BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE
( La suite à an prochain cahier.)
Fragmenta bistobicorvm Gb/ecohum. Volumen quintum. Pars prior. Fragmenta Aristodemi, Easebii, Prisai, Joannis Anfiocheni, Joannis Malelœ. Critobuli Imbriotœ libri quinque de rébus gestis Mechemetis. Accédant Photii honiiliœ duœ de prima Rossoram invasione ; fragmenta Peripli Ponii Euxini et Anapli Bospori. E codicibus Parisiensi, Scorialensl, Constantinopolitano , Athoo, Londiniensi, edidit, prolegomenis, annotalione, indicibus instruxit Carolus Mùller. — Pars altéra. Historicoram Grœcomm et Syrorum reliquiœ in Armenioram scriptis servatœ. Collegit, versione gallîca, prolegomenis, annotatione, indicibus, instruxit Victor Langlois. Parisiis, editore Ambrosio Firmin Didot. 1870, gr. in-8° lxxi et 2 1 i , xxx! et ^2 1 pages. — Cette seconde partie, formant aussi le tome premier de la collection des Historiens anciens et modernes de l'Arménie, publiée en français, sous les auspices de S. E. Nubar-Pacha , ministre des affaires étrangères de S. A. le vice-roi d'Egypte. 1867.
L*examen que le Journal des Savants a publié en 1849, i^^^» ^^^^ et 1 863 , des qualre premiers volumes de celte collection, nous dispense aujourd'hui d'insister sur les considérations qui ia recommandent aux esprits studieux. Le travail de M. G. MûUer avait, au début, manqué de méthode, ni le philologue, ni le libraire-éditeur ne s étant d'abord rendu compte de l'étendue de leur lâche; les tomes II, 111 et IV étaient, au contraire, conçus et exécutés suivant un plan régulier, et les tables qui
PRAGMflNTA H18T0R1C0RUM GB/ECORUM.
les terminent ramenaient en quelque sorle à l'unité non-seulenieut les quatre tomes, mais les suppléments qui s y rattachent dans divers autres volumes de la Bibliothèque grecque-latine de M. Firmin Didot. Le lome V, qui vient d'être achevé, se compose tout entier de suppléments et d'additions aux quatre premiers volumes, suppléments et additions que M. Mùiler n a pas toujours pu ranger par ordre chronologique, car les éléments en sont dus à des découvertes successives qui se sont produites pendant la durée même de rimpression. De plus, toute la seconde moitié de ce volume se compose d^extraits fournis par les écrivains arméniens, laborieux traducteurs de tant d'écrivains grecs; et c'est M, Victor Langlois, jeune arménianiste récemment enlevé à la science, qui, sous les auspices d*un minisire du vice-roi d'Egypte, de Nubar-Pacha, avait publié, dès 1867» cette utile compilation.
Dans la partie même dont restait chargé M. C. Millier» si les mor* ceaux se suivent à peu près sans ordre, ils sont publiés toas avec le même soin, avec les mêmes scrupules de critique savante; quelques-uns de ces morceaux complètent la collection des Geographi mitwres plutôt que la collection des fragments d'historiens grecs : tels sont le fragment inédit d'un lexique géographique élémentaire, découvert, à Athènes, par M. F. Lcnormant, le fragment de Denys de Byzance et le fragment anonyme d'un Périple du Poni-Enxin. La célèbre compilation historique faite au x" siècle par les ordres de Constantin Porphyrogénète ', quoiqu'elle nous soit parvenue bien mutilée, ne cesse de fournir des matériaux à nos patients collecteurs. Deux manuscrits du chapitre de la Poliorcétique ont surtout contribué à celle précieuse moisson : les ingénieurs grecs, qu'imite en cela Vilruve, larclntecte romain, ont coutume d'ajouter à la description et à la théorie de leurs machines des exemples empruntés aux récits des historiens sur l'attaque et la défense des places fortes; c'est ainsi que le jeune et déjà fort habile éditeur de la PoUorcélique des Grecs, publiée en 1867 par rimprimerie impériale, M, C, Wescher, nous a fait connaître des fragments considérables de Polybe, de Denys d'Halicarnasse» d'Arrien, de Polyen, d'Eusèbe, de Dexippe, de Priscus, elc.^ qui, avec d'autres précédemment pubhés^» doivent enrichir un jour les prochaines éditions de ces divers écrivains.
' Voir, sur l'ensemble de ce grand travail^ le livre fort inslruilildt? M. Bambaud, L* Empire grec au x' siècle, Constantin Porphyrogénète (Pari?, 1870, in-8*) p. ii4- 1 a8. — * ^r^omryitxt Kai "VfohopKiai ha^opiûv ^màXsùyVj p. a8 1 -3A6. — ' Flavii Jt^sephi opéra ^rmce et latine. Recenftuil G, Diiidorâuft. . , Vol. II. Siibjecti sunt indices plenia-
Tout r«!la, on le Toit, forme aujourd'hui un ensemble imparfait, si Ton Aongn k Tordre des événements et des dates. Mais* pour être juste t*iivfvn Icfi édileuTH, il faut, avant tout, les remercier de mettre è notre tUn^wnliion tnnt do pagos ëparses dans les manuscrits, et dont Texisteiice fiVtiiit piiM tnArrte connue jusqu'ici des historiens modernes qui recooipoifMil pour nous le tableau du monde ancien jusqu'aux premiers siècles fin Mif»y<*ti Age.
