‹ Journal des savants (volume 4)Chapitre 51 sur 53 · JKSTITUT ROYAL DE FRANCE ET SOCIÉTÉS LITTÉRAIRES · texte numérisé non relu

JKSTITUT ROYAL DE FRANCE ET SOCIÉTÉS LITTÉRAIRES

Le 3 novembre, TAcadcmie française a élu M, le duc Mathieu de Montmorency à la place vacante parle décès de M. le comte Bigoi de Préameneu.

Le 2r> TAcadcmie des sciences a élu M. Blainvtlle pour saccédef à feu Al. de La Ccpéde, dans la section de zoologie tt d'anatonnc.

La nicme Académie a perdu l'un des membres de sa section de géographre et de navigation, M, J. Nie. Buache, âgé de Hj ans» et premier géographe du Roi.

L'Académie des beaux-arts a donné pour successeur a M. DelespînCj dans Va sfction d architecture, M. Hippolyie Le Bas.

Une place est vacante dans la st-ciion de sculpture, depuis le 13 novembre^ jour du décès de M. Ch, Dupaty , statuaire célébre,

L'Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulous^^ a tenu sa séance publique le 25 aoiii 182J, dam le lieu ordinaire de ses assemblées. M, de Malaret, président, en a fait l'ouverture par un discours sur cette question: Les sciences physiques ne peuvent-elles prospérer sans parrtr aitiînte au développement des sciences morales f M. Tajan a lu un rapport stjr le concours ouvert par l'Académie sur cette question -. Peut-on se flatter sans Vêînde des langues anciennes , d*ètft mis au rang des bons écrivatns

OVEMBRE »82j, tps

Et dans le fS^u^n soutlemifoit la m^aûve , Ntude de U Lingue lutine peut-elle suppléer à l'étude de toute autre J Le pnx a tic accordé a M. Deipotu de Ltvernon, membre du conseil gênerai du département du Lot. NU Charpeniier, de Saini*Prest, professeiTr d^humanites au collège royal de Louis le Grand, à Paris, a obtenu une nientron irès-honoratle. Le rapport indique "'V.^'^j^'^"^^ dîscoLrs qui a fixé aussi Tauention de TAcademie , mais qui a été écarté; il étoii inscrit sous le o.® 3; Tauteur y réponduit aflSrniativement à la première que>tion. Le mémoire couronné et le mémoire mentionné tendent au contrairtf éprouver la nécessité de l'étude des langues anciennes.

^ M. du Mége a lu un éloge historique de M. Magi-Durival, ancien membre

' de l'Académie.

La même Académie avoit proposé pour sujet de prix exiraordinaire à donntr en i82y, les questions suivantes: i.^ Déterminer Vitat politique j civil ^et religieux de la Gaule avant l'entrée des Romains dans cette partie de V Europe ; i*» Ji)(€r , d' après les auteurs et les monumens ^ les connoissances (jue les Gaulois avoient acquises dans les sciences et dans les arts. Mais les mémoire? qui ïui sont parvenus n'étant pas arrivés avant le i.*^ mai» terme de rigtieuv l'Académie en a renvoyé rcj«amen à sa rentrée pour 1826, en déclarant, toutefois, que le concours est fermé. Elle demande, pour le prix à décerner en 1826: Une théorie pUysico- mathématique des pompes aspirantes et foulantes ^ faisant connaître le rapport entre la force motrice employée et la quantité d'eau réellement élevée (la hauteur de l'élévation étant connue)^ en ayant égard^ à tous If s obstacles que la force peut avoir à vaincre, tels que le poids et Pinertic de la colonne d'eau élevée , son frottement contre U% parois é^s tuyaux , son étranglement en passant par les ouvertures des soupapes, le poids et le frottement des pistons, ie poids des clapets ou soupapes, Tinégirlité entre la surface supérieure et la surface inférieure de ces clapets, au moment où la pression va les ouvrir, &c. Cette théorie doit être basée sur des expériences positives, et les formules qui en seront déduites doivent être faciles à employer dans la pratique. Ce prix est double , et consistera en une médaille d*or de loco fr. L'Académie propose, pour sujet du prix de 1827, la question suivante ; Déterminer la manière dont les réactifs antifermentescibles et antiputrides connus, tels que le camphre ^ l'ail, les péroxide et perchlorure de mercure (oxide rouge et sublimé corrosif), le ga^ acide sulfu^ rtux, jfc. , mettent obstacle à la décomposition spontanée des sithstances végétales et animales, préviennent ainsi le formai ion de l'alcohol dans Ls premiereji , et te développement de l*an\môniaquê dans les secondes. Enfin, FAcadcmie propose, pour 1 année 1828, la question suivante : A lauuelle des deuk littératures , grecque ou latine, la littérature française est-elle le plus redevable! Le prix sera une médaille d'or de la valeur de jco fr. Les sa vans de tous les pays sont invités à travailler sur les sujets proposés. Les membres de rAcadémie, à l'ex- ^ ception des associés étrangers, sont exclus du concours. Les auteurs sûnrpric> d'écrire en français ou en latin, ei de taire remettre une copie bien lisible de leurs ouvrages. Ils écriront au bas une sentence ou devise 1 et joindront un billet scparé et cacheté portant la même sentence, et renfermant leur nom, leurs qualités et leur demeure, ils adresseront les lettres et paquets, francs de port, à M. d'Aubuîsson de Voisins, secrétaire perpétuel de TAcadémie, J-es mémoires ne seront reçus que jusqu'au i,*'mai de chacune des années pour

fC^

6g6 JOURNAL DES SAVANS,

lesquelles le concours est ouvert. Ce terme est de rigucwr. L'Académie, ai ne prescrit aucun système, déclare aussi qu'elle n'entend pas adopter tons U principes des ouvrages qu'elle couronnera.

LIVRES NOUVEAUX

FRANCE

Esquisse du sy sterne d'éducation suivi dans Us éccUs de NtW-Lanark; tradui de l'anglais do M. Dale Owen, par M. Desfontaines. Paris, impr. de Dondey Dupré, 1825, chez Lugan, libraire-éditeur, passage du Caire, n.*» xx^în-sz 166 pages. Ce volume contient beaucoup de détails sur renseignement mutuel

A/anicre tùut-à'fdit nouvelle d'enseigner et d'étudier la langue lasin-' , on E> position d'une méthode d'enseignement préparatoire, pratiquée avec succe pendant plus de vingt ans, par M. Chompré, ancien professeur et anciei maître de pension. Paris, impr. de Duvcrger, libr. de Borel, in-S.* , 16 pagef Pr. ^i fr.

Eglogues de Virgile, traduites en français par M. de C***. Caen, impr. e libr. de" Poisson; et à Mortain, chez Clize, //i-^.", 80 pages. Pr- 3 ^^' ^

(Euvres du cardinal de Beniis , de TA endémie française, collaiionnées sur fe; textes des premières éditions et classées dans un ordre plus méthodique. Paris, impr. de Doyen, 1825; chez l'éditeur, M. Delangle, rue du Battoir- Sainr- André-de5-Arcs, n." 19, in-F.^, 328 pages, avec le portrait de Bernis. Fr. 9 fr.

iLes éMois-, poëmc en 12 chants, par Roucher, nouvelle édition, avec une «Otice sur l'auteur, signée Hourdou ; Paris, impr. de Pinard, libr. de Froment , quai des Augusiins, n.® 37, 1825 > ^"'J^ii^\ pag^s. Pr. ^ fr. 50 cent.

