M.POMPONIO M.FIL.M.N.M.PRON
M^ABN. COR. BASSVJ.O * îiVIR. QQ.
' Épisl. VI , xxi : <■ Nuper audii Verginium Romanum rf paucis legenlem comœdiûm , ' ad cxemplar veleris coinœdiœ scripUun, Uni bene at esse quandoque posait exem-
• plar Scripsit cotnœdias, Menandrum aliosque setatis ejusdem auhuUtns
■ Non illi vis, non granditas, non subtilitas, non amaritudo, non dnlc«do, non lepos
• défait : ornavit virtutes. insecUlus est vitia, etc. ■ D est possible qa'un poêle couletnporain de Tacite ait eu les qualités que Pline lai aUribae ; mais , quand on descend jusqu'au m* siècle, l'un des plus stériles de la liuérature latine, on est surpris de trouver, dans ces temps de décadence, un magistrat qui, expert dans toutes les choses du cœur humain et profitant des avantages d'un esprit orné , essaya de faire la peinture des caractères et des situations de la vie réelle.
(Marco Pomponio, Marri fil». Marri nepoli, Marci pronopoti. Marri abnepoli. Coruelia (tribu), Bassulo, duoviro quinquenoah).
Au-dessous, il y a quatorze vers îambiques. Comme ils présentent des lacunes considérables, nous croyons devoir les reproduire ici tels qu'on peut les déchiffrer encore sur la pierre; ils ont été sans doule composés par Pomponius lui-même :
NEMOREPECORISOTIOTRANSFVNGERE.
MENANDRIPAVCASVORTISCITASFABVLAS
ETIPSVSETIAMSEDVLOFINXINOVAS
IDQVALEQVALESTCHARTISSIMA . DATVMBV 5 VERVMVEXATVSANIMICV.IS.NXHS
NONNVLLISETIAMCORPO ORIBVS
OPTATAMMORTEMSVMA MIHI
SVODEMORECVNCTA. .11 NA
VOSINSEPVLCHRO.OCIIC.I. . . .IDITE 10 QVOOSITDOCIMENTOPOSTI IBVS
INMODICENEQVISVITAESCOI NEAT
CVMSITPARATVSPORTVSEIAC. . .IBVS
QVINOSEXCIPIATADQVIE EM
SETIAMVALETEDONECVI IT
i5 CANT. LONG. MARIT. V.A.L.M.I.
M. Mommsen joint à ce texte mutilé trois restitutions faites par des philologues d'un mérite reconnu , MM. Hitachi, Haupt et Lachmann. Toutes les trois nous semblent heureuses, malgré quelques légères différences; et cette facilité à s'identifier en quelque sorte avec un poète ancien, à imiter à volonté son langage et à compléter ses vers, dans des hommes qui ont, d'ailleurs, des talents éminents et un style qui satisferait souvent le purisme sévère et scrupuleux des latinistes du xvi" siècie, cette facilité, disons-nous, n'annonce en ces savants qu'un mérite de plus, une flexibilité d'esprit remarquable et une sagacité qui devine, avec une grande probabilité, la pensée de fauteur romain. Nous ne donnerons ici que la restitution proposée par M. Haupt :
Ne more pecoria olio transfungerer, Menandri paucas voru' scitas fabulas.
Et ip»ua eliam sedulo fraxi nova».
Id, qualequale, est charlis ma[n]datum [diju. 5 Vcrum vexatus animi cu(ri» a]nxiia , Nonnullia etiam eorpo[ris doljoribus .
Optalam mortem su m [aecutus, ut] railii Suo de more cuocla [donaret bo]oa.
Vos io sepukliro [h]oc [elogium, oro, inc]idite, 10 Quod sil docimento post [fuluri* omo]ibus,
Immodice ne quis vite tco{puk>» retfjncat, Cum sit paratus port us [flagilantjibus. Qui nos excipiat ad <|uie[lem perpeijem. Set jam valete , donec vi[vere expedjit.