i)\ir\il\wê\U}rH de ces pages, il est vrai, ne répondront pas à lattente
(|mVIIci« ofil pinfoin rxcitëo. Ainsi, les savants russes poursuivaient depuis
lriit^liMn|iH, livvr. nno justo curiosité, dans les bibliothèques de TEurope,
<i/«nH hoinëlii^d du pntnorcho Photius, sur ia première expédition de leurs
Mii('Aln«M rontrn (loriAtnntinople; ils y voyaient fun des plus anciens
inofiiiiniMitft (l<« Inir hintoiro ^ Le texte enfin retrouvé de ces deux home-
lifM. (|iM* nnblifi |)onr In prcnuèfe fois M. Nauck^ et que reproduit
M. (1. Mûflrr, trompant tout h fait l'espérance qu'on ^n avait conçue.
(\i^n ilfMiH dinroiirs, rn edet, no sont que de pieuses et verbeuses décla-
lUhlinwH Niir los coliiinités Ao. la guerre, sur les fautes et les crimes dont
n*H culiiiniN^rt sont, suivant l'orateur chrétien, une juste punition
nnvoyi^n pur In vongnanre divine; d'ailleurs, pas un fait, pas un nom
pnnirp, piiM une dntn, dont Ihistoire proprement dite ait à faire profit.
Il M Y M pniil Alro pim ini «rnl des grands désastres infligés par la bar^
hiiiln 1^ iM)lr(^ Nori/<té olirétionne qui ne pût être expliqué, déploré,
uf^Hif» dans loM ni/^nies termes, avec la même opportunité. Je dis dans
M"* ni/^nw'i* Inrnips, mt r'ost un des traits remarquables de cette littéra-
luiM «r('l(^Niiiiilif|Mo au moyen Age; elle maintient avec une étrange obsti-
iiiilioM IrN lni(litit)ns classiques du beau langage. Ce n est pas précisé-
MMMil ruMirlNnin <lo Miint Basile, mais c'est une grécité qu'auraient
lnM|fMii*N pli fM)ini)rondrn et que n'auraient pas absolument désavouée
(\rn (IlipipInN (|<« hibnuins; et on In retrouve, non-seulement dans les
liMinnlIpi <Im PlioIjuK, inniN, cinq siècles plus tard, dans le récit louan-
gniir dn dix nrpt niuiéos du règne de Mahomet II par le moine Crito-
biilp, vM\ d(Mit M. TisHiondorf avait, en 1860, imprimé la préfaoe^
itiiil v\ IniuMionlA iiov» Polybii, Dionysii, Doxippi, Euscbii. (Ces derniers publiés |i/ti MO Mollrr.) ^ ' Voir Itin rommiinicntions successives de M. Kunick, dans m ilnihlin ih Ut vlafim tht tvirncrt historiques de l'académie de Saint-Pétersboarg , iM/|i|, iHIhi, iMlii. • — * léfijoicon Vindobonenso. Rcccnsuit et adnotalione critica ioiliiull A. Nnuf'k. Amircllt anpundix duas Pholii liomilias et alia opuscula cornlilitriiiiin. l'iilnipoli, iHi\'j, lii-H*. — 'AU fin du volume intitulé ; Notitia codicis hihhiinêiii SuiaUivi,, , Lipiiiw, 1860. Cf. lo Rapport à l'Empereur, où M. E. Miller il^iinln miimmI riiuvr^igo (Ici (!rilobulo, et, en particulier, une page intéressante qu il
FRAGMENTA HISTORICORUM GR,«CORUM.
dont M. Delhier, helléniste autrichien, prépare» dit-on, une édition, et dont M. Mûller nous donne !e texte complet. Cette pompeuse élégance contraste d'une façon singulière avec la bassesse de cœur que suppose un tel éloge de loppresseur des Grecs. J'ai naguère apprécié ^ la Complainte sur la prise de Comtaniinople par un contemporain de Critobule, complainte écrite en vers barbares» avec une abondance et une diffusion de langage vraiment fatigantes; mais la sincérité du patriotisme y rachète au moins, en quelque mesure, la pauvreté du style. On préfère cette incorrecte protestation dune victime des Musulmans à l'éloquence laborieuse du panégyriste de Mahomet,
Quoi quil en soit à cet égard et quelque intérêt que nous offre la publication du livre de Crilobule, bien digne, pour le fond, d'un examen spécial et sérieux, puisque M. Mùller se décidait à dépasser les premiers siècles chrétiens dans sa collection de textes historiques, je ne vois pas bien pourquoi il a choisi de préférence les deux homelies de Photius, dont il na, d'ailleurs, pas notablement amélioré le texte par sa nouvelle reccnsion^. Les recueils modernes à'Anecdota grœca contiennent maint opuscule dont la réimpression eût semblé plus utile, par exemple, le récit d'Eustalhe sur la prise de Thessalonique par les Normands de Sicile en i 1 85, récit publié pour la première fois, en i83îi , par M. Tafel ^ et qui avait ici lavanlagc de se rattacher naturellement à des pages inédites de Thistorien Eusèbe sur un siège fort antérieur de Thessalonique par les Goths *.