Geoffroi Rudel, ou le Troubadour, poëme en huit chants, par M. de Lantier. A Paris, chez /Xrthus-Bertrand, 1825, in-S.^ Pr. 6 fir.

Alarie de Brabant , poëme en Ax chants, par M. Ancelot. Paris, Urbain Cancl, 1825, in-S.' , 168 pa^es. Pr. 4 fr. L'héroïne de ce poëme est la seconde femme de Philippe le Hardi, accusée d*avoir empoisonné le grince Louis, né du premier mariage. Les autres personnages sont le roi Philippe, la béguine de Nivelle, Eymeri,fil8 de Pierre Labro8se,ct Labrosse lui-même, envoyé au supplice comme coupable de cet empoisonnement.

Poésies fugitives , par AI. le vicomte Le Prévost d'Iray. Paris, imprimerie de Fournier, libr. de Ch. Gosselin, 1825, in-jS, 232 pages. Pr. 3 fr. 50 cent.

Le Voyast de Marie Stuart , par M. Edouard Géraud. Paris , impr. de J. Didot, libr. de Lefuel, 1825, 'in'jz,Vx, \ fr. 50 cent.

Ode h P. P. Riquetde Sonrepos , auteur du canal de Languedoc, à l'occasion de l'obélisque qui lui est élevé par ses dcscendans; par M. A. Soumet, — A la mémoire de P. P. Piquet, dithyrambe par M. le marquis d'Aguilar, l'un des ouarante mainteneurs d(^s jeux Horaux. Toulouse, impr. de L3oula* dourc, 1825, î/i-^/

Kuvrts drmmaàques de Cuibertj membre de l'Académie française, auteur de V Essai général de tactique; publiées par sa veuve, sur les manuscrits et d'après les corrections de l'auteur. Paris, impr. de P. Renouard , 1825, libr. d'A. A. Renouard, in-S." , 320 pages. Pr. 5 fr.

Théâtre de AI, Casimir Delaviane, membre de l'Institut, Académie française (les Vêpres Siciliennes, le Paria, les Comédiens, l'École des

Vieillards, prt'cédcc d'un examen critique par M. Etienne). Parif » impr de Fourniçr , librairie de LaJvocât » 182J , 4 vol. in^tF, ensemble de 23 feuïKes 1/6, avec %'ignenes. Pr. 20 fr. Il y a aussi une édition in-S** , 1 vol 4j feuilles, avec 4 planches. Pr. 24 fn

Supplémtnt aux diverses éditions des œuvres de AîoUhe, ou Lettres sur la femme de Molicre, ci Poésies du comte de Modène. Paris, impr, de Drdot, Ï825, 'V^.% J72 pages. Pr* 3 fr. L'éditeur est M. le marquis de For^îa , aui s'çst proposé de prouver que Molière a épousé Françoise, fille de Madeleine Béjard et du comte de Modéne. Les poésies atiribuées à ce teigneur étoîeni restées inédites.

Pline U Jeune, esquisse littéraire du siècle de Trajan ; traduite du hollandais (de M. Van Hall), par M. Wallez, ancien bibliothécaire de Gand. Paris, impr. de Doyen, librairie de A. A- Henouard ; 1ÎS25 , in-S.* Pn 4 fr.

Les Alilte et un Jours , contes orientaux, traduits du turc, du persan et de l'arabe, par Pctis de la Croix, Galland, Cardonne, Chawis, Cazotie, &c.. .; avec une notice par M. Coliin de Plancy; 5 \ol. in-S/ , ornés de gravures. Le prospectus annonce que les précédentes éditions des Mille et un Jours étant incomplètes, on y a joint des contes publics, après Petis de la Croix, par d'autres orientatîstes, et de plus divers morceaux traduits de Tarabe en anglais et de fanèlais en français. La souscription est ouverte chez M. Kapilly , libraire éditeur, passage des Panoramas, n." 43» «^ ^ '^ librairie orientale de MM, Dondey-Duprc, imprimeurs de Touvrage. Il y aura sept livrarsoni, dont les deux dernières consisteront chacune en un cahier de gravures. Prii, 6 fr. 50 cent, en papier fin satiné; 12 fr. en papier cavalier-véfin , Hîgures doubles. La première livraison doit paroîtrc le 15 décembre 1^25.

Œuvres complètes de Af.'^'* Lafayette , di Tencin et de Fontaines , avec des nonces historiques et litcérairei par MM. Etienne et Jay. Paris , impr. de Fain, librairie de Moutardier, 1H25, 5 vol. in*S.^ Pr. 30 fr. , et sur papier vélin, 60 fr. Cette édition contient (outre les notices) quelques arricles qui n'étoient pas dans celle de 1804* Paris, Colnei , J vol. in-S,' L'une et Tautre sont ornées des portraits de M."* de Lafayettc et de M."* Tencin»

Correspondance inédite de Voltaire avec P* M. Hennin, réïident de France près la république de Genève, ifc; publiée par M. Hennin fils. Paris, impr. de Herhan, librairie de Merlin, 1525 , in-S,'' , 326 pages, Pr. y fr.

Lettres philosophiques à AL^' *** sur divers sujets de morale et de littérature , dans lesquelles on trouve des anecdotes inédites sur Voltaire, J.»J. Rousseau, d'Alemberi , Pechmeja , Franklin, le feu comte d'Aranda, &c. ; suivies d'une dissertation sur la vie et les ouvrages de Galilée, et d'une notice sur quelques exemples de longévité» par Charles Pougens. Paris, impr. de Fain, librairie de F. Louis, rue Hauicfcuille, n.** 19, 182J, in^it ^ 360 pages. Pr. î fr.

(Euvres posthumes de Cabanis m formant le toroe cinquième ei dernier de les (Euvns complètes» Paris, Impr, et librairie de Firmin DMor, in-S.* , 464 pages. Pr. 7 fr. Ce volume est terminé par des frâgmeos d'une traduction en vers de l'Iliade.

Dictionnaire géographique universel , contenant la description de tous les lieux du globe, întéretsans sous le rapport de la géographie physique et

Ttlt

politique, de ITiistoîrc, de la statistique, du commerce, de l'industrie, &c par une société de géographes; tome H, 2/ partie. Paris, impr. de Did( jeune, librairie de Kilian, 182s» /'î-*^ 4^0 pages. Pr. 7 fr. L'ouvrage aui 8 vol., qui paroîiront en seize partie?.

Lts Vus des hommes illustres, traduites du grec de Plutarqae, par Jacqu< Amyot;. nouvelle édition, avec un choix de notes des divers commentateur et une notice sur Plutarque , par M. Corav; tome V ( le IV.* dans i'ordr de la publication ). Paris, impr. de Gaultier-Laguionic, librairie de P. Dupont hôiel des Fermes, 182J, i/i-^/, 448 pages. Pr. du vol. 5 fr. 50 cent.