Il paraît, autant que les termes équivoques de l'épitaphe permettent d'en juger, que le poète mit fin, par une mort volontaire, a ses chagrins et à ses souffrances physiques, après avoir atteint l'âge de cinquante ans; car les lettres de la dernière ligne, V. A. L. M. I., doivent sans doute être interprétées par Vixit annos qninqaaginia mensem anam. Nous l'emportons sur l'antiquité par une moralité plus saine, plus utile, plus universelle ; et nos croyances nous ordonnent de frapper d'une réprobation sévère les hommes qui se réfugient dans la tombe pour échapper à la douleur. Toutefois, si Pomponius Bassulus abrégea luimême son existence, il croyait probablement imiter les Romains des anciens temps, faisant le sacrifice de leur vie dans les circonstances les plus diverses 1 ; peut-être même avait-il devant les yeux l'exemple donné par son homonyme (je n'ose dire par son aïeul), l'ami constant, éclairé et intime de Cicéron, Pomponius Attiçus, qui, atteint d'une maladie douloureuse qu'il croyait incurable , se laissa mourir d'inanition *. Quoiqu'il en puisse être, l'épouse de Bassulus, Cantria Longina, lui survécut; et on voit par un autre monument dVEclanum que, lorsque Élagabale eut fait élever au rang de déesse la sœur de son aïeule maternelle, Julia Douma, femme de Septime Sévère, Cantria paya d'une somme considérable l'honneur étrange d'être prêtresse de cette nouvelle divinité (p. 57, 11e 1090).
La cinquième section de l'ouvrage renferme plus de trois mille inscriptions de la Campante, recueillies dans trente-six villes jadis florissantes, aujourd'hui presque toutes réduites à peu de chose ou entièrement ruinées, telles que Caudium , Volturnum , Atella, Suessula, Forum Popilîi , Cubulteria , Fabrateria , Sinuessa ; il y en a même dont on ignorait l'emplacement, au point que, pour le déterminer avec précision, M. Mommsen a été obligé plus d'une fois de s'engager dans de savantes
1 Faut-il voir an suicide dan* celte épitapbe d'une femme (p. a55, o. 4871)? «Telesiniae Crispinillx, coojugi sanctissimœ . quœ ob deriderium Publii Lali Gen-
• tiani Vicloris, lili sui piissinu, vivere abeminavit, et postdies quindecim fati ejus «animo despondit. * Le mari. Publias Lalius Modestus, ajoute: «Cum qua vuit «sine ulla querella [sic). • — ' Cornélius Népos, dam la Vu ttAtticus, rapporte tes dernières paroles sans les désapprouver : • Mini stat, alere morbum desinere : ■ namque fais diebus quidquid cibi sumpai, ita produxi vitam ut auxerim dolores
• sine spe salutis. •
discussions topographiques. Le nom de Tuilius ou de Tillius paraît sur quelques pierres trouvées à Arpinum (p. a34-a35); mais il n'y existe aucun monument que l'on puisse rapporter avec certitude aux deux hommes illustres originaires des environs de ce municipe , à Caîus Marins , vainqueur des Numides et des Cimbres, et au plus éloquent des orateurs romains. Non loin d'Arpinum, entre le Liri et la Melfa, dans les ruines de la ville d'Arcœ, près de laquelle Cicéron possédait la maison de campagne qu'il appelle Arcanum1, quelques inscriptions, il est vrai, présentent ce nom célèbre; malheureusement, leur antiquité est si douteuse, que M. Mommsen cite à leur sujet le proverbe italien: Fidarsi è bene, ma non Jidarsi è meglio. Une seule pourtant semble authentique ; elle est en l'honneur du fils de l'orateur qu'Auguste nomma successivement consul è Rome, proconsul de l'Asie Mineure et légat impérial en Syrie (p. aa8, n. 63ao) :
M.TVLLIO M. F. M. N. M. P. N. COR.