Au reste, M. Mùller na consacré, ni à Critobule, ni à Photius, plus de soins qu ils ne méritent. II n'en donne même pas une traduction latine, comme il fait d*ordinaire pour les textes des autres historiens; se bornant, pour Critobule, à le faire précéder dune introduction analytique I il réserve, et c est justice, tous ses efforts d'éditeur consciencieux pour des fragments plus anciens et dont finterprétation est, d'ailleurs, plus difficile.
Au premier rang, en ce genre, il faut placer labrégé des soixante années de Thistoire grecque qui précèdent la guerre du Péloponèse,
y avait remarquée sur la fabncation de la poudre à canon. [Archives des missions, i865, p. 496.) — * UHcllénume en France , t. 1, p, 43i-45i : ■ La Grèce en i453- « Réflexions sur quelques documents historique» du temps de la prise de Conslanli* nople par les Turcs. > — 'Il n'a d'ailleurs pas pu connaître quelques corrections au texte de Photius» proposée» par M. E, Miller, dans sa rccension du volume de M. Nauck. [Journal des Snvanli, mars 1870, p- 166 et suiv.) — ^ Euslathii Opasculu, Francofurli ad M«enum, i83a » jn-4% p. 367-307. — * Publié, eu partie pour la première ibis, dans le volume de M. C. Mûller, p. 21*2^*
SI JOURNAL DES SàVAMS. — JANVIER 1871.
morceau qui parail devoir être attriboê à oo certain Aristodème. Auquel des huit ou dix Anslodfmes plus ou moins connus de Thistoii^ littéraire? on oe le sait pas encore. L auteur de œ manuel, d'une grécité à peu près coirecte, qudqnefois élégante, nest certainement pas un grand écrivain; ce nest pas un ciaasjqne. Je nose le comparer, comme Ta fait M. Mèrimée^ sous la première impression de cette découverte inattendue, à Fii^^énieux Florus; il me ferait plutôt songer à Probus, rabrévîateur négligent des biographies dlmmmes illustres écrites, au temps d*Aiigui^, pr Cornélius Nepos : cest la même inégalité do style, arec des lacunes, des erreurs et des anachronismes qm', comme chex Probus, ne peurent être toujours attribués à h maladresse des copisles. De lautre côté du Rhin, fimpression causée par cette lecture a été plus défavorable encore : un jeune et tranchant critique, M. KurtWachsniuth, na pas craint de signaler une méprise et une fraude dans la publication du prétendu Aristodème. Il renvoie lestement fauteur à la classe des £iussatres modernes à qui nous devons «Uranius et autres impurs compagnons^* Mais, quelques aiguments, quelques chicanes qu*il accumule pour défendre une opinion si radicale, et contre fédileur français et conire les protecteurs qu'Aristodème a tnnivés en Allemagne « tout cet effort d'érudition vient échouer devant un lait l^^s-v'^mple et heui^usement incontestable : cest que le uiaumcrit d aprtVs lequel M. Wescher a publié le texte en question est un tUMnUsMTÎt du x* siècle; cest que, dans le manuscrit, ce texte commence au folio (>7 rrr^ et finit au 71 verso, et qu*il est coupé en deux {Uicties |Hir fintcivalAtiou d*un texte de Philostrate, qui conmiencc brusmieinent »u nuliou du folio 69 recto et s arrête au bas du 70 recto ^ cest que, de |Jus, deux notes en écriture onciale, par conséquent Irès- <incienne« tHUistatent feireur du scribe inattentif qui a copié, & la suite fun de fiiutre, $ans s en apercevoir, des feuillets appartenant à deux ,iuteui^ dilVéïvnt», et qui avaient été transposés par le relieur. Ainsi K« ^tr«iit» « incriminés^ » reinoutent pour le moins au x* siècle; ils sont
HMitinV vMU<i«^>i^ llimm.NHiê têtf. t xxni, p. 3o3 et suiv.) A la page 3i5, À w«K^ ^M' vt« WK^» î % Tm^I Mollit M^mle »ich Aristodemos la Uranios aod andera j!II«y|Jsr^ — * ^î> \Vf»3iar, Miorcéli^me des Grecs, Notice sur les ma-
lZ!«I*r^ \XM^ . ^ % A^ die kriwîu*li»tiwht Seite dieser Fiage eiiuogehen fuhie ^^inr «N«na\% Jft M. XNV^hnaulh, * la fin de sa réfJique contre Aristodème. ^^ ^' ^. .\i«^ *H^% t wm. ^ 599O
FRAGMENTA HISTORICORUM GR^IORUM, b5