Annales du moyen âge, comprenant rhisioire des temps qui se sont écoulé > depuis la décadence de Tcmpire romain jusqu'à la mort de Charlemagne

8 vol. in-S,* de 500 pages chacun. L'ouvrage sera publié par livraisons A% 2 vol.; les deux premiers, imprimés à Dijon chez Fran tin » sont en vente, « Paris, chez Lagier , libraire, rue Hautefcuille, n.» 3 ( j 13 et 487 pages). Pr. 1 3 fr Nous reviendrons sur cet ouvrage.

Lettres sur l'Italie, considérée sous le rapport de la religion, par M. Pierre de Joux, membre de plusieurs sociétés savantes. Paris, impr. royale, librairie de Méquignon-Havard, 2 vol. in-S/, ensemble de 4^ feuilles 1/8. Pr. 10 fr. L'auteur de cet ouvrage en annonce un autre également en 2 vol., et qui sera intitulé Soirée^ napolitaines,

Aihncirt sur le traité fait entre Philippe le Hardi H le roi de Tunis en tiyo , pour révacuation du territoire de Tunis par les croisés , par M. le baron Silvestre de Sacy, membre de Tlnstitut. Paris, impr. et librairie de Dondey-Dupré , in-8.* , 16 pages. ( Extrait du Journal asiatique ).

Du Afasaue de fer, ou Kéfritation de Touvrage de M. Roux-Fazillac, intitulé Reaterches historiques sur le Alasque de fer, et réfutation également de Touvrage de M. J. Delort, qui n*e$t auc le développement de celui de M. Ronx-Fazillac, publié le 15 octobre 1825 , chez Delaforest, libraire, et qui a pour titre Histoire de l^Hommg au masque de fer ; par feu M. de Taulei, ancien consul de France. Paris, impr. de oau hier- Laguionie, librairie de Pcytieux, in-S.* — Le volume publie par M. Delort contient environ ijo pièces» au nombre desquelles se trouvent des lettres de Louis XIV à Mat:ioli,et de celui-ci à Louis XIV. Les deux principales correspondances sont celle de Pomponne avec Tabbé d'Estrade et avec Pindicsne , et celle de Louvois avec Catinat, qui arrêta Alattioli , et avec Saint-Mars, sens la garde duquel il fut enftrmé(soiis le nom de sieur de TEstang), à Pignerol, puis à Exiles, et enfin à la Bastille. A toutes ces lettres sont joints un inventaire des papiers de Maitioli, deux interrogatoires qu'il a subis, &c. Ces documens authentiques trouvés, les uns aux archives des affaires étrangères, les autres aux archives du royaume, éclaîrcbsent parfaitement l'histoire des négociations entamées avec Maitîolî en 1677 , du mécontentement qu'il excita en ne remplissant point les cngagemens qu'il avoit pris, de son arrestation en 1679, et de sa détention jusqu'à sa mort en 1703. Il a été enterré sous le nom de AfarchialU et il est désigné comme le prisonnier au masque (de velours noir ), dans le journal de Dujonca. Cependant il peut rester des doutes sur la question de savoir s'il est réellement l'homme au masque de fer, et Ton a sur*tout peine à concevoir pourquoi l'on auroit gardé si scrupuleusement jusqu'à la fin du régne de Louis Xy^ un secret qui, ce semble, n'auroit plus ^^V'^j été d'une très grande importance.

Traité sur le calcul des fractions , par un officier en retraite. VcwaîHes împr. de Daumont; chez Tauceur, rue de Noailles, n.« 23 , in-S.' Pn 1 rr.

Dissertation sur U mouverneni j fSLV L. A. Grnyer. Paris, impr. de Plassan librairie de Lugan et chez Ponihieu, 1825, iVA*, 89 pages, Pr. 2 fr. 50 c On croit communément que le repos est l'état naturel des corps , que îoui ce qui est en mouvement a dû être primitivement en repos : on regarda comme un effet, non le passage du mouvement au repos ou du repos ai mouvement, mais le mouvement lui-même; on appelle force la cause immédiate de cet effet; et cependant plusieurs physiciens donnent aussi le nonr de force à la cause qui maintient en repos les corps immobiles. On supposi aussi que les corps mobiles , en vertu de la force dont ils sont doués et qo*il! transportent avec eux dans l'espace, communiquent le mouvement aux corpj immobiles qu'ils rencontrent, pcc. Ces notions paroissent obscures et fàusstf i M. Gruyer; et c'est principalement à cette discussion que sa dissertation est consacrée.

Connoissance des temps ou des mouvemens célestes, à l'usage des astronomes et des navigateurs, pour l'an 1826; publiée par le bureau des longitudes: seconde édition, revue et corrigée. Paris, imprimerie de Huzard- Courcier, libr. de Bachelier, 1825, in-S.' , 208 pafes, avec un tableau.

Traité d'agriculture et d'horticulture, traduit de l'anglais, sur la dixième édition de Smith, par Bulos. Paris, impr. de Fain, libr. d'Urbain CancI, 'i{^ 1 825 , in-i2 de 270 pages. Pr. 6 fr.

Traité des brevets d invention , de perfectionnement et d'importation ,' suivi d*an appendice contenant le texte des lois et réglcmens rendus en France, un précis de la législation anglaise, des lois des États-Unis de l'Amërique septentrionale et des cortès d'Espagne , par M. A. C. Renouard, avocat à la cour royale de Paris. Paris, impr. dePaul Renouard, libr. d'A. A. Renouard; 1825, in^S.'j 512 pages, Pr. 7 fr.

Traité spécial de coupe des pierres , par J. P. Douliot, professeur d'architecture et de construction à 1 école rovale gratuite de mathématiques et de dessin en faveur des arts mécaniques. Un très-fort volume in^^fJ, avec 100 planches gravées, divisé en deux parties, dont la dernière est en vente depuis le 15 septembre 1825. Cet ouvrage se trouve chez rautéor, rue Saint- Jacaues, n.» 67; chez M."** veuve Desoer, libraire, rue des Poitevins, o.*» 12; "jet cticz Carilian-Gœury , libraire des corps royaux des ponts et chaussées et des mines, quai des Augustins, n.^ ^i.

Traité de la typOÊraphie, par Henri Fournier, imprimeur. Paris, imprim. de Fournier, libr. oc oautelet, 1825, în-^/, 370 pages. Pr. 7 fr.

(Cuvres choisies des chevaliers Jean-Baptiste Piranesi , et François Piranesi, son fils. Prospectus. « Le nom de J.-d. Piranesi, et la nombreuse collection de ses œuvres, sur l'architecture, la peinture, la sculpture, et les antiquités grecques et romaines, jouissent en Europe d'une juste célébrité. Il suffira d'aniiônccr aux amis des arts, qu'afin de rendre cette nouvelle édition digne de la réputation des ;)uteurs, les nouveaux éditeurs ont fait un choix sévère dans l'immense chalcographie de MM. J.-B. et F. Piranesi. Ils ont écarté avec soin tout ce qui pouvoit être d*un intérêt médiocre , comparativement aux iplendides monumens que nous ont laissés ces deux illustres maîtres. Les planches qui forment cette précieuse collection; sont, en grande partie, composées et gravées par J.-B. Piranesi, mort à Rome en 1778, et que lès

