sur leur durée, tl faut en observer le décroissement progressif» et les réduire toujours par le calcul au cas général des amplitudes infiniment petites. Mais la pesanteur de lair qui environne le pendule a encore un autre effet sur lui; elle le soutient , précisément comme s tout auîre flntde soutient les corps quon y plonge, et elle diminue linsi la pravité céelle de toute l'intensité de cet effort. Il faut donc encore dégager les oscillations de cette influence étrangère, et les réduire ioutes à ce quelles seroient si elles s'opéroîent dans le vide* Cela nécessite une correction dépendante de la densité actuelle cfe fair que fe baromètre indique. Quand toutes ces r^Jduciions sont faites, fes oscilJaiious se trouvent ramene-es à un état du pendule qui est rigoureusement pareil dans touteé les stations : elles ne diffèrent donc quen verui de l'inégale énergie des pesanteurs qui les oni déterminées; et la ihéorie des forces mécaniques montre que les carrés des nombres doscillations exactement comparables qui se font ainsi dans un temps donné par un niéine pendule, sont entre eux exactement comme les longueurs absolues des pendules simples que Ton autoit observées dans It^s méjnes lieux. Ainsi , pourvu que celle longueur absolue soii connue dans une seule des staiions, par dcemplc à Paris ou à Londres, on peut, par le rapport des carrés dt$ nombres observés d'oscillations , calculer la longueur absolue du pendule dans tous les autres iieiix , comme si on l'y eût observée

directement. Avec deux de ces longueurs, observées nu niveau de ia rp^r, on peut, au moyen d*une relarion irès-renîarquabfe que Clairnut a découverte, déierminer raplanssemeni du sphéroïde terrestre, toutefois dans la supposîiion que ce sphéroïde a rigoureusemeni une figure de révolution , où tous les méridiens sont des courbes exacte^ ment semblables.

La durée des oscillations exécutées en chaque lieu par le pendule d*experience , est, comme on voit, le premier élément de tous les résultats dans les deux méthodes ; et ainsi il faut la déterminer avec fa dernière exactitude , ce qui ne peut se faire qu*en comparant \z durée totale d'un grand nombre et d'un nombre connu doscîllaiionst à rintervalle correspondant de temps sydéral déterminé par des observations astronomiques ; or, compter un si grand nombre d'oscîl* laiions Tune après lautre, seroit une tâche excessivement pénible et très-susceptible dVrr^ur. Cctoît pourtant celle que s'împosoîent les premiers observateurs, et en particulier Bouguer; mais Borda â imaginé une méthode d'observation au moyen de laquelle, sans toucher le pendule , sans l'approchtr, et seulement en l'observant de loin avec une luneue pour projeter son mouvement sur la lentille d'une horloge placée au-dellï de lui, on peut faire compter ses oscillations parcelle horloge, et se borner à déterminer, à de certaines époques prescrites par le mouvement relatif des deux corps, le moment précis où ifs arrivent ensemble au point le plus bis de leur oscillation. La détermination de ces époques suffit pour calculer les nombres absofus d*osci{btions exécutées par le pendule pendant que Thorloge en a exécuté le nombre total marqué par la marche de «es aiguilles. Cette méthode , appelée des cdincidcncet , a été adoptée, avec quelques modifications légères, par le capitaine Kater, dans ses belles Recherches sur la longueur du pendule absolu à Londres. Elle a été également mise en usage par M. le capitaine Sabine, qui n'a pas cru devoir en désigner lauteur, probablement parce qu il Ta jugé trop généralement connu pour quil fût nécessaire de le nommer; cependant cette mention d'un savant étranger eût été peut-être d'autant plus convenable, que (e capitaine Sabine porte fexactitude jusqu'au scrupule, lorsqu'il s'agit de ses compatriotes* Ainsi, en citant la formule qu'il a employée pour corriger les arcs d'excursion et les réduire aux amplitudes infiniment petites, il J en attribue la démonstration beaucoup moins importante à un Anglais, AU Watts, comme fayani donnée dans le second numéro du Journal philosophique dEdinbourg. Or il en facile de voir que cette formule :;5t absolument la même que celle qui a été donnée par Borda dans son

Mémoire sur le pendule, inséré au troisième volume de Touvrage sur la méridienne, et que les observateurs français ont consînnunent eniplçyée. Seulement fa forme sous laquelle elle a été présentée j)ar M- Watts la rend, en apparence, un peu difTérenie; maïs lui-même, dans Técril cité par M. Sabine, Ta rapportée h Borda, son véritable auteur ( i ).