probablement d'une origine plus ancienne encore. Un simple coup tlœil jeté sur ce volume ^ qui fait partie des précieuses acquisitions dues aux recherches de Minoide Mynas dans un couvent du mont Athos, suffit pour garantir l'authenticité de la découverle. Le Grec Mynas, qui nous rapportait naguère d'Orient tant de précieux monuments littéraires , entre autres les Fables de Babrius et les PliUosoph amena dicorés du nom d'Origène» n était pas, on le sait, liëlas! incapable de toute supercherie : on l'a, je crois, convaincu d'avoir fabriqué, plus ou moins habilement, une suite au premier recueil des fables de Babrius'. Il s est grossièrement trompé en attribuant à Charon de Lampsaque h\ première partie, et à Ephore de Cyme la seconde partie des extraits que M. Wescher a publiés, d'après une indication assez obscure du manus* erit, sous le nom d'Aristodème; M. Wescher lui même et avant lui M, F* Dùbner ont trop légèrement cru y reconnaître la main du ce* lèbre Théopompe, dans son Abrégé des Histoires (f Hérodote^, Mais enfin ces exti^aits nont pour auteur ni Mynas ni le trop célèbre Simonides, dont les fraudes^, il y a quelques années , dupèrent plus d*un helléniste, même dans la docte Allemagne. Le manuel dont nous avons là quelques pages n*est peut-être que le cahier de quelque nuiîtrc d'école ou de quelqu'un de ses écoliers; mais, s*ii mérite peu d'estime, il ne mérite pas non plus le mépris. Il ne nous apprend presque rien de nouveau, après Hérodote, Ctésias, Thucydide, Diodore et Plotarque, sur ce que les Grecs appellent dordinaire la pcntécantaétie, ou le demisiècle de leur histoire entre la bataille de Salamine et le commencement de la guenT du Peloponèse^ Mais cette narration, rédigée d'après de bons documents , vaut bien celles de maint abrévialeur byzantin qui figure dans nos collections. M. C. Mùllcr, d'ailleurs, apporte ou texte quelques améliorations notables et méritoires, même après les deux éditions qucn a successivement données M, Wescher^ et après
* Bahrii fahulœ Msopeœ, £, coi). ms. partem ^ecundam nunc prîmitm edidil G. Cornewall Lewis, London, iSîig, irt-ia, publication sur laquelle on peul lire une note décisive, je croia, de F. Dùbner, dans te Journal général de l'instruction puhliquâ du i5 février 1860. — * Voir la recension de la PoUorcétiifue des Grtci , par M. Emm. Miller, dans le Journal des Savants de 1868, p. 69 et ào du tirage à part, — ^ Enire autres, «on prétendu texte grec du Pasteur d'Hermas, publié en i856, à Leipzig, por MM., H. Anger el G, Dindorf. — * Aux petites, mais utiles mentions de faits nouveaux qti'tt nouït apporte, il faut joindre celle d'nne localité qui n'a pas été comprise jusqu'ici parmi les dèmea de TAltique. Voir sur ce dème méconnu lV Heracleion une note, qui nous semble très-concluante, de M. Debéqne, dans les Comptes rendus de l'Académie des imcnptions, mai 1868, — * D'abord, a la suite de la PoUorcétique des Grecs; purs, dans VAn-
54 JOrRNAL DES SAVAKTS — JANVIER 1871.
les diverses recensioos €fai en oot été bites dans les Revues savantes ^ Arbtodème. en outre, hù a foomi Tocrasion de reprendre, de corriger et de compléter, dans un mémoire Or cpodUr kigÊonm Aîticm, de précédentes études publiées par lui sur le même sujet, en 18&&, è la suite de THérodote qui fidt partie de la BAlmtkè^me Firmin Didot : cela relève beaucoup pour nous Tintérèt du texte de cet obscur abréviateur'.
Néanmoins^ on préfièrera de beaucoup, et avec raison, malgré leur brij'vetê, les fragments, |dii$ originaux et plus instructif pour nous, comme ceux que je vais rapidement énumém* et apprécier :
1* P. LX et suiv. des PnÀejomtmm de M. Slùller, les nouveaux extraits de Pdlybe sur le siège de Svracuse par Marcellus. extrûts dont notre
wMtiv it tAmfm^m ftmr r<aL<arywt im ^miu yuffa» ( i86>), U t laai a|oa l«r U tr^acisga CrançaiM de ce inéofie WMceaa, pabbêe par H. Wasdier dans L R^rair ^-hisWitw Je 1S6&. — * Voir «s AUtmU. p. lvi-lvu. La teste d*Aristo*
lI^wc. vvpiV par M, MùHer *ttr W maawcri; de la BtMiotbèqpe aationdk, étett déià îmivimi» tfUJiiki il fM«^t. par le* s«i» de M. Wescber, dsns la JMîticAifBt ée$ ùm^ La» vWux «lineur^ » nracoatrent daas (pR*<iaas cafreUions à la leçon du nunux^il . M Mùllw 5^ reocMtne jus» quekfKta» avec M. Uillar (dans sa receo- Mc» . cit^ |>li)$ hAui . du lWr« xW M. \Ve»clier) ; p^r eietn^. Os ont Fiin et Taulre re.'^iiui^ jjiuU'menl. «u châp i**, sitvn pour siroW. Uédiiioo de IL Mùller rempHl« |>»r\)iA» c\Hij«iSuc^ bear^Q$e!(. uoe partie de» lacunes da naanscrit; mais je oe *àw cvttimeal, aa cbjpk t, eBe caaet >aiaiHi afMrès éaxt^ al pourquoi, an ctvip Tin ^ ^U^ poiH^ ^?