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;u VuUh* W iMVWier nHicle. Journal des SavanU, cahier de
PARABOLES DE BOUDDHAGHOSHA 47
i:sa mère. Il peut s'appeler spigneiir, il peut être fiche; mais le pauvre «qui e«it libre de tous les attachements, voità celui que j'appelle un u brahmane. »>
A la suite de ces vers, qui montrent déjà toute l't^uint^ que l'auteur fait du brahmane et toutes les vertus qui! lui demande, viennent vinglsept autres vers qui continuent cette ënumf^rntion un peu prolixe, et qui se terminenf par ce refrain uniforme : u Voilà celui que j'appelle un brahmane, n I! nest pas besoin de traduire ici tout ce morceau; on voit nettement ce qu'il est. Muis j'en extrais deux ou trois citations qui me semblent avoir une importance spéciale* D^thorfl le vers ioo : «Celui «qui est libre de tout souci» qui remplit son devoir, qui est vertueux, «sans faiblesse et subjugué, celui qui a reçu son dernier coips, celui- (i Ic^ je l'appelle un vrai brahmane, n Ainsi, dans ro[>inion de l'auteur du Dhammapoda, le brahmane peut arriver au Nirvana, et obtenir son dernier corps, aussi bien que le disciple du 7 alhâgata. C'est là c^ertai* nemenl une nouveauté bien surprenante dans les doctrines bouddhiques, et une tolërance inouïe, quoique fort louable. Même idëe d'égalité dans le vers 4o3 : u Celui dont la science est profonde, qui possède «la sagesse, qui connaît la bonne voie et la mauvaise, celui qui a obtenu nia fin suprême, cclui-h'i je l'appelle un vrai brahmane, o Le vers Si 4 identifie encore le brahmane cl le lionddhiste : v Celui qui a travers*^ ce u monde confus et sa vanité, qui est au delà de ce monde et qui a g^né « lautre rivage, celui qui inédite profondément, celui qui est sincère, «délivré du doute et indépendant de tout attachement . celui-là je u l'appelle un vrai brahmane, n Vers kfj: «Celui qui, après avoir n laissé tous les liens aux hommes, s'est élevé au-dessus de tons les liens «jusqu'aux dieux, celui- lA je rappelle un vrai biahmane, »
Enfin le Dliamniapada se termine par ces deux vers» qui s'appliquent toujours au brahmane, mais qui pourraient tout aussi bien s'appliquer au Bouddha lui-même : «L'homme viril, noble, héroïque, le sage ma- «gnanîme. le vainqueur, le pur, le dominateur, le vigilant, celui-là je t« l'appelle un vrai brahmane. Celui qui connaît ses demeures passées, «qui voit le ciel et l'enfer, qui a atteint le terme de ses renaissances. <« celui qui est parfait dans sa science et qui est un sage dont les perlécutions sont toutes parfaites, celui-là je l'appelle un vrai biahmane, »
C'est sur cet hymne au brahmane que finit le Dhammapada, (}tff* passe pour un livre bouddhique par excellence. Les brahmanes n'auraient pas pu parler d'eux-mêmes avec plus d'enthousiasme; et le Dhammapada serait purement brahmanique qu'il ne tiendrait pas un autre langage. Il y a là une soiie de contradiction et une obscurité, qui peut-
as JOURNAL DES SAVANTS. — JANVIER 1871.
être trouvera plus loin son explication. Mais, avant de traiter ce point, il faut étudier les Paraboles que Bouddhaghosha a données pour commentaires au Dhammapada, si l'on en croit la tradition.