‹ Journal du canonnier Bricard, 1792-1802Chapitre 17 sur 41 · Page 183. — 2. Page 237. — 3. Page · texte numérisé non relu

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admire en passant les belles femmes de Menton qu'il appelle déjà ville française; il admire aussi les jolies femmes de Thionville *, et en cela il tombe d'accord avec Hoche qu'on y vit épouser la fille d'un simple garde-magasin, tout général en chef qu'il était. A ce propos, disons que Bricard est comme tous les soldats de son temps, il ne peut admettre la mort naturelle de ce héros * qui fut, comme Kléber, adoré de ses troupes.

En ce qui concerne l'appréciation des peuples étrangers, Bricard s'accorde singulièrement avec Fricasse et Coignet. C'est surtout l'extrême mobilité italienne qui le fâche3 : il ne peut digérer cette populace qui acclame du jour au lendemain tous les partis 4 et qui massacre les blessés dans les hôpitaux. Il trouve plus de sûreté dans les relations avec l'Autrichien ennemi 5 qu'avec l'Italien ami. Il place même l'Allemand au-dessus du Français 6, pour ses sentiments d'humanité et d'hospitalité. Mais ce qui le pénètre de reconnaissance est l'hospitalité flamande, et surtout la générosité des Wallons de la Belgique, ce II n'y aurait pas eu un Français capable de nous accueillir avec cette bonté 7, s'écrie-t-il, après

1. Page 255. — 2. Page 274. — 3. A toutes les époques, on a raisonné de même. Je le constatais naguère en relisant les lettres écrites en 1859 par Mérimée à Panizzi. — 4. Pages 282 et 286. — 5. Page 282. — 6. Page 256. —7. Page 19.

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