^<yM»v« «u Uea de f|piM<^a6f», qne IL ^eKber parût Axoir lu xUn» W nuaascril tt qui coovieal beiucvHip nùeux, ie aM>l fMvia se lisaal do;,À vljir» U uu^ue liçw. FV in^aie que, au dap, u, U négation •» insérée avant >r^«vT;r« nMAhta cUirvoient te »en5 hi:^K>rK|ue de toute une phrase; de même, je |ye»n9^' qu«. au cha|\ \, «r.wtjarrw exijB^^ pour complénieiit t*vto, que Farlicle T06, qui »uù ùuuii^diatriuMl, aura mus doule contrilraé à faire disparaître par une inAd^ruHrtamx» du \\^»te. IV lut^tue encore « au chap. xu, U traduction fatine de M. MuUer iM U traduction fraw^aise de M. Wescher (p, 17 du tirage a part}, supl^ix^ut qu\M) liMiit daiu le te\te originaire les mots xai ^jt^ après «ôXafiOff. Au %\uiti\Mn^ V daivx l^ ch^p, Ytu , if^ pour èwi devant i*r» est à supprimer, et M. MûHer, <^^ oAVi . t^v^u tWut )va» «s>mpte dans sa traduction. Chap. x, taoi serait pins correct
SM^ is^\^y d\'XAut W vt^rbi» daarrpc^ci, qui marque mouvement ttn; de même, au »A|^ x\ui , i^«^ vavTvv »«caît plus correct que «ri rsvnfff, avec le terbe tesfEfaa, sy\\\ \\\M\\\\^ A\\\%\ dîrtKMi\M^ vw* un but Au chap. x, ^aimerais mieux, avec «vic^sTO, ^*4j.M>4NMv*4« vqu« M. UucMt^r a conjecturé , pivtor Mctssûctem, dit H. Huiler); ^^i« AU %'l«ap u M^\ lit \Ui\« W n^anuscrit : ^f^wx^oièiupos Somnr, et un pen plus ^^^* ^ly^M^im» \>»^Mt:^>\^*vi*#. Quelques fautes d'impression pourraient être aussi ci ^\ U tvl*»^*^^^« sUiu lo>* xl^^ux ^litiwwî inais il vaut mieux ne pas s'arrêter davanUge ^ ^^* u^^^^m^^v». • 4o n^^ ^^^11 j^j que M, c. MûUer ait connu, sur cette période ^|«^« i^kii^AU'^ d^ U i%^i\\^, ^\oux iiu(H>rtaiiU membres d'un savant russe, M. de &01&hs« S ^ '^'^* ''' ^'^^ ^>iiH A«iii f rt'icii^iuw Grttt êismrk procès de ThémistacU(9mê,
FRAGMENTA HISTOfUCOUUM GR^CORUM,
éditeur donne un texte plus correct que celui que M» Wescher avait publié à la suite de la Poliorcéiiqae.
'i° P* Lxv, ibidew, une précieuse page d^Appieu sur un vojage que cet historien fit en Egypte, dans le Delta, pendant une guerre des Romains contre les Juifs révoltés, Appien y courut le péril de la vie et il n y écliappa que par rhcureux hasard de la prétendue prédiction fournie à son guide par le cri d'une corneille. C'est au plus infatigable et au plus habile explorateur des manuscrits grecfi, à notre confrère M* Emm. Miller ^ que nous devons la première publîfalion de cett<* page inédite, dont Tunique tnanuscrit laissait aux éditeurs plus d'une faute à corriger. Après les trois reproductions qui en ont été faites de- [atis deux ans, après le commentaire de M. Miller, le texte, maintenant» en est assez correct. Toutefois, la phrase : Èyà) Se èy£kù>v et jtctï i^ôfjisOa rijs ^Xavù)(Aévfjs , où M. Mùiler met après xaï laslérisque, signe d'une altération du texte, laisse encore quelque chose à désirer» «C'est wpour notre bien, dit le guide, que nous nous sommes égarés, et nous u tenons le [bon] chemin , >» ênl avfi^épovrt 'tasTtXavilyLgQcLxaà i-^iàiigBa -rifs àSov, et Appien, là-dessus, se prend à rire de ce que Ton tient le bon chemin précisément parce quon la perdu; d où je conchis qu'il faudrait lire et xaï è^éyLzOa avTijs 'O^avoipLsvot , peut-être même ei ét;6fÂe6ûL avrns xal mhwépLevot, a si nous le tenons, même en nous égarant, n De toute manière, et au point de vue de la critique verbale, la disparition de la première syllabe de aù-i^ç sexpiique par cette observation paléographique, que la dernière lettre de i^éfieBa, Ta. étant suivie d'un t, qui , dans récriture oociale, est T, l'A a pu être écrit une fois au lieu de deux, et IT de avrfis disparaître ensuite, à cause de sa ressemblance avec le T . eEOMEBA AYTHC^. On sait que ce retour à lancienne écriture onciale est un des moyens les plus sûrs de retrouver la leçon altérée. M. Mùiler et M. Miller en ont fait maintes fois un heureux usage. Quant à la confusion de tsXcuft^iiévm avec iEfXai^ck5|xayot , elle s'explique sans peine, malgré la difl'ércnce d'accentuation, par un elTel de Xioiacisme dans un trèsancien manuscrit qui . selon le plus commun usage, ne portait pas d accents,
3** P. 3 0-2 3, les deux fragments en dialecte ionien, de Thistorien
i86o) ; Sur thUioire Je la Grèce pendant la période des guerres médiques (Paris , i86 1 ) . mémoires publiés, dans le recueil dît des Scivants étntngers , par fAcadémie de» inftcnptîoo^.