âmateuri des beaux-arts avoicnt surnommé le Rembrandt de rarchheciure ; les autres ont é(é excculecs par F. Piranesi, l*nn de ses fils, et par plusieurs célèbres graveurs. Les ouvrages de J,-B, Piranesi se disiiuguent pr'mcipaUment par reffct, et par ce ft)Ie grandiose qui caractérise Its nionumens des ans chez les anciens. Son fils François a adopté la même manière; mais il s*est attaché à donner a ses gravures plus de fini, et il a ajouté a cette belle cotlecrton un assez grand nombre de monumens entièrement inédits, récemment découveris. Le trésor d'antiquités que nous annoncions , formera, pour les artistes, un cours complet d'architecture, de peinture et de sculpture, d"aprés les plus beaux édifices de Kome moderne , en même temps qu'il offrira aux amateurs des beaux-arts un recueil précieux des restes des monumens antiques. Cette nouvelle édition est la seule qui soit disposée d'une manière raisonnée et sous une forme méthodique. On avoit publié, originairement, les volumes à mesure qu'ils «ortoient de la main At% artistes, sans classificarion , sans méihode. On trouvera dans cette nouvelle édition plusieurs planches qui n'avoient point été terminées par MM. Piranesi (notamment les n."^' I et 9 du Panthcon ) , que les amateurs attendoient avec impatience depuis 1790* Les éditeurs publieront, sous le format in-S*^, le texte explicatif en françaij» II sera revu par des hommes de lettres distingués et accoutumés à parler le langage des arts. Voici les parties de ce recueil 1

«Antiquités romaines, ou Ruines des anciens édifices de Rome, thermes, aqueducs, forum ou marchés publics — Tombeau des Scipions, avec les bustes et les inscriptions qui y ont été trouvés, — Temples antiques, dont celui de Vesta , dit de la Sibylle, le temple de l'Honneur et de la Vertu, le Panthéon dans tous %q% détails. — Magnificence de rarchiieciure romaine, architecture étrusque, grecque, égyptienne, ponts, temples, &c, — Fastes et triomphes, depuis la fondation de Rome jusqu'à Tibère. — Champ de Mars, avec tous les édifices circonvoisîns. — Antiquités d'AJbane et de Casiei- Gandolphe. — Vases et candélabres, urnes, lampes, sièges, trônes, autels^ trépieds, bas-reliefs, &c. — Colonnes Trajane et Anioninc; apothéose d'Antonin le Pieux. — Ruines de Pestum; temple de Neptune, gymnase , &c.

— Vues de Rome moderne ; fontaines, temples , places , ports, ponts, forum ou marchés publics, château Saint-Ange, tombeaux, &c. ^ — Statues et bustes antiques, du Vatican, de la Villa-Borghcse, du Capiiole et du palais Farnèse,

— Théâtre d'Herculanum : mosaïques de Pompcia* — Recueil de dessins gravés d'après le célèbre Guerchin. — Choix de tableaux de l'école italienne, gravés par différens maîtres, dont : la Création et la Chute, de Michel-Ange: là Galatée, de Raphaël; la Transfiguration, du même; la Modestie et la Vanité, de Léonarcl de Vtnciîla Saîntc^Cècile, du Domîniquin; leCanimède, du Titien; les Néréides» de TAIbanc ; le Jésus au jardin des Olives, du Corrége ; la Madeleine, de Paul Véronèse; celle du Guide; le S.Jérôme, &c,

— Salle Borgia, au Vatican, d'après RaphaëK — Tableaux de Jules Romain , à la Vilia-Lante. — CaJbinet de Jules il, au Vatican, d'après Raphaël.-* La Farnésine.^ Les Bacchantes d'Herculanum. — Peintures de Vasari , à Altovîtî , d'après Michel-Ange, et gravées par Piroli. — Les Heures , de Raphaël, et un grand nombre de sujets précieux dont le détail «eroit trop long. Jl y aura i to livraisons, chacune de to feuilles, format grand ou demi-colombier et grand aigle , avec l'explication sommaire de chaque planche en langue italienne ou française* Les nouveaux édiieun donneront

gnxïs un beau portrait de Tauteur, et les frootiipices ailégoViques de chaqc volnmei dont auelques-uns ont ai pouces de haut sur 30 de large , et soi devrais chefs-d œuvre d'invention et d'exécution. Le prix de chaque livraiso est de 15 ff' H parottia une livraison tous les mois. On s#uscrit-ii Pani ào bureau de la direction Piranesit rue Bleue, n.* 22 » faubourg Poissonnièn chez M. Lamy, libraire, quai des Augustins» o.* zi ; chez M. Passerai rue J.-J. Rousseau, n.* ij ; et chez les pnncipauz libraires et mauchaod d'estampes, soit de Paris, soit des départemens et de Tétranger» ainsi qm chez MM. les directeun des postes. »

Anatomie du cerveau dans les auatn classes d'animaux yetttbres, comparé et appliquée spécialement à celle du cerveau de rhomme» par Laurence de Lyon, avec planches. Paris, impr, de Henri, et chez Tauteur, rne de h Harpe, n.^" 78, in-S.* de 10 feuilles cin(| huitièmes, plus 5 planches.

Traité sur Us Jlèvres prétendues essentielles, où Ton cherche i démootrei leur identité avec des phlegmasies locales, par H. Chaufiard, médecin en chef de lliopital civil et militaire d'Avignon. Ayignon, impr. d'Auband; Paris et Montpellier, chez Gabon, 18J15, in-S/

Essai sur (la propriété littéraire, par M. Florentin Dncos, avocat. Paris, impr. d*Éverat; se vendo'ue Saiot*Marc, n.* io« Pr. 75 cent.

be l'Administration de la justice, et de Tordre judiciaire eo France, par M. d*Eyraudi, seconde édition complétée. Paris, Faujat alné^ libraire-éditeur, 182J, 3 vol. in-S/, 4co, 368 et 4;3 pages. Pr. 18 fr.

Législation historique ( Histoire de la i&islation ) du sacrilège che^ têus ks peuples , par M. de Saint-Edme. Paris, librairie ancienne et moderne, rue Croix-des-Petits-Champs, 182J, in-S.*, 5 fr.

Jurisprudence générale des mines, en Allemagne, traduite de Touvrage de Ludwtg von Cancrin, par M. Blavier, ingénieur en chef au corps royal des mines. Nous avons annoncé le premier volume dans notre cahier de juillet dernier, p. 444, 445. Les tom^ Il et III (xiv et 503, xziv et 613 pages in-8.*) viennent de paroitre chez M. Égron , Imprimeur, rue des Noyers, n.* 37; chez le traducteur, rue Saint-Jacques, n.* 161 , et chez M. CarilIanGceury» libraire, quai des Augustins, n.^ 4'* ^^ P"^ d^* trois volumes ( dont plus d'un tiers est en caractère petit texte) est de ao fr. Cet ouvrage se compose de la traduction de deux traités publiés par Cancrin en 1700 et 1791 , Tun sur la I^is- - lation des mines en Allemagne, et l'autre sur l^conomie et la police des exploitations de cette contrée. Le traducteur a joint, aut principaux titres dn texte, des annotations dans lesquelles il signale les diiférens systèmes adoptés en seinblables matières,chez plusieurs peaples de l'Europe, et siu-ton t en France ; il y a inséré des extraits des codes français. Le troisième volume contient un recueil des lois, ordonnances et instructions publiées en France jusqu'à ce jour sur les mines, les carrières, les usines, les tourbières et les salines. On y trouve aussi le texte des articles du droit commun qui sont applicables à la matière, et en outre l'extrait de quel<|ues ordonnances et instructions qui lui sont étrangères, mais ^ne doivent néanmoins consulter tous ceux qui prennent psrt aux exploitations , de quelque nature qu'elles soient.

