‹ Journal du canonnier Bricard, 1792-1802Chapitre 19 sur 41 · Page · texte numérisé non relu

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musiques préfèrent l'air de vaudeville qu'on affectionnera encore sous l'Empire :

On va leur couper les flancs, Rariy tan, plan, tire lire *.

Il est probable qu'il était mieux rythmé pour l'accompagnement des tambours, mais son exécution était parfois troublée. Ainsi la moitié des musiciens qui le jouent dans le bataillon de Bricard sont tués par une décharge meurtrière après avoir fini le morceau. Cette ironie funèbre vaut un tableau de la Danse macabre.

Quand on entend parler de la marche d'une armée, on ne sait jamais ce qu'elle représente d'efforts, de privations, d'existences sacrifiées. Il est salutaire de toucher cela du bout du doigt. Là surtout on reconnaît qu'il en a toujours été de même pour bien des choses. On se plaint déjà des ordres contradictoires a, de l'incapacité de quelques chefs 3, on s'indigne contre les protégés qui se tiennent à l'abri dans les fonctions de plumitifs 4, on maudit déjà l'administration dont les employés trop nombreux ne délivrent rien (même dans les situations qui légitimeraient les mesures d'exception 6), prennent les meilleurs logis,

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