^ Revue arckéohiftqae de 1869, et Annuaire de î'AssociatÎQn pour Vencoarui^emeni det études grecques^ 1869. — * Voir Schmfer, Ad Gregorium Carinthium (éd. 1811), p. 3oo, 499 el suiv.
FRAGMENTA HISTOBICORUM GfViECOUUM.
lanl de fois par les Grecs, dans leurs relalions avec les peuples voisins, plus souvent observée peut-être par les Romains, dont les relations el les conquêtes furent encore plus étendues, n'ait pas ëveillé chez les philologues anciens le goût des recherches de granunaire et de lexicographie comparatives, et que la hnguistiquc soit une science si véritablement moderne'. Au temps environ où fut ('crit ce Périple du Pont- Euxin, fcrudit Favorinus et le sophiste l^Tode Atticus avaient, dit-orr% un esclave indien qui les amusait fort par le mélange de son parier barbare et du grec altique : nos deux atlicisles n'avaient pas le moindre soupçon que la langue du pauvre indien et leur propre hellénisme fus sent de simples dialectes de la langue jadis parlée chez leurs communs ancêtres, et quil y eût là une preuve de fraternité primitive entre Tesclave et ses deux maîtres.
7** C'est aussi dans les fonds grecs du Brilish Muséum que M. Yales a récemment trouvé un fi^agraent, reproduit par M. Mûllcr» d'après une collation nouvelle du manuscrit, de ïkvotTtXovs ^oairépou, par le voyageur Dcu)s de Byzance, fragment qui vient s ajouter aux textes des GeograplU minores, t. II, p. 83*93. La Fortune de ce court et substantiel écrit aru'a été singulière. On ne fa longtemps connu que par la traduction latine qu'un de nos compatriotes, P. Gille^» en inséra jadis dans sa Description du Bosphore, publiée pour la première fois en 1 56 1 , réimprimée en i5ti'2, iGSi, j635, puis insérée au grand ouvrage de Banduri . Imperimn Orientale ( j y i a ) , et au t. VI des Antifjuitates Grœcie de Gronovius, La préface seule de Deuys aVAÎl été publiée en grec par Du Gange» dans sa ConstantinopoUj? christiana, et reproduite depuis par les éditeius des Petits géographes grecs. Voici qu'un nouveau fragment du texte original nous est rendu par M. Yates, en Angleterre, et, peudant que AL Mùller le réimprimait a Paris, M, G, Wescher, par uue série d'houreuses recherches dans les manuscrits, parvenait à le reconstituer prcs<jue complètement et a en prépircr une édition qui est, en ce moment, sous presse à l'Imprimerie nationale.
Quelque émotion se mêle aujourdliui, il faut J avouer» à fintéiét
' Voir Cramer, De Stadiis qaœveteres ad aliarum ffenlinm contulerint hngaas {Sun* dias i844}. et nos observations sur ce sujet, rinns notre mémoire intitulé Apollonius Dyscoie^ Essai sar l'histoire des Théories grammahcnïes duns Vantttiaité (ï8^i), chap. II , S K — ' PKiloslrole , Vie des Sophàti's^ I , viii, — * Le nom de cet estimable voyageur manque au tableau que nous avon§ tracé naguère de la renaissance des lettres grecf]ues sous le règne el avec le» encouragements de Fran<;oÎ3 l" [L'fltl- Umsme en Frtince, leçon vu'); on nous pernrcitra d*en consigner ici le regret, avec l'espoir Ue remplir un jour ceUe lacune.
• n\ec lequel on suit ces coDtinuelles et paisibles conquêtes de Tërudition. Car les circonstances où elles se poursuivent sont bien critiques. M. C. Millier, on même temps qu*il achevait sa collection des Fragmenta htstoricoram (inrcorum, travaillait au troisième volume des Geograpîki minores pour la BihUothèijae Firmin Didot; il préparait une nouvelle tnlition de la Gi'ographie de Ptolémëe, et c*est à cette intention que \L Ambroiso Firmin Didot a généreusement fait, en 1867, les frais il une édition fUi^simif^ du plus ancien manuscrit de cet ouvrage ^ Combien il c$t 4 souhaiter que de si laborieuses, de si nobles entreprises, 110 soient ni entravées ni interrompues par les événements qui s*act otuplis$out en Europe, et que Tactive émulation des collaborateurs Noit tVan^^ais-. soit etningers\ de la BMioihèiiae greafae- latine^ ne ivncontre (vis dan$ nos misères publiques d^insurmontables obstacles j fjichèvement de ces travaux « qui ont semblé, jusqu'ici, un gage d*union entr\^ lAlienvurne et la France!
