FÉLIX ROCQUAIN
* La Ue^^ae cnùqae, année 1868, article 269, donne des détail» inléreasanls »ur ce singulier débaL — * Ârchivlo storico Italiano , n* 58 dclla collezîone, p. a 6 5. —
* Tabtilw ordinis Theutoiuci , ejc tahalarn re^il Berofinctms codtce pot isii niant ediâit Ernestas Strvhtke Bcrolini iipud Weidmaiirios, Gr. in-8* Jf vu et ^91 piges. —
* Il s agît Je documcnls en verset en prosc^ en latin et en sortie, que Ton prétendait avoir été trouvas dans le cotivent d'Onstano, et qui ont reçu la dénomination de Codici d'Arhorea de l'ancien nom de la province où se trouvp Oristano. Le rapport auquel nous faisons allusion a été inséré dans le Monuisbericlit de rncadémie des sciences de Berlin, iS'yo, p. 64-io/i. Voyez dans la Correspondance Uttdraire, huitième année, n* q, neuvième année, n" 2, et ânn^ la ïlevuc critique, livraison dti 7 mai 1870, ce que dit de ces manuscrits M. Pciul Mever qui, dès Tannée i8(\à , en avait démontré la faujfscté.
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LIVRES NOUVEAUX
FRANCE
Ar marvailler brczoanek pe marvaillou brezounek daslumct gant ar c'boronai A. Troude lia G. Milin. Le Conteur breton ou contes bretons recueillis par le colonel A. Tioude et G. Milin. Bresl^ imprimerie de J. B. Lefournier, librairie de J. B! et de A. Lefournier, 1870, 1 volume in-ia de xi-347 pages. — Contes bretons, recueillis et traduits par F. M. Luzel. Quimperlé, imprimerie et librairie de Tb. Clairet, 1870, petit in-8' de xiimo3 pages. — Nous avons eu plusieurs fois occasion de signaler les utiles travaux lexicograpbiques, les excellentes traductions dont la langue et la littérature bretonnes sont redevablesaux efforts tintôt réunis, tantôt séparés, de MM. Troude et Milin. Ce dernier et Tédileur du second recueil, M. F. M. Luzel, sont, de plus, appréciés en Bretagne comme auteurs de poésies bretonnes remarquables. M. Luzel a déjà édité et traduit un drame en vers, Sainte Thryphine it le roi Arthur, ainsi que des chants populaires. Leurs nouvelles publications ne seront pas un moindre service rendu au môme ordre d'études. On sait quelle part de plus en plus importante occupent les contes populaires dans les recherches ethnographiques etlnistoiro comparée ilas littératures; on sait avec quelle ardeur, depuis un demi-siècle environ, on u travaillé à les recueillir dans toutes les contrées de l'Europe. Les contes reltitiiieHi et spécialement les contes armoricains, avaient été jusqu'ici fort négligés ; iiu*«fii doit on applaudir aux efforts qui se produisent de divers côtés pour combler nno lacune regrollable.
Apn^s une introduction dans les deux langues, le volume publié par MM. Troude t)| Milin doniH» sopt récils, dont nous reproduisons les litres en français: l'Oiseau th vth'it^, la /VrniyM(f rfa roi Fortanatus, Jean à la barre de fer, le Coq tor, la Poule 1/ «rf/i»«/ vt la ffiiitic <'" laurier qui chante, le Corps sans âme, Christophe, le Diable en HMi/i» pour limt. Le texte est en dialecte de Léon, et offre en lui-même, par ses iMUiiutn'i» In^J» idi(»nuili(pios, un intéressant sujet d'étude. Les éditeurs se sont atta- \\\\\% A on doiinri' tu»" traduction Irés-lillérale. 11 nous a semblé toutefois qu elle
\\\mM\\\ . on quolquon ondroils, serrer avec avantage le texte d'encore plus près.
\^n y »»Mlo* donnt^N par M. Luzel peuvent être regardés comme le premier fascicule \\\\\\ \olun»o plui ronHidérnblo qu'enrichiront des annotations de M. Reinhold K\y\\W\ umMMNntour do la bibliollièque grand-ducale de Weimar. (Voir lecontede
NOUVELLES LITTÉHAmES-
Koadalan , clans h premier numéro de h Revue ccîltqae; Puri»^ Franck, 1870.) Ce fascicule renferme six coiUes, er» gt^'ijéral plus courts i^ue ceux an recueil précédent: Le géant Goulajfrc, V Homme atix deux chauis , Le Fillctil de lasttinte Vicr(jc , Jésus-Christ en basse Brriagnet Les i>cox lu lies du Pécheur, J^e Meunier et son seujnem\ Ils onl été recueillis dans le dîalecle de Tréguier, lU sont précédés d'une préface et Irès-lilléralemeni IraduiU; mais le leile des trois derniers seatemenl a été reproduit. Le texte de tous ces contes sera s«n» doute donné danr* Tédilion défimlivc.
Registre terrier de Vécèché de Nevers, rédigé en 1281 ^ conlenanl les revenus des quatre châteaux de Tévéque, la liste des paroisses, les rôles de» tnilles» cens cuuiume^ etfiutres redevances, public pour la première fois d'après le monustril original, par M. René de Le^pinA^sc. Imprimerie de Fay, h Nevers, 1869, in-8' de 20a pages. — M- René de Lespinasse, élève distingué de l'Ecole des chartes], attaché aujourd'hui, comme archiviste paléographe, aux travaux historiques delà ville de Paris» publie un document d*une véritable importance pour Thistoirc du Nivernais. Cest un registre terrier de revêclté de Nevers» dressé en 1287, après le décès de Tévéque Gilles de Chàteau-Reniïull, et dont Toriginal est conservé parmi les manuscrits latins de la Bibliothèque nationale, sous le n° 5207. On y trouve une grande quantité de noms de lieux et de pei*5onnes, des listes de tailles et de cens, de nombreux renseignement» sur \a perce [)t 1011 des divers impôts, sur l'evercit e de Injustice, sur les droits et les lenures des terres. Le$ savants commentaires que Tcditeur a joints au texte en font très<judideu£iemeiit ressortir Tintérèt et ajoutent beaucoup a sa valeur.
Etudes philologiques sur les inscriptions galh-wmaines de Rennes, Le nom da^ peuple Bédanes, par Robeit Mo>\nl. Rennes, imprimerie de Catel, librairie de Verdier. Paris, librairie de A. Franck, 1870, in-S* de 37 pages et a planches» — M. Robert Mowat, dont nous avons annoncé ici une remarquable étude donomatologie comparée. Les noms pwpres anciens et modernes» i8Gij, vient de publier sur lei inscriptions gallo- romaines de Rennes un travail qui, malgré son peu détendue, mérite d'être signalé a cau^e de l'inlérùt qu'il o lire au point de vue de Tépigraphic et de la philologie. Il donne pour b premir le loi* une représentation figurative fidèle des fnigtnerit!i lapidaires gallo- romains trouvés jusqu'ici dans la ville de Rennes, et en discute en détail la lecture cl rinterprétalion. ]l signale dans Tune de ces inscriptions la forme (civitas) Riedonum au lieu de Redonum, variante importante [^onr l'étude de la phonétique gauloise» et fait à ce aujel d'intére&sanles reniarques philologiques.