" "" " I le îourna! général

e , savoir , le

^ „ . i qui demeure

hxé pour 1 année a 20 fr., les tables comprises. Ce ;ou]jul,qui a coromeocé

en septembre 1797, esc rédigé, deputs 1812, par M» Beuchot, qui n*a rien nigli|;é de ce qui pouvoit le rendre aussi uiile aui hommes de lettres qu'aux imprimeurs et aux libraires. Jl l'a enrichi Je notices nécrologiques, d'éclaircissemens historiques, ci'observaeions diverses qui serviront un jour à rédiger avec une exactitude parfaite les annales de notre littérature actuelle.

PAYS-BAS. Bydra^en , Ù'c* ; Considérations sur l'économie politique dans le royaume des Pays-Bas, par G. C. comte de Hogendorp. La Haye, 182J, în-B/ de 3t et p 2 pages.

Aianolre sur une nouvelle manière de considérer Us caustiques , soit par refraction , soit par réflexion £ par A. Queielet, professeur de chimie à TAthénée. Bruxelles, 182c, in-^*, avec planches. Extrait des Mémoires de l'Académie.

ALLEMAGNE

Bibliothecâ hUtorico-geographica j Catalogue de tous les livres qui ont paru en Allemagne depuis tyjo jusqu^en 182^, relatifs à la géographie, à riiisioire politique, ecclésiastique ou littéraire, à la chronologie, &c. Berlin, 1825, chex Enslin , in-S** Pr. i rxd. 4 gr. Ce catalogue contient neuf mille articles.

Bibliothecâ arc/ntectonica ; Catalogue de tous Us livres qui ont paru en AlUmagne Jusqu'à la fin de 1824. , relatifs à rarchiiecture civile et hydraulique, ^vec une table àe:i matières, Berlin , 1825, i/i-^/ Pr. 4 g^-

An G* Spohn , de linguâ et Viteris veteram yp.gyptiorum ^ eu m permultis tabulis lithographicis, literas -/Cgyptiorum, lum vulgari tum sacerdotali ratione scriptas explicantibus, arque interpréta tiooem Rosettanaî alîarumque îiiscriptionum et aliquot voluminum papyraceorum in sepolcris repertorum exhibentibus. Accedunt grammatica atque glossarinm aegyptiacum ; edidit et absolvit. Gost, Seyffarth. Pars prima. Lipsiae, 182J, apud Weidraann, i/j-^.% cum imagine Spohnii.

Die Freunde; Les deux Amis, tragédie en cinq actes, par E. Raupach, Leipsic, 1825, Knobloch , in-FJ Pr. i rxd.

Luciani Toxaris , grœcè ; prolegomenis instmxit, annotaiionem et qu^stiones adjecic C, G. Jacob. Halœ, 1825 , apud Hemmerde, in-S,'* Pr. 1 rxd. 12 gr,

Manini Galli Chronicon, ad fidem codicum qui servantur in Pulaviensi tabuïario celsissimi Adami principis Crartoryscii , Palatîni regni Polonîarum : denuo recensuit ex mandato regia; soc. phffomaihicx vitamque S. Staniiiai atque inventarium ecclesi^e metropolitanœ Guesnensîs adjecit J. V. Bandike, Vanovîe, 1824, impr* des Piaristes , //ï-^." Pr. i rxd. 4 gr<

(Jeter die neuenidcclite roemische ifc, ; Sur un établissement romain récemment découvert a Rieget en Brisgau ^ avec une instruction potir faciliter les recherches d'objets d antiquités dans cette contrée , et une petite carte de Rtegel et des environs. Fribourg , j 825, in-S,"

l/eber den Geist der Stuatsverfassungen j De l* Esprit dts constitutions et de leur influence sur la législation^ par F, Ancillon. Berlin j 1825, chez Dtincker, m-B.* Pn I rxd. 18 gr.

Versuch ûber die Wârme , ifc* ; Essai sur la chaleur et ses rapports avec torganisation , par A. Rube. Marburg, 1824, chez Krieger, m-// Pr. 4 gr*

Handbuch der Météorologie^ Manuel de météorologie, par Kastncr* Erlangen ,

7o4 JOURNAL DES SAVANS.

1825 , 2 vol. i/i-*/ Un troisième volume est wus presse, et complétera ouvrage, où se trouvent exposés les divers systèmes de météoroiogic prop jusqu'à nos jours. « . . , . ^ i

Ueber den Kreislauf des Saftes in den Pftanzin; Sur la ctrculaiion iU la dans les plantes, par C. H..Schuhz. Berlin ciicz Rdrocr, iii-^.* Pr. t

Dit Entwickelung und Fortpflauiung der Flechten , ifc.f Sur le e^doppem la métamorphose et la propagation des lichens , et leur ordre systeman par G. Mcyer. Gôtiingue, Vandenhoek, 1825, in-S.', avec figures color

Die Vulkane auf Java, iTc; Description des volcans dans i de de J par F. Raffles. — Mémoires sur le Monte-Somma, par L. NccLcr; sur les volcans en Auvergne , par Daubeng ; traduit de ''*°g'^? 5Î français, avec des remarques par J. Noggeraih et P. Pauls. A Elbcrt chez Schonian, in-S.* avec trois cartes lithographiées. Pr. i rxd. 20 p. recueil est destiné à faire suite aux ouvrages de Monticelii et CovcU ÎTiistoirc naturelle des volcans.

Die Farben ; Traité pratique de peinture ancienne et moderne, par H Heidclberg, 1824, chez Winter, in-S.*

RUSSIE. De Musei Sprewitiiani Mosquœ numis cuficîs oonnullis ani ineditis, qui Chersonesi humo eruti dicuntur, commentationes dux, scripsit D. C. M. Fraehn. Petropoli, 1825, iV^.*

Nota. On peut s* adresser à la librairie de M M. Treuttcl^r Wûrtz, à F rue de Bourbon^ n,»ty; à Strasbourg, rue des Serruriers; et à Londres, n. Soho'Square, pour se procurer les divers ouvrages annoncés dans le Joumi Savans. Il faut affranchir les lettres et le prix présumé des ouvrages.

TABLE

Exposé d'expériences pour déterminer la figure de la terre par Us vibrations du pendule à secondes à divers latitudes, Ù'e* / par AI. Edouard Sabine, ( Article de M. Biot. ) .' Pag.

Restitution de deux frontons du temple de Minerve à Athènes , par M. Quatremire de Quincy* (Article de M. Letronne.)

Histoire de la législation , par M, le marquis de Pastoret. ( Article de M. Raynouard ) •

Recherches relatives à l'histoire ancienne de la culture des peuples de l'Asie centrale, ifc, ; par M. I. J, Schmidt, — Examen et Réfutation des Recherches de M. I, J. Schmidt, i^a par M.J. Klaproth. (Second article de M, Silvesirc de Sacy. ). . .

Tableau des mœurs françaises au temps de la chevalerie, tiré du roman de sire Raoul et de la belle Ermehne. ( Article de M. Daunou. ) . .