Il lue resterait à parler de la seconde moitié du cinquième volume, .lout les deux titrt\^ sont transcrits en tête de cet article; mais je sens pour ceU toute riiKt>mpete!nce d mi helléniste étranger â f étude des textes arméniens. Je puis seulement et je dois rendre un compte somnvuiY du ri\ ueil dû à la diligence de M. V. Langlob. La matière en est .uis*i inteivssautc que \ariee* Il commence par un Discoars préUminaùre MU la littérature ancitM\ne de TArmênie et sur les rapports avec la litter.aurt* jiiWHjuo» dai\* laquelle les écrivains de l'Arménie ont tant de Kms V lioivhe sv^it la s^^ieiKt^ des laits, soit I inspiration des sentiments et *le^ pensées, a\iv la littérature syrienne, qui, souvent et de bonne l^euiv, a scr\i d intonwetliaiiv entre la Grèce et f Arménie, comme plus \M\\ elle MM^vit dintermèdiaire entre les Grecs et les Arabes^. Puis, \ont vaui^\> r, dans une première section, les fragments, quelquefms n>è^ Ion»*!*, de rinq historiens jjreos traduits jadis en arménien, retra-
' u«>y»\^s\)^ ^/ iV.V'Hiv. IW(tr\Hluctiou i^hotolithoçrâphiaue du maooscrit grec s\\\ \\\\>^\À^\h\\ Jo \ Alo|H\ti AW luowt Athf>s, exikutée 5 après le» clichés obtenus sous
,K^t to |MXH\«*^r a iv*iw wi lv^;vl. • • ' l*est M. muiimu, ae i Lniversiie ae oemn, ,|^\» V^^W^* l^ ^^aKv^h^l de* hM^mtmhM pkiksopkomm Gr^corum. dont les deux ..*>^uH>* \>vlmw% .xixt i^^ru ew iSoo tM w^ 1867. — * Noir, sur cette partie du su- ;^ Ua.vIUn^i^ lh.^v ao M, t;. IWuaw./V^iUipAHi perigniMica apuiSyro$ (Pans, >v* H^ S*^ , ^t l1^- JiM w ^Hitt*(tw auxqu^U elle renvoie.
FRAGMENTA HISTORICOROM GR.ECORUM.
duits en français par M. Langlois, et accouipngiiés, quand il y a lieu, des pages qui subsistent de l'original grec; a'' dans une seconde section, les fragments de trois annalistes syriens, traduits en arménicji, égalenxmt remis en français par M. Langlois; S"* enfin» dans un Appendice, les fragments de quatorze écrivains grecs, conservés dans les œuvres des historiens arméniens. Je dis ici écrhains\ non pas hisio riens, avec Tédîteur; car, si déjà dans les deux premières sections figurent des morceaux qui nont pas un caractère vraiment historique, à plus forte raison ne peut-on» dans celle-ci, accepter sous ce litre faj'gu ment dVme tragédie d'Euripide, les Péliades, argument conservé dans la Rhétorique de Moïse de Khorène, et qui, depuis longtemps signalé A lattention des hellénistes, a pris son rang dans plusieurs collections des fragments d^Euripide. On nous a bien des fois promis de semblables extraits de cette Rhétorique, et je sois que notre confrère M. Dulaurier, savant arménianiste, s en est récemment occupé dans son cours à TEcoie des langues orientales. Mais, quelque intérêt cpiaient pour nous ces débris ou plutôt ces souvenirs de Fancienne poésie grecque, leur place, il faut en convenir, nest pas précisément dans un recueil de documents et de textes historiques. D'autres fragments, comme celui qui porte le nom de Flavius Josèpbe (p. Sgo-Syi), sont moins des textes nouveaux pour nous que des citations de témoignages dont nous avions le texte dans fouvrage original. Quelquefois , en pareil cas, comme pour les traductions arméniennes de saint Lpipliane (p. /ioo], notre éditeur se contente de signaler par des analyses le contenu des manuscrits qu il a explorés ou des publications faites avant lui par les orientalistes ou parles savants arméniens modernes. Les variantes que peut suggérer, pour un ouvrage grec, la version arménienne jadis faite sur un manuscrit plus correct, ont, à elles seules, une véritable irapor tance pour la critique : tel est, par exemple. Fintérèt que nous ofl're la version du livre d*Aristéas sur les Septante et sur leur célèbre traduction de la Bible. La version faite en arménien, d après le syriaque, d'un chapitre du même auteur, sur les signes de critique en usage dans les anciennes éditions des Livres saints, in'a paru plus précieuse encore pour les amateurs de littérature classique; car ces signes sont évidemment un emprunt fait aux grammairiens homéristes, comme Aristarque et ses disciples ^ Il faut reconnaître, pourtant, que ces divers extraits
* Voir, dans la belle édition de X Iliade par M. A» Pierron (Paris, 1869, a voK in-S*, chez Hachette), le n* Appendice (l, II, p. 5aa-534)i «iSur ' '
«d' Aristarque. ■
n Sur les signes critiques
n'appartiennent pas à Térudition historique. M. Langlois, qui donne une grande place, dans son recueil, aux traditions légendaires, et qui nïénie ne les distingue pas toujours assez de Thisloire proprement dite, eût été mieux autorisé à développer davantage ce qu il nous dit (p. 699) de la version arménienne du roman d'Alexandre par le faux Callisthène. S'il est vrai que celle version soit du v* siècle de noire ère, elle fixe par ellc-mcme une limite au-dessous de laquelle on ne peut placer Ja rédaction grecque qui nous est parvenue de cet étrange roman, destiné, sous les formes les plus diverses et en tant de langues, soit de l'Orient, soit de rOccident, à une si grande popularité durant tout le moyen âge.