Lorsque Ton a fait aux résultats de Tobservaûcn toutes les correclîous que nous venons dindiquer , on connoît fe nombre d'osctifa rions que le pendule auroit exécuté dans Je Heu oii Ton observe, sî sou mouvement se fïii opéré dans le vide et à la même température que dans le lieu de départ. Mais cela ne suffit pas encore pour que (es observations ainsi faites en diflTérens beux puissent être immédiatement employées à la détermination de fa figure de la terre; car ces lieux oîi l'on va se placer se trouvent généralement à des hauteurs inégales au-dessus du niveau de la mer, niveau qui, en vertu de la liberié de mouvement dont jouissent les molécules des fluides, i>eiii seul représenter avec régularité la véritable surface du sphéroïde terrestre: or, Fa pesanteur résultant de iattraction générale exercée par toutes les particules de ce sphéroïde , s affoiblit à mesure que ion s'éloigne de sa surface; et si Ton pouvoit s en détacher tout-àfait , comme on le feroit en s élevant dans un aérostat au-dessus de la mer, lenergîe de cette force s^aflbïbliroît en raison exacte du carré de la dbtance au centre : il faut donc tenir compte de cette diminution d*énergie d^ns chaque station , selon sa hauteur, afin de réduire tous les phénomènes au cas généra! d'une même force qui serait celle qui a lieu au niveau de la mer. C'est aussi ce que Ion fait généralement x néanmoins , on a remarqué avec raison que les conditions^réelles dans lesquelles on observe le pendule, ne sont pas précisesément celles que nous venons de définir, parce que Télévation de chaque stattoli au-dessus du niveau de la mer est toujours I effet d'une proiuberaiice matérielle» et par conséquent attractive; de sorte que la dtmîtiuitoa de la pesanteur due k IVIévatîou doit êire nécessairement uii pey

(f) Borda, dans son Mémoire sur le pendule, s'était contenté de donner ciite formule sans la démontrer. JVxpltquai la manière d'y parvenir dang la deuxième édition de mon Astronomie, Hfjne J/I, p. 1^4 i mail, par une inadvertance de calcul évideniet dont je ne m'apcrçuj puuriant pai alo/s , j'obtin$ un résutiat qui me parut sirmblabk à celui de Borda, f|uotqu*iI en diffère sensiblement, sur-ioui dani les amplitudes un peu considérables. En suivant la demonstfation sans faire la fnire» on arrive au ré^uirat même de Borda et à sa tormule, C\st ce que M* Waits a fait, comme ii rcconnolt lui-mcrtic, dans le mcmoirc que AI* Sabine a cité.

NOVEMBRE 1825. (>it9

Joindre que si cette niasse n'existoit pas, 0\\ a donc cru devoir ne pas emploj'er celte correciion louie eniière, mais en prendre seulement une panîet par exemple les deux tiers; on a même remnrqué qu*iF convîendroît de vnrîer celle fraciion , selon la nariue géologirjue de la masse sur Jaquelle fa station repose, la rendant plus foible» par exemple, dans les lieux où le sol annonce une très-grande densité » er, s'approchant davantage, de lui laisser sa valeur totale dans les cas où cetïe densité paroît moindre. On voit que tout cela est sujet à beaucoup d'incertitude, puisque le seul aspect des couches superfi'- ^effes ne peut le plus souvent indiquer que d'une manière douteuse qui a lieu à de plus grandes profondeurs, et que même, parvînt- >u à fe connoîire , il seroit impossible encore de dire au fviste comlent il en faut tenir compte , pour trouver la véritable diminution do a pesanteur, et par conséquent la valeur exacte de la réduction au îiveau de la men Ce sont là des inconvéniens inévitables et impossibles à surmonter, puisqu'ils ne tiennent pas à des lois générales, mais à des circonstances qui varient , sans aucune loi , avec les localités. Le parti le pKts sûr c'est d'avoir soin de s'en rendre aussi indépendant ^qu'il est possible, en établissant les stations à de très peiites hauteurs -dessus du niveau de la mer. C*esi à quoi le cnpitaine Sabine s'est istreînt dans toutes ses observations; mais on n'a pas toujours cette :>ossibi(iié| et il faut renoncer entièrement à le faire, lorsque Ton reui mesurer 1 nitensiié de fa pesanteur dans fintérieur des continens* "Alors les incertitudes résultant de la correction des hauteurs marquent la limite de rexaciilude que ce genre d*observaiions peut atteindre, et qu'il n'est plus en notre pouvoir de luî faire dépasser.

