LE COMMERCE ET L INDUSTRIE
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asMie une jeune feinme, vêtue dune longue tunique jaune et dun manteau violet. Elle regarde avec attention un hermès de Bacchus à longue barbe, qu'elle copie : sa main gauche tient une palette, sa main droite prend un pinceau dans la boîte à couleurs, qui est ouverte et posée sur un tront^^on de colonne; à ses pieds un enfant tient le tableau qui l'occupe : ce tableau est encadré (j allais dire tendu) dans son châssis; on distingue une figure isolée qui doit être la copie de Thermes. Dans le fond^ adossées au pilastre du portique, deux jeunes femmes coniemplent attentivement fartiste. IVune, la tête enveloppée d'un voile rouge, tient un éventail en forme de feuille; laiitre, un doigt sur les lèvres, semble recommander le silence à son amie, pour ne pas interrompre ce beau travail.
Une composition du même genre, mais plus simple, a été trouvée encore à Pompéi , en i 8i6 '. C'est encore une femme qui peint, assistée de deux femmes qui la regardent. La plupart des archéologues ont pensé avec raison que cette femme était la célèbre laia de Cyzique, dont parle Pline ^, et que Varron avait connue dans sa jeunesse* Elle avait travaillé à Rome et à Naples, A Rome, elle avait peint sur ivoire. à f encaustique, fies portraits de femmes; elle en avait peint aussi à la détrempe et au pinceau. A Naples, elle avait fait une vieille femme, de grande dimension et son propre portrait, vu dans le miroir. Par la rapidité et l*adresse, elle surpassait les peintres les plus célèbres de son temps» Sopoiis et Dionysius. On conçoit donc que sa mémoire fût demeurée chère aux habitants du golfe de Naples et aux Pompéiens.
Puisque nous venons de prononcer le nom de Varron, il est bon de rappeler un bas-relief qu'Otto Jahn a également reproduit^, d'après Sanli-Bartoli. qui l'avait vu entre les mains de Monsignor Ciampini*. Une femme voilée, personnification de la peinture elle même, serre la main d'un homme qui tient un rouleau. Elle lui présente un pinceau et lui adresse les paroles qui sont gravées sur le champ du bas-relief, FAXIS VARRO, comme pour exhorter Varron à enrichir de portraits, comme il t'a enrichi, en effet, son livre sur les hommes îilustres. Quatremère de Quincy et Raoul Hochette^ ont cru que ce sujet rappelait encore laia.
Quoi qu'il en soit, nous remarquerons ici, au point de vue de la technique, que le pinceau présenté à Varron est semblable à nos pinceaux modernes; il est composé de poils liés par un fîl serré dont ou
' naîlet, NapoUt,, V, p. la. — ' XXXV. cxxxv. — ' Pbnclie V. fiç. 8 — * St^ pçi4:n anticktt Hoaia, 1697. — * Peiatura antiqau inédites, p» 339 <
HïSTOmE DES PERSES. 343
Je voudrais ajouter aux renseignements sur rindustric et le commerce tirés des prinlores antiques ceui que m'a fournis Tétudc des botitiques mêmes de Pompéi. Je sors par là du cadre que s'csl trace Otto Jaho : mais ce compiément me paraît utile et fera Tobjet d'un autre article.