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qu'on ne se vengeât des horreurs que ces scélérats commettaient tous les jours....
Ah ! le brigandage ! Voilà ce qui perd les armées, qui avilit le soldat. C'est l'effroi de Bricard qui ne cesse de le craindre et de le maudire *.
On pille parfois parce que l'habitant a pris la fuite 2. Le plus souvent, c'est par misère 8. A une revue ordonnée par le général Bernadotte, on ne peut reprendre les habits de paysans volés parce que les voleurs n'en ont pas d'autres4.
Cependant Bricard ne dissimule jamais ce qui lui semble impardonnable 5. On voit qu'il souffre du déshonneur qui en jaillit sur l'armée 6 et de la haine qu'en conçoivent les victimes 7.
C'est qu'il faut bien l'avouer. Les brebis galeuses ne manquent pas dans ces troupeaux humains que représentent les armées en campagne. Devant une discipline de fer, les mauvaises passions se taisent; les gredins dissimulent quand le conseil de guerre n'est pas loin ; mais que la répression mollisse, comme ils relèvent la tête ! Aux heures critiques, ils trahissent leur drapeau avec une lâcheté que n'aurait pas un malfaiteur de profession.
1. Pages 184, 189, 208, 218. et 233. — 2. Pages 189, 207. — 3. Pages 191, 210. — 4. Page 246. — 5. Pages 197, 198, 231, 23T. — 6. Page 207. — 7. Pages 206 et 246.