Transactions of the royal asiatic Society of Créât Britain and Ireland. (Second article de M. Abel-Kémusai. )

Nouvelles littéraires. ^. ...♦.• ^ . «^ • • «» • • .^♦ • . .ï . * . . ,

riN DE LA TABLE»

;;rr>'^

A PARIS

DE L'IiMPRIMERIE ROÏALE.

Le prix de Tabonnement au Journal dei Savans est de 36 francs par «it , et de 40 fr. par la poste , hors de Pans. On s'abonne chez MM. Treutul €t Wurt^, à Pans, rut de Bourbon, fi.' /// à Strasbourg, rut dts Serruriers, et k Londres, n.' jo Soho-Squart, II faut affiranchir les lettres et l'argent.

Les uyres if ou veaux, les lettres, avis, m/mçires, &€., qui peuvent concerner la rédaction de ce journal, doivent être adressés au bureau du Journal des Savans , à Paris , me de Ménil-montant» n."" 22.

H is TOI RE DES Fpànçais, par M. s. C, L. Si m on de de Sîsmondi; tonnes VII» VIÏI et IX. Paris, imprimerie de Crapelet, librairie de Treùttel et Wurtz, 1825, j voL h'S/j 518, 548 et 4^z pagei. Prix, 24 ^^

jES six premiers volumes de Fouvrage de M. de Sismondi ont cdïiduit rhistoire des Français jusqu'à ravénemenl de S, Louis en iiz6 (i) : les cent deux années suivantes comprennent le règne de ce prince»

fi) Voyci Jûuffial des Sû^am , 1821, août, 486*494; septembre, ;; 1-5 61; i825,|«UUt, 409*416; 1824, février^ 77-84.

TTTV X

roi JOURNAL DES SAVANS,

•eux de PhiKppe III, de Philippe IV et des trois fils de ce demie Louis X , Philippe fe Long et Charles le Bel : c'est la matière d trois volumes que nous annonçons aujourd'hui ; ils achèTent Thistoi de la première branche des rois Capétiens. Mais Fauteur , conforma ment au système qu'il a suivi dans les tomes précëdens, caractéri d'avance, au commencement du septième, les six règnes dont va tracer le tabltrau ; il les annonce comme la période durant laqoel les légistes ont subordonné le régime féodal au monarchique , reconstitué le pouvoir absolu des rois , pour Texploîter à le profit. Cette manière de représenter par un petit nombre de me Taspect général des affaires politiques pendant un long espace < temps, séduit h tel point M. de Sismondi, que, dès ce moment, ii por iti regards sur les cinq siècles qui ont suivi Favénement de Philip] de Valois , afin de les partager aussi en périodes caractérisées par nature des institutions et des habitudes. Nous ne le suivrons jx)ij dans ces aperçus anticipés : il avoue lui-même que toute cïassifrcatîc qui veut enchaîner ainsi les événemens, est artificielle ; que ie choi des époques où s'ouvrent et se ferment les séries, est arbitraire; qi les intérêts et les passions qui dominent en un siècle , n^imprimei aux hommes et aux cl\pses qu'une teinte pripcip^Te qui n'est fama Tunique, et qui même n'est pas, h tous les instans, la plus sensible; qu chaque jour détruit, édifie, ap|K)rte des changemens, et se distingt; par quelque nuance ce ceux qui le précèdent et de ceux qui fe suiven qu'enfin renehaîncnicnt que nous Croyons découvrir, que nous pr^ tendons montrer dans les faits passés, est souvent l'ouvrage de notj esprit , plutôt qu'un tableau réellement offert par l'histoire.

Quoi qu'il en .^oit, voici l'idée générale que M. de Sismondi i dispose îi nous donner des cent deux années comprises de 1^2,6 ijiK. Louis IX, parvenu h l'âge viril, se proposa, non d'accroître s puissance , non de s'approprier les droits d'autrui , pas môme ceux de feudataires qui veaoient d'ensanglanter le royaume durant sa minorité mais d'aiiribuer & la loi Fempire que la violence avoit usurpé, d mettre fin aux combats judiciaires, aux guerres pri\ées, et d'ouvr le recours à la justice. Poi.r accomplir ce dessein, qui devoit épargne le sang des seigneurs, il eut besoin de les soumettre aux jugemei] des légistes , qui, sortis, la plupart, des rangs obscurs de la société se virent appelés à yjger et è dominer les classes jusqu'alors énTinenfe^ Ce nouvtau corps, introduit dans l'état, sut bientôt mettre à profî contre le clergé, contre la noblesse, tout ce qu'il avoit d'habileté tout ce qu'on lui confioit de puissance ; et fous les règnes* siiivans

H employa , dît fauteur, le sceptre des roi* à briser Tépée Jês genrifshommes et la crosse des prélats. Les grands dépouillés de leurs fiefi héréditaires ; les Templiers expirant sur les bûchers j le clergé outragé dans son chef» Bonifece VllI , et par^lout humilié ou asservi; le commerce ruiné par l'aliéraiion des jnonnoies , par les cuiihscau'oiis exercées sur les Juifs , sur les Lombards, sur les banquiers; id fut |r le gouvernement des légistes et de Philippe le liel ; et lorsqu'à ce monarque ambitieux et cruel succédèrent, Tun après l'autre , ses troîd inhabiles fils, f ordre des gens de loi, malgré les cata^tfoph<-s de quelques uns de ses membres, sacrifies à des caprices de cour, féussit à conserver un ascendant que' signaloient dans la France entière les Supplices des sorciers, des pastoureaux et des lépreux. La lîjagisirature s'est montrée depuis sous un plus honorable a>pect : mais alors elle débuîoit par de viles iniquités; elle fondoît le despoîisnie, h condition d*étre employée à fexercer. Les grands du royaume perdirent tout moyen , tout espoir de s'opposer efficacement aux volontés absoIues^ du prince; et b naiion , quoiqu'on semblât lui concéder quelques formes représeniaiives, n'étoit réellement appelée à prendre aucune délibération ni k exprimer aucun vœu. H ne se formoît plus d'opinion publique : tous les ordres, excepté celui des gens de loi , s'accoutumoîeni à 1 obéissance passive; et Ton ne s*occupoit , on ne s'informoii des actes du gouvernement que iorsquon se voyoit peisonneilement et immédiatement menacé de quelque nouveau dommage. iM, de Sismondi croit trouver un indice de cette indîflTérence générale dans la rareté des écrits historiques de cette époque, dans icur biîéveié , dans leur sécheresse , dans lextr^me impéri lie des chroniqueurs quf Jes rédigent.