J'aurais bien d'autres observations à présenter, avec beaucoup de réserve, bien d'autres questions à soulever, sinon à résoudre, si je pouvais étudier on détail la grande Inirodaction de M. Langlois et ses Introductions spéciales à chacun des écrivains compris dans son riche recueil. Le seul chapitre sur Bardesane, auteur plus célèbre encore comme sectaire que comme historien, offre le sujet de mainte discussion. Mais ces problèmes difficiles sont surtout du ressort des orientalistes, et j'ai cru devoir me borner à noter en passant quelques-uns de ceux qui frappaient le plus vivement ma cinîosité et qui fixeront l'attention des lecteurs compétents.
Qu'il me suffise donc, pour conclure, de recommander à l'estime de tous, le zèlo studieux, la lecture variée, l'extrême richesse d'informations dont témoigne à chaque page ce travail de M. F-anglois : c'est un très-utile complément des cinq volumes de M. C. Mûller, et, si la méthode critique ne s'y montre pas avec la même rigueur que dans les Fragmenta historicorani Grœcorum, néanmoins il n'y aura désormais aucun historien jaloux de bien connaître la Grèce ancienne qui se puisse dispenser d'y recourir el qui n'en rapporte beaucoup de solide instruction.
E. EGGER
NOTICE SUR PniLlPPF. J\FFE.
Cit
NOTICE Sun PHILIPPE JàFFÉ ET SES OVVftAGES,
Hegesta Pontificiim Romanorum, Berolini, i85i, grand in-4**- — Jiiblioiheca rerum germanicaranK T. I à IV, iSùà à 18G9, in-8^
DEUXlèMB ET DERNIEE ARTICLE*.
Un changement favorable survenu dnns la législation ouvrit enlin A Jaffé la carrière de renseignement* Nommé professeur extraordinaire d'histoire à funiversité de Berlin, il enseigna, en cette qualité, la paléographie, la diplomatique et la chronologie. Son succès fut grand dans ces nouvelles fonctions. Il y apporta cette sûreté de jugement, cette clarté .cette méthode, qui avaicnl recommandé ses écrits, et il sut faciliter des études arides à déjeunes intelligences-. Il occupa jusqu\^» la fin de sa vie la chaire à laquelle on lavait appelé. Cette nouvelle situation ne rempécha point de poursuivre ses travaiLx. Dès le début de son enseignement il sY'tait séparé de la direction des Monumenia, et, sous le titre de Bibliotheca rcmm gennanicarum , avait entrepris, pour son. compte , une série de publications qu'il continua pendant les huit années que dura son professorat. Celte entreprise, qui n'était point sans analogie avec celle que Bôhnier avait conçue sous la dénomination de Fontes rernm germanicarnm^, le plaçait dans une sorte de rivalité avec fédîteur des Moniimenta. Toutefois il y a celte dîfl'érence entre le recueil de Jaffé et les Monavwnia, que., dans cette deiTuère collection, les documents se suivent dans un ordre mal déterminé et sans qu^une idée bien saisîssable préside à fenserable de la publication *. Au con-
* Voir, pour le premier arlîcle, lo cahier de décembre 1870, p. 770. — ' Dans )a preiuière année de son professorat, J.iiïé publia, en vue de ses élèves, quirantr diplômes de rois ou empereur» d'Allerangnc des x*, xi*, xu' el xrn* siècles, d'apré."^ les tex(esniaDU3cn(s conservés auK Archives de Berlin. Ces diplômes, dont plusieurs (Uatenl inédtls, forment tin Vccueil intitulé : Diplomuta quadraginta ex archctypis cdtdit Ph. Jaffé. Berolini , in-8* . i863. — * Fontes rer. germanicur. in-8', 1. 1 à IV, i843 k 1868. — * La distribution conçue dans Toriginc par l*édileur* des Monumenta^ et qui consistait à répartir tos documents sous les rubrique** respectives de scriptoru, h^ei, epîstoJœ , âiplowata, anliqailates , c*est*à-dire en cinqcîassos, dont une, celle des lêges^ n'a fourni encore que deux volumes, tandis que les trois dernières n'en oui fourni aucun; cette dislrîbulion , très-niaibeureu^e selon nous, ne nous semble pas de nature a être opposée au défaut d*r>rdre cl de clarté que nouî signalons.
^ - .--:.f rrir.cipe satisfaisait l'esprit ;
•■ .- - "- - -'r. --rs v:::nies do son recueiJ,
r • j. tt- i::? j un mémo objet, ville,
^ * : '- li ri^ :?-- i ::::r T un tout liomo-
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* • '• -'-■ :n:C"* j-r : jbbayo do Corvev,
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•^ -••-": ^ - »- -:: ims les Monu- "•-•-" :"*-••-:■ :czf. .raient jusqu'au * .--'^ ç-f rarenîent le : • :-f niruic pv.-ur sa thèse ::: - : : --f siijr: Tart më- - • - . :- > .. rf-.cr.. .i^^,t il s'agit.
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