En faisant aux oscillations de %çi pendules toutes les correction^ que nous venons d'expliquer , fe capitaine Sabine les ramène à un état exactement comparable , dont il ne reste qu'à déduire les résultats. Mais, avant d'exposer ceux qui! en conclut, nous devons dire qu'outre deux pendules dont fe mouvement étoit tout-à-fiiît librd et se délerminoit par la méthode Ats coïncidences, if en a encore employé deux autres également supposés invariables , mais qui s'appliquoient à un mouvement d'horloge , de sorte que leurs oscillations successives se trou voient ainsi comptées par elles-mêmes à mesure quelles s*exécutoient. Ce procédé avoii déjà été employé par lo capitaine Sabine à file Melville, et dans les autres lieux où il avoit observé le pendule lors du premier voyage du capitaine Pany ver$ le pôle; les résultats qu'il en avoit obtenus alors avoient été très* ^tjsfaisans^ et ^'éioient accordés trè^-bien avec les longueurs que

Wnna

<îjo JOURNAL DES SAVANS,

Ton pouvoit déjà , par d\iutres observations , assigner aux pendules dans les régions les plus boréales. On a objecté contre cette mcthcKÎe que le pendule devant alors imprimer le mouvement aux rouages qui mènent tes aiguilles , et recevant en même temps à chaque oscillation , une restitution de force par Faction du poids inséparable de ce mécanisme, la complication de ces circonstances peut modifier son mouvement de manière quil ne soit plus Fexpression parfaitement pure et libre de faction de (a pesanteur i ce qui peut faire craindre que les vîicsses de ces moUvemens en difierens lieux ne soient plus rigoureusement proportionnelles à fénergie des pesanteurs qui y agissent. Il seroit difficile et peut-être impossible de décider par des considérations théoriques la valeur réelle de cette objection i et f expérience peut seule à cet égard nous offrir une autorité suffisamment certaine. Or elle montre que, dans plusieurs voyages où des observations de ce genre ont été faîîes par des hommes habiles, avec des horloges préparées exprès pour conserver spécialement fa constance de leur mouvement, les rapports des noinbres d'oscillaiions ont été très-sensîblement conformes aux variations de la pesanteur indiquées par la théorie de fatiraction. Il en a été ainsi, par exemple, dans le voyage des académidens français au cercle polaire, ou les expériences du pendule furent faites avec une horloge à poids construite exprès pour cet objet par Graham , et que Ton eut soin de faire oscilltr à une même température à Paris et dans le nord. Ce même mode d'observation a réussi également dans le premier voyage du capitaine Parry, où le capitaine Sabine favoit employé. Cependant, comme la bonté de ce procédé avoir été contestée par quelques personnes, à la vérité d'après des conjectures théoriques plutôt que d*après des expériences, le capitaine S.ibine a jugé avec raison que 'ce seroit une épreuve utile à faire que de porter avec lui, dans son nouveau voyage, les mêmes horloges et les mêmes pendules qui lui avoient servi alors, et d*observer leurs indications concurremment avec celles des pendules loui'à-fait libres. II paraît que les résultats de ces deux méthodes se sont accordés aussi bien et mieux même qu'on n'auroit osé J espérer; et l'on doit savoir gré au capitaine Sabine d'avoir ainsi donné plus d'autorité aux premières expériences déjà faites de cette manière dans des contrées où il est aussi difficile et aussi rare de porter des instrumens.

Après avoir exposé Tes motifs généraux de fintérêt qui, dans Pétat actuel des sciences, doit sauacher à un ouvrage où fun des plus grands phénomènes de la physique terrestre est étudié par un ensemble

NOVEMBRE 1825. "^ "' ôj 1

d'observatïons qui embrassent tout rhémisphère horéal du globe; apré5 avoir ftit connoître spécialement les méthodes employées par robservaleor habile et zélé auquel on doit ces observations, il nous reste à faire connoître les résultats qu*elles fui ont donnés^ et les conséquences physiques qu'il a cru pouvoir en conclure ; mais Tappré* dation de ces résultats et de ces conséquences ne peut pas être séparée de fa discussion détaillée des observations elles-mêmes; car Une lelfe discussion peut seule faire connoître fe degré de confiance que Ion doit feur accorder, ainsi que fa sûreté des inductions auxquelfes elles peuvent donner lieu. Ceci formera lobjei d'un second anicle, dans lequel nous rendrons également compte de plusieurs autres recherches physiques ou géographiques que M» le capitaine Sabine a trouvé l'occasion de faire pendant son voyage.

Page 1