• L auteur rend hommage, comme nmis venons de le dire, aux intentions de S. Louis ; mais , dit-îl , le caractère procwin€n: de ce prince, c'est la piété, ce^t la plus humble soLjmission aux directeurs de sa conscience. II aboiissoit les duels judiciaires et les guerres privées , parce que l'églbe avoit déclaré que par les uns oh tentoit Dieu, et que dans les Mtres on subsiiiuoit la force humaine au droit divin. En conséquence, il faisoit chercher dans les luis canoniques et dans les recueils de jurisprudence romaine les éiémeus d'une législation nouvelle. II ne détruisoit pourtant pas tout le système des lois féodales ; il le modifioit seulement : it ordonnoit à ses jurisconsultes dVn conserver tout ce qui seroil conciliable avec sa foi et avec leur science. Ainsi se sont formées ces institutions de S. Louis, qui sont encore généralement révérées , mais dont M. de Sîstnondi ne croit ^as^

devoir donner une idée sî avantageuse. L'admiration qu'cllcf i obtenue est , selon lui , une pure illusion qu'il reproche à riMti d'avoir accréditée par l'un des derniers concours» ouverl au sein lune des quatre académies (i), II ne voit dans ces réformes que renversement des libertés féodales , les seules cpie possédât alors France. S'il avoue que la guerre privée n'étoit qu'un recours à violence , il représente le combat judiciaire comme un rcamrs a loi, comme une forme de procédure chère k la noblesse, dont c garantissoit l'indépendance ; et il ajoute qu'en repoussant les torture les enquêtes secrètes et même les témoignages, qui n*étoienc fi souvent que des parjures, les gentilshommes avoient peut-être se réellement la justice. En un mot, le gage de bataille ne lui paroît } le plus mauvais genre de preuve dont on fit alors u^age dans J démêlés judiciaires. M. de Sismondi est donc persuadé que, malg l'apparence d*équité qu'ofTroient les institutions de Louis iX , malgré les effets salutaires qu'elles ont pu produire dans leur nowweuiU leur influence funeste s'est manifestée dès les règnes soivanSt < quelles n*ont enfin contribué qu'à fonder le dangereox pouToîr ik furistes et le despotisme des rois.

Qu*il y eût des imperfections, ou, si Ton veut, de graves dé£iu) dans les statuts de S. Louis , c'étoit le résultat presque néœssaif des erreurs de son siècle, et sur-tout des ménagemens qu'il croyo devoir au régime féodaL II n'opéroit ces changemens qu!avee un circonspection timide ; il n'abolissoit le combat judiciaire que dac les tribunaux de ht% propres domaines. Beaumanoir disiinguoit aJoi deux manières de juger , l'une selon restablissement le roi , Faut» selon la pratique ancienne. Les seigneurs conservoient Je droit d choisir entre ces deux systèmes : seulement , lorsque dans une affaif on avoit choisi fun, il falloit le suivre jusqu'au bout* Hors dudomai» royal, les lois de S» Louis n'étoient pleinement en vigueur que dao les lieux où l'on trouvoit avantageux de les recevoir : ailleurs ûjiuûo féodale n*avoit été modifiée que par rintroduction des appels et de cas royaux. On peut donc dire avec Montei^eu (a) que Louis U avoit moins changé la jurisprudence française, qn'offisrt les moyen de la renouveler, de la rendre par degrés « plus nalureile» phi

(i) Voyez Journal dtn Savans, août 1818, p. 508"; 1819, p. 507; 1S2O p. soi; 1821, Janr.p 47.j7;août,p. J03 ; i8«, jany. p. 37-4»; «"1. ?• 3o4 — (i) ^V^t^ du Lfis, L sxviîj, ch. 3f«^

DÉCEMBRE 1825, ftr

iraisonnabfe, plus confomic à la morale, à h reirgîon , h h rran- » quiilhé publique, à la sûreté des personnes et des biens. »

Quelque effort qu*on ait déjà fait et que fasse encore aujourd*huï M. de Sisinondi pour ^stifïer ou presque pour recommaïKler les duels judiciaires, et pour les rattacher aux mœurs nationales, nous Qierons dire que ces pratiques, par leur nature même, retenoieni une grande partie des habitans de la France dans Fétat de guerre contre lequel Tordre social est institué. Trop d'abus , il est vrai , trop d'infidélités , peuvent se glisser dans les procédures par témoignages et par pièces écrites; mais ce n'est point une raison de renoncer aux moyens naturels de vérifier des faits et d'y appliquer des lois ; et il nous semble prouvé par tout le cours de Thistoire depuis le XJii/ siècle jusqu'au nôtre, que S. Louis a fait faire les premiers pas qui dévoient conduire à une sage administration de la fustice. Nous ignorons d ailleurs quelles sont ces libertés féùJales q\x^oi\ Taccuse d'avoir abolies. U ne s'agit pas, sans doute, de fa liberté de C£ux qui vivoient sous la domination des seigneurs ; et à Tégard de ces seigneurs eux-mêmes, n'est-ce pas une illusion du langage que d*appeler liberté une indépendance anarchique, qui tendoît bien moins à garantir leurs intérêts qu'à les compromettre! Au sein d'une société politique , la liberté consiste dans la proieciion efficace que I on obtient de la lai pour tous les actes qui ne blessent pas les droits d'autrui , et non dans le périlleux pouvoir de provoquer et d'accepter des combats. « llétoit, nous dit le nouvel historien, conforme à Thonneur -» du gentilhomme de ne s'en rapporter qu'à Dieu et à son épée. » Mais lorsqu'on ne se laisse point éblouir par Téclat de ces expre^^sions chevaleresques, on conçoit qu'après tout Fépée tie fait guère plus triompher les bonnes causes que les mauvaises, et que les jugemens divins ne se manifestent pour Fordinaire que par l'exercice régulier d£% pouvoirs légitimes établis au sein des états*

S, Louis craignoit à tel point d'usurper )a puissance , que les acqui* sitiotis de son aïeuJ Philippe Auguste lui inspirèrent des scrupules qui lui ont été quelquefois reprochés : il se prescrivit des restitutions qui ^ de son temps même , excitèrent des tntrmures. Nous avons peine à comprendre comment it fondoit wn^ monarchie absolue , lorsqu'il maintenoit des justices seigneuriales que nous trouverions plutôt inconciliables même avec la monarchie tempérée. Nous ne voyons pas non plus quel abus ont fait de sa confiance les jurisconsultes qu'il a le plus employés; et ce n'est guère en effet qu'aux légistes des époques postérieures que s'adressent les reproches de M. de Sis^

DÉCEMBRE 1825. — 7'i

tt profane, en prose et en vers, en latin et en langueîi vulgaires, peuî-étre auroit il conçu quelques cloutes sur ce profond et morne silence auquel il suppose que Topinion publique étoit réduite par lefl^t des réfbrnu-'S de S. Louis. Tant de livres, tant décrits divers, ou les allusions aux afiaîres po!îir(juei ne liiis^ent pas d*ètrt^ assez fréquentes, sembfemdémeiuirrindiflTérenceetrengourdissementqu'onveut ^attribuer aux Français de ce siècle. Nous inclinerions à penser au contraire que jamais encore if ne s*étoit établi en France un coïnnierce plus actif entre les esprits, et que (es opinions ne se sont plus généralement propagées ou entrechoquées plus viveitient, que lorsque les moyens de communication sont devenus plus nombreux, plus directs et plus rapides, * S*îf est vrai qu'on aperçoive quelque décadence du genre historique dans le cours du XNl/ siècle, ce n*est pas du moins sous le règne de S* Louis : Geoffroi de Beaulieu^ le confesseur de la reine Marguerite, Joinvilfe, Albéric de Trois-Fontaines, Guillaume de Puy-Laurent, &c., continuent la série des biographes et des chroniqueurs* Mais, en supposant que déjà ils se montrassent moins habiles que ceux des âges précédens et des pays étrangers, ce qu*il seroit permis de contester, conviendroit-il d niipuler leur infériorité à l'influence d'institutions toutes nouvelles qui navoîent pas eu (e temps de produire de pareils effets î A l'égard des cinquante-huit années comprises entre 1270 et rjzg, quelques-uns des écrits de Guillaume de Nang'S et de Bernard Cuidonii s'y rapportent, et nous offrent encore un assez grand nombre de détails fort instructifs. On pourroit , nous Tavouerons, désirer davantage ; et M, de Sismondi a eu souvent besoin de recourir à d autres 'Sources, ou étrangères, ou moins anciennes, ou purement monumentales. Mais on sait que les bibliothèques recèlent beaucoup de chroniques manuscrites composées en France à ces époques , et qui n'ont ^u être insérées, ni dans fe recueil de Duche^ne , qui s'arrête à 128^ , ni dans celui des Bénédictins, qui n'a pas encore atteint Tannée 1 226. Nous ne serons bien sûrs de leur insuftisance que lorsqu'elles auront été publiées et rassemblées ; et s'il arrivoit qu'elles 'laissassent en effet trop de lacune<i et de nuages dans cette partie 'de notre histoire « if y auroit lieu de rechercher plus rigoureusement qu*ôn ne le peut filtre aujourd'hui , quelles ont été les différentes causes de leurs réticences et de leur obscurité , et pourquoi les annales des règnes de Philippe le Bt^l et de ses trois fils resteroienl h puiser dans 1<îs chartes , dans fes autres genres de monument, et dnns Tes récits traditionnels , jïlutôt que dans les livres des historiens proprement dits, 'contemporains et sujets de ces monarques.

Sous S. Louis, les opinions avoîent conservé tant de liberté, qu*ft s'en nianifesia deux, en sens opposés» relativement auK croisade»* Les hommes d'état ou de cour désapprouvoîent ces expéditions ; elles ne ptaisoient ni aux gens de [étires i ni aux légistes, $11 y avoît déjà lieu de tenir compte de ces derniers ; et la plupart de> ecclésiasliquef n*excîioient plus les peuples h les entreprendre. Mnis S. Loui» y étoîl entraîné par ses propres sentimens religieux et par les idées qui* dominorent encore en France ; du moins M. de Sismondi est persuadé que s'il y avoit eu un moyen de consulter la volonté nationale , elle se seroit prononcée avec éitergie pour la continuation des guerres sacrées. Le nouvel historien dit plus : sans dissimuler nucunemeni les désastres qu'amenèrent les entreprises de 1250 et 1^:70» et s»rtm mettre en compensation les avantages fjue les sciences > les ans, et le commerce en ont pu accidencellemeni recueillir, il souuent directement, comme i annonce le litre de son chapitre v, la Ugtiimiié des croisades; et entre les raisons qu'il en donne» il insiste particulièrement sur celle qu'énonce l'expression de droit d*intirvcntion. l\ fvenie que chaque peuple est appelé ^ concourir au maintien des tuts fondamentales de Thumanité , toutes les fois qu'elles sont vi ' r«r

des actes d'odieuse tyrannie; que nos ancêtres étoient [>! m

autorisés à regarder les MusuJjnans comme s'étant mis, par leurs atrocités I en dehors des lois de (a société humaine; et pour rendre cette théorie plus sensible, il Tapplique à certains faits tout réceru encore. Cet exemple peut faire craindre qu'en décidant une question si générale, i[ ait plus consulté les semîmens honorables dont il se senioîi pénétré, que les maximes austères du droit des gens.

En effet, s'il est incontestable que les Ioî& naturelles sont anlérîeurt«i aux étahlissemens politiques , et doivent avoir été les premiers fond mens des lois positives, il uqw e>t pas moins vrai que» dans les sociéie-* et entre elles, les relations, les obligations et les droits reposent immédiatement bien moins sur ces lois nnrurelles elles-mêmes, que sur les conventions ou les proclamations |>osîtives qui les ont ou sont censées Jes avoir déclarées. M* de Sismondi en coiivient pour ce qui regarde Fintérieur d'une société ; il sent bien que si chacun pouvml opposer avtc plus ou moins de reciitude la loi naturelle à la loi promulguée , on seroit bientôt ramené à cet état extra-social qu*an appelle aussi , par abstraction , étût de nature. Mais parce qu'il ne ▼oit point , entre les nations, de régulateur et de juge, il est d'avis que chacune délies intervienne pour mettre un terme aux uiiquités et aun violences exercées au sein d'une autre. Nous n*indjquerons que bien

ccincietneiu les oljjectîons qui s^élèvent presque crelles-menn^î> contre ci-tfe doctrine. D'ahofd Tabsence d*un juge ou d'un régulateur ne fait qut rendre ces imerventîons possibles , ei ne suffit pas pour les rendre légitimes. Dun autre côté, il existe entre les peuples des con*'entîons niî moins tacites et souvent expreiises, dont le but le plus général est de garantir ieur indépendatice réciproque, et de leur permettre, dans leur régime intérieur, rous fes actes que les traités n'ont p.ii furmellcment interdits cormiie ofFensifs des droits ou des intérêts d'un auîre état, &a conçoit encore que si un gouvernement f par un traité de paix ou dallîancet s'est obligé h maintenir ses propres sujets dans h possession de certains droits, il ne pourra $*aflrranchir de ce devoir, sâfts donner aux étrangers avec lesquels îl aura contracté, un môlit légitime d'agression. Hors de ces hypothèses , les guerres font tant de mal et si peu de bien, qu'il ne paroîi pas fort utile k fhumanité quon en puisse multiplier presque indéfiniment les causes par finvocaiion du droit naturel contre les actes intérieurs, législatifs, administratifs ou judiciaires de chaque gouvernement. Nous nous abstenons d'entrer plus avant dans la discussion d'une question sî compliquée, si délicate, que, bien que M. de Sismondî Tait traitée beaucoup plus au long qu'on ne pouvoit Tespérer dans une histoire, nous doutons néanmoins qu'il ait exposé tous les motifs de l'opinion quil combat, et même de celle qu*îf embrasse. H seroit possible de justifier les croisades du xiiU' siècle, sans établir des principes de discorde tmîversille.

Entre lerf p^rsonnnge?ï dont îl est parlé dans les trots ^olumes qui nous occupent, aucun n*est plus sévèrement |ug? que Philippe fe Bel. L'auteur ne voit rien qui puisse compenser ou tempérer le.< reproches qae ce prince a mérités. Philippe s'est en effet dégradé par faltération des mrtnnoics; er ses honteux trafics avec des banqufers floreniirîs sont inexanables. L*t)rstnlre ne lui pardonne pas nrm ptu^ fa procrîption det 1 empliers ; car lors même que les soupçons élevés contre eux ne seroient pas tous dissipés , lodieuse irrégularité des procédures dont iU ont été les victimes, flétriroit toujours leurs juges, Philippe IV est bien coupable enc<>re, s'il a commandé fes violences exercées contre Bonîface VIII dans la ville d'Anagnî, Mais quand AL de Sismondî censure aussi la résistance opposée auparavant par le monarque aux entreprises du poniife, quand il explique ou excuse fes bu||és C'ertcis laicûî , Ausculta fVi » Unam sûnctnm; quand il dît que Boniftce, quoique arrogant et emporté, avoir un jugement sain , une K>ngue halmude des affaires, et asser d'empire sur lui-même pour se montrer*

Page 1